Nous voici donc dans le second chapitre de cette fiction. Merci à ceux qui l'ont lu et qui ont passé le cap du premier chapitre ! Vous allez maintenant en découvrir un peu plus sur les soeurs Haruno et leurs premières rencontrent avec les habitants de Konoha ! Certains d'entre eux vont, je pense, vous rappeler quelques souvenirs ! On va rapidement entrer dans le vif du sujet et voir les trois personnalités véritablement distingues et uniques de chacune des soeurs, ainsi que des autres personnages qui ne sont pas nécessairement comme dans le manga/l'anime.
J'espère que cela va vous plaire et merci encore !
CHAPITRE DEUX - LA VIE EST BELLE
Le lendemain matin, Sakura essayait de cacher ses cernes. Depuis quelques temps, elle ne dormait plus, ou rarement et quand elle dormait, elle faisait des mauvais rêves. Dormir paisiblement relevait presque du miracle, mais qu'importe, elle avait d'autres projets pour cette magnifique matinée. Mikan et elle avaient décidé de visiter Konoha en ce samedi. Elle espérait que Naoko allait les accompagner, mais vu sa réaction hier soir, Sakura en doutait. La jeune femme ouvrit la fenêtre et contempla le paysage. La tempête de la veille avait disparu, laissant place à un ciel bleu sans nuage, bercé par un vent frais, mais léger. Maintenant que la tempête était passée, Sakura pouvait aisément profiter du paysage et des maisons alentours. Konoha était paisible et finalement, leur tante avait peut être très bien choisit cet endroit. Sakura n'espérait qu'une chose, se reconstruire. Elle était presque devenue muette après l'annonce du décès de ses parents et elle s'était remise à parler quelques semaines auparavant seulement. Finalement, cette tragédie affectait tout le monde de manière différente. Mikan gardait son sourire et sa bonne humeur naturelle, mais elle était brisée au fond d'elle et ne le montrait pas. Naoko était devenue agressive et distante et puis tante Yumi pleurait souvent ces-derniers temps, en silence, le soir. Elle s'était également remise à fumer après avoir arrêté pendant une vingtaine d'années.
Une légère brise de vent caressa le visage de Sakura qui ferma les yeux, bercé par le frottement des feuilles entre elles au loin. Elle laissa son esprit vagabondé l'espace d'un instant avant de sortir de sa petite torpeur en entendant un miaulement plus bas. Sakura plissa les yeux pour apercevoir son chat, Hector, entrain de se frotter à elle en miaulant. Hector était un jeune chat de la famille et surtout, de Sakura. Il était toujours là, quand elle se sentait mal, mais aussi pour demander à manger ! Elle avait opté pour ce prénom en référence au célèbre chanteur de son groupe pop rock préféré. Sakura le caressa doucement et se mit à sourire en entendant l'animal ronronner. Le chat était tout noir, sauf le bout de sa queue et le bout des pattes qui étaient blanches. Hector avait des yeux jaunes magnifiques, mais un sale caractère quand il le voulait. Un véritable petit prince en somme, mais aussi un gentil matou. Il sauta des bras de sa maîtresse pour se diriger vers la sortie de la chambre.
-" Tu as faim mon grand. "
Le chat répondit par un miaulement prononcé et Sakura sortit de sa chambre pour descendre les marches en suivant le chat qui arriva devant la cuisine. La femme ouvrit un tiroir où elle avait rangé, hier soir, les croquettes et en déversa dans la gamelle du félin qui se mit à tout manger comme un glouton. Elle le caressa un instant avant d'entendre du bruit du salon où la elle se dirigea. Sakura observa la scène sans rien faire ni dire. Il y avait Mikan et Naoko assissent en tailleur autour de la table. L'aînée dévorait son deuxième bol de ramens alors que Naoko criait contre elle. Mikan avait un don pour ignorer les gens, quand elle le voulait.
-" Tu es insupportable ! " railla Naoko en terminant de petit déjeuné " Tu pourrais au moins me répondre ! Je suis ta sœur " !
-" Tiens Sakura, debout ? Prête pour partir visiter Konoha ? " lança Mikan en relevant la tête vers son autre soeur, ignorant totalement Naoko.
-" Pfff ! Je te déteste ! "
-" Grand bien t'en face, petite sœur " répondit l'intéressée.
Naoko se redressa et repartie dans sa chambre en claquant encore la porte. Mikan termina son bol en soupirant profondément. Les ramens ! Son repas favori. Elle pouvait en manger n'importe quand. Sakura hésita à s'approcher et finalement s'installa. Elle regarda le contenu de la table. De la soupe miso avec du tofu, du riz et du poisson grillé. Elle se prit un bol de soupe. Il y avait encore plusieurs cartons dans la maison, mais petit à petit, ça se vidait et plus vite qu'on ne le pensait. Sakura leva la tête vers un meuble où elle avait déposé la veille, les photos humides.
-" Tante Yumi est partie ? " demanda Sakura en buvant une fine gorgée de la soupe tiède.
-" Oui. Elle ne revient qu'en soirée. Elle voudrait qu'en rentrant, nous continuions de ranger. J'ai presque terminé de retirer les affaires de ma chambre." expliqua la soeur ainée tout en souriant légèrement.
-" Naoko va rester ici ? "
-" Oui. Elle prétexte qu'elle a des choses à faire. Mais elle va rester ici à broyer du noir, comme toujours. Qu'importe, nous, on va se promener ! "
Sakura se mit à sourire doucement et termina son bol. Ça lui faisait de la peine que Naoko ne vienne pas, mais que pouvait-elle faire ? Rien du tout. Après son petit déjeuner léger, elle alla s'habiller. Contrairement à hier, il faisait une chaleur étouffante. C'était incroyable, ce changement de température et de climat. A Kumo, soit il faisait très froid pendant longtemps, soit très chaud sur une longue période, mais pas un changement aussi brutal. Elle enfila une robe bleu pâle légère et s'attacha les cheveux d'un ruban de la même couleur. Elle enfila des ballerines blanche à petits pois bleu et retrouva sa sœur devant la porte. Mikan avait enfilé un short en tissu blanc et un t-shirt assez long, avec écrit j'aime les ramens dessus en lettres capitales. Des baskets bordeaux usées. Chacune des Haruno avait son propre style vestimentaire tout comme sa personnalité. Mikan attrapa son sac à main et son téléphone portable avant de fermer la porte, sans parler à Naoko.
-" Ton sac est chargé. " fit remarquer Sakura en empruntant le sentier qui les séparait du village.
-" Oui. J'ai préparé un gros bento pour nous deux, ce matin. On ne rentrera pas pour midi forcément. "
Naoko regardait ses sœurs partir au loin. Elles étaient stupides ! Qu'est ce que Konoha pouvait bien avoir de spécial hein ? Rien pour elle. C'était un village perdu au milieu de nul part. La jeune femme soupira et retourna dans sa chambre. Elle avait choisi l'une des trois chambres de l'étage. Elle pensait notamment à faire une décoration plutôt sombre. En ce moment, le noir et le gris étaient ses couleurs. L'adolescente n'avait aucune envie de sourire, de rire et encore moins de tout oublier et de pardonner ! Ses parents étaient morts à cause de Mikan et elle, elle allait se promener comme si de rien n'était ! C'était scandaleux et Naoko se sentait seule. Elle était l'unique personne à ne pas essayer de se reconstruire car justement, elle ne digérait pas les choses. Naoko resta là quelques temps, à broyer du noir et à tourner en rond aussi, à caresser le chat au passage avant de lui donner un petit coup de pied quand celui-ci essaya de la mordre. Sale bête.
Naoko se leva soudainement. Elle avait une profonde envie d'évasion. Elle voulait aller ailleurs, autre part, voir autre chose que ces murs qui n'étaient pas les siens. La jeune femme se leva et attrapa un gilet fin, beige et sortit après avoir enfilé ses chaussures. Elle ferma la porte à clé, de toute façon, ses sœurs ne reviendraient pas maintenant et fila rapidement dans les bois.
La forêt de Konoha était très grande. Elle entourait réellement le village et en son cœur, on trouvait le centre-ville, là où les sœurs de Naoko s'étaient rendues. Cette-dernière préférait être seule. Elle avançait d'un pas rapide dans les bois inconnus. Naoko remarqua que les arbres avaient pour la grande majorité, des troncs épais et des branches hautes, ainsi que d'épaisses feuilles de différentes couleurs. C'était une palette colorée, un patchwork unique et envoûtant. Le sol en était recouvert, avec de la mousse et de nombreuses brindilles. Plus elle s'éloignait, plus Naoko distinguait difficilement la maison. Après dix bonnes minutes à marcher dans le vide comme ça, dans les bois, à suivre son esprit rebelle, Naoko décida de faire une pause. Elle soupira et de se laisse tomber sur une grosse racine dépassant du sol. Silencieuse un long moment, elle leva les yeux vers la cime des arbres. Petite, son père l'emmenait souvent dans les bois de Kumo et Naoko était une sacrée grimpeuse. L'était-elle encore aujourd'hui ? Un sourire sur le coin des lèvres, elle décida de voir si elle en était capable et commença à escalader un arbre au tronc plus qu'épais. Naoko monta très rapidement. Elle n'avait rien perdu de ses réflexes. Elle était à presque trois mètres du sol quand elle posa sa main sur la branche la plus basse. Elle se hissa sur celle-ci quand un crack étrange résonna. Oups ! La branche, trop fragile, céda sous son poids et Naoko chuta brusquement et tomba sur le dos, au sol. Le souffle coupé, elle grimaça. Elle n'avait rien ou presque. Heureusement que le lit de feuilles mort avait amorti sa chute. Elle gémit cependant, c'était douloureux quand même. Elle fixa le ciel, silencieuse un moment avant qu'un bruit de brindille cassée la sorte de sa torpeur et qu'elle ne découvre une silhouette plantée, devant elle.
-" Sacrée chute. "
- " Qui t'es toi ? " lança Naoko sans aucune sympathie dans sa voix. C'était Naoko en même temps.
- " Hm. Quelqu'un. "
Naoko haussa un sourcil et se redressa d'un coup. Okay, ce gars voulait jouer car elle lui avait répondu ainsi ? Elle le détailla un moment. Il était particulièrement grand avec des cheveux noirs comme l'ébène, tout comme ses yeux, couleurs onyx. Quelque chose d'enivrant se lisait dans son regard. Un charisme incroyable. Ses cheveux étaient mi-longs, attachés en une queue de cheval. Naoko pouvait apercevoir un fusil dans son dos. Un chasseur ? Elle recula d'un pas, réflexe.
- " Que fais-tu ici ? " demanda-t-elle enfin, méfiante.
- " J'étais à la poursuite d'un gros rat que j'ai vu filer. Il crèche dans ma chambre depuis trop longtemps " expliqua le garçon d'un air neutre.
- " Ah. J'ai du mal à te croire... Tu es étrange "
- " Et toi alors ? Tu t'es vue ? Tu t'es prise pour un singe en voulant grimper là-haut ? " riposta le jeune homme.
Naoko sentit ses joues rosirent. Elle baissa les yeux et soupira. Son père... Elle était montée pour ça, mais elle ne pouvait pas l'expliquer. Elle glissa une main dans ses cheveux sans se rendre compte qu'elle avait installé un silence et que le garçon s'était approché pour être en face d'elle. La jeune Haruno redressa la tête et croisa le regard de l'inconnu. De près, il était encore plus envoûtant. Un véritable charme se dégageait de tout son être.
- " Ça va ? "
- " Oui... Je crois " répondit Naoko avec un léger sourire.
- " Quel est ton nom ? "
- " Toi d'abord. "
- " Si tu veux. Itachi. Itachi Uchiha."
- " Naoko Haruno."
Ils se dévisagèrent un long moment avant que le dénommé Itachi pose sa main sur la joue de la jeune femme. Il fronça les sourcils en voyant une fine entaille d'où un filet de sang s'écoulait tout du long. Il sortit de sa poche un paquet de mouchoirs et avec l'un d'entre eux, essuya le tout. Naoko hocha la tête, silencieuse. Elle était partagée entre la peur et l'envie de pleurer. Elle était à bout, à bout oui, trop de peine et de colère tonnaient en elle.
- " Voilà. En tombant, tu as du te prendre une épine de l'une des ronces au sol. Ce n'est pas bien profond. " expliqua Itachi avec un léger sourire planant sur ses lèvres.
- " Merci. Tu... Tu habites à côté ? " osa-t-elle enfin demander en reprenant son aplomb. Naoko était comme ça, une fille sensible qui cachait ça par un masque fait de cynisme et d'ironie.
- " Pas loin, oui. Juste après les bois, à deux kilomètres à peine. Je traîne souvent ici. J'adore la forêt. Et toi ? Je ne te connais pas. Konoha est un petit village, on sait tout de suite quand quelqu'un de nouveau débarque. "
- " Tu as raison. Je suis arrivée hier. J'habite un peu plus au sud d'ici. " répondit la jeune femme.
- " Ah ! Cette maison. Je vois. Elle appartenait avant à un personnage très spécial du village... Il a déménagé après son divorce... C'est devenu un dépendant à l'alcool puis il a essayé de se suicider, mais s'est raté. Il a été interné.
- " Oh... Charmant " avoua-t-elle. Maintenant, ça y est, elle ne verra plus cette maison de la même façon.
- " On a vu mieux comme voisinage, c'est certain. Alors, on chasse ce rat ensemble ? "
D'accord, ce garçon était vraiment étrange songea Naoko, muette.
Konoha était un village intéressant et très coloré qui plus est. On y trouvait une rue centrale, avec diverses boutiques et un restaurant de ramens aussi où l'odeur de la nourriture se sentait à plusieurs mètres. Mikan avait ordonné à Sakura de manger ici, ce qui avait fait grandement rire la petite sœur. Alors que Mikan dévorait son troisième bol en félicitant le chef, Sakura dégustait le contenu du bento. Sa soeur avait un don pour cuisiner. La plus jeune des filles leva la tête vers la montagne qui bordait le village et couper la forêt. On y trouvait des têtes géantes gravées dans la roche. Cinq têtes en tout et une seule femme. Sakura fronça les sourcils et se tourna vers Mikan. Elle était très intriguée par ces visages.
- " Nee-chan. Tu sais pourquoi des têtes sont faites dans la roche ? " demanda Sakura en terminant de manger un onigiri.
- " Hm... Non. " répondit-elle en haussant un sourcil en voyant les têtes. Elle s'était tellement concentrée sur les ramens qu'elle n'avait pas vu le reste.
- " Je suppose que ce sont des personnes importantes pour ce village. "
- " Je pense aussi, Sakura. " concéda l'ainée.
Sakura posa ses deux mains sur ses joues et fixa la montagne au loin. Konoha changeait vraiment de Kumo. Elle resta un moment rêveuse, à détailler chaque bâtiment qu'elle pouvait voir de là où elle se trouvait. Le toit de l'hôpital était visible, un toit vert pomme et aussi, un grand bâtiment rouge. Etait-ce la mairie ? L'hôtel de ville était-il là-bas ? Soudain, une odeur qu'elle ne connaissait que trop bien lui envahie les narines. La jeune femme se retourna vers une boutique au loin. Un fleuriste ! Et cette odeur n'était autre que celle des cerisiers. Les fleurs qu sa mère, Megumi, adorait et c'était pour ça qu'elle avait donné ce nom à sa dernière fille. Sakura se redressa sous le regard curieux de Mikan qui l'observa. La plus jeune des soeurs se dirigea vers la boutique, à quelques mètres du restaurant des ramens et regarda par la vitrine, les nombreuses fleurs différentes, dont les fleurs de cerisiers. Son odorat ne l'avait pas trompé. Sakura souriait légèrement en repensant à sa mère qui, presque tous les matins, venait déposer un bouquet de fleurs fraîches sur la table de la cuisine. Megumi avait été une fleuriste très appréciée à Kumo et Sakura avait grandit dedans. Un pincement au cœur l'envahie à cette pensée, elle sentait ses yeux la piquer, elle ne devait pas craquer, pas ici. C'est alors que le reflet d'une autre personne apparue dans la vitrine. Elle se retourna pour se trouver nez à nez avec une jeune femme de son âge environ, possédant une longue chevelure blonde, soyeuse et un sourire aux lèvres.
- " Puis-je vous aider ? " demanda la jeune femme qui portait un tablier avec écrit dessus Yamanaka fleurs
- " Euh... Je ne crois pas non. En fait, j'ai juste senti les fleurs de cerisier. Leurs odeurs est unique et ça m'a rappelé énormément de choses. " avoua Sakura en plissant les yeux.
- " Oh je vois. Je sais parfaitement ce que c'est. Ca m'arrive souvent aussi, c'est pour ça que j'adore travailler ici quand je le peux. "
- " Quand vous le pouvez ? " répéta Sakura sans comprendre.
- " La boutique appartient à mes parents et tu peux me tutoyer, on doit bien avoir le même âge " répondit la jeune blonde en lui faisant un clin d'oeil complice et en lui prenant la main pour l'entraîner dans la boutique.
La boutique Yamanaka était grande et des fleurs jonchaient les moindres recoins. Certaines étaient suspendues et le mélange d'odeur était unique et très agréable. Sakura se sentait presque chez elle, dans la boutique de sa mère. Elle chassa une larme furtive de sa joue et regarda la jeune femme sortir quelques tiges de fleurs de cerisiers, les couper avec un sécateur et l'enveloppa dans un papier avant de lui tendre.
- " Tiens. Cadeau de la maison. "
- " Oh ? Vraiment ? Oh non, je ne peux pas accepter. " dit la jeune Haruno, gênée.
- " Bien sûr que si. La fleuraison des fleurs de cerisier est trop courte, mais le plus est l'éphémère non ? Tiens. Ce n'est pas grand chose en plus et tu reviendras comme ça. " répondit la vendeuse en lui lançant un nouveau clin d'œil complice.
- " Et bien, merci... ? "
- " Oh. Je m'appelle Ino. Ino Yamanaka. "
- " Enchantée. Moi, c'est Sakura Haruno. "
Pendant quelques minutes, les deux jeunes femmes se mirent à parler des fleurs, à échanger des petites astuces sur les fleurs et comment s'en occuper. Après tout, Megumi disait souvent à sa fille que chaque fleur est différente, chaque fleur a besoin que l'on s'occupe d'elle avec le même amour, cependant. Sakura a toujours cru que c'était faux et maintenant, elle sait que sa mère ne mentait pas. La cloche de la boutique sonna et coupa les deux personnes dans leur discussion. Sakura avait complètement oublié Mikan et elle était persuadée que sa soeur venait d'entrer et aller railler, mais non. A la place, un beau et charmant jeune homme se tenait là. Brun, avec les cheveux en bataille et portant une rose rouge à la main. Il s'approcha du comptoir, l'endroit où les deux femmes se tenaient et la tendit à Ino avec un sourire tout à fait charmeur, mais dans les yeux du garçon, on pouvait lire qu'elle lui plaisait, vraiment.
- " Une rose rouge, pour la plus belle de toutes les fleurs." lança le garçon en ignorant totalement Sakura.
- " Oh, quel romantique tu fais ! " déclara Ino en prenant la rose, pouffant de rire avant de sourire légèrement.
- " Je sais, je sais. Je suis certainement le plus romantique des mecs du coin ! " répondit-il en pouffant de rire.
- " Kiba... " commença Ino avant de poser une main sur la joue du garçon, de la caresser doucement du bout des doigts.
- " Oui, ma princesse ? "
- " Merci pour la rose. " lança Ino Yamanaka en posant tendrement ses lèvres sur celle du garçon, un bref instant.
Sakura resta silencieuse. Elle était un peu gênée, mais elle devait reconnaître que ce Kiba était très beau et avec un petit humour amusant. Elle aurait aimé qu'on vienne aussi lui offrir une rose comme ça. Elle serra contre sa poitrine, le petit bouquet que Ino avait fait pour elle. Cette-dernière arrêta le baiser et se redressa pour présenter Sakura à son petit ami. Ainsi, la belle Haruno apprit que les deux amoureux étaient en couple depuis plus d'une année et que Kiba avait arrêté les cours pour travailler comme apprenti avec un certain Minato Uzumaki.
Mikan fixait les têtes plus loin, faites dans la roche. Sakura avait raison, c'était intriguant. Elle attendait sa sœur et pour le coup, elle était contente d'être seule, pour réfléchir un peu. Elle n'aimait pas montrer son chagrin ni sa culpabilité devant ses sœurs et sa tante. Elle savait pertinemment que si ses parents étaient morts, c'était sa faute et vivre avec ça, c'était un poids trop lourd, au point qu'elle avait pensé mettre fin à ses jours déjà, mais à chaque fois, c'est comme si elle entendait la voix douce et protectrice de sa mère lui dire de ne pas le faire et la main de son père, ferme et sécurisante, se poser sur la sienne qui tenant une lame de rasoir, face à son poignet. Il y avait aussi la peur du geste, la peur de le faire, d'aller au bout des choses. Mikan espérait secrètement que ce nouveau départ en serait vraiment un. Elle marchait un peu, sur la grande place pour retrouver sa sœur, mais des voix s'élevèrent au loin, provenant d'une ruelle plus étroite. Fronçant les sourcils, Mikan s'approcha rapidement, trop curieuse certainement et pu voir plusieurs personnes au bout de ce cul-de-sac. Elle fronça les sourcils en voyant que deux garçons avaient plaqué un autre, un roux, contre un mur.
- " Ton père devait du fric au mien. Tu vas gentiment nous rembourser, sans faire d'histoire, n'est-ce pas, Sasori ? " lança le seul garçon qui ne maintenait pas le roux, tout en sortant de sa poche, un petit couteau qu'il posa sur la joue de la victime.
- " Laissez moi une semaine... Pour tout réunir. "
- " Cinq jours. Pas un de plus. Si tu n'as pas l'argent, je crois que ta pauvre mère te retrouva... En petits morceaux." répondit-il en gloussant de rire.
- " Tu les auras, Hidan... "
- " Tu me rassures, mec. "
Le dénommé Hidan se redressa et rangea son arme en voyant Mikan. Il fronça les sourcils et lui fit face, la détailla avant de siffler. On ne pouvait nier que Mikan était une très belle personne. Il s'approcha et planta son regard dans ses yeux. Elle sentit une haine incroyable envers ce garçon et recula d'un pas, prise de peur. Cet Hidan inspirait la crainte, ni plus ni moins.
- " Kisame, Deidara, on se tire. Et toi poupée, t'as rien vu, okay ? " dit-il en fixant Mikan avant de disparaître, suivi par un grand blond à la longue chevelure et un imposant garçon qui sentait le poisson.
Mikan ne bougea pas au début. Elle ne savait pas ce qui venait de se passer, mais elle avait certainement sauvé, involontairement ce dénommé Sasori, ou du moins, elle lui avait évité de passer un mauvais quart d'heure. Elle s'approcha et se pencha sur lui pour voir qu'il avait plusieurs marques de coups, des hématomes et qu'il retenait ses larmes. Que faire ? Tout ça, ce n'était pas son truc.
- " Tu vas bien ? " demanda-t-elle, car c'est tout ce qu'elle avait trouvé quoi dire.
- " J'ai vu mieux... Merci. " répondit Sasori en se redressant, chancelant. Il n'était pas en état de marcher.
- " Attends, je vais t'aider. "
- " Non. Oublie moi et oublie ce que tu as vu, c'est mieux... Pour tout le monde et pour toi. "
Mikan fronça les sourcils et regarda le jeune homme marchait en boitant sortir du cul-de-sac, disparaître dans le petit village. Allait-elle le revoir ? Elle n'en savait rien, mais plusieurs questions se mirent à envahir son esprit. Ce Sasori devait de l'argent, pourquoi ? Son père n'avait pas pu le rendre, pourquoi ? Qui étaient cette petite bande ? Au loin, le soleil déclinait doucement. La journée s'était écoulée trop vite et déjà, le soleil se couchait à l'ouest.
