Nous n'en parlerons pas.
Résumé : Ce qui aurait pu être dit ou pas après le baiser.
Disclaimer : Il était une fois une petite auteuze de fanfictions qui écrivait pour son bon plaisir et celui de ses chers lecteurs. Elle ne gagnait pas de sous puisque les personnages ne lui appartenaient pas mais parfois, il lui arrivait d'avoir quelques reviews pour la récompenser de son imagination quelques fois trop fertile.
Note de moi : Le chapitre 1 étant très court, je pense garder ce format pour celui-là et le (ou les) suivant(s). Je vais aussi mettre une pseudo-enquête en fond mais sans importance et sur laquelle je ne m'appesantirai pas le moins du monde.
A la demande générale, le chapitre 2 ^^ :
Une semaine passa. Puis encore une autre. Rien n'arrivait et Beckett commençait à se demander si elle n'avait pas fait une grosse mais une très grosse bêtise en rompant avec Josh. Elle avait tant voulu y croire qu'elle avait foncé tête baissée juste parce qu'il lui avait donné un maigre espoir. Pourtant elle savait à quoi s'attendre, c'était comme ça depuis le début. Elle s'en voulait de sa propre stupidité, d'autant plus qu'il était trop tard pour revenir en arrière.
« Allo la Lune, ici la Terre… Si je te dérange, tu me le dis surtout, l'interpella Lanie de l'autre coté de la table d'autopsie. »
Kate se reprit aussitôt, cela lui arrivait bien trop souvent ces derniers temps de se laisser aller à de sombres pensées alors que le moment ne s'y prêtait guère.
« Désolée Lanie, je… Peu importe, donc notre victime…
-Beckett se dissipe, se moqua Castle à coté d'elle. »
Il eut droit à un regard noir qui aurait fait frémir le diable en personne. Elle ne lui accordait pas le droit de faire des commentaires, après tout, c'était de sa faute si elle était distraite. Si Monsieur l'écrivain s'en tenait à faire ce qu'il promettait, elle ne serait pas dans cet état. Elle reporta son attention sur la légiste qui lui fit un compte rendu de ce qu'elle avait découvert lors de l'examen approfondi du cadavre.
Quelques minutes plus tard, ils quittaient la morgue, Castle énumérant toutes les théories possibles pour expliquer le décès de l'inconnu sur la table d'autopsie qui était mort dans des conditions plutôt salaces. A en juger par la scène de crime, il avait du prendre du bon temps avant que l'ange de la mort ne se penche sur lui.
« Peut-être qu'il avait promis à sa femme qu'il ne le ferait plus et qu'il na pas pu tenir, proposa-t-il. Du coup, cette dernière a décidé de se venger et a pris ses papiers pour avoir le temps de passer au Canada le temps qu'on l'identifie.
-Pourquoi pas, les hommes sont tous les mêmes. Ils disent qu'ils ne le feront plus et le font quand même et inversement, ils disent qu'ils vont faire telle ou telle chose mais on attend encore… »
Elle se mordit la lèvre, consciente d'en avoir un peu trop dit. Comment faisait-il pour lui faire perdre tout contrôle sur elle-même ? Elle soupira et décida de vite enchainer sur autre chose avant qu'il n'ait le temps de répondre ou de faire une remarque sur ce qu'elle venait de laisser échapper.
« Dépêchez-vous, Esposito et Ryan auront peut-être découvert l'identité de notre inconnu, dit-elle sèchement, coupant toute possibilité de discussion sur autre chose que l'enquête en cours. »
Et sans un regard pour son partenaire, Beckett s'élança vers la sortie, un peu trop rapidement pour que cela paraisse naturel. Elle ne put donc pas voir le sourire qui s'étalait sur le visage de l'auteur. Oui, il ne l'avait toujours pas embrassé mais il avait une très bonne raison de ne pas l'avoir fait et il trouverait bien un moment dans la journée pour le lui dire. Il la suivit docilement jusqu'à leur bureau où les deux avaient trouvé des informations intéressantes :
« Beckett, l'appela le Latino, notre homme s'appelle Alan Granger, professeur de chimie dans un lycée, marié, pas d'enfant. Voilà son adresse. »
Il lui tendit un papier qu'elle saisit au passage en le félicitant d'avoir été aussi efficace.
« Je peux conduire ? demanda Castle pour la forme, sachant d'avance quelle serait la réponse. »
Une fois dans la voiture, l'homme saisit la chance qu'il avait de se retrouver seul avec elle aussi rapidement. C'était presque tentant d'y voir un signe du destin. Il laissa passer un peu de temps avant de monter au créneau :
« En fait, c'est une question de déontologie.
-Pardon ? »
Qu'est-ce qu'il était encore en train de raconter ? Avait-il écopé de la sacro sainte mission de la rendre folle ? Parce que si c'était le cas il était en train de réussir en beauté.
« Vous embrasser… Je ne peux pas recommencer, précisa-t-il. »
Quelle surprise, pensa-t-elle amère. Félicitation Kate, tu viens de te faire avoir… Encore.
« Je suis pour l'exclusivité, continua-t-il. Si vous voulez un autre baiser, il faudra supprimer votre motard de l'équation. »
Voilà, c'était dit, qu'elle le prenne comme elle le voulait, il n'en avait cure. Il avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour lui faire comprendre qu'il voulait plus et que maintenant c'était un peu à son tour de faire un pas vers lui. Une relation se construit à deux.
« Et vous croyez vraiment que je suis le genre de femme à attendre quelque chose d'un homme tout en sortant avec un autre ? demanda Beckett, un rien énervée. »
D'un geste brusque, elle rétrograda une vitesse et prit un virage en roulant un peu trop vite. L'écrivain s'accrocha à la poignée de la portière priant Saint Christophe de lui permettre de finir le trajet en vie. Quand elle pilla devant l'adresse indiquée, il se promit que la prochaine fois qu'il voudrait la taquiner, il éviterait de le faire dans une voiture. Même s'il fallait bien avouer que le résultat était plus que satisfaisant.
« Au moins, nous connaissons la vérité, maintenant, déclara-t-il alors qu'elle détachait sa ceinture de sécurité.
-Quelle vérité ?
-Vous mourrez d'envie que je vous embrasse. »
Et il quitta le véhicule avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre, plus que content de son petit effet.
A suivre…
