Note d'auteur : Après une longue concertation avec moi-même j'ai décidé de publier un chapitre par semaine, le mercredi. Je vous présente donc le deuxième chapitre de ma fanfiction et je vous souhaite une agréable lecture.


Caroline ouvrit doucement les yeux. Elle mit quelques secondes pour se souvenir qu'elle se trouvait dans un avion, direction Florence… Elle tourna la tête à droite et découvrit Klaus, de l'autre côté de la rangée. La veille elle l'avait vexé en refusant catégoriquement de s'asseoir près de lui. Il lui tendit une coupe de champagne avec un petit sourire en coin :

« Ne t'inquiète pas, je ne t'en veux pas. Champagne ?

- Non merci, refusa-t-elle. Je préfère garder les idées claires pour ce qui nous attend.

- Sage décision. Tu ne trouves pas ça ridicule d'être aussi loin l'un de l'autre alors que nous sommes seuls dans cet avion ?

- A mon avis nous ne sommes pas assez éloignés puisque je t'entends encore ! grogna-t-elle.

- Mauvaise nuit ? demanda-t-il.

- On peut dire ça comme ça.

- La journée sera mille fois pire.

- Optimiste…

- Réaliste. Nous allons pourchasser un vampire vieux de plusieurs siècles d'une cruauté et d'un esprit tordu absolument dévastateurs.

- Et c'est toi qui dit ça ?

- C'est pour ça que tu as accepté que je t'accompagne, non ? Parce que je suis le seul à être pire qu'elle ?

- En effet. Vous avez à peu près le même niveau de non-humanité ! »

Klaus encaissa l'insulte sans rien dire. Il mit ça sur le compte de la fatigue de Caroline et se contenta de finir son verre d'alcool. Une hôtesse de l'air entra et tendit son poignet à Klaus qui y planta avidement ses crocs.

« Je t'en prie, love, rejoins-moi pour le petit-déjeuner.

- Je n'ai pas faim, mentit Caroline.

- Bien-sûr que si. Et tu risques d'avoir besoin de toutes tes forces pour sauver ta mère… En plus, c'est du B positif…

- Comment… ? »

Elle décida que savoir comment il avait appris quel était son groupe sanguin préféré n'était pas une question existentielle et finit par se nourrir. Un délicieux petit-déjeuner au-dessus des nuages ne se refuse pas…


En descendant de l'appareil Caroline laissa le soleil italien caresser sa peau. Heureusement, elle portait sa bague de jour. Elle se fit la promesse intérieure de ne jamais l'enlever et de tout faire pour retirer celle de Katherine. Klaus dû suivre son résonnement puisqu'il lui sourit :

« Le mois de juillet est une très bonne période pour la chasse aux vampires, non ?

- Je t'approuverai lorsque le notre nous aura donné le sang d'Elena sous la torture.

- Et quelles sortes de torture ? l'interrogea le vampire originel.

- C'est toi le spécialiste des trucs répréhensibles ici, non ?

- Alors toi tu es… la jolie fille ?

- Le cerveau, Klaus. Je suis le cerveau. »

L'hybride rit mais ne fit pas de commentaires. Il ne voulait pas la vexer et, il s'en doutait, elle avait devait avoir raison. Il appela un taxi qui les emmena dans les rues de la ville. La voiture s'arrêta soudain et l'hybride en sortit, tendant une main ferme à Caroline qui déclina.

« C'est ici que Rebekah a torturé Elijah ?

- Non, pas du tout. Ils étaient à Florence. D'ailleurs, tu pourras demander de l'aide à ma sœur pour torturer Katerina. Certes ses méthodes sont assez expéditives mais je t'avouerai que les résultats obtenus sont phénoménales !

- Nous ne sommes pas à Florence ? s'étonna Caroline, ignorant délibérément la dernière partie de sa phrase. Elle avait des limites.

- Nous sommes à Milan.

- -Mais, puisque que Katherine…

- Katerina ne reste jamais très longtemps au même endroit. Particulièrement après un rendez-vous avec mon frère. Elle sait très bien quel genre de choses peuvent arriver.

- Pourquoi Milan alors ?

- Parce que j'ai quelques connaissances des cachettes favorites de cette fourbe. Elle n'aime pas Rome et elle a une peur panique de Naples depuis que je l'y ai attrapée… Un charmant moment d'ailleurs…Elle était à Florence et devait donc aller le plus loin possible pour que je ne la retrouve pas. Je parie sur Milan. Rebekah est actuellement à Pise, on ne sait jamais.

- Et si elle a quitté l'Italie ?

- Caroline, ait un peu foi en moi s'il-te-plaît ! »

La jeune fille hocha la tête. En réalité, elle était contente que Klaus prenne ainsi les choses en mains. Seule, elle aurait été incapable de retrouver ne serait-ce que la trace de Katherine, elle le savait désormais.

Klaus ouvrit d'un coup de pied une porte défoncée et ils entrèrent dans un appartement sordide. Klaus inspecta la poussière, le frigo, les cendres… Caroline n'osait pas bouger. Elle n'arrivait pas à croire que la Katherine qu'elle connaissait ait pu passer du temps dans un endroit aussi sale et inquiétant. Klaus finit par revenir près d'elle.

« Katherine a… vécu ici ? demanda Caroline.

- En effet. De nombreuses fois depuis que j'ai détruit sa dernière maison à Milan. Elle a toujours aimé cette ville.

- Elle n'y est plus depuis longtemps, il n'y a qu'à voir la poussière !

- C'est une de ses ruses de prédilection. Elle était là il y a encore trois jours.

- Comment peux-tu en être aussi sûr ?

Klaus farfouilla quelques secondes dans les cendres de la cheminée et en ressortit quelques morceaux de papiers, provenant d'un journal italien. On pouvait ainsi nettement voir une date, celle d'il y avait trois jours.

- Incroyable, lâcha-t-elle. C'est fou que les papiers n'aient pas brûlé !

- Ils n'ont pas brûlé parce que Katherine n'a pas fait de feu. C'est elle qui a mis les morceaux de journal là elle voulait qu'on les trouve. Elle veut que l'on vienne à elle.

- Mais il y a trois jours on ne savait même pas qu'elle avait le sang d'Elena !

- Ca m'étonnerait qu'elle nous ait laissé la bonne date. Ca ne lui ressemble pas… Ce qui est certain, en tout cas, c'est qu'elle n'est plus à Milan. J'appelle Rebekah. »

Caroline soupira. Katherine commençait à lui taper sur les nerfs : elle laissait des indices mais comme il ne fallait pas que ce soit trop facile elle ne donnait pas les bons… La belle blonde se demanda si c'étaient réellement eux qui cherchaient Katherine ou si c'était Katherine qui attendait patiemment qu'ils tombent en plein dans son piège. Elle laissa Klaus attendre désespérément que sa sœur réponde et appela Bonnie.

« Son état à empiré, Care. J'ai fait tout ce que j'ai pu mais le temps presse maintenant.

- Pourquoi est-ce que ça empire ?

- Ecoute-moi attentivement, ok ?

- D'accord.

- Le deuxième sort, celui qui permet à ta mère de survivre, est en train de s'affaiblir.

- Mais comment… ? Est-ce qu'il a été mal lancé ?

- Je me suis posée la même question alors j'ai fait des recherches sur ce genre de sorts et c'est là que ça se complique.

- Quoi ? s'écria Caroline, les nerfs à vif.

- Ce genre de sorts nécessite d'être constamment maintenu. Ce qui signifie que la sorcière qui a lancé les sorts sur ta mère doit en permanence maintenir le flux d'énergie vers le sort…

- Je ne vois pas trop le problème…

- J'ai essayé de lancer ce type de sort. Je n'ai jamais réussi. C'est beaucoup trop complexe. Je ne suis pas assez forte pour ne serait-ce que lancer le sort et pourtant je suis une sorcière relativement puissante… Imagine maintenant une sorcière capable de lancer ce sort et de le maintenir. Cela fait déjà plus de seize heures que le sort pompe l'énergie de la sorcière qui l'a lancé c'est tout à fait logique qu'il faiblisse… Maintenant le vrai problème c'est combien de temps va-t-elle pouvoir tenir avant que le sort ne se brise complètement ?

- Le sort aspire la vie de la sorcière et quand elle ne pourra plus continuer à fournir de l'énergie le sort se brisera ? »

Caroline devint à moitié hystérique. Klaus lâcha une bonne fois pour toutes son portable et renonça enfin à appeler Rebekah qui s'obstinait à ne pas vouloir répondre. Il vint se poster près de Caroline. Il lui prit doucement la main et, sous le choc, elle ne le repoussa pas. Il effectua des ronds avec son pouce sur sa paume ce qui apaisa la belle blonde qui pu reprendre la conversation.

« Oui. Le sort ne peut pas être maintenu sans un afflux régulier d'énergie.

- Combien de temps a-t-on tu penses ?

- Je n'en sais strictement rien Caroline. Je suis déjà incapable de lancer ce sort j'ai beaucoup de mal à imaginer une sorcière qui pourrait le maintenir plusieurs jours !

- Tu veux dire que l'on a moins de quarante-huit heures pour trouver le sang d'Elena ? demanda Caroline.

- Non. Je suppose que ce sort n'a pas tout à fait été lancé par hasard.

- Oui, nous sommes d'accord, ironisa Caroline.

- Donc, quelqu'un veut que ta mère survive mais que tu penses qu'elle est sur le point de mourir.

- Qu'est-ce que tu essayes de me dire ?

- Je suppose qu'il y a plusieurs sorcières.

- C'est une bonne ou une mauvaise chose ?

- Je ne sais pas, murmura Bonnie. Je suppose que de cette façon le délai sera plus long mais quand même assez restreint. Et on ne connaît pas leurs intentions… Je continuerai à t'appeler pour te dire comment l'état de ta mère progresse mais je crains que le temps ne presse… »

Caroline raccrocha, anéantie. Elle sentit ses jambes la lâcher et, pour l'empêcher de tomber, Klaus la rattrapa. Il la plaqua contre son torse et Caroline enfuit sa tête contre lui. La sonnerie du téléphone portable interrompit ce moment.

« Rebekah ? s'écria Klaus. J'essaye de t'appeler depuis vingt minutes ! Katherine n'est plus à Milan.

- Je sais, je l'ai vue.

- Tu l'as vu et tu ne m'as rien dit ? s'énerva-t-il.

- Je n'en ai pas eu l'occasion, elle m'a injecté de la verveine…

- Où est-elle maintenant ?

- Elle nous a donné rendez-vous à Venise. A mon réveil j'ai trouvé trois invitations pour un bal masqué.

- Venise ? Pourquoi ?

- Je n'ai pas vraiment eu l'opportunité de lui demander, remarqua Rebekah sarcastiquement. Elle nous y attend, c'est tout ce que j'ai compris. Et vu la date, c'est urgent… »

Klaus raccrocha et jeta son portable contre le mur. Il le percuta de plein fouet et explosa en plusieurs morceaux.

« Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Caroline, pas sûre que ça ait un rapport avec Venise.

- Je connais les sorcières qui ont lancé ce sort. Ce sont deux sœurs, qui descendent d'une lignée extrêmement puissante…

- Mais pourquoi est-ce…

- Est-ce qu'elles font ça ? Parce que ces sorcières sont de mèche avec Katherine. Ce n'est pas la première fois qu'elles l'aident, je les ai déjà rencontrées et je peux te dire que ce n'est pas une bonne nouvelle. Leur but est simple : jouer sur tes nerfs et te mettre la pression. Toi, tu penses que ta mère va mourir d'une minute à l'autre, Katherine débarque avec la solution miracle. Elle veut quelque chose en échange…

- Et du coup, je le lui donne… murmura Caroline.

Klaus hocha la tête, grave.

- Qu'est-ce qu'on fait ? demanda la jeune fille.

- On a le choix peut-être ? On va à Venise retrouver Katherine. Et on va se battre. »


Note d'auteur : Voilà ce qui s'appelle avoir un don pour le suspense… Je suis vraiment désolée pour cette fin de mauvais sit-com mais j'ai été obligée. Le prochain chapitre sera nettement plus long et il y aura une vraie évolution au niveau de l'intrigue autour du sang d'Elena et une également, mais beaucoup plus petite, dans la relation Klaus/Caroline. Il sera disponible dès mercredi prochain.