Contes pour adultes

Spoiler : Le Lion la Sorcière Blanche et l'Armoire magique (je veux pas trop spoiler les tomes suivants pour ceux qui attendent les films).

Rating : Nc-17 pour présence de slash (relation homosexuelle et dans le cas présent incestueuse)

Pairing : Peter/Edmund

Notes

Hormis dans l'anecdote du prologue où les protagoniste sont plus jeunes.

A Narnia : Peter a 18 ans et Edmund 16 ans

En Angleterre : Peter a 16 ans et Edmund 14 ans

Je pense avoir été très clair dans le rating et la pairing et je classe cette fic dans la section M, donc ceux qui ne veulent pas continuer à lire, ne vous sentez pas obligés.

Dans le chapitre d'aujourd'hui Peter est un vrai enfoiré affectif mais il va se rattraper. J'aime beaucoup Peter alors ne vous inquiétez pas je prévoit des scènes bien plus mignonne que celle d'aujourd'hui qui est assez angsty.

Les paroles en anglais sont des chansons de Within Temptation

RaR

Drusilla : Moi aussi j'ai vraiment hâte de pouvoir découvrir ton histoire. Je suis super contente que des gens commence à s'intéresser au slash présent dans la saga du monde de Narnia, c'est vrai qu'entre les sept tomes. Il y a de quoi faire : Edmund/Eustache, Edmund/Caspian, Edmund/Peter, Caspian/Peter, Diggory/Peter et pour les filles Susan/lucy ou Susan/Jadis et Lucy/Jill ça vaut presque Harry Potter. Bonne lecture !

Hdonela : Le chapitre d'aujourd'hui sera moins dans l'esprit conte de fée que le prologue car il se situe en Angleterre par contre il sera très sombre. J'espère que ça va te plaire et dans le prochain chapitre les personnages seront à Narnia.

The world seems not the same,
though I know nothing has changed.
It's all my state of mind,
I can't leave it all behind.
I have stand up to be stronger.

La banlieue de Londres s'était parée de ses plus lumineux et de ses plus effrayants atours pour Halloween. Les citrouilles succédaient aux sorcières et aux fantômes. Naturellement, ce n'était pas comparable à ce que l'on peut voir aujourd'hui. Les gens affichaient nettement plus de réserve dans leurs décorations au sortir de la guerre. Des petits groupes d'enfants grimés arpentaient les rues. Régulièrement, quelques marmots actionnaient la sonnette du pavillon des Pevensies. Peter et Susan avaient été invités à une fête et leurs parents en avaient profité pour aller au restaurant ; il ne restait donc que Lucy et Edmund. Tout les deux ne portaient pas exactement Halloween dans leur cœur. Néanmoins Lucy semblait moins crispée que son grand frère. Leurs raisons de détester cette célébration étaient très différentes. Lucy pensait seulement qu'Aslan n'aurait pas approuvé cette fête.

Tandis qu'Edmund savait que cette fête était la dernière avant l'hiver et cette saison, l'ancien roi l'exécrait sincèrement. Elle lui rappelait la reine blanche et le moment où il avait trahi ses frères. Il ne voulait plus jamais ressentir un tel isolement. Malheureusement, Edmund avait toujours été d'un naturel plutôt solitaire et réservé. Le jeune garçon, n'aimait pas exprimer ses sentiments. Pour les cacher, il avait pris l'habitude de contracter ses orteils dans ses chaussures chaque fois qu'il avait envie de pleurer ou de faire quelque chose de stupide. Il ne s'était pas fait beaucoup d'ami à l'école depuis son retour de Narnia. Les autres le trouvait un peu étrange et même si parfois (probablement à cause de ses hormones ou de la maturation de ses neurones) Edmund ressemblait à un adolescent comme les autres, le jeune homme ne pouvait oublier qu'il avait été adulte, qu'il avait vécu des expériences dont ses camarades n'ont même pas idée. Il avait contemplé la mort sous toutes ses formes : sur les champs de batailles, dans les chambres du palais ou dans les dispensaires de villages. C'était des amis ou des adversaires, des forts et des faibles, des enfants ou des vieillards. Le souverain avait vu des gens décéder bêtement dans des accidents imprévisibles. Il avait vu des bambins trépasser après avoir souffert pendant des mois d'une peste qui les défigure. Il savait que certains des hommes dont les livres d'histoires disent qu'ils sont des héros, meurent sans dignité en pleurant leur mère, en faisant dans leur braies ou pire, en se protégeant derrière leur fils. Le roi avait aussi vu des gens accepté la mort avec félicité au terme d'une agonie avilissante. Alors non, le brun n'était plus vraiment un adolescent comme les autres.

Edmund savait que l'éternité est un concept qui ne peut séduire que les sots. Il comprenait que même les royaume finissent englouti sous le sable, que la renommé périt avec les civilisations. Néanmoins, le garçon n'avait pas l'impression de n'avoir été que témoin d'un grand théâtre de marionnettes. Il avait fait partie d'une histoire qui parfois ressemblait davantage à un doux rêve ou à une utopie délicieuse qu'à leur réalité. Même si Peter, Lucy et lui parlaient aussi souvent que possible de leurs aventures, certains souvenirs demeuraient clandestins.

Même lorsqu'il était seul avec lui... Il n'abordait jamais ces sujets-là. D'ailleurs, il redoutait l'arrivé de l'hiver. Pour économiser l'eau, les deux adolescents devaient se baigner ensemble. Pour Edmund, c'était insupportable mais Peter faisait comme si de rien n'était. Le plus jeune criait mille fois dans son esprit « J'ai besoin de ta chaleur ! », « regarde moi ! », « désire moi comme avant ! » mais son aîné restait sourd à ces suppliques télépathiques. D'ailleurs, il n'avait pas l'air de ressentir le manque aussi intensément que son cadet. Comme à Narnia durant leur jeunesse, il multipliait les flirts et les sorties. Les fêtes succédaient à d'autres fêtes, les beuveries à d'autres beuveries, les bals à d'autres bals. Parfois, Peter rentrait saoul. Alors, au lieu de se coucher dans son lit à quelques mètres, il s'étendait près de son frère. Edmund serrait ses orteils si fort, alors, qu'il lui arrivait d'avoir des crampes. Par contre, jamais le brun ne laissait sa respiration le trahir. Peter devait le prendre pour une marmotte. Au matin, quand le cadet s'éveillait, il constatait à chaque fois que le blond était retourné dans son lit.

I close my eyes as I walk the thin line
between love and hate
For the person with the same blood in his veins

Ce soir-là comme tant d'autres fois auparavant, Peter avait trop bu. Pourtant ce soir-là, il devait être plus saoul que d'habitude car au lieu de se coucher simplement à côté d'Edmund, silencieusement, calmement, sans même le toucher. Le blond s'était dévêtu. Son cadet avait alors serré les dents, les poings et évidemment, les orteils pour ne pas se mettre à hurler. Il avait dignement gardé son courage et sa tête alors que l'érection nue de son frère pressait contre l'arrière de sa cuisse. Edmund avait ignoré les bras qui enlaçaient son torse. Sa respiration était restée aussi paisible que celle d'un enfant assoupi.

- Si tu arrêtais de faire toujours semblant de dormir, avait murmuré Peter.

Après un peu moins d'une année passée à lui faire subir ses amourettes les une après les autres, après deux ans à l'entendre se branler à coté de lui sans aucun égard pour son sommeil alors que Edmund avait toujours eu la décence de faire ça le matin dans les chiottes, pour ne pas déranger Peter, ce dernier avouait à son cadet qu'il savait que le brun jouait la comédie. Je crois qu'à ce moment-là, le peu de maîtrise de soi qu'il restait du diplomate qu'avait été le roi Edmund, le Juste, s'est fanée en moins d'une seconde.

Il se retourna pour faire face au blond.

- Excuse-moi de ne pas être à ta disposition quand ton vide couille te lâche ! chuchota le plus jeune, en essuyant rageusement un trace de fard sur sa lèvre inférieure de l'autre. Il avait dit ça d'une voix basse pour ne pas réveiller les filles dans la chambre d'à côté. Souvent, le fait d'être astreint au silence empêche l'escalade de la colère mais là, au contraire, ça ne faisait qu'augmenter la tension entre les deux souverains.

Peter eut au moins la présence d'esprit de paraître choqué. Il s'était levé et retournait jusqu'à son lit. Pour la première fois depuis deux longues années, il eu même la bonté d'épargner à son vis-à-vis le spectacle de sa nudité en se cachant d'une main.

Le cadet songea avec malveillance que l'excitation de son frère devait être sacrement retombée depuis qu'ils avaient parlés.

Plusieurs minutes plus tard, alors que Edmund ruminait toujours les derniers événements, Peter lui dit :

- Ces filles ne sont pas « ce que tu as dit » ! De toute manière, je n'ai eu recours à cela qu'une fois dans ma vie et c'était dans des circonstances extraordinaires. De toutes les personnes que nous avions au château, il n'y en avait pas beaucoup qu'on pouvait sauter sans frôler l'incident diplomatique, marmonna son frère.

De toutes les horreurs qu'il pouvait dire, il avait probablement réussi l'exploit de sortir la plus ignoble et même si l'esprit d'Edmund inventa milles injures, aucune ne réussi à franchir la barrière de sa gorge. Alors le brun fit ce qu'il savait le mieux faire, il contracta les orteils, se retint de pleurer. Pendant quelques minutes, il y parvint mais bientôt la rage l'emporter. Il se tourna pour éviter le regard de son frère et se mit à sangloter doucement. Il ferma ses paupières avec forces pour faire refluer les larmes mais sans succès.

Le blond comprenant la gravité de ses paroles, s'approcha doucement du cadet (il avait enfilé des sous-vêtements) et murmura des excuse à l'oreille de son frère :

- Edmund, tu sais très bien que je ne pense pas un mot de ce que j'ai dit. Je voulais juste te blesser pour que tu arrêtes de m'ignorer. Je t'en prie, regarde moi ! Peter caressait le bras de son cadet, qui ne vit pas la dévotion dans les yeux du roi suprême de Narnia.

L'autre ne se tourna pas, il se contenta de dire à son frère de lui ficher la paix.

- Ne m'adresse plus jamais la parole ! Ordonna Edmund en murmurant. Il se concentra sur le motif de la tapisserie, sur les petites aspérités du mur en face de lui. Sa vision finit par se brouiller et il sombra dans un sommeil agité.