La suite !


-En apprendre... plus ? Comment ça ? fis-je, perplexe.

-Tou d'abord, change-toi, après on verra, me dit Kairi.

Ils sortirent de la pièce puis fermèrent la porte. Je sautais du lit et cherchais un miroir des yeux. Justement, une grande glace trônait dans un coin de la pièce. Je voulais savoir à quoi je ressemblais. Je me plantais devant le miroir et me contemplais. Je devais avoir 16 ans, du moins, physiquement. Mon âge m'était moi-même inconnu. J'étais plutôt grande, avec de grands yeux vert-bleus, de longs cheveux roux ondulés qui tombaient en cascade jusqu'à mes reins. Mes habits étaient un simple débardeur blanc et un short en soie rayé bleu et blanc. J'étais plutôt jolie.

Mais quelque chose me tracassait. Mon aspect aussi, me paraissait étranger, contrairement aux noms de Kairi, Sora et Riku. Je me retournais et découvrit sur le lit un tas de vêtements propres. J'enfilais le débardeur blanc à capuche vert sapin, le short gris et les bottes noires. Je me massais les tempes qui étaient de plus en plus douloureuses, peignait mes cheveux avec mes doigts.

Puis je sortis.

Tout d'abord, le soleil me brûla les yeux, ayant été trop longtemps dans les ténèbres. Enfin, je distinguais les paysage. Kairi, Riku et Sora bavardaient dehors, assis dans le sable, sur la plage. J'admirais l'environnement de l'île ; d'un côté, à perte de vue, la mer, scintillante et d'un bleu pur, et de l'autre, une faune magnifique, d'immenses arbres et des plantes inconnues.
Je les rejoignis et m'assis en face d'eux. Sora se racla la gorge, assez théâtralement, puis commença :

-Tu viens d'un autre monde, ça c'est sûr. Ici, nous sommes sur les Îles du Destin. Notre monde. Mais il en existe plein d'autres. Des centaines, isolées les uns des autres dans l'univers. Mais nous, nous pouvons aller dans ces autres mondes. L'idéal serait de trouver le tien.

J'acquiesçais. Riku se figea et se leva d'un coup. Il fixait quelque chose derrière moi.
Puis, tout alla si vite. Je ne me souviens plus trop... Juste que je me suis retournée, et qu'une sorte... d'ombre a disparu derrière moi. Après, je me suis retrouvée avec une épée en forme de clé dans la main, et les trois autres me fixaient, béats.


-Une... Keyblade ? murmura Riku.

-On dirait bien, souffla Kairi.

Je lâchais l'épée, qui disparut lorsqu'elle quitta ma main.

-Qu'est-ce que c'était ? Et cette épée ? leur demandais-je, inconsciente de ce qui venait de se passer.

-Une Keyblade. Tu as une Keyblade, une épée qui ouvre les mondes, les coeurs... comme nous ! fit Sora en me fixant, abasourdi.

Je la fit réapparaître, comme par réflexe. Je l'observais de plus près : elle était composée d'un manche argenté, piqué de losanges tranchants, et se finissait par une étincelle aiguisée. Son nom résonna dans ma tête... « Ton Ultime Eclat, Hana... Ultime Eclat... »

-Et cette ... ombre ? demandais-je.

- Elle... commença Sora, qui fut interrompu par Kairi.

-Sora, Riku ? Venez deux secondes...

Celle-ci les emmena à part et leur chuchota quelque chose. Sora sembla renchérir, et Riku ajouta quelque chose. Leur discussion paraissait animée. Ils revinrent vers moi et Kairi prit la parole :

-Cette chose... ressemblait aux monstres qui ont attaqué notre île, il y a un an de ça. Les Sans-cœurs. Mais ils sont censés avoir disparu !

-Ce n'était pas un sans cœur, fit Riku. Je l'ai vu, il n'était pas pareil. Il semblait…il semblait presque immatériel.

-Si des monstres rôdent... et qu'une porteuse de Keyblade s'échoue chez nous... cela n'est pas un hasard... chuchota Sora, inquiet. Ca commence. Il est de retour. Et il a de nouvelles armes.

-Ne tirons pas de conclusions hâtives, conseilla Kairi. Nous devons d'abord en avertir Yen Sid, ce serait préférable avant d'agir sur un coup de tête.

Sora regarda le sable, l'air frustré, tandis que Riku se tourna vers moi.

-Tu vas avoir besoin d'un entraînement si tu veux survivre, me lança Riku, l'air grave.

-Comment ça ? Je...je ne sais même pas ce que je fais ici ! De quoi suis-je menacée ?

Riku me saisi le bras et planta ses yeux dans les miens :

-Ton arrivée et celle de ce monstre ne sont pas un hasard. Et crois-moi, cette chose de tout à l'heure n'était pas vraiment un bon présage. Tu possèdes une Keyblade. Tu dois savoir t'en servir.

Je me dégageais brusquement. Je détestais que l'on me touche. Un blanc se fit lourdement sentir. Puis Kairi me fit signe de les suivre.

Nous arrivâmes sur un endroit très dégagé, où la plage recouvrait une bonne partie du terrain et où la forêt paraissait reculer.

-On va voir comment tu te débrouilles. Tout à l'heure, tu avais l'air assez à l'aise avec ta Keyblade... Commence déjà par essayer de me frapper, fit Kairi, qui dégaina sa Keyblade.

C'était une épée ornée de fleurs colorées, délicatement ouvragée. Mon esprit me souffla : «Appel du Destin» Je fis apparaître la mienne. Je restais immobile. Kairi me regarda, attendant une réaction, puis me cria :

-Allez, attaque-moi !

Puis elle fonça vers moi, Keyblade devant. Je ne vis plus grand-chose, j'allais, j'esquivais, je parais, sans attaquer, mais je contrais ses attaques farouches sans grande difficulté, comme si c'était dans ma peau, que ma Keyblade agissait d'elle-même. Kairi n'avait pas l'air très à l'aise avec son épée, mais elle était très rapide et bougeait avec la grâce d'une danseuse. Au bout de plusieurs minutes, je la désarmait, et elle s'arrêta haletante, et laissa sa place à Sora.

Celui-ci fit apparaître à son tour son épée : celle-ci était vraiment une clé géante, d'or et argent. «Chaîne Royale». Il la prit à deux mains, et attendit que j'attaque. Je lui fonçait dessus, décidée à découvrir mes capacités offensives, mais il recula et bloqua mon coup. Il attaquait un peu à l'aveugle, mais tout en me forçant à reculer, à tout le temps contrer, sans jamais pouvoir l'attaquer. Il était rudement coriace ! Il ne perdait pas son énergie alors que je me fatiguait à vue d'œil. Il mit fin au combat en baissant sa Keyblade, et Riku s'avança.

Comme ses deux compagnons précédents, il matérialisa son épée, qui était composée d'une longue aile noire et grenat de chauve-souris, se finissant par une aile d'oiseau immaculée. Un démon et un ange. «...Point du Jour».

Puis il m'assaillit de toute part, en prenant soin de ne pas me frapper, mais de m'effleurer. Il envoyait sans cesse des attaques, ne me laissant pas le temps de contrer. Je me dégageais en sautant, mais il fonça de nouveau vers moi. Et là...

-Que... ?

Un bouclier doré, en alvéoles, à peine visible, m'entourait et formait une sorte de carapace autour de moi. Puis il disparut, ainsi que nos Keyblades respectives. Sora et Kairi s'avancèrent vers moi :

-Trop fort ton bouclier ! Comment t'as fait ça ? me demanda Sora.

-Euh...je sais pas.

-Dis donc, tu te bats plutôt bien ! Tu n'attaques pas tellement, mais tu te défends super bien ! T'as presque battu Riku ! fit Kairi, impressionnée.

-Presque, comme tu dis... T'as jamais eu cette chance, hein Sora ? fit Riku en s'esclaffant.

Kairi se mit elle aussi à rire, et leurs éclats se firent encore plus importants lorsque Sora afficha une tête boudeuse. Reprenant leur sérieux, et Sora arrêtant de bouder, Riku prit la parole :

-Tu ne te souviens pas de ton passé, mais on peut dire que tu sais te battre...

-Ton arrivée n'est pas un hasard. Il faut qu'on aille avertir Yen Sid. Nous sommes censés être les derniers porteurs de Clé, et pourtant, tu débarque de nulle part. Une vraie énigme vivante, ajouta Sora. Tu es une guerrière…

Et lorsqu'il finit de prononcer ce mot, des monstres semblables à l'ombre de tout à l'heure apparurent.

-...et tu vas devoir mettre ça en pratique ! finit Sora en serrant les dents.

D'un même élan, nous dégainâmes tous nos Keyblades.


Lâchez vos reviews !

La mise en page vous convient-elle ?