CHAPITRE 2
Wells gare sa voiture devant la nouvelle maison de Clarke. Cette dernière sourit en revoyant sa nouvelle habitation. Cela ne fait que deux semaines qu'elle n'est pas revenue ici mais elle est heureuse d'enfin déménager. En plus, elle a son meilleur ami pour l'aider à rapporter tous les cartons.
Ils sortent tous les deux de la voiture en étirant leurs muscles. Ils viennent de faire deux heures de route et cela les a déjà épuisés.
— Je ne pourrai pas venir te voir toutes les semaines, lui dit Wells en soupirant. C'est beaucoup trop long, deux heures de voiture. Avec le travail et mes parents…
— Je le sais, répond Clarke en lui souriant. Du moment qu'on s'envoie des messages et qu'on s'appelle, tout ira bien, Wells.
Ce dernier sourit et passe derrière la voiture pour ouvrir le coffre. La porte de la maison s'ouvre et Octavia se précipite dans la rue en criant. Elle saute dans les bras de Clarke, qui l'enlace avec un grand sourire. Elle fait la bise à Wells.
— Vous voulez que je vous aide avec les cartons ? demande-t-elle.
— Il n'y en a pas énormément, dit Clarke en souriant. Wells est seulement venu pour m'aider à faire la chambre.
Octavia hoche la tête et prend l'un des cartons dans ses bras. Ils entrent tous les trois dans la maison et montent immédiatement les marches. Ils entrent dans la chambre de Bellamy et posent les cartons sur le sol. Clarke met ses poings sur ses hanches et regarde autour d'elle pour analyser ce qu'il faut déplacer ou non.
— Je pense que je ne vais pas changer grand-chose, dit-elle à Octavia. Je ne reste pas longtemps, je ne préfère pas énerver ton frère.
— Fais ce que tu veux, ne t'en fais pas pour lui. Tu ne vas quand même pas garder ses figurines Star Wars sur les étagères ?
— J'aime bien, répond-elle en haussant les épaules.
Ils commencent tous les trois à déballer les cartons. Wells et Octavia parlent tous les deux alors que Clarke réfléchit à l'emplacement de toutes ses affaires. Elle prend le carton rempli de livres et en sort une dizaine, qu'elle place à côté de ceux de Bellamy. C'est étrange pour elle de faire ce genre de choses, puisqu'elle ne le connait même pas. Elle décide d'ignorer ses pensées durant un moment et continue à ranger ses livres. Elle passe aux dvd, qu'elle range dans la table de nuit. Elle prend quelques bibelots appartenant autrefois à son père et les pose sur la table de nuit. Finalement, elle prend un cadre photo et le place à côté du lit, lui aussi. C'est l'un des derniers moments qu'elle passait avec son père. Ils sont tous les deux très souriants devant la caméra et semblent heureux. C'était le cas, à l'époque. Maintenant qu'il est mort, elle a perdu une partie de son cœur.
Elle aide ensuite Octavia et Wells à ranger ses affaires auprès de celles de Bellamy, dans sa grande armoire. Clarke pose sa main sur ses chemises, ses pantalons et même ses bonnets. Il semble avoir bon goût, en tout cas.
Ils redescendent tous les trois et restent dans le salon, à bavarder de tout et de rien. Octavia parle à Wells de son petit ami et cela amuse beaucoup Clarke. Elle parle de sa vie à tout le monde sans ne se soucier de rien. Clarke grimace lorsqu'elle voit qu'il est déjà tard. Wells se lève en lui disant qu'il est temps pour lui de partir.
— Tu repasseras me voir ? demande-t-elle timidement.
— Bien-sûr ! s'exclame-t-il. Pour l'instant ce sera difficile, avec le travail, mais on va tout faire pour se voir au moins une fois tous les deux mois. Toi et moi pour toujours, pas vrai ?
Elle hoche la tête la tête et le prend longuement dans ses bras. Elle sourit lorsqu'il fait la bise à Octavia et sort de la maison. Elle lui fait de grands signes jusqu'à ce qu'elle voit la voiture disparaitre de son champ de vision. Elle revient dans le salon et s'écroule dans le canapé, près d'Octavia. Elle regarde autour d'elle en souriant.
— J'adore ta maison, dit-elle finalement.
— Notre maison, rectifie Octavia en souriant. Pendant deux mois, en tout cas !
Clarke acquiesce tandis qu'Octavia prend la télécommande posée sur la table basse et allume la télévision. Clarke pousse un cri de plaisir lorsqu'elle voit qu'Octavia aime exactement les mêmes programmes de cuisine ou encore de danse. Elles zappent finalement sur une émission parlant de la folie des achats de l'été. Octavia se tourne vers Clarke.
— J'ai appelé Lincoln et deux de mes amis pour qu'ils viennent nous aider, lui explique-t-elle. Je ne pensais pas qu'on allait finir en si peu de temps…
— Pas de problème, rit Clarke. C'est vrai que j'ai très peu d'affaires à moi.
— Je vais leur envoyer un message pour leur dire de ramener des pizzas et de les payer, répond Octavia en haussant les épaules. Repas gratuit. Il faut aussi que je te présente à mes autres amis le jour de la pendaison de crémaillère.
— On va faire ça ? demande Clarke. Mais je ne connais personne !
— Justement. Peut-être que tu trouveras chaussure à ton pied parmi mes amis.
Clarke rit alors qu'Octavia tape un message sur son téléphone portable. Elles bavardent tranquillement sur le canapé jusqu'à ce que la porte d'entrée s'ouvre sur quelques personnes en train de parler gaiment. Clarke tourne sa tête et voit trois hommes en train de rire rentrer dans la maison. Octavia se lève immédiatement et embrasse rapidement le plus grand et le plus musclé. Lincoln. Clarke se lève et fait la bise aux trois en se présentant rapidement. Ils semblent très accueillants au premier abord. Jasper et Monty — si elle se rappelle bien de leurs prénoms — déposent les pizzas sur la table basse et s'assoient sur le sol en regardant Clarke.
— Le déménagement s'est bien passé ? demande Monty en regardant Clarke. Octavia est vraiment à cheval sur le ménage, évite de laisser trainer tes affaires un peu partout.
— C'est complètement faux ! s'exclame Octavia en lui balançant un coussin. Je ne suis pas Bellamy, c'est compris ?
— Bellamy n'est pas si maniaque, c'est seulement toi qui foutais le bazar partout, dit à son tour Jasper en buvant une gorgée de sa boisson.
Clarke rit en reprenant une part de pizza. Elle les écoute alors qu'ils parlent respectivement de leur travail. Monty parle de son travail d'assistant en soupirant sur le peu d'argent qu'il se fait par mois. Jasper répète la même chose. Ils demandent alors ce que fait Clarke.
— Je vais travailler à l'hôpital le plus proche d'ici, répond-elle en souriant. Je commence dès lundi. Je suis pressée de voir ce que ça va donner.
— Tu vas te faire pas mal d'argent grâce à ça ! lui dit Monty avec un clin d'œil. C'est super d'être médecin.
— C'est beaucoup de travail, répond Clarke. Mais j'aime mon métier. Il va juste falloir qu'on s'organise avec Octavia, puisque je travaillerai souvent de nuit.
— C'est vrai ? demande celle-ci.
— Pas tous les jours, répond-elle en souriant. Dès fois je ferai une grande sieste l'après-midi, c'est tout.
Lincoln tend une petite bouteille de bière à Clarke, qu'elle accepte avec un sourire. Elle la décapsule et boit une gorgée en regardant les personnes venant à l'instant d'entrer dans sa vie. Elle se sent vraiment bien avec eux, alors qu'elle les connait à peine. Maintenant, elle est surtout pressée de commencer son travail.
C'est comme ça qu'elle se retrouve, dès le lundi matin, dans sa toute nouvelle salle de repos. Elle se regarde dans le miroir devant elle. Elle porte l'uniforme d'aide-soignant bleu. Elle a l'impression d'être Elliot Reed dans la série Scrubs. Son dernier uniforme était rose, elle est donc heureuse d'être désormais habillée en bleu. Elle pousse un léger souffle pour se donner du courage et sort de la salle de repos. Elle se dirige immédiatement vers l'accueil et se présente à la femme devant elle.
— Je suis Clarke Griffin, dit-elle en essayant d'avoir de l'assurance. Je suis nouvelle, je ne sais pas si on vous a parlé de moi.
— Oh si, bien-sûr ! s'exclame-t-elle en tendant sa main. Je m'appelle Emory, enchantée. Est-ce que vous avez pu avoir le temps de faire le tour de l'établissement ?
— Non, pas encore. Je n'ai pas vraiment envie de me perdre le premier jour.
— Ne t'en fait pas, dit-elle en se tournant vers quelqu'un au loin. FINN !
Un homme brun dans la même tenue que Clarke se tourne rapidement vers Emory en haussant les sourcils. Il s'approche et remarque alors Clarke. Il se présente en serrant lentement sa main. Clarke le regarde de haut en bas pendant tout le processus.
— Clarke aurait besoin d'un petit tour de l'établissement, lui dit Emory. Ça ne te dérange pas d'appeler Lexa pour qu'elle puisse lui faire ?
— Je peux le faire moi-même si tu veux, dit-il en haussant les épaules. Je n'ai rien à faire pour l'instant.
Emory accepte et retourne vers ses papiers. Finn dit à Clarke de le suivre et commence à lui faire faire le tour de l'hôpital. Il lui montre où se trouvent la cafétéria et les nombreuses salles de repos. Il lui dit à quel point ces salles sont pratiques. Il montre à Clarke le tableau avec les noms de chaque médecin et de chaque opération qu'ils doivent faire.
— Pour l'instant nous ne sommes que des aides-soignants, lui dit-il. Nous ne sommes pas présents sur ce tableau. J'espère qu'on le sera un jour.
— Je ne vois pas pourquoi on ne le serait pas, dit-elle en essayant de le rassurer. Si on travaille d'arrache-pied, tout ira bien.
À la fin de sa première semaine à l'hôpital, Clarke s'est fait plusieurs amis. Finn semble être une personne sur laquelle elle peut compter, ainsi qu'Emory. Elle a également croisé Lexa ainsi que plusieurs autres personnes. Elle ne pensait pas se faire autant d'amis la première semaine, ça lui fait plaisir. Elle sait qu'elle pourra sans doute compter sur ces personnes pour l'aider plus tard, si elle a besoin de quelque chose.
Alors qu'elle s'apprête à partir le vendredi soir pour rentrer chez elle, Emory l'intercepte à la sortie.
— Je vais boire un verre dans le centre-ville avec Lexa et Roma, lui dit-elle. Est-ce que ça te tente ?
— J'aurais adoré mais j'ai ma pendaison de crémaillère ce soir, lui répond Clarke. Octavia a invité quelques-uns de ses amis, c'est l'heure pour moi de les rencontrer.
— D'accord, répond Emory en hochant la tête. J'espère que tu t'amuseras bien.
— J'espère aussi.
— Tu comptes prendre le bus ? lui demande son amie en fronçant les sourcils.
— Oui, je n'ai pas énormément de minutes de trajet, répond Clarke en haussant les épaules.
— Je vais t'accompagner en voiture, ne t'inquiète pas.
Clarke essaye de négocier mais Emory est catégorique. C'est vrai que cela lui épargnerait plusieurs minutes. Elle est pressée de rentrer chez elle et de s'amuser un peu. Cette semaine à l'hôpital a été assez éprouvante. Elle n'était pas habituée à un rythme aussi intense.
Emory et elle parlent durant tout le trajet de voiture. Cette dernière lui parle des études qu'elle a dû faire ou encore de sa famille. Clarke apprend qu'elle n'a pas de petit-ami.
— C'est compliqué avec mon travail, lui dit Emory en soupirant. Je suis sans arrêt en train de réorganiser des dossiers et des devis pour l'hôpital. Je n'ai pas le temps de faire des rencontres.
— On a toujours le temps pour l'amour.
Emory ne dit rien durant deux petites secondes puis éclate de rire. Clarke rit également et secoue la tête en pensant à la phrase qu'elle vient de dire. C'est vraiment une phrase bateau que tout le monde peut dire...
Emory se gare devant la maison de Clarke et lui dit au revoir. Clarke s'avance vers le perron et ouvre la porte d'entrée. Elle sourit dès qu'elle voit Octavia et ses amis dans le salon, autour de la table basse. Elle fait la bise à Lincoln, Monty et Jasper et fait la rencontre de Miller, Murphy et Harper. Elle parle immédiatement avec elle et rit à ce que lui dit Murphy et Miller. Ils semblent être très amis avec Octavia, à ce qu'elle voit. Elle trouve ça adorable lorsqu'ils la décoiffent à chaque blague qu'ils lui font.
Au bout de quelques minutes, elle s'écroule sur le canapé à côté d'Octavia en prenant une bouteille de bière et pose sa tête sur son épaule.
— Le travail s'est bien passé ? lui demande Octavia en tapotant lentement sa joue.
— Comme toujours, répond Clarke en haussant les épaules. Je suis surtout contente de ne pas être seule et d'avoir rencontré des personnes sympathiques.
— Ne t'inquiète pas, tu ne seras jamais seule, Clarke.
Clarke sourit grandement en entendant les paroles d'Octavia. Cette dernière est vraiment gentille avec elle, ça lui fait beaucoup de bien.
— Où est-ce que tu as rencontré tes amis ? lui demande-t-elle.
— Murphy et Miller sont surtout des amis de mon frère, lui explique-t-elle. Je me suis directement bien entendue avec eux, et même si Bellamy n'est pas dans cette ville, nous essayons de nous voir de temps en temps. Quant à Harper, je la connais depuis quelques années. Elle était avec moi au lycée.
Octavia commence à lui raconter des anecdotes sur ses amis, que Clarke écoute attentivement. Elle apprend les quatre cent coups que Murphy, Miller et Bellamy ont pu faire lorsqu'ils étaient plus jeunes. Ils semblent être très proches tous les trois, une réelle bande d'amis. Clarke et Octavia continuent à se parler et bientôt tout le monde se joint à leur conversation. Ils posent tous des questions à Clarke. Elle s'entend très bien avec eux et répond sans trop en dire. Elle n'aime pas parler de la situation financière de sa mère et décide de ne pas aborder le sujet. Ils n'interfèrent pas dans sa vie privée et lui laisse dire ce qu'elle veut, à son grand soulagement. Ils lui demandent combien de temps elle compte rester et ils semblent déçus en entendant les mots « deux mois ».
Cependant, deux mois plus tard, Clarke n'a toujours pas réussi à trouver un appartement.
— Qu'est-ce que tu fais ? demande Octavia en entrant dans le salon, ce jour-là.
— Je cherche un appartement, répond Clarke en regardant sur son ordinateur. Ça fait deux mois aujourd'hui que j'habite chez toi, j'aurais dû le trouver depuis longtemps.
— Reste encore un peu, soupire Octavia. Bellamy ne rentre que dans trois mois, tu ne vas pas me laisser seule tout de même ?
— Tu pourras profiter de Lincoln encore plus, répond Clarke en haussant les épaules.
Elle pousse un long soupir en fermant la page qu'elle regardait. Pour l'instant, il n'y a pas d'appartements disponibles près de l'hôpital où elle habite.
C'est vrai que ces deux derniers mois ont été parfaits pour elle. Elle s'est considérablement rapprochée d'Octavia, celle-ci étant rapidement devenue sa meilleure amie. Elle est devenue également amie avec ses collègues de l'hôpital et même Murphy et Miller. Ils la font drôlement rire. Wells est venu un week end chez elle et sa mère a visité la maison. Elle fronçait les sourcils lorsqu'elle a découvert la rue dans laquelle sa fille vivait mais elle n'a rien dit. C'est vrai que ça change du pavillon où elle habite. Elle a même essayé d'acheter une voiture à Clarke mais cette dernière était catégorique : elle attend d'avoir suffisamment d'économies pour se l'acheter elle-même. Heureusement pour elle, Abby s'est bien entendue avec Octavia. C'est ce que Clarke redoutait le plus.
— J'ai quelque chose à t'annoncer, lui dit soudainement Octavia en la regardant.
— Je t'écoute.
— J'ai une interview dans un mois à l'autre bout du pays avec une star très importante, que tu adores.
— Vraiment ? s'exclame Clarke en se tournant vers elle et en souriant. Qui ça ? Julia Roberts ?
— Un homme.
— Léonardo Dicaprio ?
— Presque.
— Ne me dit pas que c'est… Tom Hanks ?
Octavia sourit de toutes ses dents alors que Clarke saute en l'air en mettant ses mains sur sa bouche. Elle sautille sur place et Octavia se lève en la prenant dans ses bras. Elles sautent dans tout le salon en poussant des cris indescriptibles.
— TU VAS RENCONTRER TOM HANKS ! s'écrie Clarke. Tu te rends compte de la chance que tu as, j'espère ?
— Bien-sûr ! Je vais pouvoir l'interroger sur tout ce que je veux !
— J'espère que tu vas me ramener un autographe ! s'exclame Clarke.
Elles s'écroulent toutes les deux sur le canapé en commençant à rire à cause de leur fougue. Octavia aime réellement son métier, surtout lorsqu'elle peut interroger des célébrités très influentes. Octavia est l'une des journalistes les plus demandées par les stars, et c'est ce qui lui plait le plus. Elle aime lorsque les gens la choisissent elle.
— C'est à l'autre bout du pays, lui dit-elle. Tu seras seule pendant plusieurs jours.
— Sauf si je trouve un appartement avant, lui dit Clarke. Si c'est dans un mois, je peux partir avant.
— Je t'interdis de partir avant, lui dit Octavia. C'est décidé. Tu restes avec moi jusqu'à la fin des temps. Je vais t'enchaîner au perron.
Clarke éclate de rire et serre Octavia dans ses bras. Elles restent quelques minutes sur le canapé et décident alors de mettre un film à la télévision, pour les détendre. Clarke décide de mettre un film historique alors qu'Octavia commence à rire.
— Tu t'entendrais bien avec mon frère, dit-elle en secouant la tête. Il ne regarde que des chaines historiques à la télévision, c'est pitoyable. Ses amis l'appellent « papa » à cause de tout ça.
— C'est vrai ? s'exclame Clarke en riant. Je suis réellement pressée de le voir. Je pense qu'on pourrait bien s'entendre.
Elle ne savait pas à quel point elle avait tort.
Un mois plus tard, Octavia s'active autour de Clarke en prenant ses affaires et en les disposant n'importe comment dans sa valise. Clarke croise les bras et la regarde faire, en soupirant à chaque fois qu'Octavia commence à parler toute seule. Clarke s'affale dans le canapé.
— Comment est-ce que je vais m'habiller pour l'interview ? s'exclame Octavia en soupirant. Je ne sais pas si je dois mettre une robe ou simplement un tailleur.
— Habille-toi normalement, lui dit Clarke. Tu ne vas pas à une soirée dansante.
— Non, c'est encore mieux.
— Tu n'as pas peur d'y aller seule ? C'est à l'autre bout…
— Lincoln m'accompagne, ne t'en fait pas.
Clarke n'était pas au courant mais sourit lorsqu'elle entend la nouvelle. Cela fait trois mois qu'elle connait Octavia et Lincoln et est déjà fascinée par leur couple. Ils sont réellement beaux, ils semblent être faits l'un pour l'autre.
Finalement, Octavia ajoute quelques bibelots dans sa valise et s'écroule à côté de Clarke dans le canapé. Elle regarde la série qui passe à la télévision aux côtés de son amie. Quelques minutes plus tard, elles sursautent toutes les deux lorsqu'un coup de klaxon se fait entendre. Octavia se lève et se précipite vers la fenêtre.
— C'est Lincoln ! s'exclame-t-elle. Il est temps pour nous d'aller à l'aéroport.
Clarke hoche la tête et se lève en prenant Octavia dans ses bras. Les deux amies restèrent plusieurs secondes dans les bras l'un de l'autre. Clarke embrasse la joue d'Octavia en lui disant de faire attention.
— Ne parle pas aux étrangers, c'est compris ? lui dit Clarke. Si tu vas dans un bar à New York, regarde bien ton verre. Ne le quitte pas des yeux.
— Oui maman, grommelle cette dernière en levant les yeux au ciel.
Elles ouvrent toutes les deux la porte d'entrée et Clarke fait un rapide bisou à Lincoln. Elle les regarde partir en voiture et rentre dans la maison en soupirant. Elle s'affale sur le canapé en réfléchissant à ce qu'elle va désormais faire. Demain une nouvelle semaine recommence, elle va donc travailler encore une fois comme une acharnée. Puisqu'Octavia n'est pas là durant quelques jours, elle va enfin pouvoir dormir la journée sans être réveillée par chaque bruit que sa colocataire fait.
Le lendemain fut l'une des journées les plus dures à l'hôpital. Dès qu'elle est arrivée, elle a dû s'occuper de personnes ayant subi un accident de voiture. La personne conduisant a heurté une autre voiture et la vitre s'est éclatée sur son épaule. Elle a dû rassurer la personne en retirant un à un les bouts de verre logés dans son épaule. Ensuite, elle a dû donner des calmants à tous les autres et est restée au chevet de la plupart. Ils avaient besoin d'une présence avec eux, même s'ils ne la connaissaient pas.
Le soir, alors qu'elle rentre chez elle vers 20h, elle s'écroule sur le canapé. Elle sait qu'elle doit se nourrir mais elle n'a pas le courage. Elle se lève et prend un paquet de chips, qu'elle mange lentement devant la télévision. Elle rit devant l'émission de tatouage qu'elle est en train de regarder. Ils sont sans arrêt en train de se disputer, ça la fait plus rire qu'autre chose. Elle sursaute violemment lorsqu'elle voit la lumière du perron s'allumer à travers l'une des fenêtres. Elle détecte les mouvements, ce n'est pas normal.
Clarke se lève subitement en éteignant la télévision. Elle se précipite vers la porte mais elle entend quelqu'un essayer d'actionner la poignée, sans succès. Elle commence à paniquer lorsqu'elle entend un trousseau de clés. Quelqu'un essaye d'entrer dans la maison. Quelqu'un essaye de la cambrioler.
Elle se précipite vers le buffet et passe sa main derrière celui-ci, dénichant une mini batte de baseball. Elle ne remerciera jamais assez Octavia pour en avoir cachée une dans ce coin. Elle se hâte vers la porte et attend derrière celle-ci en tenant la batte contre sa poitrine. La poignée de la porte d'entrée s'actionne et s'ouvre. Quelqu'un entre dans la maison, mais elle ne lui laisse pas le temps de faire beaucoup de pas. Elle frappe violemment l'arrière de son crâne, causant un grand bruit sourd. L'homme porte sa main derrière son crâne en poussant un juron.
— BORDEL ! s'exclame-t-il.
Il avance un peu et essaye de se stabiliser en posant une main sur le dossier du canapé. Clarke se fige lorsqu'elle le regarde de haut en bas. Il porte un uniforme militaire. Il porte un putain d'uniforme militaire.
Il se retourne subitement vers elle alors qu'elle continue à serrer la batte de baseball dans sa main. C'est à ce moment-là qu'elle le reconnu. Il a des cheveux bruns coupés courts, mais semblant être bouclés. Il a un regard sombre, des taches de rousseurs parsemées sur son nez et une fossette sur son menton. Elle baisse les yeux et remarque ses larges épaules. Elle relève le regard et pince ses lèvres lorsqu'elle voit ses yeux noirs la fusiller.
— Putain mais t'es qui ? s'exclame-t-il. Qu'est-ce que tu fous chez moi ?
« Je suis dans la merde », pense soudainement Clarke en continuant à regarder l'homme devant elle. Le fameux Bellamy Blake.
Bonjour !
J'ai reçu plus de vingt reviews pour le premier, c'est vraiment incroyable ! Vous n'imaginez pas à quel point ça m'a fait plaisir, surtout que vos commentaires sont vraiment longs et très constructifs ! Continuez à faire ça, s'il vous plait. Ça me motive énormément ! Je réponds aux reviews des guest :
Elose M : Merci infiniment, je suis contente de voir que tu me suis depuis le tout début et que tu aimes mon style d'écriture, c'est le principal ! C'est vrai que le chapitre 1 pose les bases, comme celui-ci ! Bisou à toi !
Angel of Harlem : Salut ! Oui, je t'ai remarquée sur Twitter, je suis contente que tu me suives d'ailleurs ! Ça me fait très plaisir, j'espère que tu aimeras cette fiction également en tout cas !
GreenEyes : Merci, j'espère te revoir pour le prochain chapitre aussi !
Hé oui, très peu de Bellamy dans ce chapitre, je suis désolée... mais, comme vous pouvez vous en douter, ça commence à arriver ! Bellarke is coming. Dans le prochain chapitre, vous allez avoir le droit à un Bellamy très grognon et une grosse dispute entre lui et Clarke ! Bonne chance pour survivre à tout ça ! En attendant le prochain chapitre, je vous conseille d'aller lire la fiction de ma Beta Géraldine : Café, inconnu et écriture !
- Amandine.
