Voilà la suite, je réponds aux reviews à la fin !
Chapitre 1
Une vie pour une vie
Nous décidons d'aller faire un tour dehors. La lune est pleine ce soir, on y voit comme en plein jour. Je sors une cigarette et commence à fumer tout en marchant.
- Tu ne devrais pas fumer, Glast ! me murmure James
- Je sais … C'est pour me calmer.
- Fais comme tu veux, si tu meurs à cause de l'état déplorable de tes poumons dans l'arène, tu ne viendras pas te plaindre, me répondit-il d'une voix sinistre
- Si je vais dans l'arène, je suis mort de toute façon... Tu as vu les machines des Districts Un, Deux et Quatre ? Personne ne peut gagner contre eux ! Ils sont couverts de cadeaux pendant que les autres tributs crèvent de faim ou de froid !
J'explose, j'ai trop de haine contre ces Jeux, contre ce système, contre le Capitole.
- Tu sais bien que la plupart de ces tributs se pensent invincibles et sont de parfaits crétins ! Ils doivent avoir un pois chiche à la place du cerveau ! Tu as bien vu les Pacificateurs qui viennent des Districts de Carrières.
Il a raison : le plus souvent leur orgueil leur fait commettre des erreurs fatales. Comme la fois où un gars du Un avait mangé des baies empoissonnées et le District Six avait gagné cette édition. Il ne faut cependant pas les sous-estimer bien entendu, ils peuvent vous tuer rien qu'en vous brisant la nuque à mains nues.
- En plus nous aussi nous sommes entraînés, me déclare t-il
C'était il y a un an, nous étions tous réunis quand une fois de plus nous étions en colère contre les tributs de Carrières qui avaient abattus le garçon du Sept. Pour détendre l'atmosphère Stone proposa de devenir nous aussi des Carrières. Au début cela était une simple blague mais j'y ai pensé toute la nuit, et le lendemain, je proposai que l'on fasse vraiment. Le plus dur fut de se fournir en armes. Les haches ne furent pas trop difficiles à détourner mais pour les autres nous avons dû improviser... Nous avons créé toutes sortes d'armes comme des arcs ou des javelots taillés. Nous avons même installé un parcours d'obstacles. Ginger nous a mis en place des mannequins plus vrai que nature, Bart nous a trouvé des magnifiques couteaux ( il a dû user de ces charmes sur une fille pour lui voler quand elle avait le dos tourné) et moi je me suis procuré des ouvrages sur la survie.
Et chaque jour nous nous sommes entraînés, après le travail. Le début fut épuisant, mais tous les cinq nous nous sommes soutenus pour ne jamais rien lâcher. Au fur et à mesure chacun a développé des talents spéciaux : Stone devient le meilleur à la lutte en corps à corps, Bart lance bien les couteaux (même s'il manque encore un peu de puissance), Ginger devient le roi de la survie : il sait reconnaître les plantes comestibles, sait piéger les animaux et faire du feu avec des pierres. Quant à James, il sait se servir d'un arc et ne rate presque jamais sa cible. Il chasse la nuit et rapporte souvent du gibier qu'il vend au marché noir pour avoir un peu d'argent. Moi, je suis surtout habile avec les haches, j'arrive bien à les lancer. Mais j'ai dû travailler dur pour arriver à mon niveau. Naturellement, nous savons tous nous servir convenablement d'une hache : normal quand on vient du District Sept. Je sais aussi manier l'épieu, et suis assez doué dans le parcours d'obstacles. Maintenant chacun notre tour nous enseignons aux autres des petits trucs. Par exemple, Ginger nous a appris une montagne de trucs sur la nature et comment survivre. Ce qui pourrait se montrer capital dans l'arène.
Nous sommes les Carrières du District 7.
Mais nous savons parfaitement que pour l'arène, personne ne peut être prêts. Prêt pour les horreurs, prêt au massacre, prêt à la mort. Nous avons augmenter nos chances de gagner, même si je sais pertinemment que nous ne ferions pas le poids face aux autres tributs et aux pièges de l'arène. On pourrait à la rigueur survivre au premier jour mais après...
- C'était une bonne idée Glaster, de faire tout ça, affirma t-il
- Peut-être, mais tu sais bien qu'il faut plus que ça pour pouvoir gagner.
- Ce qu'il faut, c'est tout simplement du cran ! Tu vois il y a trois ans, la fille du Dix qui a gagné alors qu'elle avait eue un 4 à l'entraînement. Elle n'avait aucun talent et savait à peine brandir un couteau. Mais elle a réussi parce qu'elle avait quelque chose en elle qui lui a donné le courage de se battre jusqu'au bout, gronde t-il
Je reste silencieux en repensant à cette fille. Il a raison quand il dit qu'elle n'avait rien d'exceptionnel : elle n'était pas belle, n'avait pas d'humour, et était très timide.
- Tu sais Glast, je ne dors plus depuis longtemps... Je ne peux pas oublier.
Je sais pertinemment de quoi il parle ...
- Moi non plus
Qui pourrait oublier ? Personne ne se remet de ça.
C'était il y a environ sept mois, le temps des nouveaux Pacificateurs qui rentrent en service. L'un d'eux, un jeune de 19 ans venait tout droit du District Un. Il s'appelait Light. Je ne sais pas pourquoi mais il s'est tout de suite mis à nous détester et tout faire pour nous pourrir la vie. Et il était doué ! Je ne me souviens pas du nombre incalculable de gifles ou de coups que j'ai subis. Il a faillit crever l'oeil de Ginger une fois. Et le pire ce que l'on ne peut rien y faire : les Pacificateurs sont tout puissant. Pour lui c'était comme un jeu, une façon de se divertir.
Pourtant, une fois il a fait une erreur. Une erreur fatale. Depuis quelques temps, il rodait dans notre forêt, et une nuit il a trouvé la Maison. Il n'y avait que moi à l'intérieur, il m'a surpris. J'ai tenté de me défendre mais sa matraque a eu raison de moi. Il m'a roué de coups, je ne pouvais rien faire. Mais il a vite trouvé une meilleure occupation : il a sorti un petit pistolet électrique. Je crois n'avoir jamais ressenti une douleur aussi vive. Je me souviens encore de mes convulsions, de cette sensation que je partais au loin. Je savais que j'allais mourir. C'est une étrange sensation, on se sent léger. Je me sentais heureux d'en finir, d'en finir avec ce monde. Puis j'ai sombré dans les ténèbres.
Je me suis réveillé tout endolori, j'avais un mal de tête horrible. A côté de moi, gisait Light. Une hache était plantée dans sa tête. Devant cette vision macabre, je me retourna et je vomis toutes mes tripes.
James se tenait assis sur une chaise de paille, le visage baigné de larmes. Je me souviendrais toujours de ce qu'il m'a dit :
« Il allait te buter, je ne pouvais pas laisser faire ça. Je l'ai tué »
Il était en route vers la Maison quand il a entendu mes râles, il s'est précipité à l'intérieur une hache à la main. Light n'a rien compris, il est mort avant de se rendre compte qu'il avait une hache dans la tête.
On pouvait voir sur le visage de Light une expression de surprise. Il était misérable dans la mort. Nous devions faire disparaître le corps et au plus vite. Je pris les choses en main, James était en état de choc. Nous l'avons donc transportés très loin dans la forêt, jusqu'à la barrière qui marque la fin de notre District. Nous l'avons déshabillé, jeté son corps par dessus la barrière. Les loups l'auraient dévoré avant le lever du jour. Nous avons brûlés ses vêtements. Il n'y a jamais eu d'enquête, personne ne se souciait de son sort. Les Pacificateurs, eux-mêmes, n'en avaient rien à faire. On avait dit qu'il avait fui ce District pour revenir chez lui. C'est tout. Pour toute disparation, c'est la même chose.
-Je revois son visage toutes les nuits, dit-il d'un ton triste, J'ai tué un homme ! Et cela va me hanter toute ma vie
Après cet événement, James a commencé à devenir un peu plus distant avec les gens (sauf avec nous quatre), il s'est en quelque sorte renfermé sur lui même.
- Moi aussi … je lui réponds, ma voix se brise légérement.
- Je vais rentrer, histoire de dormir un peu pour être en forme demain, c'est un grand jour !
- Puisse le sort t'être favorable, dis-je en imitant la voix de l'hôtesse du Capitole
Je rentre chez moi, l'âme lasse. Je ne fais même pas attention lorsque je traverse la rue. Je me faufile dans ma chambre, laisse tomber mes vêtements et me glisse sous ma couverture. Je repense à tout ça, à son visage.
Je pense souvent à sa famille dans le Un qui se demandera toujours où il est et s'il reviendra. Il ne reviendra pas. Jamais. Ses proches n'auront même pas de tombe pour aller se recueillir. Je me demande souvent ce qu'il se serait passer si j'étais mort cette nuit. Sentir la vie me quitter, et revenir comme le jour de sa naissance, c'est une sensation indéfinissable. Parfois je me dis que la mort est plus facile que de vivre dans cet endroit de misère et désespoir. Une fois de plus ma pensée se tourne vers le Capitole. Ces gens ont l'air si différents que j'ai peine à croire que nous soyons de la même espèce. Le luxe, le faste, la mode sont les seuls choses qui les intéressent alors que que notre principale préoccupation est de trouver de la nourriture. J'essaye pourtant de ne pas trop penser à ça mais je ne peux m'empêcher de brûler intérieurement d'une haine farouche contre le système.
Le visage de Light surgit dans mes pensées. Je me retourne dans mes draps pour chasser cette vision.
En fin de compte, James l'a tué et il m'a sauvé la vie. Il a prit la vie de Light pour sauver la mienne. « Une vie pour une vie ». Un vieux proverbe que j'ai lu une fois dans un livre. Il prend ici tout son sens.
Voila les réponses aux reviews :
Lisa : Merci pour ton commentaire, j'espère que la suite te plaira aussi
LJay Odair : Merci pour ton reviews extrêmement constructifs pour moi : j'ai corrigé pour les noms des districts ( District Sept et non 7) . Pour l'histoire de rating, je dois t'avoue que je ne comprends pas trop à quoi ça sert mais je vais faire la modification ;). La ponctuation des dialogues aussi a été changée (enfin les espaces après les -). Par contre, pour les loups, dans mon histoire, ils existent encore ( c'est difficiles à tuer ces bêtes là ! ) .
Sinon je suis content que mon histoire te plaise !
P.S: Ton site S.O.S Fanfiction est très instructif et très bien fait! Merci !
