Nom d'un chien! (ouaf) Enfin, aprés juste quelques millénaires d'attentes, je publie ce beeep de chapitre. J'ose même pas aller regarder la date de publication du premier de crainte de m'évanouir et de me me fêler le crâne par terre. C'est douloureux.
Merci à Mayu pour la correction (envoyée en 3 parties, mdr) et pour ses précieux commentaires (t'avais raison pour les participes passés, surtout que ça avait le défaut de m'identifier à mort à lui, ce qui n'est, avouons le, pas terrible terrible... -)
les personnages apartiennent à JK Rowling, mais pas forcément dans l'état dans lequel je vais vous les restituer
ATTENTION histoire traitant de relation(s) homosexuelle(s). enfin non. enfin si. enfin c'est bizarre.
Hortense, chapitre deux: "A plus tard, poupée."
...oOo...
Nous restons comme deux glandus plantés au milieu du bureau de Dumby.
Merde alors !
Je shoote rageusement en direction d'un des machins du dirlo qui traîne par
terre. Le bidule m'esquive en faisant un bond de coté et émet un son qui
pourrait s'apparenter à un ricanement.
Eh ben l'Albus, la prochaine fois qu'il sera dans le popo, faudra pas qu'il
vienne me rebattre les oreilles avec ses histoires d'élu et de sauvetage du
monde ! Demerdassek !
« -Bon, Harry, on devrait peut-être y aller maintenant, M'man va finir par
s'inquiéter.
-Si tu veux mon avis, tu devrais surtout te préoccuper de l'infarctus
qu'elle va avoir en me voyant débarquer.
-Hermione doit déjà être à la maison, je suppose qu'elle pourra… euh… te
conseiller.
-Je suis fou d'impatience d'entendre Hermy m'expliquer comment assumer et
contrôler ma féminité… »
Même trajet à rebrousse-poil dans le château, toujours en trottinant. J'ai
trouvé une parade : je croise mes bras sur ma poitrine pour empêcher mes
seins de danser le boogie-woogie.Dans le dortoir, une nouvelle horreur m'apparaît : je suis pas foutue (nda :
à partir de maintenant je parle de lui au féminin. Top chrono !) de soulever
ma valise conjointement à la cage d'Edwige. Charitable, Ron attrape ladite
cage et la trimballe sans problème avec le reste de ses affaires pendant que
je le suis en traînant piteusement ma valoche derrière moi. Valoche qui
manque bien m'entraîner avec elle quand elle se met à dévaler les escaliers.
« Nom d'un ch… locomotor barda ! »
Ben c'est quand même plus simple, non ? Ron le concède et m'imite.Une fois dehors, nous nous hâtons de transplaner pour cause de gelage de
couilles. Enfin, dans mon cas, d'ovaires.
Nous atterrissons dans le salon des Weasley dans un double « PLOP ! »
admirablement synchronisés. Les seules personnes présentes dans la pièce
sont Ginny et Hermione, assises sur des fauteuils en train de papoter
allégrement. A notre arrivée, elles tournent la tête vers nous.
« Ron, enfin ! » s'exclame Hermione. « Mais qui est-ce ? Et où est Harry
?... »
C'est marrant ça, personne ne me reconnaît du premier coup. Tu parles d'une
amie ! Ca me donne envie de lui faire une sale vanne.
Je me cramponne au bras de Ron et minaude d'une voix flûtée : « Je suis à
Poufsouffle, et je sors avec Ronnynouchou depuis une semaine. Il m'a invitée
à passer Noël chez lui ! »
Ron est ébahi et complètement paralysé, incapable de hurler à la calomnie et
de m'envoyer d'une bourrade valdinguer sur le yucca d'intérieur de Molly.
La tête des filles vaut bien mon poids en sorbets au citron : Gin' a pris
une expression de mépris écoeuré flatteur, je joue très bien les dindes !
Quand à Herm'… elle me fait peur ! Elle a l'air prête à m'arracher les yeux
et à les faire frire pour l'apéro.
« Ron ?... » Interroge-t-elle en lui vrillant une œillade meurtrière. C'est
pas des yeux revolver qu'elle a, c'est des lance-roquettes !
Je sens le rouquin frémir et reprendre le contrôle de son cerveau, tâche
ardue s'il en est. Il arrache son bras de mon étreinte et se lance dans de
grands gestes de dénégation que j'esquive de mon mieux, peu désireuse de me
prendre une tarte involontaire.
« -Méheuh naon ! C'est même pas vrai d'abord !
-Alors c'est qui cette Pouffe ?
-Eh ho ! » Faudrait voir à y aller mollo, hein ! Je vais me planter devant
elle et approche mon visage à quelques centimètres du sien.
« Regarde-moi bien, ma p'tite Mione. Je te rappelle pas quelqu'un ?
-Oh par merlin… Harry ! Mais qu'as-tu encore fait ?
-Moi, rien. C'est mon corps qui a déconné pendant la nuit. ! »
Hermione arbore un air d'incompréhension abyssale, ce qui est très
inhabituel et carrément flippant et derrière elle Ginny s'est lancée dans
une imitation du poisson rouge aliéné très réussie.
J'entreprends alors de leur relater les événements de la matinée dans le
détail.
A mon grand mécontentement, elles sont explosées de rire.
Vexé, je laisse ces deux hyènes en jupon actuellement incapables d'aligner
deux mots intelligibles et hisse dignement et laborieusement mes bagages au
sommet de l'escalier, direction la chambre de Ronnynouchou. Il me rattrape
après que je me sois affalé sur le matelas affectueusement préparé à mon
intention par Mme-maman-par-procuration-Weasley. Il fulmine, le pauvre.
Associé à sa rouquinerie, ça donne l'impression qu'il va me faire un numéro
d'auto combustion spontanée façon Fumseck.
« -Ca va pas la tête de dire des conneries pareilles ?
-Ouais, t'as raison, j'ai l'impression qu'un peu plus et on était victime
d'un tir serré de canaris, de perroquets ou d'un quelconque autre volatile !
-Ne recommence jamais ça !
-J'aurais du mal, mon chou. T'inquiètes, la prochaine fois je ne dirais que
la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Par exemple, comment tu
m'as maté ce matin dans la salle de bain…
-Haaarryyy… » Trop drôle ! C'est tellement facile de le faire paniquer.
C'est sa faute aussi, il a qu'à se bouger un peu plus avec sa frisée.
« -Où est le reste du clan ?
-D'après Ginny, maman est allée faire des courses avec les jumeaux, Papa est
au ministère, Charlie débarque de Roumanie demain et Bill et Fleur
arriveront pile pour Noël.
-Oh. Et Percy ?
-Il tape l'incruste chez sa Pénélope. (nda : oui, oui, Miss Deauclair) Il a
trop peur que les jumeaux l'assoient sur la cime du sapin, étoile du berger
comprise. »
On le comprend.
Je range un peu mes affaires puis redescends dans le salon parlementer avec
les deux bossues après avoir intimé l'ordre à Ron de ne pas venir fourrer
ses grandes oreilles dans notre discussion.« -Les filles, j'ai besoin que vous m'expliquiez.
-Qu'on t'explique quoi ? demande Mione.
-Comment ça marche !
-Comment ça marche quoi ?...
-Fais pas celle qui comprend pas, bordel !
-En somme, synthétise Ginny avec un sourire grand comme ça, tu veux qu'on te
donne des leçons de féminité.
-Au moins que vous m'expliquiez comment vous arrivez à survivre !
-C'est une lutte de chaque instant, ma chérie, ironise Hermione. Bon, alors,
dis-nous ce qui te tracasse.
-Ben, pour commencer, si l'une d'entre vous pouvait me prêter un… un soutif…
-Et puis quoi encore ? S'indigne Ginny. Tu veux pas un de nos strings aussi
? Je te rappelle que tu restes fondamentalement un mec !
-Mais j'suis gay !
-M'en fous ! Cet aprèm on t'emmène faire des courses au chemin de traverse,
un point c'est tout.
-Hein ! Vous voulez m'emmener faire du shopping de p'tites culottes en
plein Londres sorcier ?
-Voui, ça va être chouette !
-Mais mais mais on va me reconnaître !
-Penses-tu ! Nous, on n'a rien calculé, s'pas ?
-Oui mais… mais… mais…
-Suffit ! Tu fais ce qu'on te dit, pigé ?
-Oui, m'dame…
-A part ça, rien à te dire de spécial, hein Mione ? Reste toi-même, de toute
façon il est impossible que tu passes pour plus cinglé que tu ne l'es.
-Merci. Ca me fait beaucoup de bien ce que tu me dit.
-Je t'en prie. A ton service, ma jolie ! »
Et elles se remettent à pouffer comme des folles.
Démoralisé, je remonte dans la chambre de Ron-ron qui est pour sa part
actuellement en train de prendre sa douche. Pas très concerné par mon
problème, le poteau. Vous me direz que le fait que votre meilleur ami se
retrouve brusquement doté d'ovaires ne devrait pas nuire à votre bonne
hygiène. Oui, certes. Mais tout de même.Il est à peine sortit de ses ablutions, tout frais tout propre, que le cri
de guerre de la mère mammifère rentrant au terrier retentit à nos oreilles :
« Mes chériiiiis! Nous sommes rentréééés! Venez donc nous aider à ranger les
courses! »
Et la voix des jumeaux de renchérir:
« Ouais, radinez-vous! »
Nous y voici donc. Quelle va être la réaction de Mme Weasley?…
…et celle de Greg et Ford?
Je préfère ne même pas imaginer et descends mollement les marches à la suite
de Ron.
« Ronald, mon fils! Comment vas-tu?
-A vue de nez m'man, il a tous ses membres, ses deux oreilles et son blair
est toujours au milieu de sa figure. Dommage.
-Je t'en prie, George! Harry est là, mon chéri?
-Euh… en fait… Il… Il est juste derrière moi. »
Bravo.
Pour le tact, tu r'passeras!
Il s'écarte de l'encadrement de la porte et je m'avance dans la cuisine. Les
jumeaux sont en train de farfouiner dans les sacs et ne relèvent pas la tête
tout de suite. En revanche, Molly me serre dans ses bras avec fougue sans
même prendre le temps de me regarder.
Elle a du sentir que les courbes de mon corps avaient des reliefs
inhabituels car elle s'écarte en me tenant par les épaules.
« -Harry! Par Merlin! Que t'est-il arrivé? Tu es malade? On t'a jeté un
sort? Tu…
-Calmez vous madame Weasley! Relaxez-vous, inspirez profondément, expirez
doucement. Voâââla. Bon, d'après le professeur Dumbledore c'est bénin et
passager. Pas de quoi en faire un fromage.
-Mes aïeux… »
Elle devient toute blanche et se laisse tomber sur la chaise que Fred a tout
juste le temps de lui glisser sous les fesses.
Ledit Fred, tout comme sa photocopie de frère, fait la tête de celui qui se
retient de lâcher la grosse vanne qui tue.
« -Les siamois, je vous saurais gré de la fermer!
-Mais nous n'avons rien dit mademoiselle! Répond Fred avec un air faussement
indigné.
-Nous ne nous serions pas permis mademoiselle! Renchérit George.
-Ouais… Bon, on les range ces courses?… »
On.
……oOo……
Sur le Chemin de Traverse.
Je suis vanné.
Etre soudain transformatisé en nana ne m'a pas pour autant implanté le gène
du shopping ! Ces deux folles m'ont traîné dans 5 magasins de prêt-à-porter
et 2 boutiques de sous-vêtements, tous bourrés d'autres sorcières
piaillantes et jacassantes.
Heeeeelp !
Enfin bon… J'ai pu acheter des fringues ne menaçant pas de tomber par terre,
mais j'ai dû me battre pour n'acheter que des trucs style pantalon,
tee-shirt et sweat. Si vous aviez vu le débardeur (en plein mois de
décembre) rose avec marqué « I love Sailor-Moon » en turquoise que Ginny
voulait absolument me faire essayer, vous auriez compris quel fut mon
calvaire.
Je viens de les abandonner avec nos sacs dans un énième magasin sous le
prétexte d'aller acheter du Miamhibou pour Ed'.
Mais une fois devant les étagères du magasin, je bloque. Miamhibou ou
Croc-croc-piaf ? Ou encore Cuicuislurp ?
J'hésite.
« Excuse-moi, tu peux me passer un paquet de Gloupszozieau ? »
No problemo.
Je chope le paquet convoité par le type derrière moi et me retourne.
CHIASSE !
Seamus !
Vite, on dégage de là avant qu'il ne me perce à jour ! Je lâche les
croquettes pour volatiles qui tombent sur ses orteils. Je profite qu'il se
soit mis à sautiller sur place pour slalomer entre les rayons jusqu'à la
sortie et pour me précipiter vers le salut.
Au bout d'une centaine de mètres, je me retourne pour vérifier que personne
ne me suit. (nda : il se prend pour un fugitif…)
A courir comme un débile en regardant derrière soi, on finit nécessairement
par percuter quelque chose, ou dans mon cas, quelqu'un.
Je tombe le cul par terre, l'infortuné quidam réussissant à rester debout
malgré de fortes oscillations de son centre de gravité.
Déjà passablement énervé, un juron m'échappe :
« -Aouch... Bordel !
-Comme vous dites... Vous êtes blessée, mademoiselle ? »
Je connais cette voix moi.
Par cœur.
Ooooh non, non non non !
Malfoy ! Il a fallu que je me tamponne dans MON Malfoy !
(nda : ben oui, réfléchis : si tu t'étais vautré sur, disons par exemple,
MacGonagall, ça aurait été marrant mais ça n'aurait pas fait avancer le
schmilblick ! )
« N-non ! Tout baigne ! »
Je saute sur mes pieds et là, c'est le choc. C'est vrai quoi, mettez-vous à
ma place, je me retrouve face à mon doudou d'amour totalement à l'improviste
alors du coup, je tétanise. De son coté il a pleinement récupéré du choc de
la première rencontre et il me tend une main fine, manucurée et un chouïa
snob.
« -Je me présente, je m'appelle Malfoy, Draco Malfoy. (nda : à prononcer
comme Tom Felton dans le premier film, kyaaah !) Et vous ?
-Ah... Euh... Quoi ?...
-Je vous ai demandé votre nom... »
Il me tend toujours la main mais il commence à faire la tête de celui qui se
demande s'il n'a pas une échappée de Ste Mangouste en face de lui.
Aaaah, panique à bord ! Tous les hommes sur le pont ! Y'en a pas ! Bordel !
Qu'est-ce que je lui réponds ? Pas Harry quand même !
Vite, vite, il ne m'a pas reconnu, je vais lui balancer un nom et me tailler
avant qu'il ne me recadre !
« -Heu... H... H... Hortense !
-Hortense ?...
-Oui ! Hortense ! Hortense... euh... Labévue ! Voilà !
Je-m'appelle-Hortense-Labévue !
-Eh bien... Charmé, ravissante mademoiselle Labévue. »
V'là-t'y pas que, fatigué de me tendre sa mimine sans que je m'en
saisissâsse, il attrape la mienne d'autorité et la bisouille.
Wooow, Draco Malfoy vient de me faire mon premier baisemain !
Hyah !
Mais où t'est ce que je déraille, moi ? C'est pas le moment qu'il se mette à
me draguer ! J'arrache ma paluche de la sienne et amorce un demi-tour
radical dans le but de filer à la vitesse de la lumière me planquer derrière
le premier truc un peu contondant venu et essayer de faire redescendre mon
estomac de mon œsophage.
Mais Dray ne l'entend pas de cette esgourde : il m'intercepte par le poignet
et me ramène face à lui.
Mais quoi, mais qu'est-ce que tu me veux !
« -Excusez-moi mais je crois vous avoir déjà vue...
-Hein ? Non ! Non, c'est impossible ! Lâchez-moi, j'ai un rendez-vous urgent
! »
Autant parler à une étagère Ikea, je suis sûre qu'elle serait plus réceptive
! Il tend sa main vers mon front pour repousser la mèche barrant ma
cicatrice.
« Kyyyaaaah, ne me touchez paaas ! »
Trop tard, il l'a vue.
« POT... » Je plaque mes mains contre sa bouche.
« Shhhht ! Ca va pas de hurler comme ça ! »
Je jette un œil autour de nous mais apparemment, personne n'a rien à foutre
de cette fille zarbi en train de bâillonner un blond aristocratique en plein
milieu du chemin de traverse.
Il se libère et questionne d'un ton plus posé :
« -Mais qu'as-tu fait !
-Rien ! Je suis pas travelo, si tu veux savoir ! Je suis juste victime d'une
petite réaction spontanée de mon corps à la simulation inconsciente de mon
cerveau, c'est tout. »
A mon grand étonnement, il a l'air de comprendre tout de suite de quoi il
retourne.
« -Oh, je vois... On a des confusions de personnalité, Potter ?
-Ca t'regarde ? (hé, ne me dévisage pas comme ça !)
-Eh bien, eh bien... »
Il me mate de haut en bas en me détaillant entièrement.
« -C'est pas bientôt fini, oui ?
-Tu fais une fille tout à fait convaincante.
-Oh, tu sais, je crois qu'avec une paire de nichons en plus et quelques
hormones en moins, tout l'monde en est capable !
-Je veux dire que tu n'es pas désagréable à regarder. »
Ben v'la aut' chose.
Quand j'étais Harry il m'insultait (au mieux), après la noyade de Voldemort
il m'ignorait et en Hortense ça le gêne pas plus que ça de me taper la
discute voire même de me complimenter sur mon agréable tournure !
Je suis un peu paumé là, quelqu'un aurait un p'tit Valium siouplaît ?
« -Je te préviens Malfoy...
-Arrête, tu m'fais peur. (Allons bon, encore un qui ne prend plus mes
menaces au sérieux !)
-Je te préviens que t'as intérêt à la boucler !
-A quel niveau ?
-Au niveau d'mon cul, banane ! Ne va pas crier sur tous les toits que tu
m'as vu dans cet état !
-C'est sûr... en plus d'un ridicule avancé face à tes amis, tu risque un
tsunami de journaleux affamés et diffamants... Ca peut être inconvenant.
-Précisément. Alors motus et bouche cousue !
-Mais qu'est-ce que j'y gagne ?
-Pardon ?...
-Eh bien... admettons que je garde précieusement ton petit secret, je serais
privé d'une délicieuse occasion de calomnier... Alors, qu'est-ce que j'y
gagne ?
-Ben... ça ferait de toi un type sympa ?...
-Bien essayé mais malheureusement je doute que cette compensation me
satisfasse. J'ai une meilleure option : tu m'en dois une.
-Une quoi ?
-Une faveur. Le jour où j'aurais besoin de toi, pour quoi que ce soit et
quelle que soit l'heure, tu accourras telle la cavalerie sans discuter.
-Euh, je suis pas sûr d'être emballé par cette perspective ! En plus, j'ai
comme l'impression que t'as déjà ta petite idée.
-C'est possible en effet. N'aie pas peur, je ne compte pas te demander
quelque chose au-delà de tes capacités, du moins je l'espère... Mais je
pense que tu en seras tout à fait capable ! Alors ? Qu'est-ce que tu
préfères ? Les journalistes ou... Moi ?
-Bordel ! Je suis pieds et poings liés !
-Tiens, c'est aussi une idée... Ne fais donc pas cette tête, je plaisante !
Aucune subtilité...
-Très bien, mais tu me jures sur ton honneur de Serpentard que tu ne diras
rien !
-Tu fais confiance à l'honneur d'un Serpentard maintenant ?
-Nan mais je vois vraiment pas sur quoi d'autre je pourrais te faire jurer !
-A ta guise, je le jure. Très bien, alors à plus tard poupée. »
Il s'éloigne d'un pas nonchalant avec un sale sourire sur les lèvres.
Je ne suis vraiment pas rassuré du tout là !
...oOo...
Je rentre avec mes sacs de shopping et mes coachs de choc au Terrier,
complètement obnubilé par l'appréhension de ce que Draco va bien pouvoir me
faire. (nda: je vois votre imagination galoper d'ici!)
« Harry, ma chérie! »
Elle est bizarre cette phrase, vous ne trouvez pas? Elle a l'air de s'y être
fait très vite la Molly…
« Tu as reçu un hibou il y a quelques minutes. Il a refusé de laisser la
lettre et de s'en aller, apparemment il veut être certain que tu l'aies ! »
Un hibou ? Diantre.
Je grimpe l'escalier quatre à quatre avec mes sacs et déboule dans la
chambre où effectivement un hibou est en train de se lisser les plumes d'un
air d'ennui mortel (nda : un chat se lécherait le derrière, une blonde se
tortillerait les cheveux et moi je fouinerai dans ses caleçons ), une
lettre ficelée à sa patte.
Je laisse tomber mes emplettes sur le sol et m'approche du piaf avec
curiosité.
Ciel.
La missive en question est bordée d'un liseré vert et argent…
Hé bé, soit c'est Roguy qui m'envoie une p'tite carte de Noyel soit, plus
vraisemblablement, le gars Malfoy n'a pas perdu de temps ! Je congédie
l'emplumé et me dépêche de décacheter l'enveloppe que je retourne au dessus
du lit et dont tombe un parchemin plié en quatre. Je l'ouvre, ai alors tout
le loisir de contempler l'écriture fine et pointue de Malfoy qui s'y étale
et commence à lire sa prose :
A l'attention de Mlle Hortense Labévue,
Je soussigné, Draco Lucius Malfoy, ai l'honneur de vous prier de bien
vouloir m'accompagner au bal du Nouvel An donné samedi 31 décembre au soir
au Manoir Malfoy.Tu noteras, Potter, que cette invitation est destinée à Hortense.
Je vais éclairer ta lanterne que pour l'heure je devine obscure : j'ai
l'obligation de me trouver une cavalière pour cette soirée organisée par mes
géniteurs.
Hélas, il se trouve que je suis gay et goûte fort peu que dés que je fais
mine d'inviter une fille elle veuille absolument s'approprier mon corps…
misérables créatures. En outre, je ne souhaite pas que la nouvelle de mon
homosexualité parvienne aux oreilles de mon père qui me ferait sans doute
châtrer sur le champ. Je me mure donc dans une conventionalité feinte, mais
cette réception me posait problème. Tu constateras donc que ton… changement
arrive fort à propos : tu seras ma couverture.
Je viendrais te chercher devant chez les Weasley samedi à 20h10 pétante.
Sois prête.P.s : tenue de soirée exigée.
……oOo……
Fin du deuxième chapitre…
Soyez pas cruels: laissez votre souris et votre clavier, reliés de préferences à vos neurones, dériver vers la page des reviews... Même si je ne le mérite pas. Vilaine Viviane, vilaine!
