Disclaimer: Reine Rowling, rien ne m'appartient. Je ne fais qu'utiliser ces merveilleux personnages pour tenter de créer un semblant d'histoire eheh.

Merci pour toutes les alertes et les favoris, ça me fait vraiment plaisir! Je suis contente de voir que ce prologue vous intrigue. Alors, sans attendre plus longtemps, voici la suite! Je délire parfois un peu, alors excusez le mélange d'écriture. J'aime le dramatique, mais aussi l'humour, alors euh, ce sera mélangé? Je ne sais pas trop comment expliquer, haha. En espérant que ça vous plaira. :)


Lorsqu'elle ouvrit les yeux, la jeune femme reçut son visage en plein dans la prunelle. Endormie dans une chambre inconnue où un miroir faisait face au lit. Ses boucles brunes étaient toujours aussi emmêlées, ses yeux ambrés toujours aussi pétillants d'intelligence et son corps, aussi mince qu'elle pouvait se souvenir. Le retour dans le temps était toujours difficile sur le métabolisme, encore plus aujourd'hui puisque la sorcière devrait s'installer dans cette ère. Hermione soupira légèrement. Soudainement, un coup à la porte la tira de sa rêverie et elle poussa un hurlement tant la surprise fut grande.

Tom, le sympathique bossu du Chaudron Baveur, passa sa tête à travers la commissure de la porte.

« Mademoiselle Granger, je vous apporte votre déjeuner. »

Parfaitement entraîné pour réagir à chaque réaction possible et imaginable chez un client, Tom ne sourcilla aucunement lorsque la jeune femme se mit à pleurer fortement dans son oreiller. Il déposa la nourriture dans un angle symétrique et à une distance respectable du tas de plume maintenant imbibé de larmes, puis sortit. Hermione réchauffa les œufs environ vingt minutes plus tard et mangea lentement, incapable de tenir une pensée cohérente plus de deux secondes. Elle était seule au monde; cette fatalité était la seule lui sautant aux yeux.

Il y avait dans son cœur un amas de déceptions et elles se chevauchaient.

Heureusement, la jeune femme prit conscience que la fatalité ne faisait pas partie des qualités auxquelles elle aspirait. La sorcière se leva pour trouver une édition de La Gazette du Sorcier. Les tentures craquaient, répliques gigantesques de ses jointures qu'elle avait martyrisées un peu plus tôt. Cette habitude peu élégante, à ses yeux, semblait toujours refaire surface lorsqu'un trop grand stress la prenait. Hermione trouva une pile de journaux sur la table du bar et elle déposa l'argent nécessaire devant le barman, extirpant une copie encore chaude.

31 août 1992.

Son cœur s'arrêta.

Il ne pouvait pas lui avoir fait ça. Albus Dumbledore avait décidément un humour douteux. Elle était revenue quatre ans et quelques mois plus tôt. Hermione devrait se rendre à Poudlard tous les jours, voir Harry de loin vivant toutes ces aventures atroces, sans elle. La sorcière s'enferma dans la chambre lui étant destinée, mortifiée par le flot d'information qui noyait son cerveau. Elle n'était plus amie avec Harry et Ron. Comment feraient-ils pour vaincre les épreuves sans son aide? C'était inimaginable; une torture.

Pourquoi ne pas l'avoir envoyé complètement dans une nouvelle époque? Même le Moyen-Âge lui semblait une option plus plausible et concrète que ce semblant de changement de vie. Non. Elle ne pourrait pas. La brunette ouvrit brusquement les rideaux, contemplant la vie fourmillant autour d'elle. Les silhouettes des sorciers magasinant pour les effets scolaires de leurs enfants, les boutiques illuminées, 4 têtes rousses.

La bile lui monta jusqu'aux lèvres et elle s'enfuit de cette vision fortement douloureuse. Elle ne pourrait pas, elle ne pourrait jamais.

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Tout était vert. La lumière brillait vivement à travers les fenêtres rectangulaires. Un son continu qui avait la troublante ressemblance des secondes défilant sur l'horloge. Elle s'endormait presque, seule dans son compartiment en direction de Poudlard, tant la monotonie du voyage lui sembla décuplée parce qu'elle n'avait personne avec qui discuter. Hermione avait reçu au matin une lettre du directeur, ce qui la soulagea d'un certain poids, sans pour autant la départir totalement de ses craintes.

Elle serait Hermione Granger, heureusement il n'y avait pas de changement de nom, une Née-Moldue ayant eu la chance de suivre des classes à Beaux-Bâtons durant ses 5 premières années d'études. Le problème étant qu'elle ne parlait pas assez bien français, elle fut transférée à Poudlard pour ses deux dernières années. Tout tenait. Dumbledore lui avait même laissé le nom de certaines informations clés à propos de l'école, dont la moyenne de la mensuration des sorcières y étudiant.

Le seul hic était qu'elle avait peur. Son caractère difficile n'avait pas aidé à ce qu'elle se fasse des amis dans ses propres années d'étudiante. Qu'arriverait-il si elle finissait par croupir sans issue aucune que de compter sur les livres pour l'empêcher de sombrer en dépression? La jeune femme soupira, posant sa tête sur la vitre fraîche. À peu près à cet instant, on cogna à la porte de son compartiment et c'est avec lenteur qu'elle ouvrit. Percy Weasley. Grand, rouquin, Préfet et frère de celui dont elle était tombée amoureuse auparavant dans le futur. Hermione fronça les sourcils sous l'effort mental que lui causa cette courte brèche dans ses souvenirs. Le sorcier esquissa un large sourire franc, un peu arrogant, la détaillant le plus subtilement possible.

« Mon nom est Percy, je suis le Préfet de Gryffondor. Je voulais accueillir personnellement tous les étudiants, mais je ne te connais pas. »

Il referma derrière lui, causant probablement par exprès un rapprochement furtif. Derrière cette profusion de gentillesse se cachait une séduction minutieuse qu'Hermione avait déniché au détour d'une seconde. Elle voulut sourire, mais n'en fut capable qu'en reculant d'un pas. Percy sembla froissé, mais il le dissimula en augmentant davantage le volume de son ton mielleux.

« Tu es nouvelle? demanda-t-il en roucoulant presque.

-Oui, fut sa seule réponse.

-À première vue, je dirais que tu étudiais à Beaux-Bâtons. »

Et la prochaine chose que tu vas me dire, c'est que je dois être Mi-Vélane. Quel crétin.

« En quelle année es-tu présentement? enchaîna Percy qui appréciait d'être seul avec une nouvelle étudiante, une étudiante qui n'avait pas encore de préjugés sur sa pauvre personne.

-Sixième.

-Je suis aussi en sixième année, quel hasard merveilleux! »

Il applaudit. Un mouvement particulièrement étrange où ses mains se joignirent alors qu'il éclatait d'un rire un tantinet maniaque. Depuis quand avait-il tourné aussi désespéré? Hermione essaya tant bien que de mal de ne pas montrer l'effroi qui croissait dans son estomac. Ron avait raison de ne pas aimer Percy, bon, il y avait des raisons beaucoup plus poussées que l'aspect débile-avec-une-femme, mais présentement, elle aurait préféré ne pas partager la même pièce que ce Préfet zélé.

Un brusque claquement de porte tira Percy de son sourire à saveur de guimauve molle. Une seconde plus tard, il reportait son attention vers Hermione de nouveau.

« Si tu es à Gryffondor, n'hésite pas à me parler. Je suis toujours là pour les étudiants. Nuits et jours. Jours et nuits. Je pourrais te présenter à tous les gens qui méritent d'être rencontrés, pas que je dise que certains ne le sont pas, il ne faut pas répéter cela à McGonagall. Je suis dévoué à aider tous ceux qui ont besoin de mon aide, quelle qu'elle soit. Tous vos désirs sont exaucés. Tous. »

Une porte claqua de nouveau.

« Je devrais vraiment aller dire à cet importun de retourner dans son compartiment, mais ce serait dommage de couper cette si belle conversation.

-En effet, ajouta Hermione en jouant maladroitement la tristesse.

-D'ailleurs, quel est ton joli nom? »

Il lui fit un clin d'œil pompeux qui la fit rougir de colère. Elle n'était pas une nunuche et malheureusement, étudier à Beaux-Bâtons lui donnerait ce titre bien malgré sa volonté. Le plus outrageant, c'est que Percy ne savait même pas que c'était son alibi, puisqu'elle n'avait pas répondu à sa question. Il était soit atrocement nul pour flirter ou un égocentrique imbécile nerveux.

« Hermione... »

L'espace d'un instant, le regard du rouquin se perdit dans le paysage Anglais qui défilait rapidement. Une symphonie de verdure qui remplit la prunelle du Préfet. Il revint à elle en souriant, encore une fois.

« Un nom que j'aurais pu entendre en rêve...

-Percy! »

La porte s'ouvrit brusquement et un jeune homme aux cheveux bruns entra brusquement, se positionnant face au rouquin. Il était plus grand que Percy, élancé et sa robe de sorcier ne cachait pas ses avants-bras finement musclés. Hermione rougit brusquement, se trouvant sotte de détailler avec tant d'avidité l'inconnu, mais elle n'avait pu s'en empêcher. Le Préfet jeta un bref regard de biais vers sa nouvelle convoitise, trouvant dommage de devoir couper court cette séance de séduction qui lui semblait bien entamée.

« McGonagall te cherche partout. Elle m'a demandé de te passer le message que tu devais prévenir les premières années des règles de Poudlard, fit platement le nouveau venu en ne décrochant jamais son regard du Préfet.

-C'est le rôle des Préfets-en-Chef. C'est d'un ridicule! se plaignit Percy en continuant de contempler Hermione à chacune de ses fins de phrases.

-Apparemment qu'ils sont tous les deux enrhumés.

-Enrhumés en septembre, en septembre! Olivier, c'est n'importe quoi. »

Olivier. Ce nom lui disait quelque chose, mais quoi. Elle se mordit la lèvre, contemplant avec encore plus d'ardeur le sorcier. Des sourcils assez fournils et sombres, une bouche bien définie, la peau claire... Soudainement, un souvenir la frappa avec ardeur. Une pluie froide, torrentielle et horrible où monter à balai était littéralement une défiance contre les éléments de la planète. Elle avait lancé un sort pour permettre à Harry de voir malgré la pluie, en enchantant ses lunettes pour être exacte. Olivier Dubois! Elle s'étouffa presque à l'idée d'avoir reluqué l'ancien capitaine de l'équipe de Quidditch. Ou plutôt, l'actuel capitaine de l'équipe de Quidditch...

« Percy, je fais juste passer le message. On se revoit au banquet. »

Il lui donna une courte tape sur l'épaule et sourit. Le rouquin se tourna vers Hermione, esquissant un sourire contrit.

« Malheureusement, nos chemins se séparent ici. Nous nous reverrons lors de la cérémonie, bonne chance. »

Pendant un instant, elle crut qu'un Weasley allait l'embrasser sur la joue, mais Percy ne fit que lui serrer le poignet en dressant l'échine. Il avait la description parfaite d'un arrogant timide, ce qui était plutôt contradictoire et surprenant, car jamais Hermione ne l'avait imaginé ainsi. La brunette prit place sur la banquette et enfila sa robe de sorcière, ressentant l'étranglement familier du renouveau. Le premier jour d'école, elle avait ressenti la même chose. Ce besoin immense d'être acceptée, cet irrépressible envie de ne pas être seule. Encore une fois, elle faisait face à sa plus grande peur. Était-ce ridicule? Probablement.

Puis, une deuxième crainte fit surface. Et si elle se retrouvait dans une autre maison? Gryffondor était sa famille.


J'ai adoré écrire ce chapitre, j'espère que vous êtes emballés par mon histoire car je le suis! :D La suite devrait arriver d'ici maximum 2 semaines. :)