Elyssia : Je suis contente que ce te plaise. L'ambiance va être explosive, en effet. J'espère que tu vas rire, je ne suis pas très douée pour l'humour. Mais j'espère être à la hauteur de tes espérances.

Merci encore !

missannie : Merci beaucoupça me touche. Mais en fait, l'idée de la ficelle qui les lie n'est pas tout à fait de moi. Je l'ai prise d'un fanart qui représentait Harry, Ron et Hermione endormis. Harry est au milieu, souriant, et Ron et Hermione l'entourent, leurs petits doigts attachés par une ficelle. Ca m'a paru être une bonne idée. J'espère que l'on ne m'accusera pas de plagia.

Pour les reviews anonymes, je ne demande pas mieux. Mais j'ignore comment on fait. Je ne suis pas encore très habile sur le site.

Shiefa Li : La voici ! Merci d'avoir reviewer !

Heaven68 : Tant d'éloges ! Merci, c'est super ! Pour moi, c'est très important de respecter la personnalité des personnages. Je hais ces fics qui racontent n'importe quoi n'importe comment. Ton compliment me fait donc deux fois plus plaisir.

Axoo : Tu sais que chacune de tes reviews me font un plaisir fou. Ca me donne l'impression d'avoir une fan !lol ! J'espère que tu apprécieras la suite.

LovelyHermione : Merci beaucoup. J'espère que cela sera à ton goût !

Bisous !

castel : Eh bien voilà ! Dis-moi ce que tu en penses !

crazymeuh : Voici la suite. Bon amusement !

pit-chan : Merci pour cette review et les autres ! Ca fait toujours plaisir !

Chapitre 2 : des intentions louables

Il le faisait…

Il ne le faisait pas…

Il le faisait…

Il ne le faisait pas…

Il le faisait…

Il… Il le faisait…

Harry, après avoir hésité durant des heures et des jours, s'empara de l'Antidéliement ainsi que d'une potion somnifère qu'il avait conçue lui-même (il espérait d'ailleurs l'avoir préparé de manière correcte) et fourra le tout dans la poche de sa robe de sorcier. Repoussant ses dernières incertitudes, il descendit les escaliers de son dortoir et se rendit d'un pas vif à la Grande Salle. Il aperçut vite Ron et Hermione, attablés et discutant sans se regarder – sans doute venaient-ils d'achever une dispute –, puis se dirigea vers eux, s'efforçant d'avoir un air naturel et pas celui coupable qui semblait ne pas vouloir laisser les traits de son visage en paix.

-Ca va, Harry ? s'enquit aussitôt Hermione. Tu as une drôle de tête.

-Bonjour à toi aussi, répondit-il, le ton léger.

-Oh, excuse-moi, se reprit-elle. Mais… tu m'as l'air préoccupé.

Ron, qui le fixait d'un regard soupçonneux, approuva.

-Tu sais que tu peux tout nous dire, mon vieux, dit-il.

Harry prit place à table en soupirant.

-Je vais bien, répondit-il. Je ne vois pas pourquoi vous vous inquiétez comme ça.

Ron et Hermione détournèrent les yeux à contrecœur. Devant tant de considération, Harry sentit sa culpabilité monter d'un cran. Ils se souciaient beaucoup de lui, depuis la disparition de Sirius. Harry n'avait d'abord rien voulu dire à personne, ne pas se confier et rester seul à ruminer ses sombres songes. Mais au bout d'un moment, il avait compris qu'en fait, il avait surtout besoin d'une épaule sur laquelle il pourrait pleurer. Ron et Hermione avaient répondu présent et, durant un jour ensoleillé, il s'était retrouvé sans très bien savoir comment, entre ses amis à déverser sa colère, son désespoir et sa détresse. Ils avaient été là, ils avaient écouté, ils avaient pleuré avec lui…

Et lui, il allait les attacher l'un à l'autre durant une semaine. Il méritait la palme de l'ami indigne.

Mais alors qu'il allait renoncer, il jeta un coup d'œil à Ron et à Hermione : ils avaient la mine sombre et renfrognée. Ils mangeaient de manière un peu plus vive qu'à l'ordinaire. Ils se jetaient de temps à autre des regards en coin, emplis de colère muette. Si Harry avait de la difficulté à s'avouer ses sentiments et à se confier, eux, ils le dépassaient sans aucun doute. Si l'Antidéliement pouvait les aider à ne plus ressembler à un vieux couple en phase de divorce, il ne devait pas hésiter. Alors il n'hésita plus et mit son plan à exécution.

Harry prépara la potion dans sa poche et sortit sa baguette magique sous la table. Il visa une assiette à portée de sa vue à la table d'en face – celle des Serpentards.

-Accio assiette ! dit-il plus bas qu'un murmure.

-Qu'as-tu dit, Harry ?

Mais Ron n'eut jamais sa réponse. Derrière lui venait de retentir un infernal boucan de ferraille. Ron et Hermione se retournèrent d'un même mouvement, comme le fit la plupart des élèves présents dans la Grande Salle. Profitant que toutes les attentions étaient portées sur l'assiette que venait de chuter, Harry, rapide comme son éclair de feu (Ah, le jeu de mot !), se pencha en avant et versa la potion somnifère dans les verres de Ron et d'Hermione. Il parvint tout juste à se rasseoir et à regarder d'un air intrigué les Serpentards qui se hâtaient de ramasser les dégâts en maugréant.

-Ce qu'ils peuvent être maladroits ! dit Ronà l'évidence satisfait.

- Cela me paraît bizarre, dit Hermione, songeuse. On dirait que l'assiette a glissé seule de la table…

-Tu ne l'as même pas vu, répliqua Ron. Comment peux-tu savoir ça ? Tu n'es pas obligé de le montrer, tout le monde sait que tu es très intelligente.

-Depuis quand est-ce un défaut ? répondit-elle, l'air hautain. Et puis, moi, au mois, je peux me vanter d'avoir lu l'Histoire de Poudlard.

-Oh, toi…

-Eh ! les interrompit Harry. On se calme, d'accord ? Il ne s'est rien passé de grave, que je sache. Ne vous gâchez pas la fin de journée pour si peu.

Ron et Hermioneà nouveau sur les nerfs, tournèrent la tête. D'un même mouvement, ils se saisirent de leurs verres et les terminèrent d'une traite. Harry tenta de réprimer un sourire satisfait.

Une fois qu'ils eurent fini leur dîné, ils se rendirent dans la salle commune de Gryffondor afin de bâcler quelques devoirs. Ils n'avaient aucune envie de travailler, mais pas pour les mêmes raisons. Au fil de la soirée, les élèves disparaissaient peu à peu dans leur dortoir respectif, la main devant la bouche pour dissimuler un long bâillement. Ce vendredi avait été chargé pour tous. Harry lui-même sentait ses paupières se fermer toutes seules alors qu'il écrivait sans grande attention une réponse quelconque au devoir du professeur Rogue. Il posa sa plume encore une fois, se redressa un peu, puis s'étira de tout son long. Lorsqu'il baissa à nouveau les yeux, il s'aperçut enfin que Ron et Hermione, assis en face de lui sur le même canapéétaient assoupis, leurs têtes s'appuyant l'une sur l'autre., Tout doucement, il prit l'Antidéliement et s'approcha de ses amis. Il s'agenouilla devant eux, saisit leurs mains, puis fit un nœud à leurs petits doigts. Aussitôt, la ficelle rose sembla ne faire plus qu'une avec leurs doigts. Harry tenta de tirer dessus, essaya un sort de découpage, mais rien n'y fit : l'invention de Fred et Georges était une réussite.

Quelques instants plus tard, Ron et Hermione commencèrent à gigoter en marmonnant. Harry s'avachit aussitôt dans son fauteuil, mit ses lunettes de travers, ouvrit un livre sur son ventre, feignent un profond sommeil. Il le feignit si bienà vrai dire, que ses amis y crurent dur comme fer lorsqu'ils ouvrirent les yeux.

A suivre…

Encore une fois, merci à tous pour ces superbes reviews ! Pour moi qui n'ai guère de succès, vous n'imaginez pas comme cela fait plaisir ! J'espère que ce second chapitre est à la hauteur de vous éloges, chers lecteurs !

Bye, Samantha Dreamangel