Hello everyone. Alors me revoilà. Je sais, ça fait à peine deux jours que j'ai mis en ligne le premier, mais je voulais publier demain, en fait. Sauf que demain j'suis pas là –non, ce n'est pas un prétexte pour publier plus tôt :D-, alors je met le deuxième chapitre aujourd'hui.

Bon, je suis quelque peu déçue de ce chapitre, que je trouve nettement moins bien que le premier. Et le troisième, qui est déjà prêt, l'est encore moins. A mon avis, en tout cas. J'espère quand même que vous le trouverez à votre goût. Je vous promets de m'améliorer !

Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont pris le temps de m'envoyer une review : Darling, fan de twilight, Ever-Lyo, Rebekha, PeetaPower.

Merci également pour les ajouts dans les favoris et à ceux qui me suivent.

J'attends vos avis avec impatience !


Chapitre 2 : Puisse le sort vous etre favorable.

Paniquée, je tourne la tête de tous les côtés, sort devant ma porte, regarde partout. Comment ça, courage ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Extenuée, je m'écroule sur une petite chaise en bois souple et réfléchit. Ca vient forcément du boulanger. Forcément. Qui d'autre que lui pouvais savoir que ce gâteau m'était destiné ? A moins que ce courage n'était pas pour moi, peut-être que le gâteau était réservé pour quelqu'un d'autre. Quelqu'un de plus important aux yeux du boulanger, aux yeux de sa famille. Peut-être était-ce destiné à son fils ? Ses fils, je veux dire. J'ai beau cogiter, la seule chose pour laquelle on peut me souhaiter bon courage, c'est pour la Moisson. Le tirage au sort a lieu dans quelques….minutes, maintenant. Ses fils sont en danger, eux aussi. Au moins deux d'entre eux. Je décide de ne plus y penser, n'ayant décemment pas de temps à perdre. Je dois avant tout me préparer pour la Moisson. Me passant rapidement un coup d'eau sur le visage, j'enfile ma plus belle tenue une robe bleue, appartenant à ma mère. J'y tiens énormément, je tiens à emporter un peu de moi si jamais je dois partir, quitter le District Douze. Je repense à cette jolie broche, celle dont ma mère raffolait, qu'elle adorait. Je décide de la mettre, en son souvenir. Je la connais par cœur, elle représente un geai moqueur, un oiseau particulier capable de reproduire une grande variété de sons, du gazouillis de bébé aux notes de musique. Créés en l'honneur des jours obscurs par le Capitole, ces oiseaux étaient capables de reproduire toute une conversation utile, pour espionner. A la fin de ceux-ci, les centres furent fermés et les oiseaux abandonnés dans la nature, mais ces geais exclusivement mâles se reproduisent avec des moqueurs femelles d'où la naissance des geais moqueurs qui peuplent nos forêts. M'observant dans le miroir unique de la maison, je décide que je suis prête et noue rapidement une tresse avant de me diriger vers la porte.

En sortant de chez moi, je songe que personne ne veillera sur mon chez-moi, en mon absence. Ce qui est totalement normal m'étant emmurée dans le silence, suite à la mort de mes parents, je n'ai guère d'amis. Personne à qui manquer si je suis appelée. Sur le chemin, j'observe ces familles entières qui se dirigent vers le point de rassemblement les frères tiennent la main de leurs sœurs, la mère tient celle du père, les grands-parents viennent également assister à l'évènement, s'accrochant l'un à l'autre, priant pour leurs petits-enfants. Quiconque échappe à la Moisson à tout intérêt à être aux portes de la mort : ce soir, les Pacificateurs passeront vérifier, et si ce n'est pas le cas, on vous jette en prison. Le Capitole ne veut en aucun cas que nous manquions ce sordide tirage au sort et toutes les retransmissions qui suivront, symbole de leur toute puissance et du contrôle qu'il exerce envers nous. J'aurai dû quitter le District et vivre dans la forêt depuis longtemps : je pourrais, à mes 18 ans. En effet, il semble que la Moisson soit également le moment idéal pour recenser les enfants dont l'âge est compris entre 12 et 18 ans : des stands sont mis en place afin de vérifier que nous sommes tous là, on nous y prélève une goutte de sang et nos empreintes. C'est ce qui m'empêche de m'enfuir vers la forêt : si je le faisais, à la prochaine Moisson, n'ayant que 17 ans, on remarquerait mon absence et on lancerait des recherches : non pas pour me retrouver et fêter mon retour, mais pour me tuer. Je serais considérée comme un déserteur et l'on m'exécuterai en public. Faisant la queue afin que l'on prélève mes empreintes, je me demande qui pourrait bien remarquer mon absence si jamais je partais.

En quelques secondes, on relève mon ADN et mes empreintes. Une fois cela fait, je me dirige vers le groupe d'enfants ayant mon âge : nous sommes placés par tranche d'âge, les plus anciens devant, les plus jeunes loin derrière. Traînant les pieds, je me permets de regarder les écrans géants placés un peu partout sur la Grand-Place. Dans quelques minutes, deux visages s'afficheront : des visages d'enfants décharnés, abattus, tristes, résignés. Chaque année, on arrache des enfants à leur mère, à leur famille et chaque année, deux familles s'enferment chez elles plus tôt que les autres, chaque année, un couple paraît plus abattu encore que les autres, chaque année, une famille pleure un de leur enfant mort pour le plaisir du Capitole. Une fois les jeux terminés, tout le monde se fiche pas mal de ce qui peut arriver aux familles, ce qu'elles ressentent, le Capitole s'en moque complètement et se garde bien de le filmer. Tout ça à cause d'une rébellion, celle du Treize, causant sa destruction totale et la création du Traité de la Trahison par la même occasion. Traité qui pose les bases des Hunger Games, jeux révoltants signifiant pour nombre d'entre nous une mort certaine. Toute la population est maintenant réunie et l'horloge indique 14h, l'heure pour le maire d'entamer son discours, le même chaque année. Une fois ce dernier terminé, Effie Trinket, animatrice attitrée des jeux au District Douze, se lève et prends place devant le micro :

- Joyeux Hunger Games ! Et puisse le sort vous être favorable !

Elle entame un discours pompeux, avec l'accent si remarquable des habitants du Capitole avant d'annoncer :

- Nous allons maintenant procéder au tirage au sort ! Les dames, d'abord !

Tranquillement, elle met la main dans la boule de verre contenant tous les noms des filles entre 12 et 18 ans. Je prie. Pas moi, pas moi, pas moi. Effie ressort la main du pot et ouvre le papier avant d'annoncer…..mon nom. Katniss Everdeen. C'est moi, c'est moi qu'elle appelle, moi qu'elle a tiré au sort, moi qui vais mourir sous les coups de tribut mille fois plus expérimentés, c'est mon visage interloqué qui est affiché sur les écrans. Je me regarde dans l'écran géant de la Grand-Place. Tout le monde se tourne vers moi, s'écartant pour me laisser atteindre l'estrade. Ils m'observent, certains désolés pour moi, d'autres surpris, d'autres soulagés de ne pas avoir été appelé. Peut-être que je devrais leur en vouloir, de prendre cet air soulagé. Je sais bien que ce n'est pas de leur faute, cependant, et qu'ils doivent plaindre ma situation. Mais je n'ai pas besoin de leur pitié ! Effie s'impatiente du haut de ses talons de dix centimètres et hurle dans le micro, comme si j'étais sourde :

- Katniss Everdeen ? Viens, mon petit, n'ai pas peur.

Après cet ultime appel, je décide de me reprendre et me dirige avec lenteur vers l'estrade. Lentement, très lentement. Je veille à ne pas me casser la figure sur le chemin alors qu'un silence de mort règne sur la place. Tout Panem a les yeux braqués sur moi. Effie me sourit largement, apparemment heureuse de me voir enfin. Je n'ose pas me regarder dans l'écran, ayant peur de l'expression que j'arbore. Je me refais une contenance et monte les marches, tremblante, les points serrés. Mon cœur bat dans ma poitrine, tellement fort que je crois pendant un moment qu'il va sortir de ma poitrine. Dans un sens, je me dis que j'évite à une famille de perdre son enfant unique. Effie m'attrape le bras sans ménagement et me place à côté d'elle, sur l'estrade, face à la foule qui a les yeux rivés sur moi. Avant qu'elle ne puisse reprendre la parole pour annoncer le tirage des garçons, un type aux cheveux blonds monte les marches à son tour, titubant. Non pas parce qu'il a peur, mais parce qu'il est saoul. Je devine alors qu'il s'agit d'Haymitch, mon futur mentor.

Etourdi par l'alcool, il s'approche de moi et je sens déjà son horrible odeur m'envahir les narines. C'est ainsi qu'il commence à dénoncer les injustices de notre pays il m'empoigne par les épaules au passage, me secouant sans même s'en rendre compte. Je le soupçonne de s'accrocher à moi afin d'éviter de tomber. Cependant, il arrive un moment ou celui-ci est bien obligé de me lâcher, son petit sermon étant terminé. C'est à ce moment, que s'approchant trop près du bord, il valse par-dessus bord, tombant lourdement sur le sol, assommé, signifiant au pays entier que son discours n'était rien de plus que la tirade d'un ancien vainqueur triste et complètement bourré. Les caméras se braquent sur lui et je sais maintenant que l'on ne parlera pas que de moi ce soir, lors de la retransmission. Notre District est maintenant la risée du Capitole, ce qui ne plaît guère au maire, qui exhorte discètement Effie à reprendre au plus vite le cours du tirage au sort. Croisant les mains derrière mon dos, je fais de mon mieux pour ne pas lâcher le sanglot qui étouffe ma gorge. Je fixe un point, au loin, afin d'éviter d'avoir à regarder tout ces gens qui m'observent, ayant pitié pour moi. Je sais bien ce qu'ils pensent. Alors que je me demande comment je vais bien pouvoir faire pour ne pas pleurer, Effie tente de réchauffer l'ambiance. Je ne la regarde même pas et continue de fixer un point, loin, dans la forêt. Je pense à mon arc et à mes flèches, toujours dans le tronc creux. Peut-être qu'un jour, quelqu'un les y trouvera et apprendra à s'en servir, en fera bon usage. Autant les robes sont tout ce qui reste de ma mère, autant cet arc me rappelle mon père. Je sens mes yeux s'embuer tandis qu'Effie annonce, radieuse :

- Peeta Mellark !

Toujours tremblante, mon regard se décroche du point imaginaire et je ne peux que sonder la foule à la recherche de Peeta. Je n'ai pas à chercher bien longtemps, cependant, car la foule s'écarte pour le laisser passer. Le choc de l'annonce se lit sur son visage et il semble complètement perdu. Ses yeux bleus ne reflètent plus que de la crainte alors qu'il cherche du regard ses parents, ses frères. C'est un fils de boulanger et venant de la classe commerçante, il n'a jamais eu besoin de faire inscrire son nom plus de fois que de raison et certains, parmi la foule, semblent bien content qu'enfin un de ces enfants riches paient le prix de leur vie confortable. Il faut bien reconnaître que les enfants de la classe commerçante sont très souvent épargnés, lors de la Moisson, mais mieux vaut ne pas leur en vouloir : la rage n'est pas quelque chose de bénéfique. Elle ne fait qu'embrouiller notre jugement, nous haïssons tous ici les mauvaises personnes. Peeta s'avance enfin vers l'estrade, mon cœur bondit dans ma poitrine. Je me demande quel est ce sentiment que je ressens, de l'amour ? De la peine ? Non, je crois que je le plains. Il n'a jamais chassé, je suis certaine qu'il ne saurait même pas allumer un feu sans allumette. Je repense à notre rencontre, dans la matinée : il a tout de même réussi à reconnaître la biche, juste en voyant sa patte, peut-être n'est-il pas si ignorant que ça. Je me rends compte que c'est la seule et unique fois où nous avons vraiment communiqué, lui et moi. On a beau être dans la même classe, je ne lui ai jamais adressé la parole et là, en ce moment même, je crois que je m'en veux un peu. On va mourir ensemble, peut-être même que je devrais le tuer de mes mains et…nous ne nous sommes jamais parlé.

Complètement déprimée et ne voulant plus y penser, je reporte mon attention sur le deuxième tribut du District Douze. Je le regarde vraiment en tant qu'adversaire, cette fois. Il paraît –il est- musclé, solide, trapu, doué de ses mains, fort. Il lève les yeux à son tour vers moi, et je détourne le regard je ne veux pas qu'il pense que je suis en train de le détailler, de le voir comme un ennemi. Parce qu'après tout, c'est ce qu'il est, mon ennemi, mon adversaire. Je suppose. Lorsque j'ai croisé ses yeux pâles, il semblait vraiment…maussade, triste. Et c'est normal, qui ne le serait pas ? Il ne paraissait pas triste pour lui, cependant, non, il était triste pour moi. Et il l'est encore, je le sens quand il me serre la main : sa main douce et chaude presse la mienne légèrement, veut-il me rassurer ? Je sens son regard sur moi mais tout ce que je vois, ce sont nos mains qui se serrent. Après la pitié et la culpabilité, la colère s'empare de moi. Pense-t-il que je suis trop faible pour réussir à gagner ? Bien sûr, que je le suis. Mais je suis capable de survivre plus longtemps que lui, j'en suis certaine. Je dégage ma main rapidement et Effie nous emmène tout aussi vite à l'intérieur de l'Hôtel de Justice : en détention. Nos chemins se séparent alors que je me dirige vers une petite pièce, afin que, je cite, « des proches puissent venir m'encourager ». Je ne m'en sens que plus maussade : personne ne viendra, j'en ai conscience.

Agacée, je m'assoie dans un des fauteuils en velours rouge de la pièce. A quoi bon attendre ici alors que personne ne viendra ? Je commence à m'énerver contre…je ne sais même pas contre qui, je suis énervée contre ces gens qui m'enferment dans une pièce pour m'obliger à attendre quelque chose qui ne viendra jamais, me forçant à me rendre compte de ma solitude. Je sais, bien sûr, que je n'ai personne sur qui compter, mais le répéter dans mon esprit et le vivre, c'est totalement différent. De longues minutes passent, et je suis toujours seule dans cette petite pièce que j'ai eu tout le loisir de graver dans ma mémoire elle est plutôt petite, le plafond est haut, un canapé rouge et plusieurs fauteuils sont placés dans la pièce, de lourds rideaux de velours rouge encadrent les fenêtres, filtrant la lumière de la fin de l'après-midi. Alors que je me dis que je devrais me lever et sortir, la porte s'ouvre. Le père de Peeta entre. Je fais de mon mieux pour ne pas paraître surprise et l'observe s'avancer dans la pièce, se plaçant dans le fauteuil en face du mien. De longues minutes passent et je commence à penser qu'il va rester là, à me regarder caresser le velours de l'accoudoir.

- Ne le laisse pas mourir.

Je suis estomaquée.

- Pourquoi ? Nous ne serons que 24, et un seul reviendra dans son District.

Il paraît réfléchir et me réponds :

- Ne le sacrifie pas de tes mains.

Troublée, je me mets à cogiter sérieusement. Je cherche le pourquoi du comment. Pourquoi le boulanger pense-t-il, au point de me le demander comme un service, que je ne vais pas tuer son fils ? La raison me vient d'elle-même. Le boulanger est –était- le seul à m'acheter ce dont personne ne veut : était-ce dans ce but ? Je me sens redevable envers lui, et plus largement, envers sa famille. Je n'aime pas ce sentiment, mais je dois reconnaître qu'il a toujours été le premier à m'acheter la viande que personne ne m'achetait. Il a, dans un sens, assuré ma survie. Est-ce pour cela qu'il pense que je vais accepter ? Je peux toujours prier pour que ce soit un autre que moi qui se charge de lui. Après tout, le boulanger a remplacé son « ne le laisse pas mourir » par un « ne le tue pas de tes mains ». Quelques secondes sont passées et le Pacificateur revient chercher le père de Peeta, qui m'observe une dernière fois avant d'ajouter :

- Bon courage.

Noué, mon estomac fait un bond dans mon ventre : le mot inscrit sur le gâteau. Avec cette parole, ça ne fait aucun doute, c'est bien lui l'auteur de ce message. Je ne pensais pas que le boulanger se considère assez proche de moi pour me souhaiter bon courage avec un gâteau. Mais le fait qu'il débarque ici pour me demander –me supplier- d'épargner son fils en est la preuve. Il me voit comme quelqu'un capable de survivre dans de rudes conditions, comme courageuse, et assez gentille pour épargner –peut-être- la vie de son cadet. Il pense que j'ai plus de chance que son fils, plus d'expérience et que je suis capable de survivre plus longtemps que lui, dans les mêmes conditions. Effie vient me chercher accompagné de Peeta qui a les yeux rouges et le nez qui coule. Il ne semble pas s'en cacher, peut-être est-ce une stratégie pour passer comme faible et fragile. Il me rappelle que je n'ai même pas pleuré : pas même versé une larme. Tant mieux : lorsque les caméras se focaliseront sur mon visage, on n'y verra que de l'ennui profond. J'espère. Nous grimpons à l'arrière d'une voiture. Je n'ai jamais vu de voiture de ma vie. Le seul moyen de transport dans le Douze, ce sont nos pieds et encore, pour ceux qui peuvent encore marcher. Une fois assise à l'arrière, je me tourne vers ma vitre et regarde le paysage défiler : je quitte mon District, je tiens à graver son souvenir dans mon esprit. Le véhicule cahote jusqu'à la gare où nous sommes assaillis de caméras, comme prévu. Peeta descend rapidement, tête basse, et je lui emboîte le pas, suivi par Effie.

- Vous allez vous y plaire, là-dedans ! Même si ce n'est que pour un petit moment.

Immédiatement, je remarque le train immense que je suppose être en métal –ou en argent, il brille tellement, qu'en sais-je ?- qui se tient sur les rails. Je n'ai cependant pas le temps de l'admirer : Effie me pousse déjà à l'intérieur. Le train démarre aussitôt, s'agitant. Les portes se referment derrière moi alors que j'avance à la suite de Peeta dans le premier wagon, le salon, si j'en crois le nombre impressionnant de fauteuils en velours bleu qui s'y trouvent. Une immense table faite dans un bois que je ne connais pas trône dans la pièce, pleine de victuailles plus colorées les unes que les autres j'y aperçois ce que je crois être du poulet, des oranges, et d'autres fruits que je ne connais pas. Effie piaille joyeusement alors que je caresse délicatement le velours doux d'un des fauteuils. Nous voilà projeté dans un monde dont nous ne connaissons rien : ni ses manières, ni ses traditions, ni ses principes. Tout cela est nouveau pour nous, surtout pour moi, je pense que Peeta a déjà dû manger plus d'une orange dans sa vie. Je soupire alors qu'Effie nous entraîne dans un long couloir et nous montre nos chambres respectives. Nous nous séparons. Je claque la porte de ma chambre et en fait le tour, ouvrant les portes, les tiroirs. Des vêtements sont soigneusement rangés dans ces derniers et j'en profite pour me changer. Je n'ai pas l'habitude de porter des robes, je préfère de loin m'en tenir à de simples pantalons plus pratique pour chasser. Après avoir pris la première douche chaude de ma vie –Comme c'est étrange !- j'enfile un pantalon ainsi qu'une chemise verte foncée et sort dans le couloir, en ayant assez de traîner à ne rien faire. Je prends le même chemin que celui qu'Effie m'a fait suivre et je me retrouve une nouvelle fois dans le salon. Peeta s'y trouve déjà avec Effie. Ils sont assis autour de la table et je suppose que je dois en faire de même. M'approchant, Peeta tourne la tête vers moi : je fais mine de ne pas le voir. Si je dois l'abattre moi-même, autant que nous ne devenions pas les meilleurs amis du monde.

- Haymitch n'est pas là ? demande Effie.

- La dernière fois que je l'ai vu, il allait piquer un somme avant le diner. Réponds Peeta.

- Il faut dire que nous avons eu une journée éprouvante. Concède-t-elle, visiblement soulagée.

Plusieurs plats se succèdent au cours du repas et je dois maintenant me faire violence pour ne pas vomir tout ce que j'ai réussi à ingurgiter. J'ai bon espoir cependant si je réussi à supporter le ragoût aux entrailles de rats de Sae, je dois pouvoir survivre à ce repas en gardant le contenu de mon estomac. J'observe Peeta du coin de l'œil, me disant qu'il est sûrement habitué à ce genre de repas et je constate qu'il semble un peu pâle. Je pense que l'on ne doit pas manger autant de plats, dans la famille Mellark ils ont beau faire partie de la classe commerçante, ils ne sont pas aussi riches que les familles du Capitole. Je me lève lourdement alors qu'Effie nous invite dans un autre compartiment pour suivre la retransmission de la Moisson des autres districts. Peeta, assis près de moi, n'en perds pas une miette, semblant retenir chaque visage et chaque nom : a-t-il déjà une stratégie en tête ? Devrais-je me méfier de lui ? Son père m'a laissé penser que son fils ne survivrait pas plus de deux heures dans une arène, mais suis-je en position de le croire ? Toutes ces années à porter des plateaux de pains à bout de bras l'a rendu fort et j'aurai tort de ne pas me méfier de lui. Viens le tour de notre district je me vois m'avancer calmement vers l'estrade, je semble m'ennuyer à mourir alors que Peeta paraît paniqué. Paniqué mais déterminé. La rediffusion est terminée et tout ce que j'ai réussi à retenir, c'est qu'il faut que je considère Peeta Mellark comme un adversaire. Effie, boudant devant la médiocre prestation de notre mentor commence :

- Votre mentor aurait beaucoup à apprendre en matière de présentation. De comportement télévisuel.

Peeta pouffe avant de répondre :

- Il était soûl, il l'est chaque année.

- Chaque jour, je rétorque, en souriant.

Alors qu'Effie nous fait un discours sur l'importance de notre mentor dans les Jeux, ce dernier apparaît enfin. Soûl, une fois de plus. Je ne peux retenir mon sourire devant le visage ébahi d'Effie Trinket.

- J'ai loupé le dîner ? demande-t-il d'une voix pâteuse.

C'est à cet instant que le train fait une légère embardé, poussant Haymitch à vomir le contenu de son estomac sur le tapis avant de s'écrouler. Effie, profondément choquée et dégoûtée nous regarde tout deux avant de s'exclamer en prenant la fuite :

- Eh bien, riez donc !


So what ? Qu'en avez-vous pensez ? J'ai une question pour vous et la suite des aventures de Katniss l'orpheline. Pensez-vous que Peeta doit avouer ses sentiments à Katniss comme il l'a fait lors de l'interview ? Dans ma tête, ça changerait beaucoup de choses qu'il le fasse. J'aimerai beaucoup connaître votre avis à ce sujet. Surtout le tien, PeetaPower. Bah oui, tu es un garçon, alors…n'hésite surtout pas à me donner tes impressions ! :D

Voilà, voilà ! Je vous mets le chapitre prochain très bientôt ! Mais pas demain, quand même. X)