Chapitre2 : Intégration difficile.

Vingt heures du soir, trois jours après la rentrée à Poudlard, tour des griffondors, dortoir des garçon.

Un certain griffondor de cinquième année dont les jambes et le reste aussi étaient bien trop grands pour entrer complètement dans son pyjama et qui avait des cheveux roux prêts à gagner le record des fourrures de lion pestait royalement dans sa chambre en enjambant, ou du moins, en essayant d'enjamber ses affaires pour aller chercher une valise dont la présence paraissait inexistante.

Le-dit roi lion griffondor insultait outrageusement cette maudite pseudo prof et sa maudite idée d'accueillir ces maudits envahisseurs dont la maudite incompétence le faisant plus qu'enrager.

Non seulement ils avaient le culot de débarquer comme ça à l'improviste en le dérangeant pendant son REPAS (il avait changeait de comportement vis à vis des nouveaux venus quand Dolores avait proposé ordonné que tout le monde partage son dortoir et dit que les élèves devaient immédiatement aller les ranger sans finir leur assiette pendant qu'elle et les professeurs règleraient les problèmes d'emplois du temps, le directeur nommé Dumbledore semblant peu disposé à cesser sa crise de rire), mais en plus il devait RANGER.

Pour information, celui-ci rallait plus contre lui-même que contre les autres élèves, surtout qu'il y avait ALB blablabla, car trois jours à peine après son arrivée, il avait déjà étalé ses affaires un peu partout dans le dortoir et s'était pris les pieds dedans plus d'une fois.

-Maudite abrutie, reine des conerrrrrrr, dit, de manière très intelligible, Ron en se prenant les pieds dans une robe pour la centième fois en dix minutes.

Un certain survivant vint alors à son secours et essaya de le sauver de la tentative d'étranglement d'un des pantalons pendant qu'une miss je-sais-tout qui avait fini le nettoyage de sa chambre depuis bien longtemps, il lui avait suffit de poser son sac sur le lit et deux livres sur une étagère, répliquait agacée.

-Stop Ron ! Tu ne vas pas commencer à geindre au bout de trois jours.

-Mais enfin dix personnes dans cette pièce c'est n'importe quoi, on ne rentrera jamais là-dedans, geint quand même le rouquin agacé à son tour. En fait, il l'était depuis la rentrée. O merveilleux jour où il avait rencontré le « crapaud » ou « la grenouille visqueuse » pour les intimes.

-Surtout avec tout ça en plein milieu, lui rappela gentiment son ami qui tentait maintenant de traverser la montagne d'objets pour rejoindre Hermione.

-Merci Harry, faux frère.

-Mais de rien Rony, répondit-il moqueur.

-Gggnn, fut la seule réponse qu'il reçut.

La brunette qui trouvait leur conversation des plus agaçantes repris de plus belle et d'un ton qui se voulait assuré malgré les joues roses signes d'une nouvelle crise à la « Lockart je vous adore mais j'ai trouvé encore mieux » lui asséna un :

-Ron, maintenant tu es préfet ! Elle ne vit pas la grimace de rancœur d'Harry, puis de dégoût qu'il s'infligeait à lui-même. Tu dois montrer le bon exemple à tous et te comporter de la meilleure manière qui soit en les accueillant du mieux que tu peux afin de faire bonne impression.

Et sans se préoccuper du –Justement c'est ce que je fait sinon je ne jouerait pas les elfes de maisons ! de Ron, signe qu'il se passait quelque chose de très compliqué dans son cerveau mais pas très dur à deviner, celle-ci fit demi-tour en pointant le nez en l'air pour s'avancer à grands pas vers la sortie.

Sur le seuil de la porte, elle leur jeta un dernier regard en leur sortant une tirade déprimante dont le résumé serait :

-De toute façon vous devriez être heureux et fiers ! Pendant que je devrais supporter les futures groupies de notre attrapeur, Albus Dumbledore et quatre de ces amis dont Alastor Maugrey partageront le dortoir avec vous alors…. Affirma-t-elle en appuyant bien sur le dernier nom, chose qui échappa facilement à Ron qui hurlait en courrant avec des robes sur la tête :

-AAAHH ! Il faut tout ranger ou ma mère me tuera quand elle apprendra que son fils n'a pas bien accueilli le chef de l'ordre du phénix.

Harry, quant à lui, depuis longtemps habitué aux crises de flippite aiguë de son colocataire, déprimait en s'imaginant la tension à venir lorsque son meilleur ami s'apercevrait que « Mione » en pinçait pour un futur estropié parano capable de voir à travers les murs et qu'il ne correspondait pas vraiment à cette description. Il se demandait aussi quand est-ce qu'elle avait pu le rencontrer depuis son arrivée, mais ne posa surtout pas la question à Ron.

Malheureusement pour l'ego du griffondor hurlant, c'est à ce moment-là que les nouveaux élèves, accompagnés de Dean, Seamus et Neville, eurent la bonne mauvaise idée d'entrer.

-Jolie décoration n'est-ce pas ? Sortie Seamus aux autres alors que Harry le fusillait de regard.

Mais l'effet était légèrement, voir énormément ou infiniment, inférieur à ce qu'il espérait, car les griffondors traumatisés depuis quatre ans par des regards perçants et flippants du maître des potions qui l'était tout autant ne faisant pas grands cas des siens, sauf si ceux-ci étaient assortis à n'importe quel mot en fourchelang et des yeux virant un peu vers le rouge. Pour ne pas rencontrer d'ennuis qui semblaient pourtant lui courir après, Harry évita cette option.

Pendant qu'il cherchait un moyen quelconque pour fermer le clappé à cet abruti fini qui gobait bêtement tout ce que des journaux même pas bons pour qu'on s'en serve comme PQ disaient et que sont ami devenait la copie conforme d'une écrevisse bouillie, une personne tout juste arrivée vint à son secours, ce qui lui rappela quelques souvenirs. Un Albus de 15 ans tout souriant dit d'une voix très calme comme s'il ne parlait à personne en particulier, mais plus pour lui-même :

-Oh ne vous en faites pas pour ça, je suis encore plus désordonné que vous. Si l'on devait faire un concours des personnes les plus maniaques de la terre, j'arriverais en dernière position, ce dont Harry doutait fortement ayant eut très souvent un aperçu global du bureau du directeur et en général pas pour de bonnes raisons. Doute qui d'ailleurs finirait, par la suite, par s'avérer justifié. Mais pour l'instant, le survivant se dit que même si Dumbledore avait toujours l'air aussi joyeux, il ne devait pas apprécier que l'on se moque des gens pour une raison aussi futile.

Le regard flamboyant, Seamus entreprit, après avoir jeter les affaires de Ron sur son lit ET sur celui de Harry comme on jette les poubelles et s'être persuadé que Albus Dumbledore était définitivement un cinglé, jeune ou vieux, d'expliquer au nouveaux venus où ils allaient mettre leurs matelas et quelles places leur étaient assignés.

Alors que Ron s'empressait, les oreilles aussi rouges qu'avant, de fourrer tout ce qu'il trouvait dans sa valise RETROUVEE (dans la salle de bain), Mr je-prend-les-choses-en-mains-car-ils-sont-tous-fous fut à nouveau arrêté et contredit, mais par Alastor cette fois-ci et resta planter le bec ouvert comme les quatre autres qui ne l'avaient pas revu depuis la fin de leur quatrième année d'études.

Alastor était sans nul doute possible, différent. D'abord il était d'un calme effrayant comme si aucun danger ne le guettait, il avait aussi des cheveux châtains lui arrivant jusqu'aux épaules qui encadraient un joli visage (parfait ?) et il possédait deux jambes intactes. Pourtant son acharnement à vouloir être près de la porte rappela aux jeunes gens le côté têtu de la version originale, et son sale caractère.

Pendant que Neville et Dean observaient encore Maugrey, Ron regarda les autres et s'aperçut que derrière Albus et Alastor se trouvaient un grand brun à l'air grincheux, un sur-exité sur pattes qui voulait de toute évidence gagner le sprint du cent mètres en rond dans la chambre et un martien ? Mais il comprit vite que ce n'était que l'ami de Dumbledore dont son horrible tante parlait lorsqu'elle avait trop bu et qu'elle n'avait rien d'autre à faire.

Harry quant à lui trouvait les réactions de Maugrey excessives mais pensa qu'il devait s'agir là d'une simple lubie quelconque du sorcier. Pourtant un regard vers son futur directeur lui fit comprendre que non, car son visage disait clairement « OH vers la porte, youpi ! On va pouvoir sortir plus vite pour faire des âneries sans réveiller les autres la nuit ».

Après s'être chamaillé durant un quart d'heure, avoir fait connaissance et tenté de ne pas se marcher dessus en essayant d'atteindre leurs lits respectifs, les élèves du dortoir s'endormir.

L'un d'entre eux mis plus longtemps, et pendant que sa cicatrice le brûlait à nouveau, il se demanda qui pouvait réellement être Albus Dumbledore.