J'ai le plaisir de vous poster la suite de Catastrophe pour tous les fans de SasuSaku ! J'espère qu'il vous plaira. Personnellement, j'ai aimé écrire cette fiction tout au long de sa création, donc, j'apprécie tous les chapitres ! ^^ Vous me direz donc si celui-ci est aussi bien que le premier.
Je pense qu'en lisant le titre de ce chapitre, vous pouvez déjà imaginer ce qu'il va se passer ! Vous verrez bien en lisant, je ne dirais rien même si l'envie me tente !
Et un grand merci à ceux qui m'ont laissé des reviews ! J'ai toujours été faible sur ce genre de chose, donc je gagatise souvent en les lisant. (même si je n'en ai pas beaucoup).
Je remercie Val (review anonyme) ! Ta review m'a fait chaud au coeur. Et je voulais te préciser que c'était normal qu'il n'y en a pas beaucoup. Je venais de la poster, mais merci pour tout ce que tu as dit. Ça m'a fait vraiment plaisir. Et je t'informe que je posterais la suite toutes les semaines, et ce juste qu'à sa fin ! Car elle est entièrement écrite. J'espère donc que tu les liras ! Encore merci !
Catastrophe !
Chapitre 2 : Pardonner ?
Le sommeil s'était envolé depuis pas mal de temps et je n'étais vraiment pas en forme du tout. Cette question, "Dois-je garder cet enfant ?", me trottait depuis trop longtemps et la fatigue m'engourdissait beaucoup trop. Il fallait agir et vite ou sinon ma santé allait se détériorer rapidement. Je me dis, après plusieurs remarque sur Sasuke comme quoi il était con et salaud, que la réponse à la question devait malgré tout être choisi avec le père. Le pire moment allait arriver. Je devais rendre visite à Sasuke. Mais je n'avais vraiment pas envi de le voir, non pas du tout même ! Je me décidai à appeler Itachi, qui m'avait passé son numéro quand j'étais chez les Uchiha.
Ita : Moshi, moshi !
Saku : C'est Sakura.
Ita : Ah, Saku-chan ! Mais qu'est-ce que tu as ? Pourquoi ne viens-tu pas travailler ?
Saku : Et bien...Je n'en ai pas la moindre envi pour l'instant.
Ita : Comment !
Saku : Je suis désolé mais c'est trop dur à expliquer. Je ne suis vraiment pas en forme en ce moment. Je n'ai pas la tête à vouloir travailler.
Ita : ça fait tout de même un mois que tu ne viens plus. Sasuke s'inquiète beaucoup pour toi, tu sais.
Saku : Il ne pense qu'à son entreprise, c'est tout.
Ita : Tu le hais tant que ça ?
Saku : Écoutes, je t'ai appelé pour "ça", tu vois.
Ita : Comment ça ?
Saku : Le pourquoi du comment.
Ita : Je ne comprend pas.
Saku : Est-ce que l'on peut se voir ? Je n'ai pas très envi de m'expliquer au téléphone.
Ita : Ok. Ce soir, à 20h devant l'entreprise ? Je travaille moi, tout de même.
Saku : Entendu. À tout à l'heure.
Le temps défila lentement, me laissant stresser pour savoir comment tout lui dire. Ça n'allait pas être simple, loin de là ! L'heure du rendez-vous arriva et je retrouvai Itachi en face de l'entrée. Lorsqu'il me vit, il me sourit et me prit dans ses bras.
Ita : Salut. Mais dis donc, tu as grossi !
Saku : Quoi ? Ça se voit tant que ça que...?
Ita : Mais nan, je déconne ! Ce que tu peux être bête !
Saku : Merci, c'est gentil...
Ita : Oh, mais je rigole ! Bon, on va au restau d'à côté ?
Saku : Oui.
Nous nous rendîmes dans un restaurant assez chic. En même temps, avec un Uchiha comme compagnon, c'était normal. Enfin, compagnon, ami quoi ! Nous nous installâmes à une table à l'écart des autres, assis face à face, et commandâmes notre menu. Itachi était aujourd'hui habillé d'un costard cravate. Je me demandai quel tête il avait décontracté. Il devait être sexy...oulah, je m'égarais un peu trop ! Ses yeux envoutants, bien qu'il étaient bien moins que ceux de son frère, se posèrent sur moi, curieux. Oui, il voulait tout savoir.
Ita : Alors, l'histoire ?
Saku : Et bien, c'est en rapport avec Sasuke.
Ita : ça, je l'avais deviné.
Saku : C'est ce qu'il m'a fait, pour que je le haïsse tant, que je suis là.
Ita : Tu veux m'en parler ? Tu ne crois pas que j'en sais déjà trop avec ta grossesse ? Surtout que le père ne doit pas être au courant, vu ta tête ce n'était pas prévu.
Saku : Non, ce n'était pas prévu et le père n'en sait rien. Tu as raison mais j'ai besoin de quelqu'un.
Ita : Et c'est moi. Qu'est-ce que tu aurais fait si on ne s'était pas rencontré...
Saku : Je n'en ai aucune idée...
Nous mangions laissant un blanc planer autour de nous. Je me sentait mal à l'aise. J'avais peur de sa réaction quand il saura tout. Le silence s'arrêta lorsqu'il finit par me poser une question assez gênante.
Ita : Tu ne vas quand même pas me dire qui est le père ?
Saku : S...si...
Ita : Oh, purée...Mmmh, et bien je n'ai pas le choix. Vas-y, je t'écoute.
Saku : C'est...ton frère.
Son expression me donna envi de ravaler mes paroles. Il était plus que surpris. Ses yeux s'étaient écarquillé en un temps record. Merde, je pensai d'un coup que j'aurai du garder tout pour moi. Oui, mais si c'était pour rester enfermer chez moi, non. Donc, avais-je bien fait ? Aucune idée.
Ita : Et qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Que je lui dise ?
Saku : Non ! Enfin...je préfèrerais le faire moi-même.
Ita : Oui, je pense aussi.
Saku : ...
Ita : P*****, dans quel pétrin je me suis fourré...
Saku : Désolé...
Ita : Non, j'aurais pu refuser ton invitation. Bon, je dois faire quoi, moi ?
Saku : Et bien, rien. J'ai juste besoin que tu me dise ce qui est mieux à faire.
Ita : De quoi ? En ce qui concerne le bébé ?
Saku : Bah, oui !
Ita : Et bien, avortes si cela te tracasse de trop.
Saku : Je ne peux pas. C'est quand même une vie que j'éteindrais...
Ita : Oh, ce sera beaucoup plus difficile alors...
Saku : Je ne sais pas s'il faut que je lui dise tout.
Ita : Mais quel imbécile, mon frère ! C'est pour ça que vous vous détestez ?
Saku : En quelques sortes. Enfin, plutôt à cause de la soirée.
Il se mit à réfléchir en posant son index sur son menton. Je me sentais terriblement petite devant lui. Cela m'énervait un peu de devoir demander de l'aide et d'embêter son frère. J'aurais du me débrouiller toute seule...Il regarda les gens autour de nous et soupira tout en passant sa main dans ses cheveux.
Ita : Je crois qu'il vaut qu'il sache tout.
Saku : Mais j'ai peur qu'il s'en foute royalement.
Ita : Non ! Il comprendra, je le connais bien pour te dire qu'il prend certaines choses au sérieux et je suis sûr que ceci en fait partie.
Saku : Je l'espère...
Ita : Si tu a besoin d'aide pour...après, je serais là.
Saku : Oui, je veux bien. Sasuke ne va certainement pas faire ce que doit faire un père.
Ita : Là, je ne peux pas te dire le contraire...
Le repas se termina et nous rentrâmes chacune chez nous. Il m'avait assurer que le seul moyen d'en parler avec son frère était aux bureaux. En gros, il fallait que je me remette à bosser. Oui, j'étais certaine que c'était la seule solution. Il ne pourra pas m'éviter si j'allais le voir au dernier étage. C'était ainsi que la semaine d'après ce rendez-vous, je recommençai à travailler. Itachi passait dans mon bureau de temps à autre, pour me saluer, bavarder mais aussi pour me rappeler que Sasuke devait savoir tout. Mais je ne voulais toujours pas. Karin m'envoyait sans cesse des regards de compassion. Oui, ma vie était merdique, pas la peine de me le rappeler ! Les jours passaient et j'essayais tant bien que mal de faire comme si de rien n'était, mais cela était très difficile. Sasuke ne vint jamais me demander le pourquoi du comment de mon absence. Il faisait comme si je n'existais pas.
Ita : Quand est-ce que tu lui diras ?
Saku : Je ne sais pas. Je ne me sens pas prête.
Ita : Il a remarqué notre rapprochement et je pense qu'il n'apprecie pas.
Saku : Et alors ?
Ita : Je dis ça comme ça. Bon, t'as interêt à lui raconter tout cette semaine où c'est moi qui m'en charge.
Saku : Quoi ?
Ita : Tu as entendu. Si ce week-end, il ne sait pas, et bien je lui dirais tout.
Saku : Je te déteste...
Ita : Il faut bien que tu le fasse un jour et si je ne fais rien, on y sera encore l'année prochaine.
Saku : Oui, je sais...
Le stress me monta au ventre, une boule se forma et une nausée apparut. Voici ce qui m'arrivait lorsque je m'imaginais parler à Sasuke. C'était vraiment pitoyable. Deux jours passaient et après demain allait être le week-end. Il fallait à tout pris agir ou sinon il le saurait par une personne autre que moi et je ne voulais pas. C'était décidé, j'irai le voir aujourd'hui. La matinée passait trop vite à mon goût, peut-être parce que je m'étais décidé d'aller voir Sasuke après la pause de midi ? Oui, c'était sûrement ça. Itachi vint me saluer et nous partîmes déjeuner ensemble. Je crus remarquer Sasuke nous regarder hautainement. Itachi avait donc raison ? Sasuke n'aime pas notre rapprochement ? Je ne voyais pas en quoi cela le concernait.
Ita : Toujours rien ?
Saku : Non...Mais j'y vais juste après.
Ita : Ah, enfin ! J'écouterais à la porte.
Saku : Tu rigoles, j'espère ! Je ne veux pas que tu nous entende. Je suis sûr qu'on va encore se crier dessus...
Ita : Mais tout va s'arranger, il va t'aider et ce sera le parfait amour.
Saku : N'y crois pas trop...Le jour où il s'occupera de moi est bien trop loin, voir même inexistant.
Le reste du repas se combla en silence. Et Itachi me laissa devant le bâtiment, ne pouvant pas venir avec moi. Il avait une réunion et le trajet était long. Il ne sera pas là pour écouter aux porte,...ni pour me remonter le moral après notre discussion. Plongée dans mes pensées, je ne remarquai même pas que je me trouvai devant son bureau. Je pris une grande inspiration et tocai à la porte où l'inscription S. Uchiha apparaissait. Un "entrez" presque craché se fit entendre. J'entrai, le visage crispé et une boule bien présente dans mon ventre, m'attendant au pire.
Sasu : Qu'est-ce que vous voul...?
Saku : Il faut qu'on parle.
Sasu : On s'est déjà tout dis la dernière fois. Vas t'en.
Saku : Non, je n'ai pas tout dis, et toi non plus.
Sasu : Je ne veux pas te parler. Alors, maintenant sors.
Saku : Non.
Il me regarda furieusement. Pour une fois qu'il me montrait une simple intérêt. Mais si seulement ce n'était pas un sentiment de haine qui illuminait ses pupilles.
Sasu : Je crois que tu m'a mal compris. Je n'ai pas envi d'en parler.
Saku : ...
Sasu : ...
Saku : Pourquoi ?
Sasu : Pourquoi quoi ?
Saku : Tout. Ce regard haineux, ces évitements, ce changement de comportement. Il doit bien avoir une raison ?
Sasu : Hnn...
Saku : Tu ne sais répondre que par ces soupirs hautains ? Tu m'énerves...
Sasu : Retournes travailler.
Saku : Je veux savoir d'abord. Juste une raison.
Il soupira et dévia son regard vers la fenêtre qui donnait une superbe vue sur un square.
Sasu : Parce que je ne veux plus que tu sois dans ma vie.
Saku : Quoi ?
Sasu : Tu as bien entendu. Pour moi, tu es un fantôme à présent. Je ne veux pas que tu aies la moindre place dans ma vie, tu n'en feras jamais partie.
Saku : C'est trop tard, maintenant.
Sasu : Rien n'est jamais tard.
Saku : Je suis enceinte.
C'était sorti comme ça. Et le visage de Sasuke se crispa, il ne comprenait sûrement pas.
Sasu : Quoi ?
Saku : Je suis enceinte.
Sasu : Et qu'est-ce que j'en ai à battre ?
Saku : C'est toi le père.
Là, c'était bon. Personne n'avait vu un Uchiha aussi abasourdi et surpris. Mais cela ne dura que quelques secondes.
Sasu : Comment peux-tu en être sûr ?
Saku : Parce que je le suis.
Sasu : Ce n'est pas suffisant.
Saku : Tu veux vraiment savoir ? Et bien tu es le seul mec avec qui j'ai couché depuis pas mal de temps ! ALORS OUI, J'EN SUIS SÛR !
Sasu : Merde...
Saku : Tu te rends enfin compte de tes conneries ?
Sasu : Hnn...
Saku : Et de ton mensonge ? Tu pouvais imaginé à quel j'ai été anéanti lorsque j'ai su ? Et tout ça à cause d'un enfoiré !
Sasu : Cela ne me regarde pas. Débrouilles-toi.
Saku : Quoi ? Mais tu es le père et tu a une part de responsabilité !
Sasu : Et bien, avortes et le problème est réglé.
Saku : Jamais.
Sasu : Alors, casses-toi. Je ne t'aiderais pas.
Saku : Minable. Ton frère m'avait pourtant assuré que tu ne laisserais jamais une femme dans cette misère ! La seule chose importante à tes yeux, c'est toi et personne d'autre !
Sasu : Arrêtes. Cela ne te mène nul part.
Saku : Pourquoi tu ne m'a pas viré ? Tout aurait été plus simple !
Sasu : Je ne peux pas.
Saku : Quoi ? Et pourquoi ?
Sasu : Parce que.
Je restai abasourdi, pourquoi ne me virait-il pas ? Puis une étincelle m'illumina les idées et une colère m'envahit. Je dûs me forcer à ne pas le frapper.
Saku : C'est pas vrai...C'est pour l'entreprise, n'est-ce pas ?
Sasu : ...
Saku : P******, j'aurai pas imaginé que tu ailles jusque là...
Sasu : Tu n'aurais jamais dû rencontrer mon frère.
Saku : Mais qu'est-ce qu'il vient faire dans l'histoire ? Ça n'a aucun rapport !
Sasu : Si, tu fricotes avec mon frère pour que je te regarde ! Je l'ai très bien compris !
Saku : J'y crois pas...Alors de un, je suis venu voir ton frère car à part lui personne ne pouvait m'aider. Et on a toujours besoin de soutien, tu le sais très bien !
Sasu : Ta famille est là pour ça, non ?
Saku : Non, tu vois, je n'ai plus de famille. Je les ai oublié depuis longtemps.
Sasu : ...
Saku : J'en ai marre de toi. Je ne vois même pas pourquoi je travaille pour toi.
Sasu : Parce qu'il le faut. Tu es sous mes ordres.
Saku : Et bien plus pour longtemps.
Sasu : Hnn ?
Saku : Je démissionne ! Adieu !
Voilà comment je laissai Sasuke dans son bureau. Je ne vis pas sa mine dépité mais elle signifiait une crainte. Oui, car sans moi, l'entreprise ne tiendrait pas longtemps. Je ne reviendrais même pas les aider. Qu'ils se ficheraient tous dans le merde, j'en avais rien à battre ! Maintenant, ce qui m'importait le plus était l'enfant. J'allais devoir l'élever seule. Lorsque je me rendis dans l'ascenseur, des larmes s'échappèrent des mes yeux. Je ne pouvais nier que ces parole m'avait profondément blessé au coeur. Sans pouvoir m'arrêter, je me mis à pleurer, et tombai lentement par terre à genoux, le visage enfoui dans mes mains. L'ascenseur s'ouvrit et une personne entra alors que j'étais dans un état lamentable. C'était Karin, elle me prit dans ses bras et me demanda ce qui n'allait pas. Je ne pouvais pas lui répondre, je ne voulais pas. Elle me ramena chez moi. Je m'endormis dès qu'elle m'allongea sur mon lit.
xXXXXXXx
Pendant plusieurs journées, je ne voulais pas sortir de mon matelas. Karin passait tous les jours. Je la remerciais pour tout ce qu'elle faisait. Malgré que je l'avais envoyé baladé la dernière fois, elle continuait de faire attention à ma santé.
Karin : Sakura ?
Saku : Mmmh ?
Karin : Quand reviendras-tu travailler ?
Saku : Je ne reviendrais pas.
Karin : Comment ça ?
Saku : J'ai démissionné.
Karin : Mais pourquoi ?
Saku : Demandes à Sasuke. Il sait toute l'histoire.
Je me retournai dans mon drap, dos à mon amie. J'entendis un soupir puis la porte de ma chambre se referma. Comment avais-je fait pour foutre ma vie en l'air ? En une soirée. Une malheureuse soirée, en compagnie de cet enfoiré. Je me recroquevillai sur moi-même et m'endormis encore. Je n'avais que ça à faire. Malheureusement, je reconnu une voix familière. Itachi.
Ita : Sakura...
Saku : Ne me regardes pas. Je dois faire pitié.
Ita : Non, je suis là. Si tu as besoin d'aide, je t'aiderais du mieux que je pourrais.
Saku : Merci, mais je ne pense pas que tu veuille m'aider à élever l'enfant avec moi.
Ita : Comment ? Et Sasuke ? Que t'a-t-il dit pour te retrouver dans cet état.
Saku : Des choses blessantes. Tu avais tord sur lui. Il se fiche complètement de l'enfant.
Ita : Pourtant, il a l'air bouleversé en ce moment.
Saku : C'est juste parce que j'ai démissionné.
Ita : Hein ?
Saku : Je ne peux plus être sous ses ordres. Ça m'est impossible. Et lui, il pense seulement à son entreprise.
Ita : Je voudrais bien t'aider mais je ne serais plus là.
Saku : Quoi ? Pourquoi ?
Ita : Je vais...retourner en Amérique.
Saku : Non...! Tu ne vas pas me laisser ?
Ita : Je suis vraiment désolé...
Saku : Quand...sera ton départ ?
Ita : Dans deux semaines.
Saku : C'est si proche...
Ita : J'ai deux semaines pour t'aider. Je vais de ramener de l'aide.
Saku : Merci, c'est gentil.
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C'était pendant ces deux semaines que j'emménageais chez Karin. Elle m'avait promis de m'aider avec cet enfant. J'en étais subjugué et lui avais sourit. Nous étions aller souhaiter un bon voyage à Itachi dont le départ s'était trop rapidement rapproché, jusqu'à arriver. Il m'avait promis qu'il reviendrais me voir dès qu'il le pourrait. Et surtout, il voudrait voir la naissance du gamin. Cela m'avait fait chaud au coeur. Je ne cherchais pas de nouveau boulot, la naissance du bébé allant contrecarrer les emplois. Les mois passèrent, je me sentais un peu mieux, après les blessantes paroles que j'avais entendu. Je n'arrivais pas à oublier Sasuke. Son regard, son sourire avant tout ce qui s'était passé. Cela me manquait terriblement. C'était après tous ces jours ayant défilé sous mes yeux que je compris que j'étais éperdument amoureux de lui, mais celui d'avant. Celui qui me souriait, qui me complimentait, qui me regardait...Je n'étais pas invisible pour lui. Sauf qu'il n'existait plus désormais. Mon ventre avait un peu gonflé. Itachi m'appelait souvent pour prendre des nouvelles et c'était grâce à ses appels que je fus informé des problèmes que l'entreprise, mon ancien job, avait. Si elle ne remontait pas la pente, se sera la dernière année avant qu'elle ne ferme. Itachi en était triste. Il ne pouvait pas aider son petit frère.
Les grandes vacances arrivèrent, cela faisait six mois que l'accident s'était produit. Sasuke m'avait sûrement oublié, ou pas ? De toute façon, je m'en foutais. Alors pourquoi je ne pouvais pas l'enlever de ma tête, au moins pendant un mois entier ? Non, la vie était si injuste. Maudits sentiments ! Karin sortait tout le temps pour moi. Elle ne voulait surtout pas que je sorte. Pourtant, je ne pourrais pas rester éternellement ici. J'étouffais trop dans cet appartement.
Karin : J'y vais ! Je reviens dans deux heures.
Saku : A toute à l'heure.
Elle avait décidé d'acheter tout pour l'arrivée de l'enfant. Mais j'aurais préféré le faire moi même. C'était pourtant moi la mère ! Au fil des jours, la maison s'était rempli de divers objets pour bébé, m'obligeant à regarder la vérité en face qui était si douloureuse. Je décidai de m'allonger devant la télé, sans oublier de prendre des bonbons. J'avais besoin de me détendre. Je commençais à somnoler, une sucette dans la bouche, quand la sonnette retentit. Qui pouvait bien venir ici ? Je ne m'attendais vraiment pas à voir cette personne en ouvrant la porte. Des cheveux ébènes, des yeux onyx et un regard froid qui s'adoucit en me voyant. Sasuke. Mon instinct me fit fermer la porte brusquement mais il m'en empêcha en interposant son pied.
Sasu : Attends !
Saku : Je ne veux pas te voir ! Casses-toi !
Sasu : P...pardon.
Je cessai tout mouvement et regardai Sasuke, surprise. Voulait-il vraiment être pardonné ? Un espoir était-il possible ? Il semblait sincère. Si seulement il s'était rendu compte avant ! Il se sentait gêné d'être là, si bien qu'il n'osait pas me regarder en face.
Saku : Quoi ?
Sasu : Je te demande pardon.
Saku : ...
Sasu : Je voulais m'excuser sur tout ce que j'avais pu te faire subir.
Saku : Comment peux-tu revenir comme ça après tout ce que tu m'a fait ?
Sasu : ...
Saku : Tu m'a profondément blessé la dernière fois. Je n'ai jamais eu aussi mal.
Sasu : C'était si soudain ! Je n'arrivais pas à croire cela possible ! J'étais quand même choqué.
Saku : Et moi, dans tout ça ? Tu crois que je m'attendais à ça ? Non !
Sasu : Je veux tout t'expliquer.
Saku : Je sais déjà tout ! Tu te fous de moi et de l'enfant, et pense égoïstement !
Sasu : Non, je m'en veux. Oublie ce que j'ai dis.
Saku : Impossible. C'est trop tard, le mal est fait.
Cette situation me rappela un moment. Sauf que ce n'était pas moi qui avait dit ça mais lui. Il allait enfin comprendre le mal qu'il m'avait fait. Une larme s'échappa et coula sur ma joue par mégarde. Son regard s'était posé sur mon ventre, remarquant la grossesse plus que visible.
Sasu : Je peux...
Je ne répondis pas. Il prit mon silence pour un oui et approcha sa main de mon ventre. Dès que la chaleur de sa main me toucha, je crus voir un jeune couple heureux. Un rêve impossible...Nous ne serons jamais heureux ensemble. Mais je voulais tellement y croire, que le "nous" puisse exister. Un sourire triste apparut sur mon visage. Je m'égarais beaucoup trop loin, vers un point inaccessible. La surprise visible sur le visage de Sasuke me fit comprendre qu'il avait senti quelque chose. Après plusieurs minutes, il regarda derrière, apercevant les multitudes d'achats pour le bébé.
Sasu : Tu as déjà tout préparé ?
Saku : ...
Sasu : Tu seras seule pour...?
Saku : Cela ne te regarde pas, ou plus !
Je pensai que Itachi avait finalement raison. Sasuke prenait certaines choses au sérieux mais il fallait être patient. Son visage était différent des fois où il m'avait blessé. Mais était-ce pour autant qu'il avait changé ? Mon coeur rata un battement lorsqu'il me sourit mélancoliquement. J'avais l'impression de revoir le Sasuke d'avant, celui que j'aimais intensément. Ses sourires m'avaient tellement manqué. Mais il ne fallait pas que je cède.
Sasu : Prends-en soin.
Saku : Sasuke...
Sasu : J'espère qu'il aura une belle vie.
Saku : ...pourquoi ? Pourquoi tout ça...
Sasu : Je ne veux pas qu'il souffre, je serais un mauvais père pour lui. Il ne me mérite pas.
Saku : Sans père, c'est comme s'il n'avait qu'une demi-âme.
Sasu : Avec, ce sera pire. Pardonne-moi.
Saku : Vas-t'en...laisses moi...
Sasu : Tu as raison, je suis un égoïste.
Saku : Je crois que tu en as assez fait...
Et c'était à cet instant qu'il décida de disparaitre dans le couloir de l'immeuble. Je basculai sur le sol, tremblant de partout. Pourquoi est-il venu faire ça ? J'avais eu une envie de me jeter dans ses bras mais j'avais réussis à me retenir. Mon coeur venait de se briser une nouvelle fois. Je l'aimais et il me laissait encore seule. Jamais je ne pourrais effacer quoique ce soit de lui, il était gravé en moi. Je l'avais aimé et je l'aimais encore.
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Toutes les vacances, Karin était aux petits soins avec moi. Cela m'insupportais mais j'en avais bien besoin. Je ne lui avais pas raconté ma discussion avec Sasuke, ni même à Itachi. J'aurais peut-être dû. Mais j'étais certaine que mes sentiments pour lui auraient été visibles. Et je ne voulais surtout pas m'accrocher à Sasuke. L'accouchement approchait à grand pas. Un mois, seulement, me séparait de cet événement. Et il fallait à tout pris que je sorte. Cet endroit m'ennuyait au plus haut point ! Je pris donc ma veste et descendis les escaliers de l'immeuble pour enfin sortir dehors. On était en été et le soleil étincelait dans le ciel. On pouvait voir les rues bondées. Une journée typique de celle d'été, quoi ! Pourtant, tout le monde devrait avoir le sourire aux lèvres. Pas moi. J'étais nostalgique. Je repensais à tout. Le nouvel an, surtout. Cette connerie où j'avais suivi mon ex-patron ! Si seulement je pouvais tout recommencer et éviter cette grave erreur. J'avais foutu ma vie en l'air. Si je lui avais supplié de rester avec moi quand Sasuke était venu à l'appartement, aurait-il accepté ? Non, il était venu s'expliquer mais pas pour m'aider. J'avançais dans les rues, sans savoir où j'allais. Une petite brise me relaxait et me vidait la tête. Mais elle ne suffit pas à éviter la crispation de mes muscles lorsque je l'aperçut. Des cheveux blonds attachés, des yeux émeraudes aussi brillant que les miens et une taille fine resplendissaient devant moi. Non, c'était impossible ! Comment m'avait-elle retrouvée ? Je courus lorsqu'elle me remarqua, mais surtout lorsque ses yeux dérivèrent vers plus bas, où se trouvait mon ventre. M'éloigner d'elle était la seule chose que pensais.
... : Sakura ! Attends !
Temari. Je ne la détestais pas mais je ne pouvais pas lui parler., lui montrer le moindre morceau de ma vie que j'avais passé sans elle. Le problème était qu'elle savait désormais que je portais un enfant. Cela ne pouvait pas être pire. Elle allait tout dire aux autres et je ne voulais pas.
Tema : Je t'en supplie ! Écoutes-moi !
Je courais où m'emmenaient mes jambes, c'est-à-dire droit devant moi. Ma vision se troubla, des larmes...Toujours la même chose ! Mes yeux ne pouvaient pas être asséché ? Non, je devais toujours pleuré. J'avais sûrement été conçu comme ça. Une route, je bousculais les piétons au bord de celle-ci. Oui, le feu était vert et je m'engageais tout de même sur la voie, ma raison ayant disparue. Un autobus roulait tranquillement mais ne put m'éviter.
Tema : SAKURA !
A suivre
Haha ! Je suis sadique ! ^^ Mais ne vous inquiétez pas, la suite arrivera mercredi prochain ! X) Et je n'oublierais, promis ! Bisous à mes lecteurs !
YuMe
