Voici mon deuxième OS, celui ci est plus concentré sur le "couple" Dramione. Mais je vous laisse tout découvrir. Enjoy!
Elle le détestait. Oui, elle haïssait Malfoy. Depuis son entrée à Poudlard, depuis qu'il l'avait traitée de Sang-de-Bourbe, Hermione Granger et Draco Malfoy se détestaient, mais ils aimaient, ils adoraient, se détester, se chercher, se disputer. Ce jour là, en cours de potion il l'avait une nouvelle fois appelée « La Sang-de-Bourbe » à chaque fois cette réplique l'anéantissait, elle se sentait rabaissée, mais ce jour là c'était pire, elle n'en pouvait plus, elle n'était plus aussi forte qu'avant. Elle était partie se réfugier au bord du lac, pour pleurer, son endroit, elle aimait y être, là elle se remémorait ses vacances au bord d'un lac au sud de la France là où elle partait en vacances avec ses parents, elle avait l'impression que c'était le seul endroit qui la rattachait à sa vie d'avant, avant sa magie, avant Poudlard, avant tout cela. Lui avait vu la tristesse dans ses yeux. Il la détestait aussi, mais il ne savait plus où menait cette histoire. C'était devenu un jeu, mais tout jeu doit un jour prendre fin. Elle fut interrompue dans ses pensées par une voix qu'elle ne connaissait que trop bien.
-Tiens Granger, je me doutais que tu serais là.
-Tu dois te tromper Malfoy, je suis la Sang-de-Bourbe.
-Je suis désolé.
-Draco Malfoy qui s'excuse ! C'est une première ! On peut rembobiner que je t'enregistre ?
-Très drôle Granger. Sérieusement je ne pensais pas que ça pouvait te faire autant de mal...
-Parce que tu crois que tes paroles ne sont pas blessantes peut-être ? S'exclama-t-elle en le coupant. Tu te rends compte de ce que tu dis ? Je ne suis pas comme toi, j'ai un cœur, la moindre de tes attaques me fait du mal !
-Tu crois que je n'ai pas de cœur ? Par Merlin Granger on en a tous un ! Juste que je ne l'affiche pas trop.
-Tu devrais Malfoy. A quoi ça te sert de te renfermer dans un personnage que tu n'es pas ? C'est inutile.
-On est pas du même monde, de là où je viens on nous endurci à coups de Doloris ! Tu as déjà essayé ? Je ne crois pas non ! Après ça tu préfères t'endurcir, devenir ce qu'il était prévu que tu sois le jour de ta naissance.
-Tu as raison, je n'ai jamais essayé, mais tu devrais un peu plus imposer tes choix ! Tu vas faire 18 ans ! Tu es à l'aube de devenir un adulte !
-Mais Granger, avant même que je sois né mes parents avaient prévu que je sois un Mangemort ! Tu croyais que je l'avais choisi ? Eh bien tu te trompes. Tout à l'heure j'ai vu cette tristesse dans tes yeux, si on peut appeler ça de la tristesse, je lisais ce que je ressentais après un Doloris lancé par mon père, c'est pour ça que je suis venu m'excuser. Mais ne crois pas que je le referai. Normalement, un Malfoy ne s'excuse jamais et si mon père venait à l'apprendre...
Jamais le blond ne s'était ouvert comme cela à quelqu'un, il ne pensait pas le faire un jour et surement pas à Granger, son ennemie de toujours, cette sale Sang-de-Bourbe, mais sans le vouloir elle l'avait blessé.
-Ca me touche Malfoy que tu viennes t'excuser. J'accepte tes excuses, mais ne recommence pas s'il te plaît, tu ne peux pas savoir à quel point ça me détruit, à quel point tes insultes me détruisent. Je n'arrive pas à y répondre, à t'insulter en retour, je ne peux que les ignorer, mais même lorsqu'on ignore, au fond, ça reste sur le cœur.
La jeune fille éclata en sanglots, elle accumulait tout, les insultes du vert et argent, la chasse aux horcruxes qui était énormément fatigante et ce que venait de lui dire le blond aux yeux aciers. Ce dernier ne savait pas comment réagir face à ça, alors il fit preuve d'humanité en la prenant dans ses bras. Qui l'eut cru ? Hermione Granger en pleur dans les bras de son ennemi juré Draco Malfoy. Et là, dans ses bras, elle aimait, l'odeur mentholée et la froideur du jeune homme qui contrastaient parfaitement avec son odeur vanillée et la chaleur que dégageait son corps. Elle fut parcourue de frissons, elle releva les yeux pour le remercier du regard, il fit pareil, il la regardait, leurs regards se croisèrent, il suffit d'une seconde, un seul petit instant pour comprendre, comprendre que la haine peut mener à l'amour. Leurs souffles se mêlèrent, leurs lèvres se rencontrèrent et pour eux l'instant présent s'arrêta. Les deux opposés, deux ennemis, qui après 7 ans de haine viennent à s'aimer. Qui l'eut cru ? Certainement pas eux. Mais le problème avec le temps qui s'arrête c'est que lorsqu'il reprend son cour il file à toute vitesse pour rattraper son retard.
