Oh oh oh, mais c'est le père-Noël ! et qu'est-ce qu'il apporte aujourd'hui, papa-Noël pour les lectrices de qui n'ont pas été sages ?

(paske celles qui ont été sages peuvent tout de suite aller voir ailleurs ! y'en a marre que ce soit toujours les même qui soient recouverts de cadeaux ! moi je dis : vive les provocatrices et les emmerdeurs ! il faut de tout pour faire un monde... et surtout des écrivains et des lecteurs pervertis ! niak ! voilà)

Le second chapitre de Mon fantôme bien aimé !

Accompagné de sa guirlande de réponses aux reviews : R² :

- Saaeliel : bonjour ma p'tite femme à mouâ ! je suis désolé, je n'avais pas plus que crédit non plus. Mais moi ça me faisait bizarre, d'habitude j'en avait toujours ! Enfin bref. Bien sûr que c'est un Draco/Harry ! (tu ne croyais tout de même pas que j'allais foutre Harry avec Parvati et Draco avec Seamus ?!!!) tu me connais si bien... merci, merci mon amour. tes compliments me font toujours plaisir et me vont droit au coeur. je te fait de gros bisous partout où tu veux.

- Ornaluca : contente que ça te plaise. merci pour ta review. bisous.

- Andadrielle : mdr ! merci beaucoup ! ah ah ! t'inquiète pour le "ils peuvent pas se toucher", je m'en occuperais en temps voulu... y'a pas de pb ! j'espère que ce chapitre te plaira autant que le précédant. merci encore gros bisous à touâ.

- Anyssia : oui, je n'avais pas envie de faire une fic dramatique avec un Harry qui se lamente sur son sort. Je suis contente que ça te plaise. merci pour ta review. bizz.

- Vif d'or : ravie d'apprendre que je suis devenue une référence ! lol. c'est moi qui te remercie pour ta review. bisous à touâ.

- blurp 3 : je suis contente que tu ait aimé la projection ! t'inquiète pas pour les différentes capacités des fantômes, j'en fait mon affaire. merci beaucoup. bisous.

- Shiefa Li : merci. j'espère que la suite ne sera pas mal non plus. ça veut dire quoi "bacione" ? bibizz

- Lovely A : Dray et Ryry ? t'inquiète, même si y'a rien dans ce chapitre là, je m'en occupe soigneusement... merci pour ta review. kiss.

- Lalouve : Ouais ! Harry Potter, le retour de la vengeance ! et je lui donne une nouvel 'allié' de conneries dans ce chapitre. bisous.

- farahon : c'était trop court ? ah zut... voilà la suite en tout cas, mais pas plus long que le 1er. Le 3ème devrait être un peu plus étoffé. bizz.

- Lee-NC-Kass : salut vous deux ! Lol ! ah le fantasme des douches ! d'un autre côté, c'est frustrant de voir sans opuvoir toucher, mais bon... J'aime pas spécialement Mimi de toute façon... Pansy non plus, alors ! quelle plaie le pékinois ! Ben oui, ils peuvent pas se jeter l'un sur l'autre comme ça, y'a comme qui dirait un problème... matériel ! ouais, faut faire pression sur Sevy ! merci à toutes les pour votre reviews. Gros bisous chacune.

- Quiproquo : sympa ton pseudo. J'avais compris. Moi aussi j'aime bien quand les fic ne traîne pas troooop en longueur, sinon on finit par en oublier le début ! Un Harry tout triste, c'est pas drôle, et le ton du défi était plutôt sympa, alors j'ai décidé de le mettre plutôt de bonne humeur. J'essaierais de mettre moins de temps pour taper le chapitre 3, promis. merci encore. bisous à touâ.

- celine.s : nan ! c'est un fantôme, il peut rien tenir (faut bien qu'il y ait des désavantages, sinon toute la populasse jouerait à Casper !) qu'il réveille Malefoy en pleine nuit ? voyez-vous ça... amusant, oui... merci pour ta review. kiss.

vouâlà !

Je vais vous laisser déballer votre cadeau. Bonne lecture !

chapitre 2 : "Il est des nôôôtres... "

- Alors tu ne peux rien tenir ? s'étonna Seamus.

- Pourtant Pevees il peut saisir des objets, lui, fit remarquer Neville.

Harry avait retrouvé ses amis à la sortie de la grande salle. Ils venaient de terminer leur petit déjeuner et voulaient rejoindre leur premier cours (sans grand enthousiasme : il s'agissait de potions) sous les harcèlements de Hermione qui ne voulait pas être en retard.

- C'est vrai, ça ! Il nous a bien assez emmerder avec ses conneries pour qu'on s'en rappelle, grogna Ron.

- Harry n'a rien à voir avec Pevees, coupa Hermione. Harry est un fantôme. Il est un peu blanc, vaporeux, froid, translucide, tout ce que vous voulez... il peut traverser toutes les matières matérielles et ne peut rien saisir. Pevees, lui, est un esprit frappeur. C'est complètement différent. Il est plein de couleurs. Il peut traverser beaucoup de choses, mais pas tout... et il peut également saisir certaines choses, de petite taille.

- Merci professeur, marmonna Ron.

- Au fait, Harry, intervint Dean. Maintenant que tu es un fantôme, tu n'es plus obligé de suivre les cours !

Hermione eut l'air choquée.

- Ne dis pas de bêtise ! s'exclama-t-elle. Harry sera bientôt de retour parmi nous, et il ne va pas prendre du retard sur les cours. En plus, cette année nous devons passer les Aspics et...

- Non, effectivement, je ne suis pas obligé d'aller en cours ! coupa Harry avec un grand sourire. Ne fait pas cette tête là, Hermione, j'ai bien le droit de m'amuser un peu non ?! Cesse donc de jouer les rabat-joie !

- Et surtout ferme-là, grogna une petite voix aiguë et désagréable.

- Oh, Parkinson !et si tu appliquais ton propre conseil, répliqua sèchement Seamus.

Ils étaient arrivés devant la salle de potions quelques minutes en avances, mais les serpentards étaient visiblement déjà là.

- Toi, ta gueule, l'irlandais ! s'exclama Pansy en plissant son petit nez retroussé.

- Tu ferais mieux de t'écraser, siffla Dean. Et de te faire un peu plus discrète.

- C'est dommage que tu sois encore en vie, Parkinson, renchérit Ron. J'aurais bien aimé te voir tomber à la guerre, comme les autres mangemorts !

Pansy perdit les trois quart des couleurs de son visage et se pinça les lèvres. Hermione donna un coup de coude réprobateur au rouquin, visiblement scandalisée. Son ami avait très clairement accusé la jeune fille d'être un mangemort. Et les autres serpentards, qui étaient restés hors du conflit jusqu'à présent (Parkinson cherchait toujours les emmerdes, et personne n'y prêtait plus attention), semblaient décidés à intervenir si une insulte de plus sortait des lèvres de Weasley.

- Ron, arrête, dit sèchement la gryffondor.

- Ecoute donc la sang-de-bourbe, Belette, conseilla Draco d'un ton mauvais. Ca t'évitera de dire des conneries.

L'insulte venait d'être retournée. Ron fit un mouvement pour se jeter sur le blond, mais Hermione le retint par le bras. Elle soutint le regard de Malefoy, refusant de baisser les yeux sous l'insulte. Ce qu'il pouvait lui dire ne la touchait pas !

Une main se posa sur l'épaule du blond.

- Draco... je peux te parler une minute ? demanda Blaise.

Malefoy jeta un dernier coup d'oeil aux gryffondors, puis haussa les épaules et suivit Zabini à l'écart du groupe.

- Qu'elle sale mangemort, cracha Ron lorsque les serpentards furent hors de portée de voix. Pourquoi m'as-tu retenu, Hermione ?!

- Et je me retient encore de te gifler, répondit la jeune fille. La guerre est finie, ok ? Voldemort est mort. Il n'y a plus de mangemorts. Les serpentards ne sont pas des mangemorts. Tu ne sais pas ce qu'ils étaient pendant la guerre, tu ne sais pas ce qu'ils ont fait. Tu n'as pas le droit de les juger !

- Tu prends leur défense ?! s'indigna le rouquin.

- Moi, ça me paraît évident, ce qu'ils faisaient pendant la guerre, grinça Seamus.

- Malefoy, en tout cas, je n'ai aucun doute sur lui, ce type est pourris jusqu'à la moelle, renchérit Ron. On aurait put croire que la mort de son père l'aurait redescendu, mais il est toujours aussi fier et méprisant ! Ce type est une ordure ! C'est...

Il s'interrompit brusquement. Rogue venait d'apparaître dans le couloir et marchait à grand pas vers sa salle de classe.

- Potter, dégagez de là ! Je ne fais pas cours aux fantômes !

Et sans même jeter un regard en arrière, le maître des potions ouvrit la porte des cachots et pénétra dans sa salle de classe.

Juste avant de passer la porte, Hermione fusilla Ron du regard.

- Ne juge pas le fils par le père ! C'est dégueulasse de se réjouir de la mort de Lucius pour faire souffrir Malefoy !

Ron leva les yeux au ciel et se tourna vers Harry.

- Des fois je me dis qu'elle ne se rend pas compte des réalités, souffla-t-il. T'as de la chance d'être dispensé de potions... souhaite-moi du courage !

Harry eut un sourire moqueur et lui envoya un clin d'oeil.

- Au fait, ajouta Ron, puisque tu ne peut plus rien saisir maintenant, est-ce que je peux prendre ta cape d'invisibilité ?

- Weasley, on ne va pas vous attendre ! intervint la voix de Rogue. 10 points de moins pour Gryffondor ! et fermez la porte !

Harry regarda la porte des cachots se refermer sur une grimace de son meilleur ami. Il hésita une seconde, puis décida d'aller jeter à coup d'oeil sur ce qui se passait à l'intérieur... Mais il ne pouvait pas débarquer comme ça, face à Rogue ! Non, il fallait qu'il apparaisse doucement, dans son dos...

Harry contourna donc la salle des potions, traversant une pièce voisine aux cachots, qui s'avéra être la réserve d'ingrédients de ce cher professeur de potions. C'était une grande pièce, dont les murs tapissés d'étagères étaient remplis de bocaux, de poudres, d'ustensiles, de verrerie... le tout soigneusement ordonné et étiqueté. Il y avait plusieurs chaudrons dans la pièce, certains vides, d'autres bouillonnants, contenant probablement une potion de longue préparation.

Harry prit soigneusement note de son emplacement. Ca pourrait toujours servir... Puis il se risqua à jeter un oeil dans la salle de classe, juste de l'autre côté du mur à verrerie. Mais juste un oeil, son visage, pas plus. Il se pencha donc lentement... s'il avait eut une quelconque enveloppe matérielle, il aurait probablement brisé plusieurs instruments. Mais il les traversa sans difficulté, et au delà des pierres sombres du mur, Harry vit enfin apparaître la salle de potion.

Il était du côté des serpentards. Rogue lui tournait le dos, occupé à écrire les ingrédients nécessaires à la potion de jour au tableau. Les élèves grattaient consciencieusement sur leurs parchemins. Puis Ron le vit et écarquilla les yeux.

Harry lui fit un sourire complice, et désigna le chaudron de Malefoy du menton. Il venait d'avoir une idée : il tenait sa vengeance pour l'insulte que le blond avait jeté à Hermione. rogue acheva d'écrire au tableau, et Harry rentra aussitôt dans la réserve.

Il avait mis tant d'énergie à retirer son visage de la salle des potions qu'il manqua traverser le mur opposé de la réserve. Il fallait vraiment qu'il apprenne à maîtriser sa vitesse !

Harry attendit quelques secondes, mais Rogue ne passa pas la petite porte de sa réserve. Il ne l'avait donc pas vu. Parfait. Harry tenta un nouveau coup d'oeil dans les cachots... Monsieur le Professeur passait dans les rangs des élèves de gryffondors et tous les élèves étaient tous penchés sur leurs potions.

Niark niark niark... Harry attendit que Ron lève à nouveau les yeux vers lui, ce que faisait le rouquin toutes les dix secondes environ, depuis qu'il avait vu le visage de son ami sur un mur de la salle !

Un dernier coup d'oeil vers Rogue, occupé à réprimander Neville sur son découpage de queues de flamienades à poils ras... Harry se concentra alors sur le chaudron de Malefoy, qui contenait un liquide sombre couleur prune. Il avait vu Mimi le faire plusieurs fois, ça devait marcher...

Malefoy dut sentir qu'on l'observait, car il leva les yeux vers le mur devant lequel flottait Harry. Le blond n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche, que le fantôme plongeait, la tête la première, dans son chaudron. Il y eut un gros SPLOUTCH ! et la potion que Draco était en train de préparé sembla exploser, éclaboussant toute personne autour du chaudron.

Harry avait traversé le sol le sol des cachots en plongeant ainsi ; il remonta aussitôt quatre étages plus haut, un grand sourire satisfait plaqué sur les lèvres. Tout fier de lui, il mettait le plus de distance possible entre un Rogue qui devait être furieux et un Malefoy dégoulinant de potion prune !

- Hey, Pote-Potter !

Harry leva les yeux en haut des escaliers pour voir Pevees flotter au-dessus de la rampe en pierre.

- Il court, il court, le Potter... chantonna l'esprit frappeur. Mais où cours-tu donc ainsi, mon petit-Harry ?! Si tu veux fuir un vivant, rejoins donc la SSPDPTDL !

La SSPD... quoi ?! Harry fronça les sourcils et survola la moitié de l'escalier pour se rapprocher de Pevees qui affichait un étrange sourire.

- Rejoindre quoi ? demanda-t-il finalement.

Le visage de l'esprit frappeur s'éclaira d'un air ravi. Il bondit de la rambarde et se mit à sautiller autour de Harry.

- Je le savais, je le savais, je le savais ! chantonna-t-il gaiement. Tu ne sais pas ce que c'est ! Tu ne connais pas la SSPDPTDL !

Pevees disparu brusquement par le plafond, et, l'instant d'après, sa tête venait traverser les marches de l'escaliers. Harry regarda le visage de l'esprit frappeur. C'est étrange de voir ainsi une simple tête posée sur un escalier...

- C'est quoi ? répéta Harry en se penchant vers l'esprit.

La tête de Pevees tourna sur elle même puis lui tira la langue. L'esprit frappeur semblait réellement amusé par son petit jeu. Mais Harry fini par se lasser.

- Très bien, de toute façon, tu ne me le diras pas, soupira Harry avant de traverser le mur de droite pour rejoindre le long couloir du cinquième étage.

Quelques secondes plus tard, la silhouette de Pevees surgissait devant lui.

- La Salle-Sans-Porte-De-Poudlard-Tête-De-Lard ! lança l'esprit frappeur avec évidence.

Harry allait demander plus d'informations sur cette fameuse "salle sans porte" dont il n'avait jamais entendu parler (même de la part d'Hermione... ou alors c'est qu'il ne l'écoutait pas, ce qui était fort probable également)... lorsque Pevees fit brusquement demi-tour en criant :

- Viens ! Suis-moi !

Et il s'enfuit en caquetant. Harry n'hésita même pas et poursuivit l'esprit frappeur à travers le long couloir, puis un escalier, traversa deux murs, descendit quatre étages, suivit un nouveau couloir, encore deux étages plus bas... Harry se trouvait à présent dans une partie du château qu'il ne connaissait pas vraiment, qu'il n'avait pas exploré en tant qu'élève car elle n'était accessible que par les escaliers descendant aux cachots...

Pevees s'arrêta soudain au milieu d'un couloir aux pierres nues.

- C'est là, chuchota-t-il d'une voix mystérieuse.

Il jeta des coups d'oeils frénétiques autour d'eux, comme s'il était sur le point de lui révéler le plus grand secret Magique du millénaire. Machinalement, Harry se retourna également, puis revint vers Pevees... enfin l'endroit où se trouvait Pevees quelques dixièmes de secondes plus tôt.

- Ben voyons, marmonna-t-il. Pourquoi faire confiance à...

- Eh ben alors, t'attends quoi ?! lança sèchement la tête de l'esprit frappeur, seule, dépassant du mur de droite. Tu veux prendre la poussière ?!

Harry ravala ses insultes sur son compagnon fantomatique et le rejoignit de l'autre côté du mur. Le mur était épais, très épais. En pierres brutes, humides mais solides... jamais il n'avait traversé de mur aussi larges, Harry évalua au moins huit mètres d'épaisseur avant de voir enfin autre chose que de la roche grise et sombre.

Il se trouvait dans une salle assez petite qui semblait avoir été, autrefois, une sorte de bureau administratif, une entrée... Un pan de mur était recouvert par des étagères qui avaient dût subir les assauts d'un incendie, car une bonne partie d'entre elles étaient d'un noir sombre calciné et leurs contenus était en grande partie réduits en cendres.

Un bureau en bois épais et une vieille chaise aux cousins de velours étaient recouverts d'une impressionnante couche de poussière et de crasse. Les deux meubles étaient sûrement beaux à regarder à leur époque, mais aujourd'hui, le bois du bureau était rongé et les tissus de la chaise étaient déchirés et jaunis par le temps.

La pièce dégageait une étrange impression, comme si... c'était comme si personne n'y était entré depuis des siècles. Et c'était probablement le cas, vu l'épaisseur de la couche de poussière et de crasse qui recouvrait le sol... à tel point que Harry ne put déterminer s'il y avait eut du bois ou des dalles sous ses pieds.

- Tu cherches des cailloux à semer Petit-Potter-Poucet ?! railla Pevees. Aurais-tu peur de te fait emmurer là ?! de toute façon c'est déjà fait !

Et l'esprit frappeur partit dans un grand rire moqueur avant de filer derrière une étagère. Harry le suivit et découvrit que l'étagère en question cachait une porte. Elle avait dût être déplacée pour empêcher quelque chose d'y entrer... ou d'en sortir.

Mais lorsque Harry passa la porte en question, il ne trouva rien de particulier au long couloir de pierres qui s'ouvrait devant lui (hormis, une fois de plus, l'abandon des lieux). Une nouvelle silhouette fantomatique apparu devant lui.

- Oh, bonjour, Harry Potter, le salua le Moine Gras avec un sourire poli. Je me demandais quand tu allais venir ici...

- Euh... eh bien en fait... je ne... je ne sais pas... bredouilla Harry.

- C'est la première fois que tu viens ? s'étonna le fantôme de Poufsouffle. C'est pourtant l'endroit le plus fréquenté par les fantômes de Poudlard... enfin, il est vrai que tu n'es pas fantôme depuis longtemps... Soit le bienvenu alors... Suis-moi, je vais te faire visiter les lieux.

La Salle sans Porte était en réalité le regroupement d'une petite vingtaine de pièces qui donnaient toutes dans le long couloir, lui-même n'ayant aucun autre accès que ce petit bureau par lequel était 'entré' Harry. C'était l'aile Sud du niveau -2 que Kelcius Rivéan McFolley, directeur de Poudlard de 1326 à 1349, avait condamné dans un excès de folie de 1348. Le pauvre homme s'était persuadé que l'origine du petit incendie qui s'était déclaré dans le bureau était l'oeuvre d'un dangereux démon pyromane et, avant que quiconque ait put l'en empêché, il avait solidement muré tout le passage qui menait au bureau en question et fait disparaître toute trace du passage. Le tout scellé de plusieurs sortilèges très puissants.

Personne n'avait put briser les sorts qui emmuraient le passage, et donc libérer la petite dizaine de nones qui vivaient dans les chambres de l'aile Sud de ce niveau. Les petites nones étaient d'ailleurs toujours ici, préférant de loin leur paisible retraite entre ces murs désormais familiers, que l'agitation permanente des générations étudiantes qui grouillaient à l'extérieur.

Voilà donc pourquoi la Salle sans Porte était devenue, en quelque sorte, les appartements privés des fantômes de Poudlard : aucun vivant ne pouvait y accéder, pour la simple et bonne raison qu'il n'en existait plus aucun accès.

Harry découvrit que le groupe de petites nones (des p'tites vieilles aigries qui ne parlaient jamais) n'était pas les seuls fantômes qu'il n'avait jamais vu dans le château... et que personne ne verrait probablement jamais.

Ainsi, il fit la connaissance de Naïan Telown, un ancien étudiant sorcier du XIIème siècle, qui avait subi la violence de Richel Macnair, dit aussi Richel-le-Sanglant, le concierge de son époque qui usait et abusait des châtiments corporels (autorisés à son époque). Naïan était mort dans cette petite pièce du niveau -2 (la quatrième porte à droite dans le couloir de la Salle-sans-Porte) suite à une crise d'asthme. Il devait rester enchaîné dans cette pièce pendant toute la journée, et c'est donc le soir qu'on avait découvert son cadavre (et Richel le Sanglant avait été renvoyé).

Si le corps de Naïan avait été détaché et inhumé comme le veux la coutume sorcière, son esprit, lui, était resté enchaîné dans cette cellule (qui portait son nom depuis).

Dans le même genre de morts qui torturaient encore l'esprit du défunt, il y avait Lean Wright. Le jeune homme était mort en 1869 à 17 ans : préfet-en-chef, il était allé profiter de la grande salle-de-bain des préfets et avait eut le malheur d'être pris d'une violente crampe à la jambe. Il avait coulé dans l'eau chaude et moussante de la baignoire.

Or, tout le monde sait que chaque fantôme porte les vêtements qui habillaient son corps au moment de sa mort... L'esprit de Lean était donc simplement et totalement nu. Il était donc compréhensible que le fantôme soit descendu à l'abris des murs de la Salle sans Portes, et n'ose se montrer parmi les étudiants sorciers (il ne manquerait plus qu'on l'attaque pour atteinte à la pudeur !).

Le troisième compagnon de fortune de Naïan et de Lean n'était pas une fantôme, mais UNE fantôme et avait été l'ancêtre de bien du monde, puisqu'il s'agissait de Yolanda Weasley (encore un nom bien familier). Morte en 1468. Cette année là, elle voyait un certain Théoric Caine en secret, car le jeune homme était déjà engagé une autre jeune fille. La douce jeune fille en question, Aspicïa Malefoy, avait surpris les deux amants dans la chambre de préfet-en-chef du jeune homme et avait rapidement réglé le problème.

Yolanda était morte de quelques coups de coupe-papier, le corps gisant dans les draps du lit de son amant (heureusement pour sa forme fantomatique, elle portait encore ses sous-vêtement, au moment du meurtre). Le corps de Théoric, en revanche, ne fut jamais retrouvé... son esprit non plus, d'ailleurs.

- Ah les femmes, grogna Naïan. Toutes les mêmes...

- Excuse-moi ?! s'indigna Yolanda. Je te signale que dans mon cas, c'est Théoric qui a trompé sa copine, pas moi !

- C'est ça, marmonna Naïan à l'intention de Harry. Et dans deux secondes, elle va nous affirmer qu'elle s'était retrouvé dans le lit de son Théoric par erreur !

Le fantôme de Yolanda fusilla l'enchaîné du regard et Naïan répliqua en lui tirant la langue. L'échange fit sourire Harry et soupirer Lean.

- Parfois je me demande si tant d'années sous forme spectrale ne les ont pas fait régresser, confia-t-il. A moins qu'ils n'aient été ainsi dès le début... enfin bref. Et toi Harry Potter ? Pas trop de mal avec ta transformation ?

- Il paraît que tu n'es pas complètement mort, c'est vrai ? demanda Yolanda.

Harry fronça les sourcils. Comment ces trois là pouvaient-ils être au courant de ce qu'ils se passait dans les étages supérieurs du château puisqu'ils n'y mettaient jamais les pieds... enfin façon de parler bien sûr.

- Comment vous savez ça ?

Le visage blanc de Yolanda s'éclaircit d'un grand sourire.

- Alors c'est vrai ?! s'exclama-t-elle. Wow... tu crois qu'ils vont te ressusciter ?

- Ils ne peuvent pas le ressusciter : il n'est même pas mort, répliqua sèchement Lean. c'est Pevees qui nous l'a dit. C'est une vrai commère.

- Et si ils te tuaient, songea Naïan. Tu crois que tu resterais un fantôme, ou bien que ton esprit disparaît lui aussi ?

- Qu'est-ce qu'il peut en savoir ? ça n'est encore jamais arrivé ! affirma Lean. T'es un cas unique, Harry !

Harry renifla machinalement.

- Je sais, marmonna-t-il. J'ai toujours été un cas unique !

Naïan ouvrit la bouche pour ajouter quelque chose, mais la porte de la cellule s'ouvrit brusquement sur un être haut en couleur.

- Alors pote-Potter s'est trouvé des nouveaux poteaux ?! piailla Pevees en faisant tourner son gros noeud papillon multicolore.

- Hey, Pevees ! salua joyeusement Naïan.

- Tu feras gaffe, Naïan, t'as des chaînes autour des poignets, se moqua l'esprit frappeur. Vous parliez de moi, j'ai entendu mes oreilles siffler... et c'était pas un train... tchou tchou...

- On disait que tu étais la pire commère de Poudlard, répondit Yolanda.

- Piapiapia piapia, répliqua Pevees en tournant autour du fantôme de la jeune fille. Il faut bien que quelqu'un parle et ce n'est pas Lean-à-poil qui va vous aider !

L'esprit frappeur lui tira la langue et disparu brusquement à travers un des murs de la cellule... pour réapparaître aussitôt en traversant un autre mur.

- Et puis il fallait bien que je montre la SSPDPTDL à ce pauvre Potty ! ajouta-t-il en pinçant la joue de Harry de la même manière que l'aurait une grand-mère à ses petits-enfants.

Naïan éclata de rire tandis que Harry se frottait sa joue devenue argenté.

- Qu'est-ce qu'on ferait sans toi, marmonna-t-il en fusillant Pevees du regard.

- Des bêtises, pote-Potty ! Des bêtises.

nan, y'a plus de papier à retirer ou de ruban à dénouer, c'est fini. Je vais essayer de mettre moins de temps à taper le chapitre 3, que j'en ait mis pour le chapitre 2. et Bonne année (on risque de ne pas se revoir d'ici 2005) !