Les personnages appartiennent à JKR.

Les citations appartiennent à Wendelin Van Draanen.

BONNE LECTURE !

- CHAPITRE 2 -

"Flat, glossy, iridescent? What the hell does that mean?"

Sirius Black adorait son époque.

Ce qu'il détestait c'était la société dans laquelle il avait été obligé de grandir. Une société élitiste, raciste, aux règles archaïques. Mais il en avait fini avec tout ça. Il était enfin libre. Libre de faire ce que bon lui semble. La "petite" fête d'Evans n'était pas vraiment ce qu'il avait eu en tête pour célébrer sa première nuit de liberté mais Remus avait insisté. C'était grâce à ce dernier qu'il s'était débarrassé de sa famille alors il avait cédé. Lui qui s'était toujours moqué du diplôme d'avocat de son meilleur ami, il devait désormais admettre qu'il lui avait été plus qu'utile.

Son plan avait été brillant. Il avait menacé de céder toutes ses parts de l'empire des Black à un concurrent s'il ne le laissait pas partir. Ses parents semblaient avoir décidé, que perdre un fils était moins important que perdre leur société. Mais ils semblaient aussi tenter de gagner du temps, et c'était pour cette raison qu'il s'était rendu à la Garden Party des Malfoy et qu'il s'était donné en spectacle. Il n'avait pas eu le choix. C'était le seul moyen d'accélérer la procédure.

Ou tout du moins de pousser sa famille à faire accélérer la procédure. Et sans surprise, l'affaire avait été bouclée avant même le coucher du soleil. L'influence des Black était sans limites que ce soit dans le domaine des affaires, de la justice, ou de la politique. Ce n'était pas nécessairement une mauvaise chose. Ce qui était mauvais était leur manière d'utiliser ce pouvoir. Leurs intérêts primaient sur celui des autres. Ainsi, pour se débarrasser de ce fils qui ne leur apportait que du déshonneur et faisait d'eux la risée du monde magique, ils avaient réquisitionné la totalité du Magenmagot. Sirius n'avait plus eut qu'à signer le contrat final qu'avait pondu le Département de Justice magique sur ordre de Walburga Black. Ce document stipulait qu'il renonçait à ses droits de succession mais également à ses parts au profit de son plus jeune frère. Il devait également renoncer au nom des Black. Il ne leur devait plus rien. Il n'était plus riche et il n'était plus un Black. Mais être Sirius, juste Sirius lui procurait plus de bonheur qu'au court de ses vingts trois années d'existence.

Et puis finalement cette fête n'était pas si terrible. Elle était le reflet du monde auquel il avait toujours voulu appartenir, en antithèse parfaite avec tous les idéaux que prônaient sa famille. Les invités n'étaient pas là pour affaires, ils étaient là pour s'amuser, pour se foutre en l'air sans se soucier du lendemain, boire, se rendre ridicule et ne garder pour souvenir que le fait que c'était la meilleure soirée de leur vie, tout du moins jusqu'à la prochaine. Insouciance et liberté. C'était tout ceux à quoi il aspirait.

Lily ne sembla pas "ravi" de les voir. Elle avait toujours réservé son affection à Remus et son indulgence à Peter. La haine et le mépris était ce qu'elle avait décidé de leur offrir à James et lui. Rivalités adolescentes qui semblaient les poursuivre même une fois qu'ils eurent quitté les bancs de Poudlard. Il ne s'en était jamais vraiment soucié, l'opinion de la jolie rousse au tempérament de feu lui important peu. Mais pour James c'était une sorte d'obsession. Le célèbre capitaine des Canons de Chudley ne semblait pas pouvoir se contenter de l'amour inconditionnel de ses fans hystériques. Il lui fallait celui d'Evans.

- Remus, je vois que tu as emmené Potter et Black avec toi.

- On n'allait pas rater ton anniversaire Evans, répondit James narquois.

- Ne commence pas Potter ! Répondit-elle déjà exaspérée, s'éloignant.

- Quoi ! Qu'est ce que j'ai fais ! Evans, attends moi ! Cria le poursuiveur, décidant de faire ce pourquoi il était payé le reste du temps : la poursuivre.

- Vous croyez que ce soir c'est le grand soir ? Demanda Remus amusé.

- S'il arrêtait de la traiter comme un souaffle, il parviendrait peut être à marquer des points, répondit Peter.

Sirius ne les écoutait que d'une oreille distraite, son attention focalisée sur celle avec qui il voulait jouer ce soir. Il n'était pas comme James. Il ne voulait pas gagner le match, il voulait juste marquer une fois ... ou deux. Un sourire s'étira sur ses lèvres à cette l'idée. Elle dénotait. Malgré sa volonté de se fondre dans la masse. De s'intégrer. Il ne voyait qu'elle. Il avait toujours eut une préférence pour les grandes brunes mais voilà que cette petite blonde lui faisait remettre en question cette affirmation. Il la vit le reluquer et aimer ce qu'elle voyait sans pour autant esquisser le moindre geste pour venir vers lui. C'était peu commun. Il avait l'habitude que les filles se jettent à son cou, mais celle-ci semblait batailler pour ne pas céder à la tentation comme ...

Il jura doucement, réalisant soudain qu'il avait affaire à une petite sang pure. Elle était des siens. Elle venait de son monde. Apportant avec elle, le mépris et le jugement de leur cercle. Il décida de trouver une autre "proie". Mais le visage d'ange de l'inconnue refusait de quitter son esprit et le reste des filles présentes ce soir ne l'égalait en rien. Et une voix lui chuchotait qu'aucune fille où qu'il soit ne l'égalerait non plus. C'est pour faire taire cette insupportable petite voix qu'il se mit à boire. Beaucoup. Trop.

"A painting is more than the sum of it's parts.

A cow by itself is just a cow.

A meadow by itself is just grass, flowers.

And the sun picking through the trees, is just a beam of light.

But you put them all together and it can be magic."

Marlène McKinnon n'aimait pas boire.
Ce qu'elle n'aimait pas en réalité, c'était l'impression de ne plus avoir le contrôle. Blâmer l'alcool pour ce qui était en train de se passer aurait été un mensonge. Elle n'avait pas bu la moindre goutte lorsqu'elle perdit le contrôle.

Merlin, n'y avait-t-il donc aucune loi interdisant à un garçon d'être aussi beau ? Il n'était pas simplement beau. Il était littéralement la représentation humaine de la beauté sur Terre. Elle n'avait jamais ressenti une telle attirance pour qui que ce soit. Étaient-ce ses yeux d'un gris acier brillants de malice qui lui faisaient ainsi tourner la tête ? Elle ne pouvait l'affirmer mais elle décida que si elle devait perdre le contrôle ça serait de son propre chef et non pas pour un garçon. Encore moins pour Sirius Black. Alors elle se mit à boire. Beaucoup. Trop.

Comment elle s'était retrouvée dans ses bras, à danser langoureusement sans aucune retenue, elle n'aurait su le dire. Il était aussi éméché qu'elle et semblait aussi réticent qu'elle. Ils savaient tous les deux qu'il s'agissait d'une erreur. D'une terrible erreur. Mais l'alcool endormait leur instinct de survie. Cet instinct qui leur criait de se séparer, de s'éviter. Mais rien ne parvenait à la faire reculer. Pire, elle voulait se rapprocher de cette étoile. La plus brillante de toute. C'est ce qu'elle cru l'entendre lui dire. Elle ne parvenait à se concentrer sur rien d'autre que les mains du jeune homme qui enserraient sa taille, son corps épousant à la perfection ses mouvements, et ses lèvres ...

Une part d'elle savait qu'une fois qu'il l'aurait embrassé, rien ne serait plus comme avant. Dans une ultime tentative de conserver ce contrôle qu'elle affectionnait tant, elle enroula ses bras autour du coup de son ténébreux cavalier, remerciant Merlin de lui avoir fait enfiler ses talons les plus hauts lui permettant d'atteindre l'objet de tous ses désirs. Ses lèvres. Elle fut celle qui initia le baiser. Vendre son âme au diable n'avait jamais été aussi bon. Et pour la première fois de sa vie, elle eut cette nette impression d'être parfaitement à sa place. Lorsqu'il murmura qu'il la voulait, elle n'hésita pas, se laissant entrainer vers le couloir menant aux chambres. La première était fermée. Lily avait dû prévoir que des couples ivres risquaient de s'aventurer jusqu'à sa chambre, verrouillant celle-ci pour ne pas avoir à changer les draps ... Ils atterrirent donc dans la chambre d'amis qui dieu merci était ouverte et libre. Lily s'était inquiétée pour rien. Ils n'atteignirent jamais ce fameux lit, et ne ruinèrent pas les draps. Ils ne purent en dire autant du tapis.

Cette histoire aurait dû s'arrêter là. Mais le destin avait d'autres desseins pour elle. Se faire prendre contre une porte, puis sur un tapis par un traître à son sang ne pouvait se faire sans conséquences. Un mois très précisément après cette fameuse et unique nuit de débauche, Marlène dût faire la connaissance d'un inconnu nommé "Karma" qui se présenta sous la forme de nausée matinale et d'un test de grossesse positif.