Titre : Vie et destinée de Nymphadora Tonks

Disclaimer : Ayant du mal à aligner deux mots en anglais, je vous rassure donc : je ne suis pas Mrs J.K.R, rien ne m'appartient si ce n'est le scénario un peu tiré par les cheveux, et les éventuels personnages secondaires non canoniques. Je ne peux même pas réclamer Remus, c'est triste :-/

Couple : Nymphadora Tonks / Remus Lupin

Résumé : La vie de Nymphadora Tonks n'est pas toute rose en 1996. Ses avances répétées à Remus Lupin, son fantastique collègue, sa folâtre famille, évidemment cela aurait pu être mieux. Tout bascule quand son Chef de département lui confie une mission suicidaire… mais peut-elle y trouver son compte ?

Note de l'auteur :

Bonjour !

Voici le second chapitre de cette histoire centrée sur Nymphadora. Comment va t-elle s'organiser pour cette mission? Que va t-il lui arriver? (Suspence insoutenable)

La suite, c'est maintenant !

Titre du chapitre : Et si je partais en éclairage?


Deux heures qu'elle fixait ce bout de papier sur lequel se résumait sa mission. Elle avait dû menacer Dawlish d'un Doloris pour qu'il arrête de la harceler au sujet de ce parchemin. La préparation et la réflexion n'était vraiment pas sa tasse de thé, elle préférait de loin laisser place à sa spontanéité et à l'improvisation, que de réfléchir méticuleusement à un plan qui ne manquerait pas d'être fichu en l'air pour une de ses maladresses.

- Fichu Chef, murmura-t-elle en tournant pour la énième fois sa baguette entre ses doigts, la tête posée sur sa main.

A ses côtés, un tas de parchemins froissés peuplaient le bureau, témoins de l'absence d'idées correctes pour réaliser son prodigieux vol. Sa plume fut jetée sans ménagement sur son bureau, et dépitée elle se laissa retomber dans sa chaise en grimaçant. Décidément sa vie partait dans tous les sens, et il lui semblait qu'elle n'avait plus le contrôle de ce qu'il lui arrivait. Avant-hier elle se faisait rejeter une énième fois par Remus. Remus ... Hier, elle sauvait Harry Potter d'un retour précipité à Londres. Et aujourd'hui, elle se retrouvait embarquée dans une mission dont elle n'avait cure. Il lui importait peu que la sécurité du ministère soit assurée... Elle aurait bien aimé se repositionner émotionnellement parlant avant de tenter quoi que se soit.

Ses doigts tapèrent nerveusement sur son bureau. Se ressaisissant à grand peine, elle posa ses mains d'un geste brusque, et s'y appuya pour se lever, résignée. Il fallait qu'elle commence quelque part, pourquoi pas un petit repérage des lieux? Attrapant le parchemin et sa baguette, elle se dirigea à grands pas vers l'ascenseur, sous l'œil soupçonneux de Dawlish.

- Qu'il aille voir chez Voldemort si j'y suis, pesta-t-elle en appuyant sur le bouton argenté.

Elle passa les quelques secondes d'attente permettant à l'ascenseur d'arriver à maugréer contre son chef, Dawlish, Remus, le fichu appareil qui ne voulait pas arriver, la note de service qui lui rentra dans la figure... Une mauvaise journée décidément...

La jeune auror entra précipitamment dans la cage où se trouvaient déjà deux sorciers en pleine discussion. Elle afficha un visage serein et attendit patiemment que les étages défilent. Lorsque les portes s'ouvrirent enfin sur le niveau neuf, elle poussa un petit soupir, ravie de sortir de cette cage. Le couloir en face d'elle était désert, et c'est d'un pas régulier qu'elle s'avança. A sa gauche, elle aperçut un escalier qui menait au niveau 10, spécialisé dans les salles d'audiences. Nymphadora s'arrêta devant la lourde porte noire et lisse qui lui faisait face. Maintenant qu'elle était là, que faire? La mission de repérage s'arrêtait-elle là? La poignée dorée de la porte semblait l'attirer, la poussait à la toucher, l'hypnotisait.

Clignant des yeux, elle fit un pas en arrière, les sourcils froncés. La baguette levée, elle interrompit son geste en entendant le bruit caractéristique de l'ascenseur. D'un geste rapide, elle se précipita dans l'escalier menant au niveau inférieur, se camouflant dans un angle. Se lançant rapidement un sort de désillusion, elle scruta le couloir où un sorcier vêtu d'une longue cape bleu foncée. Aussi discrètement qu'elle le put, elle remonta les quelques marches, essayant d'apercevoir qui il était. Les mèches sombres qui tombaient devant ses yeux, son allure droite, sa baguette de couleur ébène, elle reconnut Funestar, un des langues-de-plomb.

C'est dans ces moments là que Tonks ne prenait pas la peine de réfléchir, agissant comme bon lui semblait. Alors qu'elle avait reçu sa mission quelques heures auparavant, elle visa de sa baguette le sorcier. Ce dernier était en train d'ouvrir la porte avec un mot de passe et un signe de reconnaissance avec sa baguette. Un petit déclic se fit entendre dans le couloir, et une seconde après, un Stupéfix informulé touchait le sorcier. Se rapprochant à grands pas tout en se désillusionnant, elle pris l'apparence du sorcier allongé au sol. Bien sûr, ses pouvoirs de métamorphomage avaient ses limites, et elle ne pouvait réellement ressembler à une personne de sexe masculin. Néanmoins, lorsqu'elle enfila la cape de Funestar, rabattit sa capuche, et emprunta sa baguette, elle lui ressemblait en tous points.

Abandonner le corps inconscient au milieu du couloir aurait été une grossière erreur alors qu'elle s'apprêtait à entrer dans le fameux département. Fouillant dans ses poches, elle trouva un chewing-gum au citron que lui avait gracieusement offert le professeur Dumbledore lors de sa dernière visite. Rapidement, elle glissa la sucrerie entre ses lèvres, et métamorphosa le papier en une couverture au même motif que ceux du sol. D'un geste fluide, elle recouvrit le corps qui était désormais invisible... sauf si quelqu'un s'amusait à lui marcher dessus.

Après avoir saisit les affaires de Funestar et fouillé dans ses poches, elle poussa la lourde porte noire et se retrouva dans la salle ronde aux douze portes. Avec justesse, elle ne referma pas immédiatement la porte, et pris un bout de chewing-gum qu'elle colla sur la porte. Le petit clac enclencha le processus du mur qui commença à tourner autour d'elle. Ses yeux ne quittèrent pas un instant la porte marquée. Lorsque le mur s'arrêta, elle ne put s'empêcher de se diriger vers la seule porte reconnaissable, l'ouvrit, et vérifia avec soulagement qu'elle menait de nouveau sur l'ascenseur. En cas de pépin, elle pourrait toujours savoir comment sortir.

La porte se referma, et elle dut se faire violence pour ne pas tourner de l'œil alors que la pièce faisait encore le tour sur elle même.

- Soyons méthodique, déclara-t-elle lorsque tout mouvement eut cessé.

Nymphadora s'approcha de la porte à droite de celle qui était marquée par le chewing-gum. Baguette en main, le teint cireux de l'homme sur son visage, elle poussa la porte d'un geste assuré. En face d'elle, une pièce entièrement vide. Ses yeux ne pouvaient percevoir le bout de la salle, ni mettre une quelconque note de couleur sur ce qu'il y avait. Elle s'avança, le bruit de ses pas n'existant plus. C'était comme si avant qu'elle ne rentre dans cette pièce il n'y avait réellement et physiquement rien. Le Néant avec un grand N. Elle tourna la tête dans tous les sens, cherchant en vain l'existence de quelque chose qui expliquerait cette pièce.

Nymphadora haussa les épaules, et se détourna de la vaste pièce pour revenir sur ses pas, et sortir de cette étrange pièce. Un problème s'imposa à elle lorsqu'elle s'aperçut que la porte de sortie avait disparu. Elle se retrouvait au milieu d'une pièce dont elle ne pouvait distinguer le contenu. Ses pieds étaient comme dans le vide, et aucune sensation matérielle ne semblait la toucher : pas de température qui s'imposait à elle, pas de contact tactile, pas de son, pas de vision...

- Réfléchis ma pauvre, tu n'es pas venue ici pour te retrouver coincée comme une débutante dans une pièce vide!

Ses paroles parurent être absorbées par la salle, pas un écho, comme si elle n'avait pas prononcé le moindre mot, et qu'elle ne les entendait uniquement parce qu'elle les avait pensées. Sa mâchoire commença à mastiquer férocement son chewing-gum tandis que ses méninges tournaient à toute allure. Elle avança de quelques pas au hasard, essayant de distinguer un élément quelconque. Nymphadora plissa des yeux, se baissa et tenta de toucher le sol, renifla longuement, cherchant une odeur, avant d'hurler dans la pièce ... Sans effet.

- Il semblerait qu'il n'y ait Rien dans cette pièce. Mais pourquoi cette satanée porte a disparu? S'interrogea-t-elle en tournant la baguette de Funestar entre ses doigts, la sienne étant correctement rangée dans la poche intérieure de sa veste.

Ses jambes continuèrent à avancer dans une salle où toutes ses perceptions étaient inutiles. Ses doigts la trahirent, et la baguette de Funestar tomba ... ou plutôt disparu lorsqu'elle ne fut plus en contact avec elle. Stupéfaite, elle tenta de tâter le sol, cherchant le bout de bois.

- Voilà un autre problème désormais, s'exclama-t-elle en saisissant sa propre baguette. Accio baguette!

Un léger bruit se fit entendre, et la baguette revient tranquillement dans sa main. Elle laissa échapper un soupir clairement soulagé.

- La pièce du Néant n'est pas si vide qu'il n'y parait. Lumos!

Un filet de lumière pointa le bout de son nez et elle eut le soulagement de voir quelque chose, même si c'était le bout de sa baguette. Elle fit demi-tour et se dirigea intuitivement vers l'endroit où devait se trouver la porte de sortie.

- Accio porte! Commanda-t-elle, avec espoir.

Cette fois, aucun bruit ne se fit entendre, et elle ne retint pas un juron. Merlin s'acharnait sur elle, décidément... Pourquoi cela fonctionnait avec la baguette, et non pas avec la porte?

- Parce qu'elle était physiquement présente! S'exclama-t-elle en levant un bras vers le ciel, signe de victoire qu'elle accordait peut-être un peu tôt. Comment je peux faire pour que la porte soit présente au milieu du Néant?

Elle commença à tourner en rond, mâchant son chewing-gum comme s'il pouvait lui permettre de réfléchir plus rapidement. D'un geste machinal, elle glissa les mains dans les poches de la cape de Funestar, et y trouva un petit carnet en parchemin jauni. Ses doigts feuilletèrent rapidement les pages où il n'y avait étrangement rien de noté.

- Révèle ton secret! Murmura-t-elle en pointa sa baguette sur une des pages.

Immédiatement, les pages se mirent à se couvrir de petites lettres écrites en pattes de mouche, légèrement inclinées. Elle fronça les sourcils, et essaya de décrypter les incohérentes suites de lettres qui s'étalaient sur le parchemin.

- Bien sûr ce n'était pas si facile... grogna-t-elle en tournant inlassablement les pages couvertes de mots.

Elle arriva à l'endroit où Funestar avait visiblement cessé de prendre ses notes, des pages vides s'étendaient à la suite. Nymphadora ne fit pas de manière, elle saisit une page vierge entre ses doigts, et d'un geste sec la déchira, refermant à la suite le carnet qu'elle glissa dans une poche. Son bras gauche fut tendu le plus possible, sa baguette dans la main droite commença à s'agiter alors qu'elle psalmodiait des incantations latines aux sonorités étranges. Le parchemin lévita, se mit à grandir, à se solidifier et petit à petit le parchemin prit l'aspect d'une porte sombre. Nymphadora n'avait jamais été très doué en métamorphose, pourtant elle s'étonna elle même lorsque la porte qu'elle fit apparaître à partir d'une feuille de parchemin se posa avec grâce devant elle. D'un geste décidé, elle l'ouvrit, et reconnu avec soulagement la fameuse pièce ronde. Elle marqua de nouveau la porte, cette fois en bas à gauche, pour notifier la salle du Néant, et elle revint au centre de la pièce.

Le mur tourna de nouveau, et c'est avec un peu d'inquiétude qu'elle se dirigea vers la porte à gauche de celle menant vers le Néant. D'un geste mal assuré, elle tourna la poignée et entra dans la nouvelle salle...

- Funestar! On ne t'attendait plus ! Où étais-tu encore passé?

D'un geste fluide, Nymphadora cacha sa baguette pour se saisir de celle de Funestar. Se redressant, prenant l'allure qu'elle lui connaissait, elle racla sa gorge pour trouver une voix aux sonorités masculines.

- Problèmes avec le niveau 2, lança-t-elle assurée en avançant de quelques pas.

Ce qui en soit n'était pas faux vu qu'elle appartenait au niveau 2, et que Funestar se trouvait actuellement sous un papier de bonbon métamorphosé... Un rire gras fit écho à ses paroles, et d'un geste qu'elle souhaitait être hautain, elle fixa l'homme qui avait osé se ficher d'elle ... enfin de Funestar .

- Dis que tu es resté draguer la jeunette de la réception avec tes mystérieuses phrases qui lui font tourner la tête. As-tu le paquet?

Paquet? Paquet? Quel paquet? Nymphadora tenta de ne pas se pincer les lèvres en cherchant de quoi il voulait bien parler. Le Langue-de-plomb n'avait rien de tel dans ses poches, et d'un geste discret elle chercha dans sa cape si quelque chose s'y trouvait. Elle eut le bon sens de prendre un air ennuyé, avant de déclarer d'une voix forte:

- Il n'est pas passé au service de contrôle. On m'a envoyé vers le service des aurors pour qu'ils vérifient le contenu. D'où mon retard. Je voulais vous avertir avant d'aller le récupérer.

- Tu as laissé le paquet seul, sans surveillance?

- Pour qui me prends-tu, s'enorgueillit Nymphadora! Suis-je assez stupide?

- Non bien sûr, mais qui... commença l'homme au rire gras.

Nymphadora le coupa en levant une main impérieuse:

- Je repars de suite le chercher.

Sa baguette en l'air, elle fit venir à elle deux ou trois parchemins appartenant à Funestar, et repartit par la porte, manquant de trébucher et de se faire reconnaître. Avant de la refermer elle put entendre un des langues-de-plomb dire :

- Lui, il n'a pas choisi son métier pour rien. Plus énigmatique, tu meurs.

Avec un sourire satisfait, elle marqua de nouveau la porte, et se retrouva dans au milieu de l'éternelle danse de la salle ronde. Elle s'en était plutôt pas mal tirée, sur ce coup là... Sa respiration reprit un rythme normal, et elle sentit en elle une liesse qu'elle n'avait plus eu depuis longtemps. Elle s'amusait... Et cela lui plaisait...


Première partie de la mission: Tonks n'est pas le genre de personne que j'imagine se poser, et réfléchir à un plan. Du coup, ben cela donne ce début d'excursion qui se passe pas si mal que cela, au final...

A la semaine prochaine pour la suite!