Auteurs : Daiya & Aki no Sabaku

Titre : Sentiments Cachés, prologue

Origine : Gundam Wing

Disclamer : Les persos ne sont malheureusement pas à nous T.T

Genre : UA, OOC, Yaoi (c'est tout pour le moment)

Couple : 1x5 powa !

Notes :

Daiya et Aki : 10 reviews :) Nous contentes ! Merci beaucoup, on espère que ce chapitre un va vous plaire ! Et merci pour vos encouragements…

Réponses Aux Reviews (Daiya en italique et Aki en souligné) :

Léo : Coucou mon ptit Léo ! Contente que tu ai pris la peine de nous lire, et bien en effet, nos esprits vicieux se sont mis en route, et la suite risque fort de te déplaire (pour mon plus grand bonheur !lol). Mais pour ce qui est des matelas collés, tu as raison, de 'vrais mecs' ne feraient sûrement pas ça XD ! Gros Bisou et Thx pour ton mess !

Salut, ami de 'Rion :) Je suis contente que cet épilogue t'ai plu. Et, comme le dit Aki, bien-sûr que nos esprits tordus vont arriver au gallot et là il y aura…Enfin, des trucs de mecs quoi ! lol. Remarque, peut-être que ça va te plaire, qui sait… (faut bien espérer!). En tout cas merci pour ton petit comm, c'est la première fois que j'en reçois un d'un mec (toute émue… mdr). Bizz

Ptit bou :Hi you ! C'est vrai que nos deux bishos, ne sont pas très…comment dire ? masculins ? Bref, on peut bien se douter qu'ils ont un côté gay, c'est sûr ! J'avoue d'ailleurs, que si je pouvais refaire, j'aurais fait en sorte de faire leurs deux caractères plus réalistes. Mais c'est difficile de se mettre dans la peau de mecs, quand on est des filles... mdr. Sinon pour moi Wu est appel de son portable, mais il a plus de forfait, enfin bref, le fait qu'il soit fauché est bien là (c'st l'essentiel nope ? XD). Sinon rassure toi ta review est très bien ! fière de sa kohai ! Bisou bisou et buena lectura !

Lu toi ! Alors, contente qu'elle soit enfin publiée ? lol. Je sais qu'il faut que j'écrive la suite lol mais faut que je trouve le temps. Sinon 'aurorale' ça existe bien ! lol. Et pis moi aussi je préfère les 01x02, mais j'avoue que là ça change ;). Marci beaucoup pour ta review. Et puis je ne vais pas te dire « j'espère que tu vas aimer la suite », vu que tu la connais mdr. Gros bisous à toua ! (et désolée pour les fautes dans la fic, je vais redoubler de prudence lol. Mais mes profs me reprochent ma mauvaise orthographe… mouinnnnn lol)

Aki no sama : Lut ! A vrai dire on était assez septiques, vu que c'est assez peu commun un 1x5… Mais il se trouve qu'il y a pas mal de gens comme toi qui apprécient ! Alléluia ! mdr. Dans cette fic, Chang est toujours aussi fier (enfin je crois XD), mais par contre Heero est relativement OOC, donc tu risques d'avoir des surprises… héhéhé ! merci beaucoup pour la review ! bon chapitre…

Salut ! Oui, on s'est mis au 01x05 (une première pour nous deux lol) et puis bah moi j'aime assez j'avoue! Et donc je suis heureuse de faire des heureuses lol. Comme le dit Aki, Heero est assez OOC… j'espère tout de même que tu vas continuer à appréciez cette fic ! Merci pour ta review. Bizouss

Gwenaelle : Hello ! J'adore : 'la votre risque d'être pas mal du tout' ! mdr ! Merci beaucoup de cette confidence ! lol, J'espère que tu ne seras pas déçue en tout cas ! La fic va prendre des proportions que nous n'avions même pas imaginé au départ XD ! Bonne lecture en tout cas, et merci pour cette review.

Et bien j'espère que tu as raison ! Lol. En tout cas nous on l'aime bien, not' fic, maintenant… J'espère vraiment que tu vas bien aimer la suite, qu'elle ne te décevra pas ! Merci pour ton petit mot. Bisous.

Youkai : OUAI ! 1x5 en force ! mdr, thanks pour ces nombreux 'merci' ! Contente de voir qu'il y a des supportrices de ce couple si rare, j'espère que la suite te plaira (y'a pas de raisons XD). Ta rev' me fait plaisir en tout cas, pour la peine, bisousss baveux ! Mdr

Whoua ! Tant de merci, ça fait plaisir ! Je suis super contente que plaise, et qu'on fasse des heureuses looool. Merci pour ta review qui réchauffe le cœur. Voilà la suite, j'espère que tu vas bien l'aimer. Bizzz

Kasufu : Ah Ah ! musique de fond suspicieuse … toi fan de Heero ? Es tu du genre à aimer faire mal aux bishos ? Parce que là tu vas souffrir pour lui ! mdr ! Je n'en dis pas plus… mais bonne lecture quand même MOUHAHAHA ! merci de nous lire et d'avoir laisser une review !

Oh ! Moi aussi z'aime Hee-chan ! Ze veux le même pour Noyel !… looool. Le pauvre Heero, il va en voir ! Mais c'est ça, la dure vie de bisho ! (on va pas les plaindre, quand même !). Merci pour ton ti commentaire, j'espère que ce chapitre va te plaire. Bisous

Mayu-chibichan : Et bien la voilà la suite ! Ce chapitre est quand même un peu plus long… De quoi commencer à bien rentrer dans l'histoire. En espérant que ça te plaise ! Merci pour le commentaire et puis bonne lecture !

Salut ! Voilà la suite tant attendue (…nannnnnnn j'exagère pas du tout ! Mdr). J'espère qu'elle va te plaire, lol. Merci pour ta review. Bizouss

Natsumi : Ah le mystère du Wufei Chang ! mdr, ben à vrai dire il est possible qu'on se trompe, mais j'ai une préférence pour le 'Chang', et puis notre fic à été tapée avec ce nom, si on le change, je ne pourrais pas m'y habituer XD mdr. Contente que le couple te convienne ! et pour info, on poste toutes les deux semaines (contraintes et forcées par le monde cruel des études…lol) Thx et bon chap' !

Hum… Ma sœur m'a dit que c'était Wu son prénom, et Chang son nom… Et puis ta théorie tient debout lol. Mais nous sommes habituée au « Chang », alors je pense qu'on va le laisser comme ça ! J'espère que ça ne te dérange pas… Merci pour ta review, j'espère que la suite va te plaire. Bizz

Calamithy : Saluto ! Ravie de savoir que ce début te plait, je n'avais pas trouvé ce prologue spécialement mignon… lol mais après réflexion c'est vrai que leurs attitudes sont assez 'kawai' ! Le coup de l'entortillage du fil de téléphone t'aurait donné un chouilla d'inspiration ? Ca fait plaisir alors ! Sinon j'aurais une petite question… A ton avis dans cette fic… qui sera le 'seme' ? MOURARARA ! Big merci pour la review !

Oh ! Je suis fière ! Une review de toi ! Marci ! Tu sais que je suis une de tes plus grandes fans ? (ça fait très groupie mdr). Enfin bref, je ne te cacherais pas que je suis super contente ;p Et je suis contente que tu aimes notre fic. J'avoue que c'est assez « kawai », mais il n'y aura pas que ça dans la fic, fort heureusement ! En tout cas j'espère que tu vas aimer la suite. Et que ça te donnera encore des idées de fics mdr (d'ailleurs, t'en a écris une avec un fil téléphonique ou pas ! Lol). Merci encore, en espérant que ce nouveau chapitre te plaise. Gros bisous.

Crystal d'avalon : Et bien là voici la voilà, après deux semaines d'intense attente, je vois que tu jubiles de pouvoir en lire plus comment ça mes chevilles ? mdr, j'espère que ça va te plaire, c'est vrai que le prologue était un peu court pour pouvoir se mettre dans l'histoire… sur ce, bonne lecture et merci pour le com' !

Et bien la voilà ! Lol. J'espère que tu vas l'apprécier, moi je trouve ça chapitre plus intéressant ;p Merci pour ta review. Bisous.

Sentiments Cachés

Chapitre 1

Un bruit de coup le sortit de sa profonde léthargie.

Il bondit du canapé et sauta sur ses pieds.

Merde, il s'était endormi.

Par la porte fenêtre, il pouvait voir la nuit noire et sans lune, annonçant une heure avancée.

Il porta son poignet à son regard, et déchiffra l'heure à l'aide des aiguilles luminescentes.

22h36

Bordel de merde.

Le bruit, qui s'était suspendu, repris, un peu plus fort et décidé.

Heero se rua sur la porte, et l'ouvrit brusquement en grand.

Devant lui se tenait Chang, le poing levé, près à renouveler ses coups.

« Chang. » déclara simplement le japonais, incapable de dire quelque chose de plus construit étant donné son état d'apathie.

Il se donna mentalement des claques pour son manque d'éloquence.

« Heero. » répliqua son vis à vis sur le même ton.

Puis, arquant élégamment les sourcils, il reprit d'une voix plus sévère :

« Tu es inconscient d'ouvrir la porte comme ça, sans regarder avant qui c'est ? Imagine que je sois un pervers détraqué, ou je ne sais quoi encore… »

« Mais je savais que c'était toi, enfin, je m'en doutais, et tu n'es pas un pervers détraqué. » répondit Heero, un sourire se formant sur ses lèvres tandis que la joie de revoir son ami grandissait en lui.

« Et alors, on ne sait jamais, Yuy ! »

Le regard plein de reproche, Chang le toisait de ses grands yeux noirs.

Enfin, de ce qu'il voyait de ses yeux, parce que dans l'obscurité, comme ça, il ne distinguait pas grand chose !

« Allez entre, imbécile, au lieu de me faire la morale. »

Il s'écarta pour laisser passer son meilleur ami.

« Putain, qu'est-ce que t'as grandi mon vieux ! » ne put-il s'empêcher de remarquer.

Chang, qui le dépassait d'une bonne tête, se tourna vers lui, et déclara avec fierté, teinté un soupçon de prétention :

« Et oui, que veux-tu, je suis un homme maintenant ! Et ma taille, c'est comme mes cheveux, les filles en raffolent ! »

Puis, sans laisser le temps à Heero de faire le moindre commentaire, Chang se retourna et jeta son sac sur l'un des fauteuils en cuir.

« Je suis épuisé, tu peux pas savoir. »

Heero le suivit.

« Tu veux boire quelque chose ? »

« Hum, une bière si tu as. »

Le japonais secoua la tête et se rendit dans la cuisine.

Il ne prit pas la peine d'allumer le plafonnier et se dirigea directement vers le réfrigérateur.

Il se baissa et attrapa deux bières.

« Whoua, quelle baraque ! » siffla une voix derrière lui. « Elle a vachement changé depuis l'année dernière. Vous avez agrandi ou quoi ? »

« Ouais, » répondit Heero en refermant la porte « mon père s'est senti l'âme d'un architecte et il a dessiné des plans et tout. Il a fait venir des mecs qui ont reconstruit la maison en deux mois. En attendant mes parents dormaient dans le salon et moi dans la caravane. »

« La caravane ? Elle existe toujours celle-la ? » s'enquit Chang en attrapant un grain de raisin.

« On l'a mise au fond du jardin, derrière la piscine. »

« Cool, on pourra y dormir de temps en temps ? »

« Si tu veux. »

Heero haussa les épaules.

« Viens, je vais te faire visiter. Et je vais te montrer où on va dormir. »

« Ouais, je suis crevé ! »

Chang le précéda, et Heero fut un instant absorbé par le mouvement des hanches de son meilleur ami.

« Tu es venu comment au fait ? » demanda le japonais avec un désintérêt feint.

« En stop. » répondit Chang en éclatant de rire. « C'est un mec, genre vieux pervers, qui m'a pris en stop. Il arrêtait pas de loucher sur moi, j'étais mort de rire ! J'ai même failli lui dire : 'Eh, mon vieux, j'suis pas homo moi !' mais bon, s'était tellement marrant que j'ai pas voulu gâcher ça ! »

Heero ria également, imaginant la scène avec précision.

« Eh quoi, ça ne te plait pas, un plan entre mecs ? » plaisanta-t-il.

« Beurk ! Mon dieu non ! Quelle horreur ! » s'exclama le chinois avec une mine dégoûtée.

Les deux jeunes hommes pénétrèrent dans la chambre.

« Pose tes affaires. Tu veux quel lit ? »

« Celui près de la fenêtre ! » répondit-il du tac au tac.

Heero lui adressa un sourire, mi amusé mi attendri.

Chang lui rendit la même chose, et prit le japonais dans ses bras.

« J'suis content de te revoir, mon pote ! Tu m'as tellement manqué pendant cette année… » chuchota le chinois.

« Toi aussi, Wu. »

Son meilleur ami se détacha de lui, la même lueur de bonheur brillant au creux de son regard.

« On va en profiter de ce mois, c'est moi qui te le dis ! »

Heero secoua doucement la tête.

Au creux de son ventre, une douce chaleur le rendait de plus en plus euphorique.

Chang était là, et c'était le plus important.

« Bon, tu me fais visiter ? »


Le chinois n'avait fait que s'extasier devant la grandeur et luxure de la "maison", il se demandait même si on pouvait qualifier un endroit pareil de simple maison !

Trois salles de bains dont une avec une baignoire immense, sept chambres, deux salons, une salle de sport contenant trampoline, tatamis, ping-pong et baby-foot !

Dehors trois mille mètres carrés de terrain où trônaient une superbe piscine creusée (chauffée bien sûr !) et la fameuse caravane !

« Je n'ai que deux explications. » lâcha Chang en fixant son ami.

« Pardon ? » demanda Heero incertain.

« La première, moins crédible, c'est que ton père a dû gagner au loto, et l'autre c'est qu'il doit faire partie de la mafia ! »

Heero écarquilla les yeux, et devant l'air amusé de Chang il sourit.

« Connaissant mon père... la mafia serait plus adaptée en effet ! »

« Au moins ça rapporte du fric, point positif ! Quand tu vois ma baraque... On peut pas dire qu'un restaurant chinois ça fait gagner des mille et des cents ! »

Heero haussa les épaules histoire d'approuver ce que lui disait son ami, puis il mit sa main devant sa bouche, étouffant un bâillement.

« Désolé, je suis crevé ! » lui confia t-il.

« Moi aussi, le voyage en train m'a tué ! C'est fou le peuple qu'il y a en début de vacances ! Je crois qu'on ferait mieux d'aller pieuter... et demain LA PLAGE ET SES BIKINIS ! »

Heero explosa de rire, son ami avait dit ça en levant le point d'un air déterminé, en gros il ressemblait à un idiot voire un vieux pervers sénile !

Les deux jeunes allèrent se changer.

Heero était en caleçon, Chang quant à lui avait détaché ses cheveux et ne portait qu'un bas de pyjama.

Le japonais alla s'installer, une jambe repliée sous lui, à côté de son ami, sur le lit près de la fenêtre. Il glissa une main dans les cheveux mi-longs du chinois.

« Ils ont poussé ! C'est fou ! »

« Tu aimes ? » demanda Chang les yeux plongés dans ceux de Heero.

« Oui vraiment ! T'es encore plus mignooooonnnnn comme ça ! » le japonais était maintenant en train de décoiffer royalement son ami, emmêlant tous ses cheveux. Le chinois allait riposter quand Heero se saisit d'un coussin et le balança sur la tête de son vis-à-vis.

« Yuy bordel ! Arrête ça ! » Chang renversa son agresseur le maintenant fermement sous lui.

« Il est temps, tu vas recevoir le châtiment que tu as mérité ! Attaque de chatouilles ! »

Heero explosa de rire, se tortillant sous son ami, il le frappa de toutes ses forces et Chang se prit un coup de poing dans le visage.

L'espace d'un instant le silence avait gagné la pièce, les deux jeunes avaient cessé tout mouvement.

« Putainnnnnn ! Yuy tu m'as explosé la gueule ! » hurla le chinois.

« Pardon ! Mais t'es con aussi, fallait pas me chatouiller ! Tss, fais voir, arrête de bouger jte dis ! »

Après avoir vérifié que Chang n'avait rien, les deux asiatiques regagnèrent leur lit respectif et sombrèrent dans un sommeil profond.

L'un comme l'autre, esquissèrent un sourire de bien-être : ils étaient enfin réunis.


Cela faisait trente bonnes minutes que le chinois était sous la douche et Heero commençait à sentir sa peau le gratter à cause du sel de mer.

Lui aussi avait besoin d'une bonne douche, pour enfin quitter cette odeur marine. Et il avait particulièrement envie de détendre sa peau brunie par le soleil sous de l'eau glacée.

Mais son meilleur ami semblait apprécier tout particulièrement sa salle de bain où se trouvait la seule douche massante et régénérante de la maison. Un bain ou un jacuzzi après une entière journée de plage, non merci ! Il voulait une douche, une vraie, et pas un malheureux crachat sortant d'une poire quelconque, comme on en trouvait dans la salle de bain du rez-de-chaussée.

Il s'approcha alors de la pièce où se trouvait l'ignoble voleur de douche et cria tout en frappant la porte avec un acharnement belliqueux :

« Chang qu'est-ce que tu fiches ? T'as besoin de combien de litre d'eau pour laver ta tignasse de tapette ? »

L'eau s'arrêta brusquement.

Heero, connaissant son ami par cœur, croisa les bras sur sa poitrine et s'appuya avec une nonchalance exagérée contre la chambranle.

Un sourire amusé étira ses lèvres tandis que la porte s'ouvrait avec fracas.

Le jeune chinois sortit de la salle de bain, les cheveux humides éparts autour de son visage et une serviette enserrant sa taille pour seul vêtement.

« Qu'est-ce que tu as dis, Yuy ? » s'enquit-il en pointant un doigt furieux en sa direction. « J'ai vaguement cru entendre quelque chose à propos d'une 'tignasse' et d'une 'tapette', mais je me suis probablement tromper, non ? »

Heero, pas le moins du monde effrayé par le ton employé par son ami, rétorqua avec une innocence spectaculairement crédible :

« Mais non, voyons ! Je m'inquiétais pour toi ! J'avais peur que tu te sois noyé sous tant d'eau… »

Il plongea son regard espiègle dans celui de son vis-à-vis et ajouta :

« Ou bien que tu te sois étranglé avec ta monstrueuse touffe de cheveux. »

Les yeux bridés de Chang se chargèrent de colère.

Le jeune homme gronda et poussa brutalement son ami contre le mur.

« Répète. » demanda-t-il d'une voix rageuse.

Heero leva vers lui de grands yeux moqueurs.

Il tendit la main et attrapa une mèche humide. Il la fit doucement glisser le long de ses doigts.

« Non mais c'est vrai ! » s'exclama-t-il « Regarde moi ça, on croirait des cheveux de nana ! Et tu les bichonnes comme une gonzesse ! »

Chang empoigna violemment cette main qui s'aventurait dans sa chevelure et la plaqua, avec sa jumelle, contre le mur, au dessus de la tête du japonais.

Se rapprochant du corps qu'il tenait en otage, il chuchota, décomposant chaque mot :

« Je ne suis pas une fille. Répète ça, Yuy. »

Le sourire de Heero, qui avait baissé d'intensité durant le rapprochement furieux du chinois, devint un mythe dès l'instant où le bassin de son meilleur ami se colla encore plus au sien.

Il sentait la chaleur de Chang à travers la mince serviette, il sentait sa colère, plus ou moins feinte, plus ou moins vraie.

Et surtout, il sentait en lui quelque chose d'indéfinissable, quelque chose d'effrayant.

« Répète. » réitéra son ami, inconscient du changement d'attitude du japonais, et en ponctuant son ordre par un léger coup de rein.

Les yeux de Heero s'écarquillèrent brusquement.

Il se mordit nerveusement la lèvre inférieur tandis qu'une peur panique remplissait tout son être, jusqu'à ses prunelles.

L'effroi prenait peu à peu possession de son corps, qui se mit à trembler d'une façon discontinue, comme si un froid polaire venait de l'envahir.

Il ne savait pas ce qui se passait, mais il savait que ce n'était pas bien…

Le japonais eut un petit hoquet de désespoir.

Soudain, l'étreinte se desserra, pour devenir plus lâche, sans pour autant ne plus exister.

« Heero, qu'est-ce qui se passe ? » s'enquit-il le chinois tandis que l'inquiétude avait remplacée la colère dans sa voix.

L'autre jeune homme ouvrit doucement les paupières, ne se souvenant même plus de les avoir fermées.

La peur le quittait progressivement et laissait derrière elle une fatigue inconnue.

« Hey, réponds-moi mon vieux, tu m'inquiètes là, tu trembles comme une feuille ! »

« Je… j'étouffe un peu… » murmura le japonais, le souffle réellement coupé.

« Merde ! C'est de ma faute ! »

Il prit brusquement Heero dans ses bras et l'emmena vers la porte fenêtre.

Il déposa précautionneusement son ami sur le transat qui trônait sur l'immense terrasse.

« Ça va mieux ? » demanda-t-il anxieusement.

Heero, qui avait refermé les yeux, secoua doucement la tête.

Chang sentit un éclair de panique le traverser et il posa sa main sur le front de son meilleur ami.

Le japonais sursauta à ce contact soudain auquel il ne s'attendait pas.

Le chinois retira précipitamment sa main, comme un enfant prit en faute.

« Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a prit, de m'énerver comme ça… Contre toi en plus ! »

« C'est pas grave. »

La voix de Heero était sans timbre, presque sans vie.

Chang le regarda avec colère, mais une colère bien différente que celle qu'il ressentait tout à l'heure.

Il le prit brusquement dans ses bras et le serra contre lui.

« Pardonne moi, tu es la dernière personne que je veux faire souffrir. »

Heero ferma ses yeux durant quelques secondes, respirant l'odeur ambrée de son ami.

Puis il se détacha de son étreinte et lui adressa un petit sourire.

« Bon, il faudrait peut-être que j'aille me laver, si on veut arriver à l'heure à la fête ! »

Lui rendant son sourire, Chang l'aida à se relever.

Poignée virile… oubliés les câlins et autres rapprochements anti-masculin.

Heero se rendit dans la salle de bain, encore un peu tremblant.

Une fois à l'intérieur, il s'adossa à la porte, sentant une faiblesse au niveau de ses genoux.

Il ne comprenait rien, et il ne voulait rien comprendre.

Il voulait juste passer une bonne soirée, et surtout des bonnes vacances avec son meilleur ami.

C'était tout ce qui lui importait.

Quelque peu ragaillardi par ces pensées, le japonais enleva rapidement ses vêtements et se glissa avec bonheur sous le jet glacé de la douche…

A suivre…


Daiya et Aki : Bon et bien s'a y est… c'est là que ce chapitre s'arrête ! lol. On espère que vous avez aimé… à dans deux semaines pour la suite. Bizou et merci beaucoup d'avoir lu !