Comme on m'a gentiment demandé une suite, je m'y essais, mais je ne garantis rien.
Hermione regardait le coucher du soleil, assise sur le parapet de la tour d'astronomie. C'était dangereux et bien sur elle le savait, mais sa liberté enfin acquise lui était bien trop précieuse alors après avoir savouré pendant quelques instant la douce sensation de ses pied tombant dans le vide, elle entreprit de rejoindre la terre ferme.
Il faudrait ensuite qu'elle se décide à rejoindre son dortoir dans la tour des Griffondors. Elle y serait probablement tout aussi au calme qu'à ce moment car depuis son petit speech il y a quinze jours de ça, dans la grande salle, tous les élèves –sans aucune exception – l'évitaient autant que possible : les filles de son dortoir avaient déménagé, surchargeant ceux des autres années et lui laissant les lieux pour elle seule.
Les serpentards l'observaient avec un respect nouveau, sentant probablement en elle le caractère serpentesque qu'elle avait prit soin de refouler pendant toutes ces années, mais ils restaient toujours à distance. Parce qu'il faut toujours rester à distance de ceux qui savent cacher leur perfidie car ce sont eux les plus terribles.
Elle sourit un peu à cette pensée alors qu'elle entamait un mouvement pour ramener sa deuxième jambe sur la terre ferme. Elle trouvait ça très amusant de voir comment leur comportement à tous avait changé, comment ceux qui lui reprocher de n'avoir jamais était sincère avec eux pouvaient lui tourner le dos sans état d'âme.
Mais peu importe, ils n'avaient tous que peu de valeur. Ils ne savaient tous que s'appuyer sur les autres pour tenter de se maintenir la tête hors de l'eau.
Hermione, elle, avait su agir seule, su se défaire de leur pouvoir à tous et elle n'avait pas fini, elle avait de grand projet, une telle ambition qui lui confirmé qu'elle aurait tout à fait eu sa place chez les serpents : elle serait la première Ministre de la magie du Royaume-Uni à être une femme. Plus encore, elle serait la première Ministre de la magie du monde à être une Sang-de-Bourbe.
Elle redressa la tête et son sourire se fana légèrement quand elle croisa le regard noir de son vis-à-vis.
Elle l'avait oublié. Lui parmi tous les autres. Lui qui, plus encore que de simplement l'éviter, avait tout simplement complètement disparut de sa vie, du jour au lendemain. Même lors des repas il n'était pas dans la grande salle en même temps qu'elle.
Lui dont elle aurait pourtant du se méfier. Parce qu'il y avait pire que quelqu'un comme elle, pire qu'un serpentard qui se cache, il y avait les gens comme lui : le serpentard qui s'ignore. Et alors qu'elle avait eu des années pour apprendre à maitriser son mauvais côté pour qu'il ne puisse que la servir et jamais lui nuire, lui, depuis quinze jours, sentait une colère brulante et vengeresse, du à une trahison brusque et inattendu, l'envahir.
Elle ne s'était pas méfiée et pourtant elle aurait du. Tous le pensaient depuis qu'ils savaient qu'elle avait assassiné ses parents, mais ce n'était rien à côté de lui.
Son regard plongea dans les yeux noirs de celui qui fut son ami.
Elle sourit en le sentant la pousser dans le vide. Elle se souvenait que ces yeux avait un jour étaient vert, mais que comme cette douce couleur, la sérénité et la sagesse avaient disparut de son ami.
Et elle se laissa tomber, heureuse.
Elle savait que ceux qui découvriraient son corps au pied de la tour d'astronomie verraient en se sourire figé sur ses lèvres, dans la mort, la preuve qu'elle avait effectivement sombré dans la folie. Mais d'ici quelques temps ils comprendraient. Dans quelques mois, quelques années tout au plus, ils comprendraient qu'elle avait abandonné ses rêves de grandeur, elle, la serpentard dans l'âme, parce qu'elle avait comprit que le monde des morts valait bien mieux que celui des vivant si un Harry Potter aux pouvoir surpuissant y était. Parce que plongé dans sa folie, un jour, c'est sur, il plongera le monde dans un chaos pire que tous les rêves de Voldemort et de Grindelwald réunis.
Fin
Cette fois c'est vraiment la fin.
J'espère que cela vous à plus.
