Bonjour ou rebonjour pour ceux qui suivent "Fais ton choix" dont j'ai posté un chapitre tout à l'heure (un peu de pub ne fait de mal à personne)
D'abord merci à tous pour vos reviews, même si je n'ai pas le temps de répondre à tout le monde, je les lis toujours avec beaucoup de plaisir.
Comme vous l'avez constaté notre pauvre Harry est dans de sales draps mais ne vous inquiété pas, ça ne va pas s'arranger dans ce chapitre.
OoOoO Bonne lecture OoOoO
Chapitre 2
La soirée d'hier.
Théodore n'avait pas la moindre idée de l'endroit ou sa petite amie l'emmenait, il ne voyait pas comment Harry pouvait savoir ou Pansy se trouvait alors que lui même la cherchait depuis plus d'une heure dans tout le château. Pourtant depuis qu'il connaissait la jeune fille, il avait appris une chose, Hermione ne faisait jamais rien par hasard et si il y avait bien une personne qui pouvait l'aider, c'était elle.
Alors que le couple atteignait le 7ème étage, la jeune femme ralentit le pas avant de s'arrêter près d'une statue dans un couloir visiblement désert.
- Qu'est ce qu'on fait là?, demanda Théodore étonné par l'étrange comportement de sa petite amie.
- Depuis qu'Harry a vaincu Voldemort, répondit la jeune femme, j'ai appris deux choses le concernant. Il néglige totalement ses aspic et surtout, il ne supporte pas d'être déranger lorsqu'il est avec l'une de ses conquêtes.
Théodore garda le silence et haussa un sourcil septique.
- Et que ferait Harry dans un couloir avec l'une de ses conquêtes?
Hermione eut un sourire indulgent. Elle se rendait compte aujourd'hui, que son amitié avec Harry lui avait peut-être coûté un très grand nombre de points en moins et d'heures de colle, mais qu'elle lui avait surtout permis de connaitre Poudlard comme aucun autre étudiant ne le connaitrait.
- La salle sur demande, ça ne te dit rien?
- Non pas vraiment, répondit le jeune homme.
Alors qu'Hermione s'apprêtait à expliquer à Theodore ce qu'était la salle sur demande et comment elle fonctionnait, une porte se matérialisa sur le mur qui leur faisait face.
Par habitude Hermione se cacha derrière la statue vers laquelle ils s'étaient arrêter et regarda qui en sortait. Une jeune femme brune sortie de la pièce vêtue d'une robe de soirée qu'Hermione eut du mal à reconnaitre.
- C'est Pansy, murmura Théo.
La jeune femme se pencha discrètement pour observer l'étudiante qui s'éloignait dans le couloir avant de reporter sur Théodore un regard affolé.
- Il doit y avoir une explication, murmura-t-elle a son tour. Harry n'a peut-être pas passé la nuit ici...
Le Serpentard haussa un sourcil perplexe comme s'il ne comprenait pas comment une telle stupidité pouvait sortir de la bouche de l'étudiante la plus intelligente de sa génération.
Hermione reporta son attention sur la porte qui s'ouvrait à nouveau priant les Fondateurs pour qu'Harry n'en sorte pas. Elle aurait pu prier Merlin lui-même cela n'aurait rien changé, elle savait parfaitement que son meilleur ami allait apparaitre d'une minute à l'autre et ce fut effectivement le cas.
- Je ne pourrais pas lui cacher, s'exclama Théodore.
La Gryffondor ne prit pas la peine de lui demander de qui il parlait.
- Je sais, répondit-elle simplement.
OoOoO
Harry entra dans la bibliothèque espérant y trouver Hermione et Ron. Ses deux amis étaient peut-être sa seule chance de savoir ce qu'il avait fait la veille. Malheureusement pour lui, il ne trouva que les affaires de Ron abandonnées sur une table.
D'un coup d'œil il fit le tour de la pièce espérant encore qu'Hermione s'y trouvait. Après quelques secondes, il aperçut Ginny entourait de deux de ses amies. L'unique fille de la famille Weasley lui fit un signe et il s'approcha essayant d'ignorer les deux adolescentes qui gloussaient en le voyant arriver.
- Tu cherches Ron ?, demanda Ginny.
- Oui, répondit Harry. Je dois absolument lui parler et à Hermione aussi.
La jeune fille donna un coup de coude à Vicky Frobisher qui continuait de glousser en regardant Harry d'un œil impressionné.
- Hermione est partie avec Théo, expliqua-t-elle. Ron par contre je ne l'ai pas vu depuis un moment…
- Il est dans le rayon des livres de Lockhart, murmura Demelza Robins en rougissant.
Harry se demanda comment Ginny pouvait être amie avec des filles aussi niaises avant de se souvenir qu'il était malheureusement la cause de l'étrange comportement des deux adolescentes. Son statut de sauveur était parfois pesant.
- Tu es sure, demanda-t-il, ne voyant pas pourquoi Ron aurait besoin d'étudier un livre de Lockhart.
- Oui, je l'ai vu il y a à peine cinq minutes, affirma la jeune fille.
- D'accord, je te remercie
Harry s'éloigna de quelques pas mais Ginny le rattrapa.
- Qu'est ce qui s'est passé avec Owen ?, demanda-t-elle en le tirant à l'écart
- Euh… Rien, bafouilla Harry, espérant que c'était bien le cas.
La Gryffondor croisa les bras sur sa poitrine.
- Je l'ai aperçu ce matin, il avait un œil au beurre-noir… et il se baladait avec ta cape sur le dos.
Le teint d'Harry vira au blanc.
- Ca ne va pas ?, demanda son amie.
- Si, si tout va bien… Euh… Je dois vraiment aller voir Ron…, bafouilla-t-il à nouveau en s'éloignant.
Ginny le regarda partir et disparaitre dans les rayonnages. Tout comme Hermione la jeune fille avait depuis longtemps arrêté de chercher à comprendre le comportement d'Harry, mais aujourd'hui plus que d'ordinaire le Sauveur agissait bizarrement. Elle retourna s'installer près de ses amies en haussant les épaules, Ron saurait bien venir en aide à son meilleur ami.
OoOoO
Théodore Nott était un menteur né. Lorsqu'il voulait cacher une information capitale à quelqu'un, il y parvenait de façon assez remarquable. Qu'il s'agisse d'un petit mensonge comme le jour ou il avait affirmé à Blaise que son nouveau pantalon ne le boudinait pas ou d'une histoire abracadabrante comme celles qu'il racontait aux professeurs lorsqu'il n'avait pas fait un devoir.
Cependant dans la collection des crédules qui croyaient à ses histoires il manquait une personne. Draco. En effet le prince des Serpentards réussissait à le percer à jour à chaque fois. Il était celui qui avait annoncé à Blaise que "Oui" son pantalon le boudinait et au professeur McGonagall que "non" un Botruc ne pouvait pas se glisser dans un sac de cours pour effacer vingt centimètres de parchemin même s'il était soumis à un sortilège de grabuge qui au passage n'existait pas.
Pourtant Théodore savait qu'aujourd'hui il fallait qu'il réussisse à cacher la vérité à Draco. Il en allait de la survie de la tranquillité des couloirs de Poudlard. Aussi décida-t-il d'opter pour une nouvelle tactique, il ne mentirait pas… il omettrait simplement de donner certaines informations.
Lorsqu'il entra dans la salle commune des Serpentards, Théodore fut heurté de plein fouet par Milicent Bulstrode. La jeune fille l'attrapa par les épaules et colla son visage paniqué à deux centimètres du sien.
- Est-ce que tu l'as vu ?, demanda-t-elle les yeux exorbités par l'affolement.
- De quoi ?
Milicent le secoua à plusieurs reprises.
Les cheveux bruns de la jeune fille volaient dans tous les sens lui donnant l'air d'une folle en pleine crise d'hystérie.
- Une petite fiole bleue remplie à ras-bord d'une potion orange… Tu l'as vu ?
Le jeune homme se dégagea de l'emprise de l'adolescente et la repoussa.
- Mili, le professeur Rogue t'a déjà interdit des dizaines de fois de boire du café, ce produit Moldu ne te va pas du tout.
La Serpentard fronça les sourcils. Elle savait ce que tous ses camarades pensaient d'elle mais cela ne la dérangeait pas, il lui arrivait en effet quelques fois d'abuser de caféine et d'agir bizarrement mais à l'instant présent elle était totalement sobre et son inquiétude n'était pas du à un quelconque produit moldu.
- Tu ne comprends rien, dit-elle en s'éloignant pour se jeter sur Crabbe de la même manière qu'elle s'était jetée sur lui.
L'héritier Nott la regarda faire espérant que Severus ne ferait pas une inspection aujourd'hui. S'il voyait Milicent dans cet état elle écoperait sûrement d'un mois de retenues.
Sans prendre garde aux autres personnes présentes dans la salle Théodore entra dans le dortoir des septièmes années où Draco l'attendait. Il s'installa sur son lit et prit discrètement une profonde respiration. Le moment était venu pour lui de se prouver qu'il pouvait cacher un secret à son ami.
- Alors ?, demanda le prince des Serpentard. Tu as trouvé Pansy ?
- Oui, répondit Théo en souriant. Elle était dans un couloir il y a à peine vingt minutes
Après quelques instants de silence Draco s'impatienta.
- Et ?
- Elle va bien, affirma le jeune homme. Mais je n'ai pas eu le temps de lui parler, elle ne devrait pas tarder de revenir, elle est peut-être déjà dans la salle commune en train de t'attendre.
Draco plissa les yeux et se leva pour s'installer près de son camarade.
- Théo, commença-t-il d'une voix calme qui ne présageait rien de bon. On est ami depuis combien temps ?
Le concerné garda le sourire et fit mine de réfléchir.
- Presque 15 ans je crois.
- 15 ans, répéta Draco de cette même voix terrifiante, c'est long sur 17 ans d'existence non ?
- Oui, c'est vrai, répondit tranquillement Théodore.
- Et tu ne voudrais pas gâcher ces 15 années d'amitié n'est ce pas?
- Bien sur que non, s'exclama Nott en se levant.
- Alors tu vas me dire tout ce que tu sais… Maintenant !
Draco se leva à son tour et s'approcha de Théodore qui, gagné par la panique, s'éloigna de son ami. Tentant de se protéger, il contourna une table pour la mettre en lui et Draco.
- Je t'ai dit tout ce que je savais. Je l'ai vu tout à l'heure dans un couloir mais je ne lui ai pas parlé. Elle est allée je ne sais où, sûrement dans la grande salle pour déjeuner…
Draco fit deux pas pour s'approcher alors que Théodore en faisait deux pour s'éloigner. Quiconque serait entré dans la chambre à cet instant se serait sûrement demandé pourquoi les deux amis s'amusaient ainsi à tourner autour d'une table.
- Et pourquoi tu ne lui as pas parlé ?, demanda Draco en continuant d'avancer. Elle n'était pas seule ?
- Si, si elle était seule, affirma Théodore en continuant de reculer, mais j'étais avec Hermione, je ne pouvais pas aller lui parler.
- D'accord, accepta soudain l'héritier Malefoy.
Théodore poussa un profond soupir de soulagement. Cela se passait mieux que ce qu'il avait espéré.
- Alors elle n'a pas passé la nuit avec Potter et tu n'es pas en train d'essayer de me cacher cette information capitale.
Un silence effrayant s'installa. Théodore du blanchir car Draco eut un sourire satisfait en voyant sa réaction. Cette fois s'en était bel et bien fini de la tranquillité de Poudlard.
OoOoO
Comme le lui avait dit l'amie de Ginny, Ron était bien dans le rayon des ouvrages de Lockhart mais ce que la jeune fille avait oublié de préciser c'est qu'il dormait tranquillement la tête posé sur "Flâneries avec le Spectre de la mort."
- Ron… Ron, réveille-toi !
Harry secoua le jeune homme qui ouvrit péniblement les yeux.
- Ca vous fait délirer de m'empêcher de dormir ?, grogna le jeune homme en reconnaissant son ami.
Harry se laissa tomber sur la chaise en face de la sienne.
- J'ai fait une grosse connerie, expliqua le survivant. Il faut absolument que tu m'aides…
- Non Harry je n'irais pas récupérer ton livre de potions chez l'un de tes coups d'un soir, répondit le fils Weasley. Une fois ça suffit, on ne m'y reprendra plus.
Alors qu'il allait se rendormir Harry l'attrapa par les cheveux et les tira vers l'arrière pour lui faire redresser la tête.
- Est-ce que j'ai l'air d'avoir perdu mon livre de potions, demanda-t-il.
Ron le fixa et sembla enfin se réveiller totalement. Ce n'est qu'a ce moment là qu'il remarqua les traits inquiets de son ami.
- Qu'est ce qui se passe ?, demanda-t-il en baillant. Si tu t'inquiète pour Hermione, rassure toi ce n'est pas bien grave que tu aies oublié de faire ton devoir…
- Ca n'a rien à avoir. Je te parle d'une vraie connerie, coupa Harry. Le genre de truc que tu fais et qui te fait regretter de ne pas avoir ressuscité Voldemort à la place.
Ron leva les yeux au ciel, Harry avait parfois tendance à s'emballer pour un rien et il semblait exactement dans cet état d'esprit.
- Qu'est ce que tu as fait ?, demanda-t-il avec curiosité.
- Je ne peux pas te le dire…, répondit Harry. Parce qu'en fait je ne sais pas vraiment ce que j'ai fait.
- Ok, ben on va aller loin avec ça…, grogna Ron. Dis-moi au moins en quoi je peux t'aider.
- Il faut que tu me racontes la soirée d'hier, dans les détails.
Ron secoua la tête de gauche à droite.
- Je ne suis pas sur qu'Eloïse apprécierait que je fasse ça…
- Qui ?, questionna Harry.
- Eloïse Midgen, la fille avec qui j'ai passé la soirée hier. Elle ne voudrait surement pas que je te raconte ce qu'on a fait…
- Ron !, s'emporta Harry. Je ne te parle pas de ta soirée mais de MA soirée. Je veux que tu me dises ce que tu as vu, ce que j'ai fait, avec qui, quand et comment ?
Le jeune homme se frotta les tempes semblant demander à son cerveau de se remettre à fonctionner correctement.
- Euh et bien je me souviens que tu étais avec Owen, en train de le… Enfin… Tu vois quoi… Vous avez quitté la soirée ensemble il devait être 22h…
Harry l'écoutait religieusement espérant qu'un souvenir lui revienne, mais il ne se souvenait de rien, il ne se rappelait même pas être parti avec le jeune Poufsouffle.
- Qu'est ce qui s'est passé après ?
Ron fronça les sourcils essayant de se rappeler un détail important.
- Je ne sais plus dit-il, j'ai trouvé bizarre que tu partes si tôt mais je me suis dit que tu avais mieux à faire…
Il garda le silence une seconde puis son visage s'éclaira.
- Je me rappelle, dit-il, que tu es revenu un peu plus tard. Tu n'avais pas l'air dans ton assiette et tu n'avais plus de cape. Ca m'a surpris parce Eloïse venait de me dire qu'elle ne voulait pas sortir dans le parc parce qu'il faisait trop froid et qu'elle préférait qu'on aille dans la salle commune des Poufsouffles où il y aurait moins de monde.
- Et Owen était avec moi ?
- Non, je ne crois pas, répondit Ron après une seconde de réflexion supplémentaire.
- Et Pansy ?
- Parkinson ?, s'étonna le fils Weasley.
- Tu en connais une autre ?
Harry regretta immédiatement le ton qu'il avait employé. Ron n'était pas en cause dans toute cette histoire et il ne méritait pas qu'il s'en prenne à lui.
- Euh… Elle n'était pas avec toi, elle n'était même pas à la soirée, répondit Ron sans se vexer.
Harry se frappa la tête contre la table à plusieurs reprises en marmonnant des paroles incompréhensibles.
- Et si tu me disais ce qui s'est passé…
Le jeune homme leva les yeux sur son ami.
- J'ai passé la nuit avec Pansy et je crois que j'ai frappé Owen après lui avoir donné ma cape de sorcier…
Ron se figea, son regard perdit toute expression comme si son cerveau n'avait pas supporté l'information. Harry passa plusieurs fois la main devant le visage de son ami mais il n'eut aucune réaction.
- Ron… Ron…
-Tu as passé… la nuit… avec Parkinson, ânonna Ron.
Harry acquiesça d'un signe de tête.
- Est-ce que tu te rends compte de ce que ça veut dire…
Le jeune homme acquiesça de nouveau.
- Si Draco l'apprend, il va te tuer.
- Je sais, je sais !, répondit Harry en se laissant retomber sur la table.
- Mais qu'est ce qui t'a pris ?, s'interrogea Ron.
Harry ne répondit pas.
- Ecoute, essayons de voir les choses calmement. Tu as fait une connerie... Personne n'est au courant à part toi, Pansy et moi, il n'y a pas de raison que Draco l'apprenne. Je ne pense pas que Parkinson voudra mettre en péril son futur mariage avec une fortune telle que celle de Malefoy. Il suffit simplement que tu oublies cette soirée et tout ira bien.
- Non !, répondit Harry en se redressant.
- Ne me dit pas que tu es amoureux de cette fille…
- Quoi ? Mais bien sur que non, s'offusqua Harry. Mais je lui ai soit disant dit un truc et on doit se retrouver ce soir.
Ron se leva et rangea le livre de Lockhart au milieu des autres.
- Très bien dans ce cas, tu vas la voir ce soir, tu lui dis que ça n'a rien à voir avec elle mais que tu ne penses pas que votre histoire ait de l'avenir. Ajoute que tu veux que vous restiez ami et le tour est joué… Rien de plus simple…
Harry fronça les sourcils. Ce genre de phrases toutes faites ne faisait pas parti de son vocabulaire.
- Ou alors, continua Ron qui avait remarqué la perplexité de son ami. Tu peux aller voir Owen et lui demander des infos supplémentaires.
Harry se leva d'un bon.
- Oui, tu as raison… Comme ça j'aurais le fin mot de l'histoire.
Le jeune homme récupéra le livre que Ron venait de poser et lui jeta.
- Tu peux finir ta nuit, dit-il en s'éloignant.
OoOoO
Théodore était terrifié, la rage de Draco dépassait de loin tout ce qu'il avait connu. Tel un lion en cage le prince des Serpentards arpentait le dortoir de long en large. Après un instant il se figea et se tourna vers l'héritier des Nott. Il croisa les bras sur son torse et encra ses yeux dans ceux de son ami.
- Tu as essayé de me mentir, gronda-t-il.
Théodore ne répondit pas, il était trop étonné pour cela. Draco semblait en effet plus mécontent de ses mensonges que de la traitrise de Pansy.
- Nous sommes amis depuis toujours, continua le Blond, et tu as essayé de protéger Potter.
Théodore ouvrit la bouche mais n'eut pas le temps de se défendre.
- Je crois que Granger te mène à la baguette, c'est ridicule…
- Elle n'a rien à voir la dedans, s'emporta Théo. Si j'ai cherché à te cacher ce que je savais c'est uniquement parce que je savais que tu agirais de manière inconsidérée.
Draco s'approcha de son ami d'un pas furieux.
-De manière inconsidérée, répéta-t-il. Tu ne pense pas que c'est Potter qui a agit de manière inconsidéré.
- Par Merlin Draco, tu le connais. Pansy l'a sûrement charmé et il ne sait pas dire non…
Un silence troublant s'installa entre les deux hommes et le visage de Draco jusque là déformé par la colère se détendit.
- Tu as raison, murmura-t-il. Il ne sait pas dire non…
La porte du dortoir claqua contre le mur et Blaise Zabini entra en trombe dans la pièce coupant court à la conversation.
- Draco, hurla le jeune métis, il faut que tu fasses quelque chose, Milicent est devenue folle, elle retourne toute la salle commune avec des sorts de fouille.
Draco grimaça.
- Ne me dit pas qu'elle ne l'a toujours pas retrouvé, gronda-t-il. Elle va m'entendre…
OoOoO
Harry sortit dans le parc et courut vers le lac. En cherchant Owen dans le château, il l'avait aperçu depuis l'une des fenêtres et il espérait que le jeune homme était toujours en train de taquiner le calamar géant.
En s'approchant il remarqua qu'une personne avait rejoint le jeune homme. Une jeune fille à la stature imposant qu'il ne connaissait pas. Lorsqu'elle l'aperçut, l'adolescente se plaça face à Owen comme si elle cherchait à faire barrage de son corps.
- Salut, lança le Gryffondor.
- Potter !, grogna la jeune fille. Qu'est ce que tu veux.
Harry essaya de distinguer le Poufsouffle qui se cachait derrière son amie.
- J'ai besoin de parler à Owen, dit-il sans se soucier du ton employé par l'étudiante.
- Mais bien sur, se moqua la fille. Comme si après la soirée d'hier il y avait encore quelque chose à dire…
En tant que Sauveur du monde sorcier Harry n'avait pas l'habitude d'être traité ainsi. La plupart du temps les gens accédaient à tous ces désirs sans poser de question. Il garda cependant son calme supposant que si la jeune femme agissait ainsi c'est qu'il l'avait surement mérité.
- Je voudrais simplement récupérer ma cape de Sorcier, dit-il.
- Je vais te la rendre, lança une toute petite voix terrifiée.
Owen sortit enfin de sa cachette et posa une main apaisante sur le bras de son amie.
- Tiens, continua Owen en posant le vêtement qu'il portait toujours.
Harry grimaça en constatant que Ginny n'avait pas menti, l'œil du jeune Poufsouffle avait une étrange teinte bleuâtre.
- T'es content ? demanda la jeune fille toujours mécontente.
- Eleanor arrête…
Le Gryffondor attrapa sa cape et remercia le jeune homme d'un sourire.
- Euuuh pour hier… bafouilla Harry.
- Je suis désolé, coupa Owen. J'aurais pas du…
- Vraiment ?, demanda Harry en fronçant les sourcils.
Il ne voyait vraiment pas ce que le jeune homme avait pu faire de mal. Avec sa silhouette toute frêle et ses airs de gamin il n'avait certainement pas tentait quoi que ce soit contre lui. Harry aurait donné cher pour savoir pourquoi il l'avait frappé.
- Qu'est ce qui s'est passé au juste ?
- Comme si tu ne savais pas, gronda Eleanor. Viens Owen, tu n'as plus rien à lui dire.
Les deux Poufsouffle s'éloignèrent laissant Harry toujours aussi perdu. Plus personne ne pouvait l'aider si Owen lui-même refusait de lui donner le fin mot de l'histoire.
A suivre...
