Je n'ai pas avancé outre mesure sur ce projet, avec la rentrée qui approchait, mais je vais m'y remettre dès l'agitation passée. Merci à tous ceux qui ont prit le temps de lire malgré le résumé pourri!
Ce chapitre est surtout introductif, vous allez enfin savoir ce que signifie "l'Harmonie". Certains ne vont peut-être pas apprécié que je modifie à ce point la base des romans Harry Pooter (et c'est vrai, que je prend beaucoup de libértées, après tout c'est une fanfic!), mais je suis une rêveuse à l'imagination débridée (c'est plus maintenant qu'on va me changer...) et c'est l'idée que je me fais d'un monde reconstruit, un monde meilleur et juste, construit sur une base aplanie, pas sur les cendres d'un monde précédant...
Voilà!
BONNE RENTREE A TOUS ET A TOUTES!!
Copyright: Tout est à J.K Rowling, je ne fais qu'emprunté.
Spoilers: Aucun.
Genre: Aventure/Romance
Chapitre second:
Le Poudlard Express
Les nuages ressemblaient à du fromage blanc contre le ciel d'aquarelle en ce beau Dimanche…
Nous étions le premier Septembre, le jour de la rentrée des classes à Poudlard, la plus grande école de Sorcellerie du monde. Mais c'est à Londres, sur un quai de la gare King's Cross que
Myrina, tout comme les centaines d'élèves qui se trouvaient là, faisait ses adieux à ses parents.
Ses valises étaient prêtes, elle les tenait facilement grâce à un sortilège que son père avait jeté pour les rendre plus légères. Blurpy s'y était collé sous forme d'autocollant, elle y avait ranger l'intégralité des livres de cours et des vêtements de rechange. Elle n'enfilerait sa cape noire qu'une fois à l'intérieur de l'école. Elle était fin prête…
« Envoies nous un hibou quand tu seras arrivé, d'accord… » Demanda sa mère, inquiète.
« Ne t'inquiètes pas, j'y penserais cette année Maman. Et vous verrez, je serais la meilleure! Je vais travailler dur! » Promit Myrina.
Sa mère la prit un instant dans ses bras, et il sembla à Myrina que pour quelques secondes elle revivait sa première rentrée. Qu'elle inhalait pour la première fois les senteurs de la peinture fraîche de la belle locomotive rouge. Qu'elle voyait pour la première fois les enfants se presser vers les train pour embarquer. Elle avait attendu ce retour tout l'été et soudain elle était prise d'un lourd sentiment de culpabilité. Elle se sentait grave et honteuse de partir. Elle voulait rester encore un peu. Réveiller ses parents le Dimanche matin en s'introduisant dans leur chambre comme une voleuse, leur faire un peu peur et jouer les petites filles parfaites lors des soirées.
Elle prit une longue et difficile respiration. Sa mère relâcha son étreinte et alors seulement ce sentiment se calma. Le monde autour d'elle retrouva une précision irréprochable. Une clarté que lui conférait le besoin de partir, de retourner à l'endroit où elle était le plus heureuse.
« Surtout n'enfreins pas le règlement et ne fais pas de bêtises! » S'exclama son père.
Myrina le regarda avec un sourire vague.
« Je serai sage… » Prédit-elle.
Il la serra à son tour dans ses bras et la sensation écrasante revint. Comme si le monde était recouvert d'un film plastique, d'un voile. Elle revenait en enfance avec l'imprécision de ses souvenir. Heureusement le sentiment cessa rapidement.
« Tiens n'oublies pas ça… »
Son père sortit de la poche de sa veste le médaillon que portait toujours Myrina sur elle lorsqu'elle était à Poudlard. C'était un petit objet en argent rond simple et polie qui pendait au bout d'une chaîne très fine. Son père l'avait acheté le jour où ils étaient aller acheter ses affaires sur le chemin de traverse pour la première fois. C'était un objet magique, un objet ensorcelé… Si par malheur un jour sa vie était en danger, le pendentif de son père - en tout point similaire au sien- qu'il portait toujours sur lui lorsqu'ils étaient séparés, se mettrait à briller et à siffler comme une petite bouilloire. A la vue de l'objet la mémoire lui revint.
L'homme qu'elle avait vu dans le parc du ministère la semaine précédente était le vendeur de la bijouterie qui les leurs avait vendu.
Elle s'en voulut un moment de ne pas s'être rappelé de lui. Mais après tout, cela faisait quatre ans et elle n'avait pas particulièrement prêter attention au visage de l'homme à l'époque.
Néanmoins elle n'était pas mécontente d'avoir finalement put s'en souvenir.
Elle embarqua donc dans le Poudlard Express le cœur léger, son pendentif autour du cou.
Elle se dirigea vers les derniers wagon, saluant ci et là ses camarades. Le tout dernier wagon était de loin le plus petit de tout le train, mais il était en contrepartie couvert de fenêtres. Myrina s'y installa, hissant ses valises par-dessus les filets. Elle ouvrit toutes les fenêtres alors que le train démarrait. Quittant ses parents avec de grands signes de la main.
Alors qu'elle s'amusait à faire tourner un Blurpy transformé en bille dans le creux de sa paume, la porte s'ouvrit.
« Je savais que tu serais là! Mais, il n'a pas voulut m'écouter! » Râla une voix mélodieuse que Myrina reconnut bien vite.
Avant même d'avoir comprit ce qui lui arrivait, elle fut étouffer par l'étreinte de sa meilleure amie.
Mélusine Tiseran était d'ascendance féerique. C'était une jeune fille belle à nulle autre pareille, élancée et dotée de tous les charmes que puisse offrir mère nature. Elle avait le visage frais, angélique et enfantin de sa mère Titiana, reine des fées ainsi que des yeux d'un bleu évanescent, et de longs cheveux blond cendré.
Elle était vêtu en place de l'uniforme de l'école que prétendait devoir porté leurs parents au même âge, d'une robe de mousseline bleu azur légère, et des sandales blanches telles qu'en portaient les romains.
Néanmoins, sa perfection n'échappait point à quelques distorsions et bizarreries, car rien en ce monde n'existe de parfait…
Son caractère excentrique l'incitait à former des couronnes de papillons aux ailes lumineuses et irisées qu'elle déposait dans ses cheveux et elle se prétendait voyante.
Derrière elle se trouvait le meilleur ami de Myrina. Kain Origyn. Un garçon anormalement beau aux prunelle de chat améthystes et au teint opalin. Il avait des lèvres pleines, des pommettes hautes et une masse de cheveux noir ténèbre fins et lisses. Il y avait dans sa beauté quelque chose de dérangeant. Mais avec le temps, Myrina s'y était faite. C'était un garçon travailleur et intelligent. Il savait s'adapter aux personnes avec qui il discutait et rendait souvent des devoirs trop longs.
Myrina ne le dépassait en cours que de quelques dixièmes, ce qu'elle trouvait fâcheux.
« Salut Blurpy! » S'enthousiasma Mélusine en caressant le haut du crâne du polymorphe.
Kain hissa à son tour ses affaires et celles de Mélusine dans les filets, puis s'assit sur la banquette près de Myrina sans un mot.
Il n'était pas vraiment du genre bavard. Mélusine parlait plutôt pour deux.
« Vous avez passé de bonnes vacances vous deux? » Demanda-t-elle en observant Myrina et son polymorphe.
Mélusine considérait Blurpy comme une personne à part entière.
« Assez. On s'est un peu ennuyé quand même, tu sais… Mes parents travaillaient tout le temps. Et toi? »
« J'étais dans la communauté de ma cousine, en Finlande. Tout est magnifique là-bas, vraiment, je veux dire qu'est-ce qu'il y fait froid! Enfin, j'ai découvert une grotte pleine de pierre des nimbes un jour en me promenant… Alors, j'ai pensé tenter une potion de reconstruction mais je n'ai réussit qu'à faire explosé la tente de ma cousine. Elle m'en a drôlement voulu! Waw! Et personne ne m'a crut lorsque je leur ai expliqué que j'avais suivit à la lettre les instruction de mon livre de Potion. D'ailleurs, c'est sûrement parce qu'ils ne comprennent rien à l'Anglais… C'était juste super, tu vois… »
Myrina pouffa. Ce genre d'incident arrivaient cent fois par jour avec Mélusine, mais ce n'en restait pas moins un sujet risible.
« Et toi Kain? »
« Je me suis retrouvé au manoir bouclé pendant toutes les vacances. Mes parents n'ont pas supporté que je parte au village voisin sans les prévenir et j'ai été puni. J'ai crut que ces vacances ne finiraient jamais! »
« Pas fâché d'être enfin de retour, c'est ça? »
« Ravi! »Renchérit le garçon.
Par la fenêtre les arbres défilaient, blanchâtre, torturés et maladifs. Malgré cela, ils étaient magnifique, se succédant si vite qu'il était impossible de les distingué les uns des autres. Ils ressemblaient vaguement à des traînées de peinture sur un tableau inachevé. Alors que Mélusine et Kain entamaient une partie de bataille explosive, Myrina succomba à la fatigue d'un telle journée. Elle s'était levé très tôt pour terminer ses bagages et aussitôt qu'elle se fut allongé sur la banquette elle s'endormit paisiblement.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, le train était à l'arrêt.
« On allait te réveiller… On est arrivé. » Commenta simplement Kain en lui tendant ses valises.
« Merci… »
Un bâillement lui échappa, alors que Blurpy se collait derechef à sa valise.
« Allons! Dépêchez-vous! » Grogna Mélusine du couloir sautant d'un pied sur l'autre.
Kain attrapa ses valises et suivit les deux jeunes filles dans le couloir. Le quai de gare était réellement désert. Les seules personnes présentes étaient les élèves de Poudlard.
Une grande femme filiforme en kilt écossais et veste de tweed les attendait avec une sorte de géant barbu aux mains grandes comme des couvercles de poubelle et un tout petit sorcier chauve au teint sépia parcheminé et à la barbe blanche. Ils étaient respectivement la directrice de l'école: Miss Mac Gonagal, le gardien des clefs et des lieux de l'école Hagrid et le sous-directeur, le professeur Flitwick…
Ils s'affairaient à réunir les élèves qui sortaient du train en une masse désordonnée.
« Bien… A partir de cette seconde précise, vous êtes sous l'autorité de l'école de sorcellerie de Poudlard. Je vous prit de vous ranger deux par deux et de me suivre! » Hurla finalement la directrice à bout de patiente.
Personne n'osa discuter et tout le monde se rangea bien vite par deux. Mélusine et Kain étaient devant et Myrina se rangea derrière eux avec Avalon Parks qui venait de sortir du train. Ils ne purent pas échanger un mot, tant le silence était lourd. Personne n'osait parler.
Ils suivirent tous bien sagement la directrice et ses deux acolytes vers la ville. C'était une grande ville aux rues encombrées et parallèles. Une simple ville moldue. Ils passèrent devant tout un tas d'épicerie, de sandwicheries et de magasin de vêtements. Les moldus les regardaient passer avec admirations. Chaque année le rituel ainsi se perpétuait, c'était une curiosité régionale de voir le cortège des élèves de Poudlard passer dans les rues avec autant de calme et de silence. Pour les moldus, Poudlard était un collège/lycée pour enfants surdoués. Une sorte d'institut privé…
Ils passèrent devant une grande Bibliothèque, coupèrent par une rue sur la gauche et toute la file s'immobilisa soudain. Ils étaient arrivés. Hagrid sortit de sa poche une grosse clef au métal un peu rouillé et l'introduisit avec délicatesse dans la serrure.
De l'extérieur, l'école ne payait pas de mine! C'était un bâtiment aux murs noircis, coincés à l'étroit entre deux maisons. Il y avait à droite la grande porte de chêne et à gauche un portail de sortie pour automobile mangé aux mites on ne peut plus moldu. L'enseigne blanche et rouge indiquait
« Institut Poudlard.
Collège et Lycée pour enfants surdoués »
La serrure grinça et la porte s'ouvrit. Les élèves commencèrent à s'engouffrer dans la battisse.
Avant, Poudlard avait son propre château. Un immense assemblage complexe de tours et de créneaux. Mais après la guerre, plus personne n'avait voulut y retourner. De nombreuses batailles s'y étaient déroulés et les professeurs craignaient qu'un accroc irréparable n'ait été fait à la rivière magique qui coulait sous les fondements de château et aidait les élèves dans leur apprentissage des Arts Magiques. Sans compter qu'il regorgeait désormais de souvenirs terribles et traumatisants.
L'école avait donc été déménager ici, en plein cœur d'une ville moldu, afin que les futures générations retiennent les leçons des événements passés.
Ce n'était pas la seule chose que « l'Harmonie » avait changé. Depuis la guerre le Ministère avait sut progresser et se renouveler. Myrina avait grandit dans un univers magique où toute créature était admise et traitée en égal. Ainsi, se pressaient désormais dans les couloirs de l'école des demi géant, des fées, des elfes, des Valkyries guerrières, des loups-garous, des nymphes, des nixes (des génies des eaux), de jeunes amazones, des naïades, et même des vampires…
Cette tolérance avait apporté ce que les sorciers appelaient « l'Harmonie » : un style de vie où chacun était respecté, où toutes les créatures pouvaient vivre justement en Harmonie. Le monde avait découvert de nouveaux moyens afin d'intégrer tout le monde d'une manière équitable et jusqu'à présent, il n'y avait eut aucun accident.
Myrina entra dans le hall de l'école, à gauche, dans une cavité rocheuse, les escaliers -qui n'en faisaient jamais qu'à leurs têtes- menaient aux étages, juste à côté de la porte des cachots, à droite les portes de la Grande Salle étaient ouvertes.
Le cœur de Myrina se gonfla de joie en enfilant sa cape noire et son chapeau pointu. Instantanément la vie lui parut merveilleuse sous le plafond magique et les chandelles volantes. Cet endroit était magique! Elle s'installa avec ses amis à sa table, sous les couleurs de sa maison alors que les conversations reprenaient finalement…
Pour cesser presque instantanément lorsque Mac Gonagal commença à faire l'appel. C'est ainsi que débuta et que se termina une nouvelle arrivée, une nouvelle cérémonie de répartition, une nouvelle année.
Leur table salua comme il se devait l'arrivée de nouveaux membres qui bien qu'effrayés comme se devait de l'être tout nouvel élève tentait de ne rien laisser paraître. Les nouveaux Serpentard se dirigèrent vers leurs table d'un pas chevrotant sous les hourras de toute la maison.
Puis, Myrina traversa les cachots vers sa salle commune. Dans le dortoir Blurpy attendait en voletant autour des rideaux du baldaquins. Ses valises avaient déjà été transportés. Elle envoya d'abord un mot à ses parents pour les rassurer puis rangea grossièrement ses affaires les plus importantes avec Mélusine.
« Waw! Tu as emmené beaucoup de livres! » Fit remarquer celle-ci.
Myrina jeta un coup d'oeuil à ses livres sur la table de chevet. En effet, il y en avait plus que les trois dernière années.
« Je suppose, oui. C'est que je veux m'améliorer! J'ai promit à ma mère que cette année je serai la meilleure! »
« Tes parents t'ont demandé ça?! » S'étonna la fée.
« Pas du tout… C'est moi qui en ait envie! »
« Tu es loin d'être dernière! »
« Je suis très ambitieuse… » Elle s'effondra sur son lit. « Et puis, je suis aussi loin d'être première! Il me reste encore à battre Arthur des Serdaigle et Pete. Tu sais celui des Gryfondor… Ce ne sera pas une mince affaire mais si je parviens à améliorer mes résultats en potion et que je me concentre un peu plus pour les cours de vol, ça devrait aller! »
« Et ça servira à quoi? »
« A absolument rien… Enfin, je serai fière d'avoir réussit et puis j'en ait envie voilà tout! Histoire de me prouver que j'en suis capable.» Éluda Myrina.
« C'est juste adorable, adorable, adorable de se donner autant de mal! On éteins? Demain une longue journée nous attend. Et puis je suis un peu fatiguée. »
« D'accord, bonne nuit Mélusine. »
« Bonne nuit! »
Ce soir là Myrina eut du mal à s'endormir, elle entendit même les autres filles rentrer après avoir bavardé longtemps dans la Salle Commune. Longtemps aussi après que Blurpy ne vienne se poser contre son oreiller. Puis, elle sombra dans un sommeil abyssal.
