Chapitre 2 : Ou comment Phoebe embête son petit monde…
- Enfin un peu d'action. Je commençais à penser que les gens n'avaient plus envie de commanditer des assassinats ! Dis-moi tout.
- Ce sera en France. La femme d'un patron d'entreprise a découvert que son mari la trompait. Elle a fait appel à nos services afin d'éliminer le mari en question ainsi que la liste de toutes celles avec qui son mari a eu une aventure.
- Pas très intelligente, la nana, si les services de l'ordre font le rapprochement entre tout les corps trouvés et qu'ils découvrent qu'on a tué le mari ainsi que toutes ses maîtresses, elle sera la suspecte numéro un! Coupa Phoebe
- Ça, c'est son problème ! Elle nous paye pour tuer, après, si elle ne le fait pas intelligemment, ça la regarde!
- Exact. Moldue ou Sorcière?
- Moldue, répondit-il
- Avons-nous la liste de ses aventures, à ce mari infidèle?
- Non, elle nous paye cent milles euros pour tuer le mari, trouver la liste de ses maîtresses et les tuer également.
- Cette histoire me rappelle vaguement quelqu'un, dit-elle avec un sourire.
- C'est totalement différent. Ton frère ne paye personne pour aller malmener les hommes qui t'approche. Il s'en charge lui-même!
- Crois-tu qu'un jour il arrêtera ? Demanda-t-elle lassée.
- Et toi ?
- Quoi, moi ? Demanda-t-elle, innocemment.
- Arrêteras-tu un jour de menacer toutes ses aventures d'un soir ?
- Je ne supporte pas qu'une pimbêche lui tourne autour! Ce n'est pas de ma faute. Et puis ce n'est pas juste ! Lui a des aventures, alors que moi, je dois me contenter du strict minimum.
- C'est pareil pour lui. Tu es intouchable. C'est un fait reconnu dans le monde entier. Il l'est également. Ceux qui sont assez audacieux pour franchir cet interdit le payent de leurs vies.
- Revenons à notre mission, répondit-elle. Nous partirons ce soir. Tout devra être exécuté dans la nuit. Nous retrouvons cet homme, lui soutirons la liste par véritaserum, puis on se sépare pour exécuter la liste.
- Vous devrez faire attention. Cet homme est patron d'une grosse entreprise. Il a des gardes du corps. Cinq, si nos informations sont exactes. Il commence ses journées au bureau vers quatorze heures et est de retour chez lui vers onze heures. On ne sait pas si ses aventures ont lieu sur son lieu de travail, s'il se rend chez ses maîtresses ou à l'hôtel.
- A quelle heure les locaux sont vides d'employés ?
- Ils finissent tous à dix-sept heures, mais il est possible que des employés finissent ce qu'ils sont en train de faire avant de partir. Mais tout le monde part avant dix-neuf heures.
- Bien, nous attaquerons à vingt heures. Nous mettrons des sorts pour empêcher quiconque de sortir de l'entreprise une fois à l'intérieur. Mon frère s'occupera des gardes du corps. Moi, j'irai m'occuper de l'infidèle pour lui soutirer la liste. Mat est au courant? Demanda-t-elle
- Pas encore, il dort.
- Je me charge de le mettre au courant, dit-elle avec un sourire sadique.
- Je ne crois pas...
- Ne t'inquiète pas pour lui, rétorqua-t-elle amusée.
D'habitude, c'était toujours son frère qui la tirait du sommeil. Sauf que là, monsieur avait passé une nuit blanche pour aller faire des folies de son corps. Alors, elle allait se faire une joie, non, un honneur, de le réveiller (ndc : un bon verre d'eau froide de bon matin... Très efficace ^^). Elle s'avança vers la chambre de son frère. Puis elle choisit un réveil fracassant. Elle mit un coup de pied dans la porte, ce qui fit un vacarme monstrueux, avant de se cacher derrière les murs. Elle entendit le juron de son frère puis vit un poignard, un sort et un oreiller traverser le couloir. Elle fut une fois de plus étonnée par son frère au réveil. Le poignard, ok, l'avada, ok mais la personne devrait déjà être en train d'agoniser! Mais à quoi servait l'oreiller, alors que la personne était sensée être morte ? (ndc : à amortir le bruit de chute du cadavre ? Nan, fallait l'envoyer avant alors ^^ Ou alors pour étouffer la victime si le poignard rate sa cible ? ^^) Elle reprit ses esprits au doux son de la voix de son frère.
- JEDUSOR, JE VAIS TE TUER !
Autant pour elle. Lorsqu'elle entendit son frère se jeter en bas du lit, elle courut le plus vite possible vers son père qui, à cette heure, était ou en réunion ou dans la bibliothèque. Elle courut donc le plus loin de son frère dans la salle de réunion. Elle entra en coup de vent dans la salle, ne fit pas attention à tout les regards que lui jetaient les Mangemorts et se précipita derrière le trône de son père.
- Que lui as-tu fait cette fois-ci? Lui demanda son père, lassé des gamineries de ses enfants.
- Je l'ai juste réveillé. Pas de quoi fouetter un chat si tu veux mon avis! Répondit-elle, essoufflée.
Puis réagissant que, derrière son père, elle serait trop repérable, elle se mit devant un Mangemort, qui était dos à la porte. Seulement, avec son pyjama vert parmi les robes noires, elle était trop voyante. Elle ouvrit la cape du Mangemort et se colla à lui en refermant la cape du Mangemort sur sa tenue trop voyante.
- Pas que cette proximité me dérange mais je n'ai pas encore pour ambition de mourir moi. Pourriez-vous trouver quelqu'un d'autre pour vous cacher de votre frère ? Lui murmura-t-il.
- Vous êtes assurément l'un des plus grands. Pour mon frère, je vous protégerais, en attendant fermez-la et faite comme-ci de rien n'était.
Lord Voldemort regardait la scène, à la fois amusé et blasé. Les querelles entre ses enfants, il en voyait tous les jours. Mais le plus amusant était sans doute que Severus Rogue servait actuellement à sa fille de garde du corps. Sa porte explosa... comme d'habitude... (ndc : la pauvre porte)Son fils, vêtu uniquement d'un bas de pyjama, avança calmement vers son père, baguette à la main.
- Où est-elle? Demanda-t-il à son père.
- Qui? Demanda-t-il, amusé.
- Père, vous savez très bien que je parle de la personne qui me sert de sœur, qui bien qu'ayant une apparence d'ange, est une petite casse-pied, qui ne sert qu'à...
- Je ne suis pas petite! Hurla Phoebe avant de se rendre compte de sa bourde.
Elle était extrêmement susceptible face à sa taille de microbe, comme aimait si chaleureusement lui rappeler son frère. Pourtant, elle n'était pas si petite que ça! Bon, elle arrivait rarement au-dessus des Mangemorts, mais, était-ce de sa faute s'ils étaient tous grands ? Elle n'était pas petite ! Elle faisait un mètre soixante-cinq. Mais bien sûr, face à son frère (un mètre soixante-quinze) et son père (un mètre quatre-vingt), il n'était pas étonnant qu'elle paraisse petite! Et tous les Mangemorts faisaient en moyenne un mètre soixante-dix. Ce n'est pas elle qui était petite, c'étaient les Mangemorts qui étaient trop grands ! Non, mais!
Lorsqu'elle vit Matthew se retourner avec un sourire victorieux vers elle qui se transforma en fureur noir quand il vit la proximité de cet idiot avec sa sœur. Elle sut qu'elle était tirée d'affaire, mais pas pour le pauvre Mangemort qui lui avait servit de cachette. Son frère vint vers eux, tira sa sœur fermement par le bras en la mettant derrière lui, et leva sa baguette vers le Mangemort qui avait osé toucher sa sœur!
Cependant, il n'eut jamais le temps de lancer un sort que sa si charmante sœur (ironique) lui arracha sa baguette des mains. Cela, ne l'empêcha pas pour autant de mettre un coup de poing au Mangemort avant de prendre sa sœur par la taille et de la tirer jusque dans sa chambre.
Severus était d'une humeur exécrable! (Pour changer...) Si c'est comme ça qu'elle le protégeait de son frère... Il fut interrompu dans ses pensées par le Lord.
- Elle t'a évité la mort, Severus.
Voyant le regard septique de Severus, il s'expliqua.
- Elle lui a retiré sa baguette. Il avait assurément l'avada sur le bout des lèvres. Au lieu de cela, tu as eu juste un coup de poing que tu soigneras avec deux potions. Et vu comment ils sont partis, ils vont s'engueuler jusqu'à ce que Phoebe obtienne la promesse de Matthew de ne pas te toucher. Au pire, tu auras juste des menaces de sa part... Bien, où en étions-nous...
La réunion se poursuivit comme-ci de rien n'était...
- Pourquoi tu m'as empêché de le tuer? Demanda rageusement Matthew à sa sœur
- Parce que tu allais le tuer? Non, tu allais le disséquer!
- Et alors?
- Il ne m'avait rien fait! C'est moi qui l'ait obligé à me cacher, et cela ne serait pas arrivé si monsieur était réveillé ! Mais non, au lieu de ça, monsieur a fait des folies de son corps toute la nuit et est incapable de se lever!
- N'inverse pas les rôles, princesse! Pour ce qui est de ma nuit, de toute façon, la fille doit déjà être morte à l'heure qu'il est et ceci grâce à tes soins! Ensuite si tu m'avais réveillé avec un peu plus de douceur, on n'en serait pas là! Tu n'aurais pas eu besoin d'aller te cacher dans les jupons de ce satané Mangemort! Par conséquent, c'est dans mon droit de le tuer! Hurla-t-il, prêt à se rendre de nouveau dans la salle de réunion.
- Oh, non ! Fit Phoebe tout en se mettant en travers de son chemin. Tu n'iras pas le tuer! C'est entièrement de ma faute, donc tu lui fiches la paix, et tu te prépares, nous avons une mission.
- C'est pour cela que tu m'as si gentiment réveillé ?
- Promets-moi que tu ne lui feras rien!
- Où se passe la mission?
- Matthew, s'il te plaît...
- Pourquoi tu le protèges ?
- Parce que! Il n'avait pas le choix! Je l'ai forcé ! Et puis je l'aime bien. Il réagit toujours bien à nos farces.
- Si cela avait été dans mon cas, tu l'aurais tout de même tué !
- Promets-moi...
- Très bien! Céda-t-il. Mais je te préviens, un seul geste indécent de sa part et je le tue! Avec ou sans ton accord, c'est clair?
Elle savait qu'elle ne pourrait pas obtenir un meilleur arrangement.
- Très bien, mais faut vraiment que le geste soit qualifié d'indécent, et pas une pure imagination de ta part, ok?
- Nous sommes donc d'accord. Et maintenant, si tu m'informais de cette mission?
- Elle se passe en France. Le patron d'une entreprise trompe sa femme, c'est elle qui a pris contact avec nous. Elle veut qu'on tue le mari et toutes ses maîtresses.
- Avons-nous la liste?
- Non, c'est à nous de la faire. Cents milles euros pour tuer le mari, trouver toutes ses maîtresses, et les exécuter.
- Le prix, ce sera en fonction du nombre de maîtresses. Cinquante milles euros pour le mari et dix milles pour chaque maîtresse.
- Ca me va. On part donc ce soir. Je te donnerais les détails lorsque nous arriverons à l'hôtel. Allons prévenir Père.
- Allons-nous habiller d'abord. Les Mangemorts ont eu beaucoup trop de vues sur nous aujourd'hui.
Ils partirent prendre un bain pour Phoebe et une douche pour Matthew, se préparèrent, puis emballèrent leurs affaires dont ils auraient besoin pour la mission. Une fois prêts, ils allèrent de nouveau dans la salle de réception où se déroulait cette fois le rapport des jeunes Mangemorts. Donc, pas encore tout à fait habitués aux manières des enfants du maître. Ils entrèrent dans la salle sans plus de cérémonie et parlèrent avec leur père en fourchelangue pour être sûr de ne pas avoir d'oreilles indiscrètes qui écoutaient la conversation.
- Nous partons ce soir pour une mission, nous serons de retour normalement dans trois jours. Elle se déroule en France.
- Bien, prenez vos précautions et ne nous faites pas surprendre. Bonne réussite.
- Bien père. Prenez soin de vous.
Ils partirent enfin pour leur mission, valises et gardes du corps présents. A dix-neuf heures, ils devaient partir trouver l'entreprise, s'assurer qu'il n'y avait aucune caméra et jeter quelques sorts repousse Moldu autour du bâtiment pour ne pas être interrompus par un quelconque employé qui aurait oublié Salazar savait quoi! (ndc : c'est vrai que ce serait dommage). Ils s'habillèrent avec leurs tenues habituelles.
Pour Phoebe, c'était un tailleur de femme, pantalon, chemise blanche, veste noire et bottes noires. Elle cacha ses armes. Deux poignards dans chacune de ses bottes, quatre shurikens dans chacun des talons, deux revolvers dans sa ceinture, des shurikens dans toutes les poches de sa veste, deux poignards dans ses manches ainsi que deux fioles de potions de veritaserum. Elle tressa ses longs cheveux noirs, puis enfonça dans la tresse des épingles au cas où elle perdrait toutes ses armes.
Matthew était habillé d'un jean bleu clair, un tee-shirt à manches courtes sur mesure, une veste de costume et des baskets. Il cacha également ses armes. Sur son tee-shirt, il avait des épingles enfoncées dans les manches, deux revolvers à la ceinture, deux poignards attachés sur ses mollets, des shurikens partout dans le restant de ses poches, ainsi que deux fioles de potions de veritaserum.
Comme à chaque mission, Phoebe mit une chaîne autour de son cou de même que Matthew. Les deux chaînes étaient identiques. Elles représentaient deux roses entrelacées. Les chaînes étaient des portoloins de secours si jamais quelque chose devait mal se passer. Elles étaient conçues pour les ramener dans la chambre de l'hôtel. Matthew fit un baiser sur le front de Phoebe puis ils partirent en transplanant sur les lieux.
Ce bâtiment était ce qu'il y avait de plus classique. Phoebe s'occupa de sécuriser le secteur pendant que Matthew s'occupait de visiter les alentours pour voir s'il n'y avait pas de caméras ou de système d'alarme qu'ils seraient susceptibles de déclencher. Une fois fait, ils décidèrent d'entrer dans l'entreprise et comme il n'y avait personne à impressionner, ils entrèrent par la porte qu'ils déverrouillèrent d'un simple alohomora.
Ils arrivèrent dans un grand hall. C'est là qu'ils se rendirent compte qu'ils étaient dans une usine. Ce n'était pas simplement des bâtiments avec des bureaux mais également une usine. Une usine de vêtements, si l'on en jugeait par les allées de cartons à moitié ouverts pour certain, où des vêtements dépassaient, qu'il était possible d'apercevoir malgré l'obscurité.
- Tu crois que je pourrais refaire ma garde-robe avant de partir? Chuchota-t-elle à son frère.
Mais étant dans une usine déserte, ses mots raisonnèrent dans tout le bâtiment.
- Tais-toi, tu vas nous faire repérer! Répondit-il, furieux.
Ils continuèrent à avancer parmi les allées de vêtements. Lorsqu'ils furent au bout d'une allée, ils furent encerclés par une trentaine d'hommes. Phoebe en fut surprise, mais cependant, une idée germa dans son esprit. Elle s'avança vers l'un des hommes et tendit une main en guise de présentation.
- Bonjour, nous sommes ici pour rencontrer Monsieur Kadiki, où pouvons-nous le trouver s'il vous plaît ? Demanda-t-elle dans un accent français.
L'homme la regarda septique.
- Monsieur Kadiki ne nous a pas prévenus qu'il recevait de la visite. Veuillez attendre ici, nous allons le prévenir.
Puis dix hommes partirent pour prévenir le-dit Kadiki.
- Et maintenant que faisons-nous? Demanda Matthew en fourchelangue.
- C'est le moment d'ensorceler nos shurikens.
Le seul problème c'est qu'ils n'avaient pas vingt étoiles à porter de main. Et contrôler les trajectoires de sept shurikens étaient assez difficile. Malgré tout, ils réussirent à planter chacun sept shurikens dans les cous de quatorze des hommes de garde. Aussitôt les bruits de chutes des corps retentirent. Matthew sortit ses revolvers et tira sur les derniers hommes restant. Lorsqu'il se retourna vers sa sœur, il constata qu'elle était tenue en joue par un revolver sur la tempe et son corps servait de protection à son geôlier.
- Vous savez que vous avez mal choisi votre proie? Demanda Matthew pour distraire l'homme.
- Et pourquoi cela?
- Elle a un sale caractère de cochon. De plus, c'est une peste. Elle a toujours une carte dans sa manche pour vous pourrir la vie ! Encore ce matin, je me suis fait réveiller de la manière la plus brutale que je connaisse, surtout après une longue nuit bien agitée.
Phoebe mit à profit ce temps pour prendre son arme dans sa ceinture et tirer sur l'idiot, l'arme retournée contre son agresseur, ce qui lui valut un trou dans sa veste.
- Quoi ? Tu n'aimes pas mes réveils? demanda-t-elle, moqueuse après être enfin débarrassée de tout les hommes.
- Il nous reste encore du boulot. Fini de jouer, on y va franchement.
Ils rechargèrent leurs armes et prirent la direction que les hommes avaient pris avant. Phoebe avançait en guettant le moindre signe suspect et Matthew, lui, était dos à Phoebe et surveillait leurs arrières. Chaque homme qui se présentait devant eux était abattu. Ils arrivèrent enfin dans le bureau de Monsieur Kadiki, qui était en charmante compagnie. Enfin était, après que Phoebe fit le coup du lapin aux deux pimbêches qui criaient au meurtre.
- Bien réglons cette affaire voulez-vous?
- Que voulez-vous? De l'argent?
- Oui, mais malheureusement pour vous, ce n'est pas vous qui allez nous le donner. Je m'appelle Phoebe, plus connu sous le pseudonyme de la rose blanche.
L'homme pâlit soudainement à ces mots. Ces mots avaient autant d'impact que si on annonçait la fin du monde. Ce qui était le cas, si on considérait que ces mots avaient pour seule conséquence la mort.
- Je vois que j'ai toute votre attention. Bien, nous avons été engager par votre femme suite à vos nombreuses infidélités.
- Je vous offre le double de sa somme et vous allez la tuer en me laissant en vie, proposa-t-il aussitôt, sur un ton suppliant.
- Un contrat est un contrat, nous en sommes désolés pour vous. Cependant, je ne prends pas le temps de vous expliquez tout cela pour rien.
- Tiens.
Son frère lui tendit un verre d'eau avec le veritaserum.
- Buvez, s'il vous plaît.
- Vous allez m'empoisonner?
- Sachez que si nous voulions juste vous tuer, vous seriez déjà mort. Mais comme vous pouvez encore servir, je vous prierais de boire ce verre avant que je vous tue!
L'homme ne se fit pas prier et but le verre d'eau. Son regard se fit lointain et elle put commencer l'interrogatoire pendant que Matthew surveillait le secteur.
- Bien, je veux les noms ainsi que les adresses de toutes les femmes avec qui vous avez couché.
Phoebe fut stupéfaite de voir trente-trois nom. Par curiosité, elle lui demanda :
- A quand remonte la première?
- A dix-huit ans
- Vous êtes marié depuis combien de temps?
- Cinq ans.
- OK, on recommence. Donnez-moi le nom et les adresses de toutes les personnes avec qui vous avez couché depuis que vous êtes avec votre femme.
Une heure après, il parvint à la liste de cinquante-sept noms. De trente-trois en dix-huit ans, elle passait à cinquante-sept noms en cinq ans. Il y avait un bug dans le système! C'est alors qu'elle s'aperçut qu'il n'y avait pas que des noms de femme, mais aussi d'homme. Puis elle se souvint que dans sa première question, elle avait demandé « les femmes », alors que dans la deuxième, elle avait dit « les personnes », ce qui expliquer la différence de chiffre. Elle était scotchée de sa découverte. Sur plusieurs personnes, il lui manquait l'adresse, mais ayant le nom et le prénom des personnes, elle pourrait facilement faire des recherches. Sans compter que peut-être des gens avaient déménagé entre temps.
Elle brisa le cou de l'homme et retrouva son frère. Ils firent un dernier tour de l'usine pour s'assurer qu'ils n'avaient laissé personne, revinrent dans le bureau et conjurèrent deux roses. Phoebe jeta sa rose blanche sur le corps de l'homme. Matthew jeta sa rose rouge sur le corps des hommes qu'il avait tué en premier dans la soirée. Après un dernier coup d'œil, ils transplanèrent près de leur hôtel.
Lorsqu'ils entrèrent dans la chambre, leurs gardes du corps les attendaient. Lorsque Phoebe vit Stéphane, elle se rua sur lui dans le but de le frapper. Son frère l'a retenue par la taille.
- Cinq gardes? Non mais tu te fous de ma gueule, ils étaient une trentaine! Espèce d'abruti...
- Allez nous faire une recherche sur ses noms, dit Matthew en mettant une main sur la bouche de sa sœur pour la faire taire. Je veux savoir où ils habitent et quelles sont leurs situations familiales. Ensuite allez voir la femme et dites lui que cela fera cinq cent soixante-dix milles euros pour tous les tuer. Plus les cinquante milles de son mari, ce qui fait six cent vingt milles euros. Si elle nous paye pas tout de suite, elle meurt. Cria Matthew pour couvrir les hurlements de Phoebe.
Lucas s'approcha pour prendre la feuille des mains de Matthew. Il se fit griffer au passage. Il lui envoya un regard noir puis ils partirent sans demander leurs restes, loin de la furie. Phoebe se débattit des bras de son frère pour leurs courir après.
- Phoebe, arrête! Lui cria-t-il
- Non ! Pourquoi tu ne m'as pas laissée les réduire en bouillie ! Cinq gardes! Tu parles, ils étaient une trentaine! Ils auraient pu... « CLAC »
Phoebe venait de se prendre une claque par son frère. Ça faisait tellement d'années qu'elle en resta choquée. La claque en en elle-même était loin d'être douloureuse mais le geste l'avait choquée.
- Bien maintenant que tu es calmée, je vais prendre une douche puis me coucher, si tu le veux bien!
Il fit comme il l'avait annoncé. Lorsqu'il ressortit de sa douche une serviette à la taille, Phoebe était en train de ranger ses armes. Il se prit un regard noir puis celle-ci prit la salle de bain. Elle en ressortit quinze minute plutard, habillée d'un bas de pyjama et d'un débardeur. Elle rejoignit son frère qui était déjà dans le lit à l'attendre. Elle se nicha contre lui puis ferma les yeux.
- Tu m'en veux ? Lui demanda-t-il.
- Non... J'ai surtout été surprise. Mais ne refais plus jamais ça! J'ai plus dix ans! C'est clair?
- Alors arrête de faire ta gosse pourrie gâtée qui se croit tout permis. C'est pas parce que nous sommes des tueurs qu'il faut abattre chaque personne qui nous contrarie ou qui se trompe. Nous ne sommes pas parfait et eux non plus. Tu aurais pu mourir si cet idiot n'avait pas attendu que je me retourne ! Je n'ai pas envie de te perdre, Princesse, et si je doit t'en mettre une à chaque fois pour que tu reviennes sur terre, alors je le ferais! Maintenant dors. Nous avons beaucoup de travail pour les jours à venir.
Bien que Phoebe n'était pas d'accord avec son frère, elle n'argumenta pas et se contenta de dormir. Lorsqu'il prenait ce ton dur avec elle, il n'y avait aucune chance de le faire changer d'avis. Il était très protecteur et n'aimait pas ses caprices. Même si, parfois, il s'en amusait quand c'était leur père qui en faisait les frais. Alors elle laissa tomber.
- Bonne nuit mon ange.
- Bonne nuit princesse.
Ce ne fut que le lendemain midi que Phoebe se réveilla... seule. Lorsqu'ils partaient en mission, Phoebe ne se levait pas avant le milieu, voire, parfois, pas avant la fin de l'après-midi. Ce ne fut que lorsqu'elle avait remué dans le lit qu'elle s'était sentie seule. Elle s'inquiéta. Son frère savait que les lendemains de mission, elle détestait se réveiller sans lui, croyant toujours qu'il s'était fait prendre.
Elle fut cependant rassurée en entendant la porte de la salle de bain s'ouvrir pour laisser apparaître son frère vêtu d'une simple serviette autour de la taille.
- T'es réveillée, Princesse, constata-t-il voyant qu'elle avait les yeux ouverts.
Il s'approcha d'elle et lui fit une bise sur le front avant de retourner à ses valises et de s'habiller.
- Tu es déjà levé ? Lui demanda-t-elle, surprise.
Il est vrai qu'il était toujours debout avant elle. Mais pas aussi tôt.
- Oui, nous avons encore du travail. Au cas où ta petite cervelle de microbe (regard noir) aurait oublié, nous avons cinquante-sept personnes à tuer. Et tu ne devrais pas faire des regards noirs dès le matin princesse, c'est mauvais pour ton teint !
- T'inquiète pas pour mon teint. Cependant, je crois que ta mémoire te fait défaut, mon ange, nous en avons tué déjà deux hier soir. Leurs noms faisaient partit des cinq derniers, mais n'étaient pas les derniers. Ce qui conclut donc que le mec n'avait pas que des aventures d'un soir, mais bel et bien de plusieurs soirs !
- Tu m'impressionnes. Voilà trois minutes que tu as ouvert les yeux et tu as déjà parlé ! Tu te sens bien ? Lui demanda-t-il, moqueur.
- Se faire traiter de microbe à peine réveillée, ça aide! Grommella-t-elle avant de s'enfuir sous les couvertures.
- Oh non, princesse ! Tu te lèves maintenant, dit-il en enlevant les couvertures du lit.
- Matthew... supplia-t-elle en se roulant en boule pour garder la chaleur.
- Non princesse, il est midi vingt. Lucas et Steph se pointent dans dix minutes pour nous donner les renseignements voulus. Inutile de te préciser que je ne veux pas de scène comme hier, c'est clair ?
- Limpide, répondit-elle face au regard noir de Matthew.
- Parfait, allez, file.
- Mmm... Encore deux minutes.
- Dépêche-toi avant que je te jette sous une douche froide!
- Tu n'oserais pas? Demanda-t-elle, affolée.
- Tu paries ?
Puis il s'avança près du lit. Phoebe sauta pour courir dans la salle de bain. C'est qu'il en était capable le bougre ! Lorsqu'elle ressortit de la salle de bain habillée, Lucas et Steph étaient là. Elle lança un regard noir à Steph puis s'assit à côté de son frère.
- On vous écoute, déclara Matthew.
- Pour faciliter les recherches, nous nous sommes séparés. Aucun nom de ma liste ne vous posera problème. Ce ne sont que des ouvriers pour la plupart et quelques unes sont des prostituées. Aucun garde. Certains ont une famille mais s'en plus. La femme nous a donnés l'argent. Les six cent vingt milles euros demandés. Elle insiste pour que chaque personne de cette liste soit exécutée, commença Stéphane.
- Pour ceux de ma liste, seule une personne posera problème. C'est une femme qui traîne avec un gang. Elle est protégée. Et bien que ces personnes soient dangereuses, ce n'est rien comparé à vous. De plus, ce sont des Moldus. Ils ne disposent que d'armes moldues. Elle reste dans un bâtiment du quartier. L'appartement le plus haut. Si vous passez par les toits ou par la fenêtre, en balais par exemple, vous les surprendrez. Le temps que la garde arrive, vous aurez largement le temps de transplaner. Il vous faudra cependant abattre l'homme qui se trouve avec elle. Pour le reste de la liste, ce ne sont que de simples ouvriers ou prostituées. Ils seront simples et pourront tous être abattus avec un tir à distance ou un avada à distance, poursuivit Lucas.
- Bien, nous ferons celle à risques en dernier. On va commencer aujourd'hui par les prostituées qui doivent probablement dormir à cette heure-là. Vers six heures, on commence les personnes ayant un travail. Ils devraient avoir fini et être sur la route du retour. A dix heures, ceux ayant une famille. En général, les gens avec famille sont couchés à cette heure-là. Vous en avez assez fait. Allez vous coucher. A ce soir.
Une fois leurs gardes du corps partit, ils s'habillèrent comme la veille. Sauf que cette fois, le costume de Phoebe était beige. Une fois prêt, Matthew regarda sa sœur.
- Pas de folie, pas d'écart. Reste discrète. Travaille à distance.
- Je sais mon ange. Tu me répètes la même chose à chaque fois qu'on doit se séparer pour aller plus vite.
- Soit prudente, ma Princesse, et si tu ne me reviens pas...
- … En vie, tu me ressuscites pour me tuer toi-même, je sais aussi, coupa-t-elle, exaspérée.
- Parfait! S'exclama-t-il avec un sourire. A ce soir, Princesse. Vers minuit, rendez-vous ici.
Il l'embrassa sur le front et ils partirent faire leurs missions. Ils avaient à peu près prévu dix minutes par personne. Phoebe ne rencontra aucun problème avec les prostituées. Elle dormaient toutes comme l'avait prévu Matthew. Cependant vers quatre heures, après quatre prostituées réveillées, elle décida de passer aux employés. Elle commença par ceux qui finissaient plus tôt, jusqu'à dix heures, où elle poursuivit par les familles. Ce qui était un peu plus compliqué puisqu'elle devait rentrer dans la propriété comme une voleuse pour ne pas se faire repérer.
On ne sait jamais. Elle devait tuer une personne et pas toute la famille, à moins que celle-ci la voyait. Donc, si elle arrivait en transplanant à côté de la personne à tuer, elle se réveillerait à cause du bruit du transplanage en hurlant et réveillerait toute la maison et peut-être même les voisins. Ce qui ferait trop de monde, ameuterait les policiers, et donc pour une mission discrète, elle devait rentrer dans la demeure de dehors et silencieusement pour ne réveiller personne.
Elle transplana dans une rue sombre. Elle se mit à la recherche du numéro trente-sept. Elle arriva devant une magnifique petite maison chaleureuse. Cela n'avait rien à voir avec le manoir. Elle regarda autour d'elle. Tout était silencieux. Aucune lumière ne se voyait dans la propriété. Visiblement, elle se trouvait dans un quartier riche. Donc, dodo de bonne heure! Elle s'engouffra dans une propriété après avoir vérifié qu'elle n'était pas observée. Elle avança dans l'ombre en approchant de la porte.
Ce ne fut que lorsqu'elle mit la main sur la poignée de la porte, après l'avoir déverrouillée d'un sort, qu'elle entendit des grognements à deux mètres d'elle. Elle se retourna tout doucement, sans mouvement brusque, vers la source. C'est là qu'elle vit un gros chien. Il devait faire au moins la moitié de sa taille. Elle qui était déjà complexée par sa taille, si le chien se couchait sur elle, on ne la verrait pas ! Plus par complexe que par peur, elle s'approcha tout doucement du chien, en le regardant droit dans les yeux, sans jamais détourner le regard.
- Ecoute-moi bien, le chien. C'est pas parce que tu es plus grand que moi que tu dois tout te permettre, c'est clair? Alors tu la fermes ta grande gueule, que je puisse effectuer ma mission, et ensuite promis, je vire de chez toi, compris ?
Elle n'obtient que des grognements en retour.
- De plus, dis-toi bien une chose, si tu me touches, mon frère va te bouffer, alors si tu ne veux pas finir en repas, couché !
Elle obtient toujours des grognements mais moins convainquant cette fois!
- J'ai dit, couché le chien! Siffla-t-elle
Cette fois, le chien se coucha puis se roula sur le dos les pattes en l'air, attendant visiblement des caresses. Elle s'approcha sa main du ventre de l'animal pour le caresser.
- Ben tu vois quand tu veux! Bon chien... Allez, j'ai une mission, moi. A la prochaine, le chien. Guettes les alentour pour moi, tu seras un ange.
Puis elle repartit finir sa mission afin de rentrer enfin chez elle. Elle ne rencontra aucun obstacle jusqu'à la chambre. Le couple était visiblement en train de dormir. Alors qu'elle s'approchait de la femme pour lui faire le coup du lapin, le téléphone sonna. Faisant un bon de cinquante mètres, elle se jeta sous le lit afin de se cacher du couple qui s'était réveillé en sursaut. Heureusement pour elle, le couple était tourné à son opposé, donc ils ne l'avaient pas vue !
- Oui? Répondit la voix endormie du mari. Non, désolé, ce n'est pas ici.
Phoebe entendit le combiné être reposé.
- C'était qui? Demanda l'épouse
- Un faux numéro.
Ils retournèrent à leur sommeil, sans autre forme de procès. Pendant ce temps, Phoebe était toujours en dessous du lit. Elle maudit de toutes ses forces la personne qui avait appelé. A cause d'elle, elle avait bien faillit se faire prendre! En plus maintenant, sa victime était réveillée et elle sous le lit, à attendre qu'ils se rendorment afin de sortir de là dessous. Et puis franchement, c'était une heure pour appeler les gens? C'était un manque de respect total! Elle était bien tentée de retrouver la personne qui avait appelé pour lui faire ravaler ses envies d'appeler à des heures pas possible!
Ce ne fut que lorsqu'elle entendit un ronflement distinct, ainsi qu'un souffle qui n'était pas très loin de faire la même chose, qu'elle put enfin envisager de sortir de sous le lit. Comme à chaque fois, elle fit le coup du lapin, mais étant passablement énervée, faillit lui arracher la tête, ce qui réveilla l'homme en sursaut. Il la fixa hébété. Ce fut ce temps qu'utilisa Phoebe pour sortir son arme, tuer l'époux et transplana avant que le coup de feu qu'elle avait tiré rameute le reste de la maison.
Elle transplana dans une rue à côté de l'hôtel puis rentra dans sa chambre, toujours de mauvaise humeur! D'abord le chien, ensuite le coup de fil et maintenant son ensemble était fichu à cause du sang qui avait giclé. Bref, la dernière mission avait été énervante. Elle rentra dans la chambre et alluma les lumières. Ce fut à ce moment-là qu'elle se rendit compte que son frère n'était pas encore rentré. Il n'aurait pas laissé les lumières éteintes. De plus, il l'attendait toujours avant de dormir pour savoir si cela c'était bien passé.
Elle regarda l'heure. Une heure trente du matin. Ils avaient convenu qu'à minuit, ils exécutaient leurs dernières missions et rentraient. Et si cela c'était mal passé ? S'il s'était fait attraper ? Elle reprit le contrôle de ses émotions. Après tout, il était peut-être rentré, puis ne l'ayant pas vue, il était partit dans la chambre de Lucas et Stéphane ? Elle alla dans la salle de bain où elle prit une douche pour enlever les traces de sang sur les mains et le visage. Après, elle mit tranquillement son pyjama. Ce ne fut que vers deux heures qu'elle commença sérieusement à s'inquiéter. Elle quitta la chambre pour se rendre dans celle des garçons.
- Matthew est là ?
- Non, on ne l'a pas vu depuis ce matin, il n'est pas avec toi? Lui répondit Stéphane
- Si je te le demande c'est qu'il n'est pas avec moi, non ?
- Désolé. Vous aviez convenu de faire la dernière mission à quelle heure?
- Minuit. Il devrait être rentré. Deux heures pour faire une mission. C'est louche, répondit-elle pas rassurer.
- Et toi, tu es rentrée à quelle heure ? Demanda Lucas
- Une heure trente.
- Comment cela se fait-il?
- J'ai eu le droit à un chien qui m'a coûtée cinq minutes. Ensuite quand j'allais agir, le téléphone a sonné, je me suis cachée sous le lit en attendant qu'ils se rendorment. J'ai bien attendu quarante-cinq minutes!
- Il lui est peut-être arrivé un petit imprévu, ne t'inquiète pas, tenta de rassurer Lucas.
- Et s'il avait été grillé ? Si quelqu'un avait tout découvert ? Ça se trouve, on est en train de le torturer. Comment …
Ce fut un coup sur la porte qui l'interrompit. Lorsque la porte s'ouvrit, ce furent deux airs soulagés qui prirent place.
- Je ne t'ai pas vu dans la chambre, je pensais que tu avais eu des ennuis, expliqua Matthew.
- Je suis rentrée il y a un peu plus de trente minutes. J'ai pris ma douche et à deux heures ne te voyant toujours pas, j'ai pensé que tu pouvais être ici.
- Non, j'ai été retardé. Un couple avait décidé de concrétiser leur amour. J'ai bien dût attendre une heure qu'ils se soient enfin satisfait mutuellement pour pouvoir agir! C'est quand la femme est allée prendre sa douche que j'ai enfin pu agir avant de partir vite fait.
- Tu as assisté à leurs ébats pendant une heure? Demanda-t-elle, moqueuse.
- Je crois que j'ai eu de la chance. Apparemment, ils avaient déjà commencé depuis quelques temps! Si je ne voulais pas les faire sursauter à ameuter tout le quartier avec leurs cris, je devais attendre qu'ils aient fini. Quoi que, leurs cris … naturels dirons-nous, avaient déjà dût renseigner tout le quartier de leurs activités! Et toi, pourquoi tu es rentrée si tard?
- J'ai eu le droit à un chien et un coup de téléphone qui les a réveillés. Pour ne pas rameuter toute la maison, je devais attendre qu'ils se rendorment.
- Comment t'as fait pour le chien ?
- Je lui ai dit de la boucler et de se coucher s'il ne voulait pas servir de bouffe. Après trois reprises, il s'est enfin couché.
- T'as eu de la chance. Allez, viens, on va se coucher, je suis fatigué. Combien te reste-t-il de personnes ?
- Onze. Et toi?
- Dix.
- Il nous en reste vingt-et-un sur cinquante-sept. Demain, on finit les simples, et après-demain, on fait celle qui n'est pas facile à avoir. On reste deux jours de plus pour les apparences et on rentre.
Afin que la police ne soit pas sur leurs pistes, ils restaient un certain nombre de jours supplémentaires. Ils allaient se promener ou tout simplement se reposer.
