Disclamer : les personnages ne m'appartiennent pas, certains sont (même la plupart) OOC mais ils gardent les bases de leur caractère, on va dire.
Rating et avertissement :M. c'est un slash, donc si ça vous dérange (je me sens désolée pour vous, d'ailleurs), ne lisez pas. Il y a des notions de mutilations, suicides ect. Des lemons, aussi, mais ça, c'est dans les prochains chapitres ! Langage cru, aussi !
Note : vous êtes trente à m'avoir laissé un commentaire, avec beaucoup de follow et favorite vous êtes ouf ! Merci énormément mes loups !
Remerciement : à ma superbe bêta Vanimia qui a endurée toutes mes fautes d'orthographes et j'en passe ! C'est grâce à elle si vous avez un bon chapitre, courez-lui dire merci !
Publication : à la semaine prochaine :)
Potter, il s'était senti minuscule face au regard de son professeur; même si au fond, il avait l'habitude de se sentir minuscule face à n'importe qui Potter, lui, il n'est pas trop courageux. Et c'est triste parce que, parfois, comme tout le monde peut-être, il en a besoin. Potter, il en a besoin pour pleins de choses et c'est carrément triste, à ce niveau-là. Potter, il a un peu une vie foirée. Mais peut-être qu'au fond, il en a l'habitude, aujourd'hui.
Maintenant, la sonnerie retentit et c'est comme une libération; pour lui et pour le reste de la classe.
Le professeur de littérature est froid comme de la glace et dur comme de la pierre. Impassible. Est-ce qu'il ressentait quelque chose, au fond de lui? Potter, lui, aurait répondu que non ; parce que Riddle, il faisait partie de ce genre de personne; ce genre de mec, qui ne montre pas grand-chose : il parle d'un ton neutre ni énergique et ni dépressif. Il parle en les toisant et parfois, son sourcil se soulève et sa bouche lance une remarque bien déplacée et ça le fait sourire, un peu. Ce n'est pas vraiment un vrai sourire car il n'est pas joyeux; juste malsain, comme les genres de mecs qui sourient au malheur des autres.
Potter, il trouve ça un peu ignoble, mais il s'est bien gardé de le dire, évidemment. Tandis que les filles, elles trouvent ça « canons et mystérieux et que ça fait comme dans les films et tu penses qu'il a une copine? Olala, j'espère vraiment pas car je trouve qu'il est vraiment canon et… ».
Riddle, il a l'air d'être un bon professeur; il est doué pour s'exprimer et il attire les regards, c'est sûr. Chez lui, il y a comme un truc hypnotisant et tu ne peux pas t'empêcher de t'intéresser à lui. Riddle, s'est un homme intéressant, et il en a de la chance.
Et c'est vrai, ce mec est intéressant. Riddle, il est intéressant par sa façon de penser et de bouger; calme et avec souplesse, tout en légèreté. L'homme s'est assez bien intégré à Poudlard, pour les élèves, en tout cas. C'est vrai personne n'ose faire de remarque pendant son cours; tout le monde se tait, tout le monde le craint.
Potter, lui, il écoute en pensant. Il ne le regarde pas – comme si il regardait des personnes de base –, il ne répond pas aux questions et il ne parle pas mais bon, ça ne change pas vraiment de t'habitude, hein. Potter, il est là sans vraiment l'être; son esprit, lui, il est à dix kilomètres d'ici, et c'est pas vraiment une bonne chose, en y pensant. Son esprit est totalement barré et envahi d'idées noires, et ce n'est pas vraiment une bonne chose, vraiment. Ce n'est pas vraiment une bonne chose mais qu'est-ce qu'il est, lui?
Pas une bonne chose non plus, alors ça s'accorde assez bien, en y pensant. Potter, il pense beaucoup, et peut-être trop, et c'est sûrement ça le problème.
Potter, il ne peut pas s'empêcher de penser et ça le fatigue et ça lui donne mal à la tête et ça le dérange vraiment, vraiment. Potter, il ne contrôle presque jamais rien, mais c'est comme ça depuis toujours d'aussi loin qu'il s'en souvienne. Alors; merde.
Merde.
- Je suis désolée mon chéri, ton père et moi on ne rentre pas avant une semaine.
Harry aurait soufflé, mais il avait juste haussé les épaules; et elle, elle ne pouvait pas le voir, évidemment. Peut-être qu'au fond, c'est parce qu'il a l'habitude; être seul, avant, c'était ennuyant et ça lui faisait un peu peur, à Potter. Puis on s'habitue.
- Pas grave, marmonna-t-il.
Lily soupira.
- Je suis vraiment…
- Désolé, coupa Potter. Ouais. Je sais.
Potter pouvait entendre la respiration de sa mère, à travers le conduit.
- T'inquiète, dit-il.
Il a essayé d'être convaincant et Harry, vous savez, s'est vraiment un bon acteur.
- Papa et maman t'aiment, mon chéri.
Ouais.
- Moi aussi, maman.
Comment peux-tu aimer les autres alors que tu ne t'aimes pas toi-même?
Potter, accoudé au report de la fenêtre, une clope aux becs, il regarde les étoiles. Elles sont nombreuses ce soir et Harry, ça le fascine, étrangement. C'est beau et triste en même temps et ça le rend nostalgique, un peu. Il se sent bien et ça le dérange. Et c'est presque comme si il avait peur de se sentir bien; de ne plus aller mal. C'est presque nouveau.
Et Potter, il n'aime pas la nouveauté.
Et l'image de lame de rasoir s'impose dans son crâne, mais c'est pas de sa faute, vous comprenez?
- Bonjour à tous, salua Riddle, froidement.
La porte claqua et le silence fut roi.
- Aujourd'hui, on étudiera un poème, dit-il.
Il pose ses affaires sur son bureau, dans un gros boum. Riddle toise la classe, et certains tremblent sous son regard.
- Qu'aimez-vous ? de Charles Dovalle.
Les garçons soupirent. L'homme leur lance un regard, glacial.
- Je sais que pour beaucoup d'entre vous, leur vie sentimentale est aussi intéressante que la littérature alternative, et on se demande toujours tous pourquoi, n'est-ce pas, messieurs ?
Certains rougirent et d'autres, ils serrèrent les poings.
- Alors je sais que ça demande beaucoup d'effort, de faire semblant d'être un minimum envié par la gente féminine, parce que vous n'en n'avez pas l'habitude, n'est-ce pas ?
Il a un rictus et ses yeux brillent de fausse compassion.
- Mais messieurs, faîtes-moi plaisir, essayer d'être un minimum intéressant pendant cette heure, d'accord ?
Son ton faussement mielleux est carrément insultant; mais il est un peu comme ça, Riddle. En presque un mois, tout le monde avait pu se faire une image du personnage, aussi odieux était-il.
Personne ne rigole ou sourit parce que sinon, ils vont aussi se faire lyncher, et franchement, personne n'en n'a vraiment envie, vraiment.
- D'autres commentaires ? demande-t-il, un sourcil levé un seul.
Si on tend bien l'oreille, on peut entendre une mouche voler.
- Bien, dit-il avec un rictus.
Il distribue les copies en parlant de l'auteur et de sa vie, et un peu du poème. Potter, il a vraiment envie de dire qu'il s'en fiche complètement, de la vie du gars; qu'est-ce qu'il avait de plus qui mérite de parler de lui?
Mais Harry, il se tait, évidemment. Ses yeux verts parcourent la feuille, et les mots ancrés dans le papier à l'encre noire résonnent dans son crâne.
C'est un joli poème, parce que Harry, il trouve que les poèmes, c'est un peu chiant et carrément bidon. Pourquoi s'emmerder à faire des rimes et des métaphores à chaque vers? Pourquoi ne pas être direct et clair? Pourquoi tout le monde se complique les choses ?
- Potter, claque la voix de l'homme, adossé à son bureau, les bras croisés. Montrez-nous que vous savez lire.
Harry lève ses yeux incertains vers lui, l'air de dire « vraiment ? ». Et Riddle lève un sourcil, encore. Potter soupire intérieurement; et il se fait tout petit, et il parle bas, tellement bas que c'est presque un murmure.
- Plus fort, ordonna-t-il, agacé.
Il se mord la lèvre, et ça fait presque mal.
J'aime un œil noir sous un sourcil d'ébène,
Sur un front blanc j'aime de noirs cheveux :
Et vous avez de longs cheveux d'ébène
Sur un front blanc, et le jais est à peine
Aussi noir que vos yeux.
Les cicatrices sur son poignet le démangent; et ça fait presque mal.
J'aime un beau corps, qui se penche avec grâce,
Sur un sopha négligemment porté ;
Et savez-vous avec combien de grâce
Sur un sopha vous vous inclinez, lasse
Et brûlante de volupté !
Sa gorge le serre, ça lui serre tellement fort que; ça fait presque mal.
Et puis, quand, là, plaintive et paresseuse,
Le cœur ému, l'œil à moitié fermé,
Vous soupirez... J'aime une paresseuse,
Un long soupir, une voix langoureuse,
Un regard enflammé.
Ses yeux lui piquent, ses yeux verts humides, et ses yeux le gênent tellement que; ça lui fait presque mal.
Parfois un mot, un songe, une pensée,
De votre joue efface la pâleur :
Souvent un songe, un mot, une pensée,
Une pâleur lentement effacée
Me fait battre le cœur.
Les voix dans son crâne s'emmêlent et se démêlent et se percutent, et ça fait presque mal.
Un ange... un ange aussi beau que vous-même,
Dont le parler comme le vôtre est doux...
Qui rit aussi... dont le nom est le même
Que votre nom... Oui, voilà ce que j'aime,
Tout ce que j'aime !... — Et vous ?
Son cœur lui fait presque mal.
- Et bien félicitations Potter, vous savez lire.
Le mois de novembre approche, Harry peut le sentir il commence à faire froid, et; est-ce qu'il vous avait dit qu'il aimait l'hiver?
Il est adossé à un arbre, comme à toutes les pauses depuis la rentrée. Il est à l'écart des autres et au fond, ce n'est pas si mal. Personne ne peut le voir et c'est bien ;personne ne mérite de voir à quel point il est misérable. Tellement misérable que ça en devient presque triste.
Et il a une cigarette dans ses mains, aussi. Que voulez-vous, on ne change pas les mauvaises habitudes, hein? Et puis, au pire, il n'est plus à ça près.
Il a la tête baissée et des cheveux noirs qui tombent sur son front, et il est très très pale, et peut-être mal, aussi ; mais ça ne change pas vraiment de d'habitude. Il a les mains gelées et ça fait presque mal; il ne peut même plus les sentir, en plus.
- Potter, je croyais que vous saviez lire.
Il sursaute, et quand il relève la tête, il tombe sur deux yeux noirs. Un regard qui passe de son visage à sa cigarette, tenue dans sa main.
- C'est interdit, claque la voix de Riddle.
- Ah ouais, merde, pardon, bafouille-t-il. J'avais oublié.
Riddle lève un sourcil il a un problème avec ça ou quoi?
- Je veux dire, vraiment, je ne m'en souvenais plus et…
- Vous en avez d'autres ? coupe l'homme.
Potter hésite, deux secondes.
- C'est donc un oui, j'imagine, se moque Riddle.
Il s'assoit à côté du jeune, l'air de rien, impassible.
- Vous m'en filez une?
Si Harry était débout, il serait tombé par terre.
- Euh ouais, ok, d'accord.
Il fouille dans sa poche, et sort son paquet de Tareyton et lui tend, hésitant.
- Merci, dit-il en prenant une.
Riddle plonge la main dans sa poche de son long manteau noir, et il en ressort un briquet, la clope aux coins des lèvres.
Il l'allume, difficilement, à cause du vent. Et Harry, il se surprend à le regarder, un peu. C'est qu'avant, il n'en avait pas vraiment eu l'occasion, hein. Manque de courage, vous comprenez.
Riddle n'est pas canon, il est séduisant. Sa peau pâle qui n'est pas maladive, ses cheveux bruns impeccablement coiffés, sa chemise et sa cravate noire et son manteau noir et ses chaussures noirs et ses yeux noirs, putain; vous avez vu ses yeux?
- Par contre Potter, si l'envie vous prend de raconter ce qui se passe maintenant à quiconque, je vous fais virer.
Riddle tire sur sa cigarette.
- Compris?
L'homme souffle sur Potter, et la fumée lui pique les yeux. Connard, un peu, non?
Mais évidemment, Harry, ça, il ne le dit pas. Il acquiesce juste parce que, qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse d'autre ?
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