Merci pour les commentaires déjà postés ! C'est fou comme une fiction sur Harry Potter peut avoir du succès vis-à-vis d'autres fics !
Toujours est-il que je vous souhaite une bonne lecture et que j'attends vos commentaires avec impatience !
Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas! Et si je n'y réponds pas c'est que le chapitre publié ensuite, y répondra! :3
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J'avais ouvert les yeux avec beaucoup de difficulté. Et la lumière vive du soleil agressant ma rétine n'était pas faite pour m'encourager. C'était sans compter, bien sûr, sur la rosée mouillant allègrement mes vêtements et la petite brise engendrant une chair de poule qui me laissait frissonnant. Etre transit de froid au réveil n'était franchement pas agréable et ajouter à ça des courbatures ainsi qu'un mal de dos horrible. Je m'étais donc, logiquement, réveillé de mauvaise humeur.
Lumière du soleil ? La rosée ? Le vent ? Qu'est-ce que ces foutus Malfoy, avaient encore bien pu inventer pour me tourmenter ? Me redressant, j'avais eu rapidement l'occasion de me rendre compte que je ne connaissais pas les lieux. Je me trouvais dans un immense parc, semblable à celui de Poudlard, mais beaucoup plus vert et où les arbres encombraient tout l'espace. A tel point, que j'en avais du mal à voir le ciel. Où avais-je atterrie ?
« -Où est, ce foutu Malfoy ?! »
Je m'étais redressé avec quelques difficultés, un mal de tête dans le genre qui vous donne l'impression d'avoir bu pendant trois jours non-stop et une sensation de vide plutôt désagréable. Je m'étais donc hissé sur mes deux jambes, tout en entourant bêtement mon visage de mes mains pour ensuite percuter qu'il ne valait mieux pas que je sois seul dans un endroit inconnu. C'est d'ailleurs limite paniqué mais sans en comprendre trop la raison, que je m'étais mis à chercher frénétiquement Malfoy père du regard … pour trouver … le fils ?
« -La fouine ?!
-Mr Potter, je ne vous permets pas de parler en ces termes de mon fils. Et, vous auriez pu trouver un autre moment pour halluciner.
-Mr Malfoy ?
-Qui cela pourrait-il être d'autre ?
-Et bien prenez le temps de vous relever et de vous contempler. »
Au moment où cette phrase avait passé la barrière de mes lèvres, je l'avais regretté aussitôt. Car en se redressant, Malofy père avait trouvé le moyen, bien que j'ignore lequel, de se rapprocher de moi, à tel point, que son odeur m'avait frappée avec violence. La sensation de vide avait disparue, et une étrange félicité s'était emparée de moi. J'avais confiance en mon masque de froideur qui ne quittait plus mes traits pour dissimuler cette étrange réaction à la personne qu'est Lucius Malfoy.
S'époussetant des quelques végétaux qui avaient atterris sur sa robe de sorcier, verte bouteille et argentée, qui avait miraculeusement changée de couleur et de coupe. Ma stupéfaction avait atteint son paroxysme lorsqu'il avait complètement redressé son visage pour me fixer. Son masque de suffisance et d'indifférence bien en place, ou presque … J'ignorais totalement le comment du pourquoi, je parvenais a discerné de l'angoisse ainsi qu'une grande interrogation sur ses traits. Pourtant si inexpressifs d'ordinaire. C'était désarmant, dans la mesure où je n'avais jamais réussi à lire sur les traits ou dans le regard de Malfoy père.
Son regard m'avait captivé, je n'avais encore jamais décelé les quelques éclats turquoises flottant dans l'acier trempé de ses iris. Sa peau claire et sans imperfection, son nez en trompette, etc… Tout chez lui, me semblait magnifique et j'avais une envie viscérale de le toucher. Les reflets or de ses cheveux d'un blond presque blanc attiraient mon regard et sa clavicule découverte par le col de sa chemise qui avait étrangement changée me faisait saliver, de la manière la plus indécente et incongrue qui soit.
Le fait qu'il était la copie conforme de son fils, si ce n'était les cheveux plus longs ainsi que le corps plus massif, et qu'il m'attirait comme personne n'y était jamais parvenu, était dérangeant. Dans la mesure où je n'avais jamais trouvé Drago très attirant. Pas qu'il soit laid, bien au contraire. J'avais juste toujours eu tendance à voir ce qu'il se cache derrière l'enveloppe charnelle, et à y accorder beaucoup plus d'importance. Et bien sûr, c'était sans compter sur le fait qu'il y avait encore de ça quelque heures, cet homme m'indifférait au plus haut point. Cette attirance subite avait quelque chose de troublant et d'intriguant. Le tout restant dans le cadre du flippant !
Malfoy père en revanche, n'avait évidemment pas fait ce que je lui avait conseillé, et s'était contenté de me fixer, comme si j'étais devenu fou dans la chute. Le tout, à la manière Malfoy, c'est-à-dire d'un air supérieur et méprisant, mais plutôt inquisiteur.
« -Mr Malfoy, croyez-moi, vous feriez mieux de vous observer, vous comprendrez sans grande difficulté le pourquoi de ma remarque.
-Bien.
-Vous voyez ?
-Mes facultés visuelles sont encore en toute possession de leurs moyens, Mr Potter.»
Ça devait être la première fois, que j'eu l'occasion de voir cette expression affichée par Lucius Malfoy. Quoi que vu son apparence on croirait à s'y confondre Drago Malfoy. Ce qui en soi, était un peu frustrant. Malfoy père, était stupéfait, et ça verve en perdait tout son ton. C'était à la fois drôle et choquant.
« -Comment cela a-t-il bien pu arriver ?
-Il me semble que normalement c'est impossible.
-Merci Mr Potter, vous êtes d'une intelligence qui aura toujours impressionné, que dis-je ! Ebloui Séverus et je commence à comprendre pourquoi. Où est-ce que vous nous avez emmené ?
-Je nous ai emmené? … Euh …
-Je vois.
-Ce parc ressemble à celui de Poudlard. Il nous suffirait peut-être de chercher le château, si c'est bien ce à quoi je pense. Ou sinon, quitter les bois afin de trouver une route ou des habitations.
-Il était temps que vous formiez une phrase complète Mr Potter. Et j'espère pour vous, qu'il ne s'agit pas du parc de Poudlard.
-Vous savez bien sûr, que ce serait l'endroit le plus sécurisé pour vous ?
-Oui, mais dans la mesure où, lorsque le parc avait cette apparence j'étais scolarisé, Mr Potter. Le château et son parc deviennent franchement des endroits à éviter ! Surtout dans la mesure où, j'ai par je ne sais quel moyen, rajeuni.
-Mr Malfoy, et si nous nous mettions à chercher âme qui vive ?
-Oui, bien sûr … Après vous Mr Potter. »
Ces manières guindées m'amusaient, à l'opposer de ce que je ressentais quand il s'agissait de son fils répétant les mêmes mimiques. Plus rien ne tournait rond, et je commençais à avoir des vertiges. Mes omoplates me faisaient pour je ne sais quelle raison souffrir le martyr. Et Malfoy père ayant rajeuni, certaines choses proscrites il y avait de cela quelques heures, semblaient être redevenue d'actualité. Je vous assure que voir, Lucius Malfoy ronchonné valait le détour. Et, autant pour son fils il s'agissait d'un comportement normal, que pour lui, il semblait être devenu quelqu'un autre.
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Je ne parvenais pas à me concentrer, la magie de Potter semblait être devenu une espèce d'aura l'auréolant de la tête aux pieds et m'appelait avec force. Une attraction assez gênante me poussait à me rapprocher. Son regard m'hypnotisait, et ses lèvres ma hantaient … J'avais un sérieux problème !
Sans oublier le fait que j'avais rajeuni, que j'ignorais où nous nous trouvions tout en espérant ne pas le savoir inconsciemment. J'allais étrangler Drago à mon retour.
Le pire, résidait dans le fait, que ce foutu Potter risquait de me mêler à ces étranges aventures et que je n'avais aucun moyens d'y échapper. Qu'il me rabâchait des MR MALFOY de-ci de-là, et que pour une raison qui m'était inconnue ça m'horripilait au plus haut point. Que ce foutu gosse, soit aussi froid et guindé que mon père (le grand père de Drago). Ou tout simplement qu'il le soit plus que moi, me rendait fou. Que son expression ne trésaille même pas tandis que la mienne avait battue tous les records de l'indécence, en osant afficher de la surprise ou l'ébahissement. Merlin, faites que tout ceci se termine vite !
Il me semblait, qu'il ne m'entendait visiblement pas d'où il se trouvait, puisqu'au couvert de deux, trois arbres, nous pûmes discerner l'une des façades de pierre du château. Nous avions fait un saut dans le temps, et le héros du monde sorcier, débarquait avec moi à l'époque où Voldemort commençait à monter ses plans de grandeur … Merlin ! Au moins ne ferais-je pas les mêmes erreurs qu'à l'époque. Toujours est-il que plus rien ne tournait rond. Quelle excuse allions-nous bien pouvoir offrir au directeur pour notre présence, et le fait qu'un inconnu avait pénétré le domaine du château. Surtout que nous étions survenus de nulle part, dans la mesure où nous nous trouvions au manoir avant d'atterrir dans le parc. Il devait d'ailleurs y avoir des professeurs à notre recherche à l'heure qu'il est. Il serait logique de dire, que tout le personnel du château croyait à une attaque … Il fallait que je trouve quelque chose de plausible et logique rapidement !
« -Mr Potter ?
-Oui ?
-Pardonnez-moi pour ça. »
Et je l'avais assommé à la moldu, chose à laquelle il ne devait pour rien au monde s'attendre venant d'un sang pur tel que moi. Pour ensuite faire magiquement apparaître quelques blessures et bleus, histoire de paraître crédible. Je m'étais ensuite assis à ses côtés, à guetter le moindre bruit aux alentours. Ignorant le fait que ma main balayait ses cheveux de jais ou encore que son odeur virile et musquée m'enivrait légèrement. Des bruits de pas peu discrets ne manquèrent pas de m'éveiller de mon délire, et j'avais continué ma comédie en me penchant exagérément au-dessus du corps de Potter. Geignant à qui voulait entendre qu'il ne fallait pas qu'il s'endorme et Bla et Bla-Bla-Bla. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire ?!
Seulement en me rapprochant, son odeur s'était faite plus prononcer et sa peau si près de ma bouche devint rapidement une tentation à laquelle j'avais beaucoup de difficulté à résister. Le simple haut que je lui avais enfilé tandis que je le montais dans ma chambre soulignait sa musculature. Et le jean délavé que j'avais ajusté à sa taille moulait à merveille ses jambes musclées tout en soulignant le dessin de ses hanches. Sa tenue de Quidditch m'empêchant d'accéder à son corps pour lui apporter de quelconques soins, je l'avais changé avant de disparaître avec lui pour atterrir ici. J'avais dégluti discrètement, peinant à me concentrer dans mon rôle d'inconnu inquiet pour le sort de l'hypothétique blessé. Après tout, quoi de plus normal que quelqu'un qui pleure sur un étranger mais s'excite en même temps sur ce dernier ? Et quant est-il si en plus de ça, le mec inquiet est censé être hétéro ?
Merlin soit loué ou non. Dumbeldor, professeur de métamorphose à l'époque fut le premier à nous trouver. Suivit rapidement de Dippet.
« -Merlin, mon petit, que vous est-il arrivé ?
« -Il […] !
-Mr Malfoy, que faîtes-vous en dehors de votre dortoir si tôt ?
-Professeurs, je ne pense pas que ce soit le moment. J'ai trouvé cet individu dans le parc couvert de blessures.
-Toujours est-il, qu'il faudra que vous vous expliquiez, mon petit.
-Monsieur, je suis préfet en chef (pourvu que ne me trompe pas), je faisais ma ronde du matin. Mais m'étant réveillé trop tôt, une fois mon devoir terminé, je suis allé me promener. Et j'ai entendu un bruit sourd, quelqu'un geindre. J'ai donc rejoint cet homme. Et s'il vous plait, cesser de m'appeler « mon petit ».
-Très bien mon petit, ça passe pour cette fois. Rejoins ton dortoir maintenant, tes camarades ne devraient pas tarder à se réveiller à leur tour.
-Oui, professeur. »
Si ça, ce n'était pas de l'improvisation, alors je n'étais plus un Malfoy. Un plan digne du Griffondor inconscient plus loin, mais qui avait tout de même eu le mérite de fonctionner. Maintenant, restait plus qu'à voir si j'avais remplacé mon autre moi à cette époque. Ou, si nous étions deux. Ensuite, en fonction de ça, je pourrais aviser.
Arriver au château, la nausée et des vertiges m'avaient saisi. J'avais l'impression d'être atteint d'une forte fièvre et des sueurs froides parcouraient mon dos tandis que ma vue se troublait. Il me fallait pourtant atteindre le dortoir. Je m'étais donc appuyé sur les murs, sachant/espérant que personne ne trainerait dans les couloirs pour voir ce que j'étais devenu … La déchéance même pour un Malfoy. Un Malfoy se devait de ne pas geindre, ne pas grogner. Un Malfoy n'est jamais faible, ne tombe pas malade. Je suis un putain de … sang … pure !
Atteignant la porte, j'étais à peine parvenu à murmurer le mot de passe « carcere duro », après avoir attendu quelques minutes pour entendre un autre élève le prononcer. Entre le voyage dans le temps et mon rajeunissement, j'avais beau être sorcier, la tournure que prenait les choses était on ne pouvait plus étrange. Et commençais sérieusement à m'inquiéter.
