DISCLAIMER ! Oui, j'oublie souvent de le faire, ce fiche disclaimer. C'est que ça paraît tellement évident que rien ne m'appartient, en dehors de quelques personnages ! Tout est, bien dévidemment, à J.K. Rowling, mais est-ce vraiment la peine de le préciser ?
Un dîner presque parfait
J'ai mal au coeur. Je ne sais pas exactement pourquoi. Je me suis levée ce matin, et j'avais mal au coeur et depuis, c'est toujours le cas. J'espère que ça ne va pas durer trop longtemps. Aujourd'hui, on est jeudi, soit le fameux jour. Celui du dîner chez les Potter. Je n'en reviens toujours pas, d'ailleurs. Nous allons dîner chez les Potter. Il est trois heures de l'après-midi et je ne sais toujours pas comment m'habiller. Ni trop classe, ni pas assez. Il ne faut pas les mettre mal à l'aise en arrivant en robe de haute couture, mais le duo t-shirt/jean me semble à exclure également.
Je m'assois et réfléchi calmement. Ce qu'il me faut, c'est une jupe, ou une petite robe d'été. Je fouille dans mon dressing et en sort au final trois robes. L'une est blanche, s'arrête à mi-cuisses, un peu évasée vers le bas, ceinturée par un ruban de soie rouge sombre. La seconde est noire d'encre, son tombé est droit, un peu froissé. Elle s'arrête au même niveau que la robe blanche et son décolleté est parsemé de pierres semi-précieuses, entourées par des fils dorés. La dernière est bleu nuit, un peu plus courte que les autres, un peu plus habillée aussi.
J'arrête mon choix sur la robe blanche. Je prends l'amas de tissu léger et doux dans la main et le pose sur mon lit. J'y met également une paire de ballerines du même rouge que le ruban et admire l'ensemble, satisfaite. Il ne me restera plus qu'à mettre quelques bijoux et du maquillage, et le tour sera jouer. Ma tenue est élégante, jolie et plutôt sobre.
Je m'apprête à retourner à mon bureau, afin de raconter ce dîner inopiné à Célée lorsque quelqu'un entre en trombe dans ma chambre. Ce quelqu'un a les cheveux défaits, les joues rouges et les yeux brillants. Je retiens un ricanement provoqué par l'accoutrement de ma soeur et lui sourit aimablement, ne voulant pas une nouvelle dispute avant d'aller chez les Potter.
-Anathéa, gémit-elle, aide-moi s'il te plaît, je ne sais pas comment m'habiller.
Je cligne des yeux, plutôt interloquée. Ce n'est pas le genre de ma soeur de ne pas savoir comment s'habiller, et encore moins de me demander de l'aide.
-Comment cela ce fait-il ?
-Je ne peux pas me permettre de ruiner la toute nouvelle entente entre nos deux familles, explique Amnella. Si j'en fais trop, maman sera furieuse et refusera de m'y emmener et je veux y aller ! Et tu sais bien que j'en fais toujours trop, m'avoue-t-elle d'un ton dépité.
J'hoche la tête, un petit sourire moqueur aux lèvres.
-C'est d'accord, je te suis.
Nous allons dans sa chambre et je finis par lui dégotter une jolie robe pourpre, qui sied à merveille à son teint et à la blondeur presque blanche de ses cheveux. Elle me remercit chaleureusement, chose qui, il faut le signaler, n'arrive jamais. C'est à ce moment là que je réalise à quel point cette invitation chez les Potter va réellement changer notre vie. Elle est même en train de modifier l'attitude qu'Amnella et moi avont l'une envers l'autre, c'est dire !
Je sort de la chambre de ma soeur quand celle-ci m'interromp d'un air timide.
-Tu crois que, enfin... je sais pas mais... ce serait peut-être bien si... si... enfin, tu veux bien qu'on se prépare ensemble ?
Visiblement, ma soeur s'est mise en tête de me surprendre, aujourd'hui. Je la détaille, avec ses mains qui se tordent de timidité, ses yeux pâles (les mêmes que les miens) qui me fixent avec espoir et sa lèvre qu'elle mordille, persuadée d'avoir fait une bêtise en me demandant une telle chose. J'accepte en hochant la tête, et lui donne rendez-vous dans ma chambre à six heures.
Pendant ce temps là, j'écris une deuxième lettre à Célée.
Célée, Célée, Célée !
Tu ne vas jamais jamais me croire ! En fait, j'ai du mal à y croire moi-même. Je ne t'écris qu'aujourd'hui car j'attendais ton hiboux, qui est arrivé ce matin. Merci pour ta lettre, au fait. Mais ce n'est pas là l'important ! Figures-toi qu'il se passe de drôles de choses cet été à la maison.
Tout d'abord, Harry Potter (oui oui, celui-là même, le Survivant, l'Elu, le Héros, tout ce que tu veux) à inviter mon père (oui, son ennemi juré !) et nous, sa famille, à dîner chez lui ! Hallucinant, non ? Le repas à lieu ce soir, je suis un peu anxieuse... Une deuxième chose incroyable ? Amnella qui entre dans ma chambre et qui me demande de l'aide pour sa tenue - chose qu'elle n'a jamais faite. Ce qui est normal à la vue de notre relation... cahotique. Mais ce n'est pas tout ! Alors que je sortais de sa chambre après lui avoir choisie sa tenue, elle m'a demandé si on pouvait se préparer ensemble ! Non, tu ne rêves pas ! Alors je me demande, le monde a-t-il cessé de tourner ? Les deux choses que je croyais les plus irréalisables viennent de se produire dans l'intervalle de trois jours... Toutes mes convictions s'effondrent, Célée. Rien ne va plus, le bâteau coule. Je suis sûre que ces faits sont les signes d'une prochaine Apocalypse ! (je rigole, mais quand même, il ne faudra pas être choqués quand les poules auront des dents - ce qui arrivera d'ici trois jours, j'en suis certaine).
Profite bien du soleil de la Grèce, sale chanceuse.
Je t'embrasse,
Anathéa N. Malefoy
Ma lettre s'envole avec le joli hiboux de mon amie, et je regarde l'heure. Ma soeur va me rejoindre dans cinq minutes. Je l'attends.
Elle finit par arriver, un léger sourire angoissé aux lèvres et j'hausse un sourcil moqueur. Elle rougit un peu, et j'étire un sourire satisfait sur mon visage.
-On s'y met ? demande-t-elle.
-Oui.
-Pourquoi voulais-tu que nous nous changions ensemble, Amnella ? Je demande tout en enfilant mon vêtement.
Elle rougit encore et je pousse un soupir d'exaspération. Jamais, jamais elle ne saura rester de marbre.
-C'est maman qui me l'a demandé, murmure-t-elle.
-Ah ! Je comprends mieux ce revirement de comportement.
-Bien entendu, tu n'as quand même pas pensé que c'était moi qui le voulais vraiment ? Maman a dit qu'installer une bonne entente entre nous serait idéal avant de partir dîner...
-Ca m'étonnerait que ce soit ça qui t'aie convaincue de faire ça...
Amnella baisse la tête, se mord les lèvres.
-Alors, Nelly, qu'est-ce qu'elle t'a dit ? De quoi t'a-t-elle menacée ?
Mon ton est devenu dur, sec et glacial. Ma soeur détourne le regard, ne voulant pas me répondre.
-Elle t'a dit que si on se disputait, tu ne pourrais pas allez à ce dîner, n'est-ce pas ?
Elle me lance un regard furieux et un sourire machiavélique s'étend sur mes lèvres. Elle prend un regard apeuré, car elle sait que j'ai trouvé là le moyen de me vanger de l'attitude odieuse qu'elle a à mon égard.
Je me lance alors dans toutes sortes de cris et de grands gestes, je balance des flacons contre les murs tandis qu'Amnella tente tout ce qu'elle peut pour me faire taire et me calmer. Ma mère arrive, furibonde et contemple le désastre. D'un coup de baguette elle remet tout en ordre et elle darde son regard sur ma soeur qui se recroqueville.
-Anathéa ! Que c'est-il passé, bon sang ?
-Eh bien maman, tu vois, j'avais accepté qu'Amnella vienne se préparer avec moi mais il semblerait qu'une fois de plus, elle n'aie pu s'empêcher de tout foutre en l'air !
Tandis que ma mère écoute mon explication, Amnella pialle que c'est faux mais notre mère ne l'écoute pas.
-Tu connais la punition, Amnella. On se reverra demain matin. Je t'avais pourtant prévenue... Je ne pourrais donc jamais te faire confiance ? Jamais te confier la moindre chose ?
Je garde un visage sombre, ne trahissant aucune de mes émotions. Une fois ma mère sortie, Amnella, fulminante se tourne vers moi et hurle :
-Tu es une garce ! Une sale garce ! Je me vangerai !
Et sort de la pièce en furie. Je rigole toute seule, doucement. Une petite pointe de culpabilité fait son apparition, mais je la rejette aussitôt. Non, cela fait trop longtemps que j'attends qu'Amnella soit coincée, incapable de rien faire, à ma merci. Je l'ai eue, et je l'ai bien eue. Je ne doute pas une seconde qu'elle essaiera de me le faire regretter, mais cela m'importe peu pour l'instant. Elle qui rêvait d'aller chez les Potter ! Sa vengeance sera sûrement mémorable, et je ferai mieux de fermer ma porte à clef ce soir, au risque de retrouver ma chambre dans un état pitoyable.
Je reprends ma préparation, coiffant mes cheveux que je laisse libres, me maquillant un peu, me parfumant et mettant un petit collier d'argent et quelques bagues. Je suis fin prête lorsquel Fyra vient me chercher, et je prends le soin de fermer ma chambre à clef, ordonnant à l'elfe de bien surveiller ma jeune soeur. Fyra hoche la tête gravement mais je sais qu'elle n'est pas dupe ; elle a toujours été bien plus maligne que ma mère et elle sait qui a mit Amnella dans cette situation, et pourquoi j'ai besoin de fermer à clef la porte. Je lui adresse un regard glacial, sous-entendant l'interdiction de dévoiler à ma génitrice ce qu'elle a comprit. Elle baisse la tête, vaincue, et disparaît. Je sors de la maison et rejoins mes parents qui m'attendent sur la terrasse.
Un transplanage d'escorte plus tard et j'attéris dans une petite ruelle dissimulée derrière de nombreux arbres. Ma mère et moi suivons mon père, et nous arrivons dans une rue très propre, bordée de chênes. Les maisons, des deux côtés de la rue, sont toutes les mêmes : les briques blanches, les tuiles rouges, l'herbe verte bien taillée... On se croirait dans un livre pour enfant où tout est propre, net et rangé. Un petit sentiment de malaise vient s'installer - j'ai tellement peu l'habitude de ce genre d'endroit ! Nous avancons, croisant des enfants à vélo qui crient et qui rient, des mamans poussant leurs enfants dans les poussettes en discutant. L'endroit est paisible, soit le coin rêvé où habiter pour le héros de la Grande Guerre.
Mon père s'arrête davant une maison. Sa porte est rouge et la poignée d'or. Typiquement Gryffondor, je songe avec une pointe de mépris. J'ai bien conscience que les Serpentard exposent eux aussi leurs couleurs avec la même fierté, mais au moins le vert et l'argent sont des couleurs sobres et classes, tandis que celles de Gryffondor sont tellement voyantes, tapageuses. A l'image de ceux qui les portent.
Avant que nous ayons eu le temps de frapper à la porte, celle-ci s'ouvre sur une femme rousse, de l'âge de ma mère. Mme Potter, évidemment. A la couleur de ses cheveux, on devine sans peine que c'est une Weasley. Elle nous accueille avec un petit sourire hésitant, et nous invite à entrer.
-Tu n'avais pas deux filles, Drago ? Demande notre hôte, après les salutations de rigueur.
-Si, répond mon père. Mais Amnella a eu un empêchement.
-C'est bien dommage. Astoria, comment vas-tu ?
-Très bien, merci, et toi ? Tes enfants sont ici ?
-Oui, oui, bien sûr. Tu dois connaître James, Anathéa, non ?
-Nous avons quelques cours ensemble, je crois...
Ma réponse est évasive. Les querrelles entre l'aîné des Potter et moi sont assez célèbres, à Poudlard. Pourtant, je ne fais jamais rien pour les déclancher. C'est toujours cet idiot snobinard qui me provoque. Eh bien, généralement, il le regrette. Mais jamais assez, puisqu'il recommence toujours !
-Je vais appeler Harry et les enfants, annonce Mme Potter. Je vous en prie, installez-vous pendant ce temps.
Nous étions arrivés dans le salon depuis, et j'admire discrètement la décoration chaleureuse de la pièce. Pas d'effusion rouge et or comme je l'avais craint, mais bel et bien une multitude de photographies, accrochées dans des cadres, qui recouvrent une grande partie du mur. Sur la plupart se trouvent les enfants Potter, ainsi que les Weasley - reconnaissables à leur chevelure rousse. On peut voir diverses photos de la famille au complet, chez les Grands-Parents, visiblement, avec tous les enfants (c'est incroyable le nombre de gosses qu'il y a !) et les parents (je reconnai notamment Harry Potter, Ronald et Hermione Weasley).
Je n'ai pas finis d'examiner les photos lorsque Ginny revient, accompagnée de son mari et, derrière eux, leurs enfants.
-Drago, Astoria, dit le plus célèbre des Potter. Bonsoir, je suis content que vous soyez là. Tu dois être Anathéa. James nous a beaucoup parlé de toi...
Je me tourne vers le James en question qui m'adresse un regard noir et une grimace. Tour à tour, les Potter viennent nous saluer. La seule qui semble ne pas être mal à l'aise, c'est la soeur, Lily je crois, qui va rentrer en troisième année, si mes souvenirs sont bons. Elle me regarde avec ses grands yeux verts comme si elle essayait de savoir ce que je pense, et ça me gêne.
-Et si nous prenions l'apéritif ? Propose Mme Potter.
Nous asquiesçons et nous nous asseyons sur les banquettes autour de la petite table. Celle-ci se couvre magiquement de plusieurs verres, de boissons et de petits gâteaux.
Nous discutons aimablement, quand tout à coup, la petite Lily interrompt son père de sa voix perçante.
-Dis, Anathéa, c'est vrai que c'est toi qui as tranformé James en champignon géant, l'année dernière ?
Le silence se fait autour de la table et tout le monde me dévisage. Sans m'embarasser le moins du monde, je regarde Potter fils avec une moue moqueuse sur le visage mais ne réponds pas tout de suite.
-Anathéa ? Tu as transformé James en champignon ? Interroge ma mère, qui semble extrêmement mal à l'aise.
-Bien sûr que non, maman. Tu aurais reçu une lettre de l'école sinon.
-Je suis sûr que c'était toi, avance cet arrogant de Potter (le fils).
-Tu n'as aucune preuve, je réplique.
-Peut-être, mais je sais que c'est toi.
-Et pourquoi donc ? Demande son père en fronçant les sourcils.
Je vois alors Potter miniature rougir. Je me délecte de sa gêne et attends qu'il réponde à son père.
-Disons que j'ai... euh... peut-être que j'ai fais... euh... quelque chose qui a déplu à Malefoy...
Les sourcils de ses parents se rapprochent tellement qu'on croirait avoir à faire à un couple monosourcilaire (hm hm, pas sûre que ça se dise...).
-Et qu'as-tu fais exactement, James ?
-Oh, voyons, pas la peine de s'étendre là-dessus, tente ma mère, la voix un peu tremblante. Ce sont des histoires de lycéens et je suis sûre que ma fille s'est très bien défendue. Seulement, Anathéa, j'aimerai que tu évites de transformer les autres élèves en champignon...
-Ce n'était pas n'importe quel champignon ! Intervient le deuxième fils Potter, Albus. Enorme, velu, d'un brun sale... Et l'odeur !...
Je remarque que son ton est très enthousiaste. Sur le coup, l'idée du champignon m'avait parue assez mince, mais il est vrai que je n'étais pas restée suffisemment longtemps pour avoir le temps de profiter de l'odeur... Je n'étais pas peu fière de ce tour-là, car j'avais réussie à ne pas me faire prendre, ce qui aurait entraîné de nombreuses pertes de points à ma maison. Evidemment, personne n'était dupe, mais quelles étaient les preuves ?
Dans la salle commune, tout le monde m'avait chaleureusement félicitée. Certes, la plupart des personnes de ma Maison n'ose pas affronter ouvertement Potter (ce qui était très mal vu depuis la Grande Guerre), mais beaucoup ne le supportent que très mal. Et, ultime satisfaction quant à cette attaque, Potter bénéficie dorénavant du doux surnom de "Champignon", ce dont je suis très heureuse.
Nous passons au dîner (un râgout de boeuf exeptionnellement bon) et les adultes discutent politique. Tout en mangeant, je remarque le regard méfiant et suspicieux de Potter (James) sur moi. Sûrement a-t-il peur que j'ai trafiqué son assiette. Je lui adresse un sourire moqueur et il se renfrogne. A côté, j'entends Lily pialler avec son autre frère d'une quelconque histoire de chat.
-Euh... Anathéa, pourquoi ta soeur n'est-elle pas là ? Me demande tout à coup la jeune rousse.
Je la regarde, mais elle ne baisse pas les yeux ; elle veut une réponse.
-C'est plutôt compliqué, je réponds évasivement.
Elle fronce les sourcils, mais attends que je développe. Je vois ses deux frères me regarder du coin de l'oeil et j'enfourne tranquillement une bouchée de ragoût.
-Elle est punie, en fait.
-Et ce ne serait pas à cause de toi, par hasard ? Lance ce Véracrasse de Potter.
Je retiens une grimace. C'est vrai qu'à Poudlard, il est de notoriété publique qu'Amnella et moi ne nous entendons pas. Je mens et réponds que non, mais je refuse ensuite de donner les détails. Les enfants Potter haussent les épaules, plus ou moins désinstéressés.
-Ta soeur n'est pas très gentille, dit Lily.
Je lui jette un regard neutre - je me fous de ce qu'elle peut penser de ma soeur, en fait.
-Une fois, elle a jeté un mauvais sort à ma cousine, Rose, comme ça, sans raison, continue la pipelette. C'est pour ça que je suis contente qu'elle ne soit pas venue, j'ai toujours un peu peur quand elle est dans les parages...
Cette fille est d'une franchise déconcertante. Je me souviens du sort que ma soeur avait lancé à la fille Weasley. Elle l'avait juste teinte en rose - rien de bien méchant - en disant qu'il fallait être complètement débile pour affubler sa fille d'un nom pareille. La tête de la pauvre fille ensuite était mémorable... Surtout que le rose pédant s'accorde très mal avec le roux...
-Et puis, tu sais, mon autre cousine, Molly, qui a le même âge que moi. Eh bien, elle avait peur que j'assiste à ce dîner. Mais je vais la rassurer tout à l'heure, puisqu'il n'y a pas ta soeur, et puis, toi, tu n'es pas aussi méchante qu'elle... Enfin, pas pour l'instant. De toute façon, tu ne t'en prends qu'à James, hein ? Je pense qu'il le mérite aussi, parfois...
-Lily, tu vas te taire, oui ? S'énerve Potter.
-Elle n'a pas forcément tord, James, tu sais... Renchérit Albus en dardant son regard calme sur son frère vexé.
-Et alors ? Ce n'est pas une raison de dire tout ça devant cette... devant elle !
J'affiche un grand sourire, ce qui énerve encore plus mon ennemi. Les trois autres se taisent, et le repas se poursuit dans le silence. J'observe discrètement les trois Potter ; Lily qui boude son frère et qui me jette de temps en temps un petit sourire complice (cette sotte croit sûrement que nous sommes amies maintenant - laissez-moi rire !), Albus qui mange, imperturbable (il ressemble si peu à son frère...), et l'autre bouffon de première qui essaie de m'ignorer tout en gardant son air furibond. A eux trois, ils forment un tableau assez comique.
Une fois le dîner terminé, nous nous préparons à rentrer. Les parents sont dans le vestibule et moi je suis dehors, après avoir salué et remercié les Potter. J'attends patiemment mes parents lorsque quelqu'un surgit derrière moi, me prenant par surprise.
Je me retourne vivement et voit Potter qui me regarde d'un air mauvais, une sale grimace peinte sur son visage.
-Ne crois pas que parce que nos parents ont subitement décidé d'être amis que ça va se passer de la même façon pour nous, siffle-t-il. Je te déteste, et ça ne va pas changer. Alors ne soit pas aussi confiante et sûre de toi à Poudlard, tu risquerais d'avoir de mauvaises surprises...
Et, sur-ce, il rentre chez lui. Je reste un moment stupéfaite puis je me mets à sourire. Je sens que cette année va être des plus mouvementées...
0o~o0
Et voilà le deuxième chapitre =) J'espère que vous l'aimez, moi je le trouve... pas mal. J'avais un peu peur du rendu à la fin et au final, je suis plutôt satisfaite.
Review ? :)
Merci à Nebulleuse pour sa petite pub ! Tu sais que je t'aime, toi.
Luly.
