Alors pour commencer un GRAND MERCI à tout ceux qui ont reviewé, mes en alerte et favoris cette fic. Vous ne pouvez pas imager, la motivation que cela me donne pour la suite ! D'autant plus que comme je l'ai dit j'adore vraiment cette histoire de johnnyboy7 (lien vers l'original dans mon profil !). Normalement j'ai répondu à tous le monde si je vais oublié vous avez le droit de le faire savoir parce que… je réponds toujours aux reviews ! D'ailleurs pour ceux qui en ont laissé sans être connecté les réponses c'est en-dessous.

Onja : Voici donc le 1er chapitre… à toi de juger donc :)

BEA : Et bien voici la suite en espérant qu'elle te plaise !

Caroline : Pour répondre à ta question, normalement les quatre premiers chapitres devraient être publiés d'ici à la semaine prochaine et après ça sera un par semaine normalement.

Sophie : Et bien si tu as aimé la mise en bouche… voilà maintenant l'entrée ! Et oui le plat de résistance va un peu se faire attendre !:)

M : Et bien si tu aimes les Dark Edward, tu ne devrais pas être déçu je pense parce que (restons dans le culinaire) il est gratiné celui-là !

Ava023 : Merci et j'espère que la suite va te plaire !

Encore une petite chose, voici donc le 1er chapitre, je suis un peu nerveuse, je l'avoue, parce que vous allez rencontrer ici, Dark edward, et ce n'est qu'un début ! J'espère qu'il ne va pas vous faire trop peur…

Je rappelle à toutes fins utiles que le rating de la fic est M, et dans ce chapitre ça sera pour M pour Violence et personnages totalement amoraux !


Un monde dominé par les hommes

EDWARD POV

"Personne ne doit penser que le monde peut être gouverné sans effusion de sang. L'épée civile sera et devra être rouge et ensanglantée. » - Andrew Jackson


Ave Maria Gratia plena
Maria Gratia plena
Maria Gratia plena
Ave, ave dominus
Dominus tecum
Benedicta tu in mulieribus
Et benedictus
Et benedictus fructus ventris
Ventris tui Jesus
Ave Maria

J'ai fait le vide dès le premier vers de l'Ave Maria de Franz Schubert parce que pour vous dire la vérité, je détestais cette saloperie de chanson. Je l'avais chanté tout les dimanches pendant vingt-cinq putains d'années, mais un Cullen ne manquait jamais la messe.

J'étais assis sur le banc à l'avant de la Cathédrale du Saint Nom. C'est le siège de l'archidiocèse catholique de Chicago, un des plus grands diocèses aux États-Unis. C'est aussi l'église paroissiale de l'archevêque de Chicago. Je sais que tout cela sonne comme du charabia mais j'étais obligé de savoir ça, étant le « catholique dévot » que j'étais.

Grosse connerie, si vous me demandez.

L'église entière était une énorme monstruosité gothique, composée de marbre étincelant, de granite solide, de clochers imposants et les grands vitraux. Parmi les immenses gratte-ciels du centre-ville de Chicago, la cathédrale ressemblait à une maison antique égarée, cherchant à rivaliser avec la modernité.

A ma gauche, il y avait mes parents Carlisle et Esmé. J'étudiais leurs statures majestueuses et la manière dont ils semblaient rayonner de joie. Mon père était proche de la cinquantaine mais on pouvait facilement lui donner mon âge. Avec ses courts cheveux blonds dorés et ses yeux bleus perçants, son visage structuré et son corps d'athlète, il aurait pu être modèle pour n'importe quelle compagnie de prêt à porter et rapporter des millions. Ma mère, avec ses cheveux couleur miel et ses yeux verts foncés était l'image de la perfection. Ensemble, ils étaient le plus beau couple de l'église et tout le monde les enviait.

Juste par son aspect extérieur, vous ne devineriez jamais que mon père était le pire enculé de la planète.

Il était le chef du crime organisé italien à Chicago et de la moitié du pays. Tout le monde avait peur de lui. Peu importe qui vous étiez ou de quelle famille vous veniez, le nom de « Cullen » était synonyme de cruauté, quoique de l'extérieur, nous ressemblions à la parfaite famille aristocratique américaine.

Pour bien comprendre la dynamique de notre groupe, il faut faire un retour en arrière.

Selon l'histoire, l'arrière grand-père Nicolas Rossini débarqua d'un bateau en 1916. Il avait six ans et était seul, mais il l'a fait. Je ne sais pas comment il est arrivé sur ce navire sans-papier et il ne m'a jamais raconté toute l'histoire, mais j'ai le sentiment qu'il avait fait des choses illégales toute sa vie. Embarquer sur un bateau en route vers l'Amérique n'était qu'une promenade de santé pour ce dur à cuire. Il approchait des cent ans maintenant mais était toujours en forme, probablement en train de profiter de la meilleure période de sa vie avec une chaude hôtesse en France.

A la seconde où il est descendu du bateau à Ellis Island, ça a été un putain de bain de sang.

Il n'avait pas d'argent, pas de famille, et aucune idée de ce qu'il allait faire, mais il était intelligent. Il vécut dans la rue pendant environ un an et d'après ses histoires, obtenait ce qu'il voulait grâce à son « œil effrayant », qu'il avait maitrisé avant d'avoir cinq ans. Personne d'autre ne pouvait le faire comme lui, mais une fois que vous obteniez ce regard, vous saviez que vous étiez dans un monde de souffrance. Cela m'était arrivé une seule fois et mon cul se souvenait encore de la douleur venant du coup de pied qu'il m'avait donné, mais je digresse.

C'était une putain de bête et il l'est encore.

Un jour, quand il avait sept ans, je crois, il a été surpris à voler le patron de la rue le plus impitoyable de Brooklyn, Edward Cullen, en l'honneur de qui j'ai était prénommé. Edward Sr., comme il l'appelait, a menacé de couper la main de Nicolas, selon les règles en vigueurs dans la rue, mais comme je l'ai dit, il était intelligent.

Ils ont passés un marché. Un marché qui fut le commencement de tout.

Nicolas travaillerait pour Edward Sr., apprenant tout au long des années et recevant une formation pour devenir quelqu'un dans ce pays. Edward avait besoin d'une personne pour surveillerer la rue pour lui et Nicolas était la parfaite solution. Peu être qu'Edward le savait, mais il venait de prendre la pire décision de sa vie.

Quand mon arrière-grand-père eu dix-huit ans; Nicolas Rossini était devenu Nicolas Cullen et il reprit les affaires après la mort d'Edward Sr. dans « un accident de voiture ». Plus tard, il m'avait dit qu'il avait tout planifié. Ce fut le début du règne de Nicolas Cullen et le commencement des activités lucratives pour notre famille.

Longue histoire courte, il se maria, eu une flopée d'enfants, dont mon père Carlisle, était le descendant.

C'était étrange de penser à Carlisle comme étant à la tête d'une famille du crime à cause de sa nature douce. Cela ne voulait pas dire qu'il n'avait pas tué un ou deux fils de pute, mais il n'aimait pas recourir à la violence quand ce n'était pas nécessaire.

J'étais plus comme mon arrière grand-père Cullen. Impitoyable. Menaçant. Violent.

Après que Nicolas eu conquérit Brooklyn et la moitié de New York, il fit ses bagages et s'installa à Chicago. Cette ville était le lieu où j'avais grandit. C'était l'endroit où mon père était né, où j'étais né, où j'avais appris tout ce que je savais.

Mon père avait épousé ma mère Esmé à la sortie de l'Université et ils étaient ensemble depuis. Après que Nicolas soit devenu trop vieux pour dirigeait quoi que ce soit, il choisit quelqu'un qui pourrait mener les affaires et dont la famille pouvait être fière. Le père de Carlisle, mon grand-père était cette personne mais il fut rapidement assassiné après avoir pris le pouvoir. Ainsi, Carlisle Cullen devint l'homme le plus redouté du Milieu avec la bénédiction de mon arrière-grand-père.

« Edward soit attentif, » murmura ma mère en se penchant vers moi, me touchant le genou.

« Je le suis. » J'ai haussé les épaules et elle me lança un regard noir.

« Non, tu ne l'es pas. Je ne t'ai pas appris à rêvasser à l'église. »

« C'est un pêché ?» Demandais-je en levant les yeux.

« Oui en effet, ça l'est. » Répondit-elle en se redressant sur le banc.

Je me rassis plus droit mais je laissais mes pensées dériver de plus en plus loin de l'Eglise.

Le TOC en moi détecta quelque chose et je cherchais frénétiquement ce que c'était. Une petite page de la Bible à coté de moi était pliée et je ne pouvais pas supporter ça. Je la lissais rapidement et resserrais mon nœud de cravate.

Je n'avais pas été diagnostiqué cliniquement avec mes habitudes et mes manières mais c'était des TOC classiques. Personne ne s'en était soucié et avec le travail que j'avais, cela m'aidait à rester organisé.

J'étais le second fils biologique de mes parents, mais le plus jeune, après mon frère ainé et mon frère adoptif Jasper.

Etant sicilien, la famille était très importante pour les Cullen.

En tant que deuxième fils de Carlisle et Esmé, je ne pouvais normalement pas prétendre à la succession mais si vous connaissiez Emmett, vous comprendriez pourquoi j'étais le favori pour reprendre les affaires dans vingt ou trente ans. Dès que mon père déciderait que j'étais prêt.

Emmett était un gars énorme, de la taille d'un quarter back professionnel mais sous tous ces muscles et cette force, c'était un garçon qui n'avait jamais pris la vie trop au sérieux. C'était l'une des raisons pour laquelle Carlisle avait été si enclin à me donner la place de second dans l'organisation, mais ne vous laissez pas tromper par ses allures de gros nounours imbécile. Emmett était aussi doux que fort. Et il était capable de pénétrer dans une réserve fédérale avec un stylo et un trombone. Je l'admirais pour sa puissance mais son esprit méritait tout autant de louanges.

Mon deuxième frère, en quelques sortes, était Jasper. Il n'était effectivement pas lié à nous mais vous n'auriez jamais pu le deviner tant il était exactement comme Carlisle et il était autant mon frère qu'Emmett l'était. Mes parents l'avait adopté lorsqu'il avait deux ans, avant ma naissance, et l'histoire était un peu tordue mais nous faisions fait avec.

Jasper était, à l'origine, le fils d'une famille du crime rivale qui avait été presque totalement anéantie par les hommes de Carlisle. En conséquence, Jasper s'était retrouvé sans parent et Esmé refusa de le laisser entrée dans un foyer et ils l'ont adopté à la place. Il n'avait aucune chance de reprendre les reines de l'entreprise familiale, puisque techniquement il n'était pas de la famille, mais il était heureux d'être une partie de ce que nous construisions.

Les Cullen étaient connus pour être les plus durs siciliens et personne ne venait nous chercher. Bien sur avant d'être les leaders, nous avions du nous battre avec beaucoup. Les Irlandais, les Blacks, les Japonais, les Chinois, les Colombiens, les Russes, les Espagnoles, les Brésiliens. Fondamentalement nous possédions toute la côte Est et une partie du Mid-Ouest.

Nous avions des antennes à Londres, New York, Miami, Tokyo, Los Angeles, Seattle, Hong Kong, Moscou et Puerto Rico mais Chicago était notre base.

Nous trempions dans toutes sortes d'affaires, de la drogue aux exportations illégales, mais la spécialité des Cullen, c'était les armes. J'ai découvert mon premier Colt 45 à quatre ans et je le maitrisais à cinq. Bien que chacun des trois fils soient allé à l'école pour la conduite des affaires, Carlisle s'était assuré que nous serions capable de faire face à n'importe quelle situation dans les rues et nous avait enseigné comment nous servir des armes dès notre plus jeune âge.

Diamants, cocaïne et argent ont toujours fait partie de nos activités mafieuses, mais la seule chose à laquelle nous ne touchions pas, c'était les humains. Carlisle ne voulait même pas envisager l'idée de vendre un autre être humain pour de l'argent, même si les autres familles du crime s'adonnaient ce genre d'activités.

Nous avions un cœur quand nous le voulions !

Sous lui, mon père avait environ deux milles personnes qui travaillaient pour lui à travers le monde. Il était difficile de grader une trace de tous et certains disent qu'une famille de la pègre devrait être une petite famille ou cela ne marche pas, mais personne ne restait très longtemps s'il ne faisait pas leur travail.

Dans la famille immédiate, il y avait environ dix décisionnaires, en commençant par mon père et en passant par moi, puis Emmett, et enfin Jasper.

Nous étions un petit groupe très uni qui valorise la loyauté et le secret par dessus tout. Si vous ne respectiez pas les règles, et bien… utilisez votre imagination. Nous, les hommes Cullen étions connu pour être créatifs.

« Edward, je te l'ai dit. Soit attentif. » Ma mère frappa encore mon genou.

« Je le suis. » Murmurais-je. Mais mes pensées ne pouvaient pas être plus éloignées du Seigneur.

Emmett et Jasper ricanèrent à coté de moi.

« Enfoirés, » murmurais-je entre mes dents.

« Connard, » lança en retour Emmett.

« Les garçons, je ne veux pas ce langage dans une Eglise. Nous irons au confessionnal avant de partir, » nous interrompit Esmé.

« Aller M'man, ce prêtre est un putain de toucheur de petit garçon. Je ne veux même pas le regarder, » frissonna Jasper.

« Il ne fait pas ce genre de chose. Le Père O'Malley est très respecté et vous feriez mieux de l'écouter. » Nous a-t-elle asséné à tout les trois.

Carlisle secoua juste la tête avec un sourire.

C'était drôle, réellement risible, de voir les Cullen à l'église mais ce n'était pas une option de ne pas y être, Nicolas s'en était assuré. Il disait que plus vous passiez inaperçu, moins les fédéraux étaient sur votre dos, c'est pourquoi nous faisions cette « merde ordinaire », comme je l'appelais. Les jours de la semaine étaient pour la pègre, les week-ends pour la famille.

Chaque Samedi, Esmé donnait un grand diner à la maison et nous mangions tous ensemble, ce qui incluait une quarantaine de personnes. Certaines d'entre elles étaient liées par le sang, d'autres non, mais ils étaient tous considérés par Esmé comme de la famille. Le dimanche, c'était l'église et après nous nous entassions dans les voitures en direction du cimetière de Rosehill pour changer les fleurs sur la tombe du père d'Esmé, peu importe la météo. Après ça, c'était du temps pour se relaxer, jusqu'à ce que nous retournions aux drogues dures, à l'argent et aux armes le lundi.

Mon Dieu, j'adore ma vie !

Bien sûr, juste parce que nous étions les chefs de la mafia ne signifiait pas que nous n'avions pas d'entreprises légales. Emmett, Jasper et moi-même étions allés à Harvard pour passer notre diplôme de premier cycle et à Dartmouth pour celui en administration des entreprises, c'était une volonté de notre père. Il ne nous avait jamais poussés à rejoindre la famille mais il était de notoriété publique que nous allions tous le suivre.

En plus de notre vie de criminel, nous avions une vie tout à fait normale.

J'étais dans l'immobilier, pas pour qui que ce soit, mais pour moi-même. Je possédais trois gratte-ciels à Chicago et de nombreux autres à travers le pays. Mes frères vivaient avec moi dans l'un deux et nous faisions bouger l'endroit avec nos singeries de gamins. Je possédais l'appartement terrasse évidement et Emmett et Jasper vivaient dans les étages en dessous.

Jasper avait trois clubs et quelques restaurants autour de la ville qui étaient devenu cultes pour les jeunes touristes et certains membres de la haute société. Emmett et mon père étaient de véritables hommes d'affaires. Pour tout le monde, Carlisle était un administrateur de fonds.

Ouais, c'est vrai.

« Alors mes frères, je vous recommande vivement de faire quelque chose de bien pendant la semaine. Soyez gentil, faites une bonne action. » Le père terminait son sermon, « au nom du Père, du fils et du Saint Esprit. Amen.»

« Amen. » La voix de six cents personnes répondit.

« Le Seigneur soit avec vous. »

« Et qu'il soit avec vous. » Avons-nous finalement conclut.

Quelle bande de perdants.

Je n'ai jamais manqué un dimanche d'Eglise, mais c'était seulement à cause d'Esmé. J'aurais adoré dormir ou aller travailler pendant cette heure là, à huit heure du matin, mais elle ne voulait rien entendre. Peu importe ce que ma mère voulait, elle l'obtenait toujours. Elle était la femme la plus douce de cette planète, vivant dans un monde de gouverné par les hommes et dominé par le chaos. Elle était également la seule femme que je n'avais jamais aimée, et probablement la seule femme que je ne pourrais jamais aimer.

Je ne faisais pas l'amour. C'était pour les imbéciles mené par leur braguette qui n'avait rien de mieux à faire. Je n'avais pas de relations non plus. Jamais eu, et n'aurais jamais. Le seul qui avait une liaison stable était Emmett avec sa chaude et vigoureuse petit amie depuis deux ans, Rosalie Hale.

Elle avait l'habitude de travailler comme secrétaire de Carlisle et tout le monde savait qu'elle et Emmett s'appréciaient mais ils ont tourné autour du pot pendant longtemps. C'est la différence entre Emmett et moi. Je prends ce que je veux, peu importe ce que c'est. Si j'avais voulut Rosalie, alors je l'aurais eu… en fait je l'ai eu. De multiple fois.

Bien sûr c'était avant qu'elle et Emmett soient ensemble et je ne pense pas qu'il sache quoique ce soit et nous gardons le secret. C'était juste du sexe de toute façon, exactement comme avec toutes les autres filles que je rencontrais.

« Alors qu'est-ce qu'il y a à l'ordre du jour aujourd'hui ? » Demanda Jasper en s'étirant dans son siège.

« Je souhaiterais que les garçons prennent un jour de repos, » dit Esmé en prenant le bras de mon père.

« Pas le temps, M'man. Nous avons des choses à faire. » Emmett fit craquer ses phalanges. Rosalie rejeta ses cheveux blonds sur ses épaules et je vis des adolescents derrière nous jeter un coup d'œil. Ils se sont immédiatement détournés une fois qu'Emmett leur eu lancé un regard noir.

«Eh bien, nous devons mettre des fleurs sur la tombe de grand-père, puis vous êtes tous libres. » Puis elle ajouta: « Assurez-vous d'être à la maison pour le dîner. »

Esmé essaya de me recoiffer mais je la stoppais, « M'man, franchement ? Je suis un homme de vingt-cinq ans. »

« J'essaie simplement de t'aider avec tes cheveux. Je sais que tu déteste qu'ils soient décoiffés. »

« Désolé, j'étais pressé ce matin,» dis-je en passant ma main dedans pour être sûr que tout était parfait. La famille commença à marcher à travers la foule qui s'en allait. Nous nous promenions lentement dans l'église, vers la sortie.

« Ouais, il est sorti avec moi la nuit dernière. » Jasper frappa mon épaule et je grimaçais à son toucher. Je n'aimais pas que les gens posent les mains sur moi.

Si les personnes présentes dans cette église savaient ce que Jasper et moi avions fait la nuit dernière, toute la place brulerait. Je me signais pour faire bonne mesure, juste au cas où, et je le refis encore une fois parce que les nombres impaires ne rentrait pas dans mes habitudes.

« Je ne comprends pas pourquoi, vous, les garçons, vous ne pouvez pas juste rester assis à la maison ou vous promener, » dit doucement Esmé.

« Vraiment, avec leur manière d'agir. » Rosalie riait tandis que nous marchions sous le soleil de début septembre. La chaleur torride de Chicago était oppressante mais rien n'aurait pu nous retenir à l'intérieur. Nous avons tous mit nos lunettes de soleil et on donnait l'impression que nous sortions d'un putain de film.

« Flics à trois heures. » Jasper pointa une voiture noire banalisée qui attendait dans la rue de l'Eglise. Il y avait deux gros culs de flics, assis, attendant, essayant d'être discrets.

« Quand vont-ils renoncer ? » Carlisle secoua la tête et aida Esmé à descendre les marches de l'Eglise, « ça devint vraiment pathétique. »

« Et bien, si vous aviez des affaires légales, ils ne seraient pas ici, » murmura Esmé.

Ma mère connaissait les choses horribles que sa famille était capable de faire et ce que nous faisions, mais elle essayait de rester en dehors de ça. Elle n'avait jamais aimé parler de ces affaires et elle fournissait rarement des commentaires sur ces situations qui n'étaient pas légales.

«Je ne comprends toujours pas pourquoi ils ne rentrent pas. Je suis sûre qu'ils ont des familles à voir. » Rose leur fit un signe de la main, sarcastique. Elle pouvait être une salope quand elle le voulait, et nous avions tous un peu peur d'elle.

« Allons-y avant que tu ne les invite à diner. » Emmett la poussa pour descendre State Street où nos voitures nous attendaient dans un stationnement discret.

« Euh… fils, j'ai besoin de te parler. » Carlisle claqua mon épaule, « pourquoi ne pas marcher un peu, » suggéra-t-il, comme si c'était une option.

« Bien sur,» répliquais-je, « laisse-moi poser ma veste. » Je déboutonnais ma veste de costume bleue marine rayée.

Je les ai laissés sur place, tandis que je courais vers mon bébé.

Ma Saleen S7 rouge cerise était ma fierté et ma joie, achetée juste après mon diplôme à Dartmouth. Je pourrais littéralement tuer pour cette voiture. Je déverrouillais la porte papillon du coté conducteur et déposais à l'arrière mon manteau aussi délicatement que si c'était une fleur.

Je n'aime pas les plis et je n'avais pas envie de devoir le repasser plus tard.

J'ai relevé mes manches et me suis assuré d'être correctement coiffé dans la fenêtre avant de retourner vers Carlisle qui attendait seul.

Ma mère était partie avec Emmett et Rose tandis que Jasper allait faire Dieu sait quoi du reste de son temps. J'espérais qu'il n'allait pas oublier ce que nous avions à faire plus tard.

« C'est à quel sujet ? » demandais-je en fourrant mes mains dans mes poches.

« Juste pour marcher, » dit-il, à coté de moi, tandis qu'il nous entrainait de State Street vers Madison.

La chaleur était étouffante, mais je ne transpirais pas. Je ne transpirais jamais. J'avais appris à garder le contrôle.

Il y avait un tas de gens qui marchaient autour de nous et même s'ils ne nous connaissaient pas, mon père et moi, ils se tenaient à l'écart. Nous avions toujours fait cet effet là.

Ne jouez pas avec nous.

Carlisle et moi avions une relation étrange à cause du travail, mais quand nous nous détendions, je retrouvais le bon vieux Carlisle avec lequel j'avais grandit. Il était affectueux et chaleureux mais il n'y avait pas de place pour ça dans le monde du crime. Quand il était en mode « business », vous le saviez.

Lui et moi nous déplacions avec désinvolture mais avec un but. Je ne savais pas vraiment où nous allions, mais à ce stade, je ne posais pas de question. Nous avons marché jusqu'à un vendeur de glaces qui servait un groupe d'enfants.

« Deux vanilles. » Carlisle sortit son portefeuille. Je grimaçais parce que je ne voulais pas vraiment manger un truc comme ça maintenant, mais si mon père voulait que je me mette sa glace au cul alors je me la mettrais au cul. Tous le monde était comme ça avec lui.

« Ca fera cinq-cinquante, Monsieur, » dit l'homme avec un fort accent que j'identifiais comme polonais.

« Waouh, ça fait raide pour deux glaces ? » rit de bon cœur Carlisle.

« Je sais mais je dois nourrir ma famille, » dit timidement le vendeur, en nous tendant nos friandises glacées.

« Garder la monnaie. » Mon père avait payé avec un billet de cinq cent dollars.

Nous sommes partie pendant que l'homme aux glaces nous regardait stupéfait avec l'argent dans sa main.

« C'était gentil, » dis-je avant de lécher mon cornet pour essayer de rattraper la glace qui menaçait de couler sur ma main.

« Je vais trouver qui il est, pour payer pour sa location ou quelque chose comme ça, » répliqua mon père.

« Que veux dire tout ça ? J'ai des ennuis ? » Demandais-je, un peu nerveux mais le cachant bien.

« Continue juste de manger. Il y a un grand type, de la taille d'Emmett, qui nous suit de l'autre coté de la rue. Ne regarde pas, » dit mon père d'un ton brusque alors que j'allais tourner la tête, « il a la peau mate, des cheveux noirs, courts. Tu va le voir quand nous serons assis sur un banc. »

J'ai continué à manger, suivant le commandement de mon père et en ne relevant pas la tête. La seule chose qui détourna de mon esprit de l'homme derrière nous était les regards de quelques petites nanas bien chaudes qui me détaillaient de haut en bas à quelques mètres de là.

J'ai continué à lécher la crème glacée, en m'assurant qu'elles voient que je pouvais utiliser ma langue et il était heureux qu'elles ne puissent pas voir mes yeux derrière mes lunettes de soleil parce que j'aurais sans doute été arrêté pour harcèlement sexuel sans même les toucher.

« Edward, reste concentré. » Mon père me ramena à la réalité, « assis ». Il désigna un banc en face de nous, dans un petit parc. Il y avait une brise qui traversait les arbres et j'aimais bien regarder l'agitation de Chicago à cette heure de la journée.

C'était ma ville.

Nous étions tout les deux assis et j'ai noté avec précision qui Carlisle avait mentionné avant.

« Jacob Black ? » demandais-je, sachant exactement qui il était, une sorte d'ennemi juré.

« Continue de manger. Ils ne peuvent pas lire sur nos lèvres, » dit Carlisle, « c'est un gringalet futé qui est dans le service depuis quelques années. Il nous piste depuis un certain temps mais bien sûr… »

« Nous sommes trop bon. » Je jubilais.

« Ne prends pas la grosse tête, Edward. Etre vaniteux n'a jamais était bon pour qui que ce soit. »

« Désolé, Monsieur. » murmurais-je, « Continue. »

« Il va nous surveiller d'encore de plus près pendant les deux prochain mois. »

«Pourquoi? Qu'est-ce qui est différent maintenant ? » Je connaissais déjà la réponse à cette question. La vérité était, que j'avais besoin d'un défi et Black allait me le fournir.

Je savais que quelque chose avait dû se passer pour que nous soyons sous la surveillance constante de la police.

« Qui s'est chargé des Langer ? Je t'avais dit de rester tranquille et seulement le mari. » Il se mit en colère dans un souffle. « Et je découvre que sa femme a aussi été tuée et qu'il y avait des preuves partout. Il y avait trop de sang… »

« Euh… Je me suis occupé de ça. »

« Edward, reprend toi. » Dit Carlisle sévèrement, « nous avons été très chanceux dans le passé mais les choses ne seront pas si faciles si tu continue comme ça. Je n'ai pas le temps pour les erreurs. »

« Désolé, Monsieur. »

« Combien de temps ? » demanda-t-il simplement et quiconque aurait été dérouté par notre conversation mais je connaissais son sens du bien.

« Une seconde, » ai-je répondu en baissant la tête.

« Ca prend une seconde de dire « Je suis désolé », » répétât-il comme il le faisait depuis que j'étais enfant, « ça prend autant de temps d'armer un fusil. Tu pourrais être mort au moment où tu prononce ces mots, » dit-il calmement.

Depuis mon enfance, il nous avait toujours enseigné que «je suis désolé» était une phrase qui ne devait être utilisé que dans des circonstances les plus extrêmes parce que je pourrais être mort avant d'avoir eu la chance de dire ces mots.

« Ne t'excuse pas auprès de moi. » Il croisa sa jambe gauche sur la droite, image parfaite du calme.

« Je ne le pensais pas. »

« Ce n'est pas un problème. J'ai tout sous control mais je voulais juste te faire prendre conscience de notre nouveau poursuivant. » Mon père finit sa glace.

« Je sais. Tu as fait le ménage ? »

« Oui, quelqu'un a pris l'exécution pour un cambriolage. Apparemment, une peinture a été volé ou quelque chose comme ça. Le dossier est clos et refermé. Black essaie de le récupérer pour le faire rouvrir pour assassinat, mais ses supérieurs ne veulent rien entendre. Ils sont trop occupés à essayer d'augmenter leurs statistiques d'arrestations pour perdre leur temps avec une hypothétique affaire de meurtre. » Il fit une pause. « Le problème c'est que j'attendais plus de toi. Je ne peux pas continuer à nettoyer le désordre que toi et les garçons laissaient derrière vous. Je n'ai pas le temps. »

« Je ferais mieux. »

Nous sommes restés silencieux pendant une longue minute tandis que la brise soufflait. Tout en sentant l'air, je pouvais prévoir un orage au large des Grands Lacs et il serait sans doute ici à la nuit tombée.

J'ai regardé à travers la rue et j'ai vu Black lire un magazine dans un kiosque. Je ne pu réprimer une grimace de fatigue sur mon visage. Black et moi jouions au chat et à la souris depuis les trois dernières années.

Les Langers étaient juste une petite pièce des choses qui se passait dans le clan Cullen. A ce jour, ce n'était pas un problème pour moi de traverser une pièce pleine et juste commencer à vider un chargeur sur quiconque me croiserait.

Martin était ma cible. C'était le comptable de mon père, ou tout du moins l'un d'entre eux et quand le mois dernier j'ai vérifié les comptes, comme je le fait chaque mois, j'ai trouvé des incohérences. Il y avait environ deux millions de différence sur un compte offshore en Jamaïque que mon père utilisait pour le trafic de drogue aux Caraïbes. L'argent avait juste disparu et c'était quelque chose que je ne pouvais pas tolérer.

J'ai questionné Langer, il n'avait rien à dire, je l'ai laissé partir. Comme une coïncidence, une très belle villa en Grèce, d'un cout de deux millions de dollars, est apparue à son nom. J'y suis allé pour le punir. Je ne voulais pas jouer, l'argent n'était pas la question, mais on ne se fout pas de moi.

Sa femme était juste une victime collatérale. Elle n'était pas supposée être à la maison mais elle l'avait été. Je ne pouvais pas laisser de témoin.

Le sang était ma petite touche personnelle.

C'était un message. Je savais que Black voudrait se charger du dossier mais n'irai nulle part avec ça… comme c'était toujours le cas. En fait, j'ai peint cette merde dans la pièce comme si j'étais ce putain de Jackson Pollock, le jetant sur les murs, sur les draps de lit, sur le tapis. Ca avait été vraiment agréable et habituellement je n'ai pas de plaisir.

J'essayais juste d'égayer un peu l'affaire, ennuyeuse, pour Black et moi. Il était si bête et stupide. Il pensait qu'il avait les faveurs du Département, mais s'il était vraiment quelqu'un, il nous aurait attrapés il y a des années. Personne ne l'avait jamais fait et personne ne le ferait jamais.

« Il ne sera pas un problème. » Je me penchais en avant.

« Non. Il ne le sera pas. »

Je ris. « Je pensais qu'être vaniteux était un trait négatif »

« Pour toi, moi, j'ai gagné ce droit. » Mon père me sourit, « allons-y. Esmé me tuerait si nous étions en retard au cimetière. »

Après une heure de conduite et le dépôt des fleurs sur la tombe du grand-père que je n'avais jamais rencontré, j'étais libre jusqu'à l'heure du diner à la maison.

Je décidais de conduire pour dégourdir les jambes de ma Saleen.

J'ai pris la route 61, depuis l'université de Chicago jusqu'à la route du Nord-Ouest pour sortir de la ville. Il y avait de grands arbres autour de moi de chaque côtés de la quatre-voies que j'ai pris à 230 km/h. J'ai un penchant pour les voitures rapides, les femmes chaudes et les situations dangereuses.

Voilà qui j'étais. Edward Cullen. Sans remord, sans regret.

Franchement, j'étais un monstre, un vampire, un tueur et j'adorais ça. J'étais un tortionnaire et un assassin, habillé dans deux milles dollars de costumes et cinq milles de chaussures. Je vivais avec la cocaïne et l'alcool bien que je n'étais pas accro à toute la merde que j'ingurgitais. J'avais des limites quand il s'agissait des drogues et je consommais surtout de la coke provenant de nos transactions, mais cela ne voulait pas dire que j'étais contre essayer de nouvelles choses. Je baisais quand je le voulais et je n'avais même pas besoin de faire semblant de vouloir une relation avec qui que ce soit.

J'avais quelques bons cotés, mais ils étaient éclipsés par les mauvais.

J'étais possessif, la jalousie courait dans mes veines, la haine vivait derrière mes yeux, j'avais le caractère d'un taureau et peu de patience pour les imbéciles ou les personnes qui ne faisaient pas ce que je leur disais. Je devais être en contrôle à tout moment et je ne prenais des ordres de personne d'autre que de ma mère ou de mon père.

Je n'avais pas le temps de cultiver les relations ou les amitiés parce que ça me dépassait. Qui se souciait de savoir si j'avais des amis ? Il valait mieux être craint qu'aimé, tel était ma devise.

Je ne relevais même pas que j'étais en train de doubler un mini-van sur l'autoroute et je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche.

« Cullen. » ai-je répondu.

« Eh frérot ! » répliqua Emmett, « Je viens juste de déposé M'man et Rosie à la maison. Quand aurons nous terminé le truc ? Je n'ai pas le temps après le diner ? »

Je fis un demi-tour totalement illégale sur la route, en traversant le terre plein, « Je repars en ville tout de suite. Je vous retrouve à l'entrepôt dans une demi-heure ? »

« Ok, je préviens Jazz. »

Je terminais l'appel sans aucune formule de politesse et pris de la vitesse pour retourner à Chicago.

Je fis sauter un panneau sur le plancher du coté passager de la Saleen et fouillais pour trouver mon deuxième bébé.

Je sortis le sterling silver, travaillé d'ivoire, l'Aigle du désert qui s'adaptait parfaitement dans mes mains. C'était mon revolver spécial, celui que j'utilisais quand je voulais finir un travail en le mettant un peu en valeur. Il n'avait pas de silencieux et il n'avait pas le style du pistolet de l'assassin type, bien que j'utilise aussi ce genre d'arme, mais mon Aigle du désert était mon arme. J'avais à la maison le même, en plaqué or, mais je l'utilisais rarement. Il fallait vraiment une occasion spéciale.

Je mis le pistolet sur mes genoux et frappais mes doigts sur le volant tandis que je me dirigeais vers la ville, me faufilant à travers le trafic du matin.

Je suis arrivé à l'extrémité sud de la ville en un rien de temps. Le quai était gigantesque et c'était l'endroit où tous les grands chalutiers arrivaient. Il y avait des hangars et des quais de chargement partout, mais le bruit fournissait un bon bouclier pour l'affaire que nous avions à traiter. Carlisle possédait fondamentalement tout ici de toute façon, nous pouvions donc utiliser cet endroit à notre avantage.

J'ai gardé une vitesse constante avant de me garer à coté de la Mercedes SL65 d'Emmett contre laquelle lui et Jasper étaient appuyés.

Je sortis de la voiture et mes chaussures italiennes firent un doux bruit dans la flaque à mes pieds.

«Merde,» murmurai-je en tentant d'égoutter l'eau qui s'infiltrait. Je me tordis le cou tandis que le malaise de saleté s'infiltrait en moi. Je respirais profondément pour ne pas laisser le sentiment me dépasser.

Saloperie de TOC !

« Tu ne pouvais pas ralentir ? Ma voiture est trop précieuse pour être endommagé. » Emmett passa sa main le long de la nappe de peinture argentée.

« Ouais, ouais. » ai-je râlé, « laisse tomber. Il va y avoir un putain d'orage. » Je levai les yeux vers le ciel où les nuages tourbillonnaient, sombres, grondant au-dessus.

« Qu'est ce qu'on fait encore ici ? » Murmura Jasper tandis que nous évitions les flaques d'eau, nous dirigeant vers l'entrepôt le plus à gauche, au bord de l'eau.

« Emmett prit son téléphone et consulta quelques informations, « je pense que papa veut interroger ce mec sur les transactions de Miami. »

« Il est à la tête de tout là-bas ? » J'ouvris la porte en métal.

« Non, c'est juste un type de bas niveau, mais il est suspect comme de la merde. Papa n'a pas confiance en lui. Il pense que c'est un flic ou quelque chose comme ça. »

« Et qu'est-ce qu'on est censé faire ? » dit Jasper en haussant les épaules, « le laisser repartir ?»

« On ne peut pas faire ça, » soupira Emmett, « il en sait trop. Nous devons en finir. »

Quelque part dans mon esprit une alarme retentit. « Tu ne peux pas tuer un flic, Edward ! », mais je repoussais cette pensée. Je l'avais déjà fait avant. Tuer était une seconde nature chez moi. Je savais déjà que j'irais en enfer, pas besoin de revenir là-dessus.

Je réajustais l'Aigle du désert dans ma ceinture après en avoir vérifié l'approvisionnement en balles. J'étais prêt.

Nous sommes entrés en silence dans l'entrepôt qui était pratiquement vide à l'exception de quelques caisses poussé contre les murs, et une sorte de contre-plaqué avait été empilés jusqu'au plafond, une chaise au milieu de l'espace libre et un homme tremblant d'environ trente ans y était assis. Il n'y avait pas de fenêtres, uniquement la porte avant. Une douce lumière était allumée mais on ne pouvait pas voir grand chose avec.

« Salissons, » ai-je murmuré et je regrettais aussitôt mes mots mais je savais que ça irai. Tuer était la seule chose pour laquelle je ne me préoccupais pas de me salir. J'adorais le sang du moment qu'il venait de quelqu'un d'autre que moi.

Nous nous sommes tous approchés de l'homme négligemment, formant un éventail pour paraitre incroyablement effrayants.

Emmett et Jasper ont enlevé leurs vestes, les jetant sur une caisse, avant de retrousser leurs manches.

Je tournais autour de ma proie comme un vautour, évaluant la situation.

C'était un homme costaud qui aurait pu être un défit pour moi si j'avais été quelqu'un de plus faible. Sa tête était baissée et ses mains liées dans le dos, derrière la chaise, avec une grosse corde. Je vis des marques rouges sur ses poignets, me signalant qu'il avait essayé de se détacher à plusieurs occasions. Il respirait fortement mais je savais que c'était à cause de sa position sur la chaise qui était très douloureuse.

Il était plus petit que moi. Je pouvais le voir même si il était assis et ne portait qu'un boxer. Il était trempé de sueur et d'eau. Je devinais que mon père avait déjà envoyé quelqu'un pour l'amadouer.

« Quel est ton nom? » dis-je derrière lui, froidement et calmement.

« Marcos. » Son accent était prononcé.

« D'où viens-tu ? » Mon ton était dur et mortel.

« Croatie. »

Jasper, Emmett et moi nous regardâmes silencieusement, les mots n'ayant pas besoin d'être prononcés.

Ce n'est pas un flic. C'est une merde de la mafia de l'est !

« Pour qui tu travaille? »

« Personne. »

C'est arrivé très vite que je n'aurais rien su de ce qui c'était passé si Marcos n'avais pas laissé échapper un cri qui se répercuta sur les murs vides.

Emmett avait claqué un morceau de contreplaqué dans les cuisses de Marcos, provoquant un grand bruit de ricochet autour de nous. Le bois était craquelé sous la force du coup, mais n'avait pas cassé complètement.

« Putain, je voulais voir si je pouvais lui casser le fémur, » bouda Emmett, « je suppose que je vais avoir besoin d'un morceau un peu plus résistant. » Il partit vers une pile près de la porte et passa quelques secondes pour faire une sélection.

« Je te le redemande encore, pour qui travail tu ? » Je tournais autour de lui jusqu'à être en face de lui créant un effet des plus dramatiques.

C'était l'essence même de ce boulot, la dramaturgie. J'aurais pu le tuer tout de suite si j'avais voulut. Sans problème.

« Personne. » dit Marcos les dents serrées.

J'ai vite retiré l'Aigle de derrière mon dos, et lui fit un trou de la taille d'un pamplemousse dans le genou gauche. Avec précision, la balle traversa l'os, envoyant du sang et du muscle sur ma chemise, mais je ne bronchais pas.

Je laissais retomber mon bras le long de ma jambe, gardant l'arme toujours en vu.

Il poussa une série de jurons et je pouvais sentir le sel de ses larmes tomber de ses yeux.

Putain de tafiole.

« Ok, ok. » Marcos se tortilla et je pouvais voir les larmes tomber de son visage. Sa jambe gauche pourrait être entièrement amputée s'il continuait dans cette voie. « Son nom est Sergio. Il est russe et il m'a envoyé pour m'infiltrer. »

Je fis sauter un autre trou dans son tibia gauche en deux secondes. Ses cris étaient près de m'étourdir mais ils étaient masqués par les coups de cornes des navires à l'extérieur et les oiseaux de mer à l'extérieur. Personne ne pouvait nous entendre.

« Tu renonce trop facilement. » J'essuyais un peu de sang sur le canon, « si j'étais ton boss, tu serais déjà mort pour avoir donné cette information. Tu n'as même pas essayé de résister. »

« Je suis enfermé ici depuis une semaine. Je n'ai pas mangé et quelqu'un vient me tabasser toutes les heures jusqu'à ce que je parle. Je n'ai plus la force ! »

« Pitié, » dit Jasper entre ses dents.

« Je n'ai plus rien à perdre avec vous les gars. » Marcos sanglotait, pathétique. Je levais les yeux au ciel.

Jasper délia Marcos de ses liens à ma demande et il tomba à terre dans la marre de sang qui suintait de sa jambe.

« Je veux savoir tout ce que tu as appris sur nous. » Jasper s'assit sur la chaise, les bras croisés.

« Rien, je le jure. Je ne suis là que depuis seulement deux mois. »

« Tu es stupide et paresseux. Tu t'es fait chopper parce que tu volais les expéditions à Miami. Où les as-tu envoyés ? » Demanda froidement Emmett. Il pouvait vraiment être très effrayant.

« Russie. Sergio veut récupérer votre buisines là-bas. » Son accent le rendait difficilement compréhensible et il haletait lourdement, je savais que nous n'allions pas tirer beaucoup plus de notre ami Marcos.

« Combien as-tu pris ? » demandais-je, connaissant déjà la réponse.

« Juste deux kilos… » Il n'eut pas le temps de finir sa phrase avant que je ne lui mette une balle directement dans le front. Son cou se secoua violement sous la force du tir lui déchirant le cerveau et ressortant par l'autre coté de tête.

Le sang jaillissait comme un geyser de la grande plaie, et il y en avait maintenant partout, mais peu importe comment, Emmett et Jasper était propre.

Bâtards chanceux.

« Je vais devoir me changer avant le diner maintenant, » me dis-je à moi-même, sans me soucier de l'homme que je venais juste d'éliminé de ma propre main.

« Tu es toujours sale. C'est gênant. » Jasper frappa son genou, « regardes-moi, aussi immaculé que possible. » Il leva les bras.

J'essuyais un peu de sang du canon de mon arme sur ma chemise, laissant une profonde trace rouge.

Emmett éclata de rire et je le suivis.

« Nom de Dieu, Edward. Rosie ne voudrait pas avoir du sang sur ce costume, c'est son favori. »

« Tu es comme une petite chienne. » ai-je ricané.

Il me frappa l'épaule avec un morceau de bois, pas assez fort pour faire mal mais juste assez pour laisser une marque.

« Je crois que nous avons à nous occuper de ce morceau de merde, » soupira Jasper en pointant Marcos.

« On dira aux nouveaux gars de le jeter dans le fleuve. » Emmett se frappa l'estomac, « bon maintenant, je meurs de faim. »

Il saisit sa veste avant de sortir de l'entrepôt. Jasper le suivit et je fus le dernier à sortir.

Je fourrais mon pistolet dans ma ceinture arrière et fermais la porte en métal avec un bruit.

C'était ma vie. A prendre ou à laisser.


Alors vous l'avez trouvé comment Edward ? Si vous avez des questions n'hésitez surtout pas je le dis et je le répète, j'adore les review et je réponds toujours !

A propos, dans le prochain chapitre, nous avons rendez-vous avec Bella…