Et voilà le second chapitre de cette extraordinaire fic' (non moi-même je ne crois pas ce que j'écris) =)

Comme promis, il arrive assez vite ;-)

Zero, merci pour ta review, en revanche, je suis en général incapable de faire de longs chapitres, je sais pas pourquoi, mais j'y arrive pas ...

Disclaimer : Toutes les persos sont la propriété exclusive de Joanne Kathleen Rowling ... etc


Chapitre 2 : Gilda Jones

- Dumbledore ! J'ai un message pour vous de la part de Shacklebolt ! fit une voix essoufflée.

Sur un des portraits du mur, le personnage principal, apparemment hors d'haleine, est agité et gesticulait en tous sens.

- Je vous écoute Everard, répondit d'un ton las un vieil homme à la barbe argenté.

L'homme, malgré l'heure tardive, était assis devant un bureau sur lequel était posé d'étranges instruments argentés. Il était vêtu d'une longue robe sombre et portait sur son nez aquilin des lunettes en demi-lune

- Il y a eu une nouvelle attaque contre des moldus, dans la banlieue de Londres. Shacklebolt vous demande de le rejoindre devant l'entrée du ministère dès que possible.

- Merci Everard.

Le vieillard se leva, toute lassitude ayant disparu de son visage. Il semblait intrigué et d'une détermination sans faille. Que pouvait-il se passer pour que Kingsley lui demande en urgence de le rejoindre, au milieu de la nuit ?

- Fumseck, murmura le vieil homme, tout en saisissant une baguette posée sur le bureau devant lui

Un oiseau rouge feu, qui dégageait une noblesse infinie s'envola de son perchoir et vint voleter au dessus de son maître, qui leva la main vers lui.

Il y eut un flash aveuglant de lumière rouge et ils disparurent, laissant derrière eux un bureau silencieux, et des portraits dont la plupart des occupants étaient endormis ou absents, sauf l'un d'entre eux qui reprenait son souffle.

OooooOooooOooooOooooO

Dans une grande avenue londonienne, quelques voitures circulaient, quelques fêtards échangeaient des paroles ou des coups, quelques chats rôdaient...

Personne ne prêtait attention à un homme étrangement vêtu, chapeau pointu sur le tête, à la peau noire, portant une longue cape, chaussé de bottes, qui se tenait devant une cabine téléphonique continuellement hors service.

L'homme semblait aux aguets, comme s'il s'attendait à être attaqué à chaque instant. Son regard scrutait les environs et il gardait en permanence sa main dans une des poches de sa cape.

Un groupe de jeunes visiblement éméchés s'approcha de lui. Il murmura quelques mots. Les jeunes passèrent devant lui sans le voir, aucun ne tourna la tête dans sa direction. Il redevint immobile, attentif au moindre son, au moindre mouvement.

Quelques secondes passèrent.

Puis un flash écarlate. La où il n'y avait que du vide et de l'air une seconde auparavant se tenaient maintenant un homme et un oiseau.

- Kingsley, salua d'un hochement de tête le nouvel arrivant. Je suis venu dès que j'ai eu le message d'Everard.

L'homme regarda Kingsley. Il était fatigué bien sûr comme tous, la faute à cette misérable guerre, et dans ses yeux on pouvait voir sa détermination et son obstination, encore et toujours.

- Merci Albus. Bonsoir Fumseck, ajouta-t-il à l'attention de l'oiseau qui après avoir émis une note joyeuse disparut comme il était apparu.

- Que se passe-t-il Kingsley ?

- Le mieux serait que vous veniez voir par vous-mêmes d'abord. Et le plus vite possible... poursuivit-il d'une voix tendue.

- Très bien.

Les deux hommes se rapprochèrent et le plus vieux agrippa la bras de l'autre. Il y eut un léger bruit puis plus rien. Personne n'aurait dit que deux hommes se tenaient là à discuter quelques secondes auparavant.

OoooOoooooOoooooOoooooOooooO

Kingsley Shacklebolt et Albus Dumbledore, puisque c'est ainsi qu'ils s'appelaient, apparurent brutalement quelques instants plus tard dans un quartier pavillonnaire typique de Londres et de sa région.

Quelque chose de terrible, de maléfique, avait eu lieu par ici, Albus Dumbledore le sentait mieux que quiconque. Il observa attentivement les environs, les petites maisons bien rangées, les petits jardins bien entretenus, les voitures garés devant les portillons d'entrée... Un quartier de la classe moyenne moldu, tout ce qu'il y a de plus classique, pensa-t-il.

Son regard fut attiré vers la droite de la rue à environ une centaine de mètres de là :

- Oh par Merlin !

Il emboîta le pas à Kingsley qui se dirigeait à grandes enjambées dans cette direction.

Là où aurait dû se trouver une maison comme celles qui lui faisaient face, se trouvait un immense tas de décombres, comme si un violent tremblement de terre très localisé venait de se produire.

En se rapprochant,il constata que plusieurs des maisons environnantes avaient elles aussi été touchées par le souffle de l'explosion. Un attroupement s'était formé au milieu de la rue.

- Apparemment Voldemort était seul, et a décidé pour une raison inconnue de s'en prendre au couple de moldus et à leur fille qui habitaient là. Des Aurors sont déjà sur place ainsi que des oubliators mais ils ne seront pas forcément utiles vu que personne n'a rien vu. Une fuite de gaz fera une couverture parfaite et les moldus ne se douteront de rien, expliqua Kingsley comme ils arrivaient à proximité de la zone ravagée.

Le vieux sorcier comprit pourquoi Kingsley l'avait amené ici : ce n'était pas dans les habitudes de Voldemort de mener des raids solitaires contre de simples moldus. De plus, à sa connaissance, il n'y avait pas de sorcier dans le quartier.

Alors que les Aurors tentaient de calmer les voisins et les empêchaient d'entrer en prétextant que c'était trop dangereux, les deux hommes se glissèrent discrètement dans les décombres, sans que nul ne les remarque.

Peu à peu ils tentaient de progresser dans les ruines, à la recherche des corps des victimes du sinistre mage noir et à l'aide de leur baguette.

Tout à coup, un faible gémissement arriva à leurs oreilles. Albus et Kingsley se regardèrent incrédules, croyant avoir imaginé ce bruit. Mais peu après ils entendirent des pleurs, qui ne s'arrêtaient pas et furent convaincus qu'il y avait au moins quelqu'un de vivant dans ce qui restait de cette maison.

OooooOoooooOoooooOoooooOoooooO

Ils finirent par arriver dans ce qui restait du séjour. Miraculeusement, il n'avait pas été écrasé sous les décombres. Ils avaient sous les yeux une scène macabre : sur le sol était étendu un homme, immobile, les yeux exorbités, le corps sans vie. Juste à côté sur le canapé, une femme, morte elle aussi.

Elle avait les bras serrés sur une petite fille en pleurs, qui devait avoir à peu près deux ans et qui avait une étrange trace sur le front.

- Que ... Comment ... Quoi ?

- Je ne sais pas Kingsley.

Comme Albus Dumbledore prenait le nourrisson dans ses bras, et commençant à comprendre ce qui venait de se dérouler, il eut la fulgurante intuition qu'il fallait mieux pour la sécurité de la petite fille que personne n'apprenne qu'elle était toujours en vie, au moins pour l'instant.

- Comment s'appelle cette jeune fille ?

- Hermione, Hermione Granger.

OooooOooooOooooOooooOooooO

- Mais enfin Albus, vous rendez vous compte de ce que vous voulez faire ? Cette petite fille a probablement vaincu Vous-Savez-Qui, encore qu'on ne sache pas par quel miracle, et vous voulez la faire passer pour morte et l'envoyer dans un orphelinat moldu ? Mais elle va devenir célèbre, tous les enfants de notre monde vont connaître son nom !

- Justement Minerva, c'est pour cela que je souhaite la protéger. Les mangemorts, même si je pense que leur chef est hors-service pour un certain temps, sont toujours en liberté, et s'ils peuvent se venger, ils le feront sans aucun état d'âme.

- Je suis tout à fait d'accord avec toi Albus, intervint alors Kingsley Shacklebolt de sa voix profonde et apaisante. Si on annonce qu'elle est morte, peu parmi les mangemorts la chercheront sauf les plus fanatiques. Et qui irait la chercher chez les moldus ?

Ils se trouvaient tous les trois, enfin tous les quatre en comptant la petite Hermione, blottie dans les bras de Minerva McGonagall, dans le bureau directorial de Poudlard.

- D'autant plus que, même si c'est une sorcière, c'est indéniable, elle a toujours vécu avec les moldus, rajouta Albus Dumbledore

- Bien, je suppose que vous avez raison, comme toujours, Albus, c'est juste que voir cette pauvre petite aller dans un orphelinat ... admit Minerva McGonagall. D'ailleurs à ce sujet, je suppose que vous allez lui changer son nom ?

- En effet, elle sera dorénavant, et au moins jusqu'à son entrée à Poudlard, connue sous le nom Gilda Jones, c'est un nom assez courant, ça ne devrait pas poser de problèmes.

- Et dans quel orphelinat ... commença Shacklebolt.

- L'Orphelinat de la Lyre d'Orphée de Kensington. je connais certains des employés et je puis vous affirmer qu'Hermione, ou plutôt Gilda, y sera correctement traitée. Je l'y amènerai demain matin. A ce propos Minerva,rajouta-il après un instant de réflexion, puis-je vous demander de vous occuper de la petite pour la nuit Minerva ? Elle semble vous avoir pris en affection ...


Et voilà ;-)

Je serais pas contre une 'tite review siouplait pour savoir ce que vous en pensez, si ça vaut la peine que je continue, etc

Pour la suite, ça viendra... quand ça viendra o_O

Bonne journée :)