Une Parole en l'air
Voilà le deuxième chapitre. Have a good time.
Chapitre 2 : Place aux conséquences
- Maïra réveille-toi ! c'est le matin ! lui cria Abbie dans les oreilles pour la réveiller.
- Qu'est-ce qui te mets de si bonne humeur ? bougonna Maïra.
- Mais enfin Maïra c'est la sortie à Pré –au-Lard aujourd'hui, tu n'as pas oublié comme même.
- Non, comment pourrais-je ? murmura Maïra pour elle-même.
Hier soir, elle avait eu du mal à s'endormir à cause de ça. Pour la première fois Abbie et elle n'iraient pas à Pré au lard ensemble. Maïra devrait se sentir abandonner mais elle adorait trop Abbie pour ça et elle savait que son amie ne s'éloignerait pas d'elle de façon permanente et intensive.
Près de deux heures plus tard, Abbie était fin prête pour aller rejoindre Norton.
- Tu ne viens pas ? l'interrogea Abbie avant de sortir de la salle commune.
- J'irai un peu plus tard pour me balader.
- Oh ! Très bien. Alors passe une bonne journée.
Une fois Abbie partie, Maïra se sentit affreusement mal. Bien décidée à ne pas se laisser envahir par la solitude, elle alla à la bibliothèque pour occuper ses pensées.
- Alors toute seule Winters ? dit une voix derrière elle.
Surprise, Maïra se retourna et se retrouva face à Grégory Albert, un Serpentard de la pire espèce.
- Même ta seule amie a fini par te laisser tomber, dit-il avant de se mettre à rire.
Maïra se retourna et voulu continuer son chemin, seulement une main l'en empêcha.
- Attends Winters ! je peux te tenir compagnie si tu veux, dit Grégory avec un sourire.
- Ça ira, je préfère être seule.
- Tu es sûre, dit-il en se rapprochant d'elle et en lui caressant les cheveux.
Maïra voulu se dégager mais la poigne du garçon était trop forte. Elle tenta de rester calme même si à l'intérieure d'elle s'était la panique totale.
- Grégory, lâche-moi, s'il te plait !
- Parce que maintenant c'est Grégory. Alors moi je peux t'appeler Maïra.
- Laisse-moi partir !
- Non.
- Tu n'as pas entendu ce qu'elle t'a dit, dit une voix derrière Maïra.
Grégory lâcha Maïra et se planta devant Sirius Black, car c'était bien lui qui venait de parler. Il semblait énervé et tendu.
- De quoi tu te mêles, Black ? je fais ce que je veux.
- Non pas quand il s'agit de faire du mal à une fille.
- Et qui te dit que je lui fais du mal ? qui te dit que je ne lui fais pas du bien ? Dit Grégory avec un sourire.
Alors que les deux garçons se défiaient du regard, Maïra avait reculé le plus loin possible de Grégory.
- Depuis quand es-tu prêt à prendre la défense de pauvres filles sans intérêt comme elle, Black ? Si je savais que ça t'intéressait, je te l'aurais laissé. Mais vas-y prend-la, je te la laisse, mais quand tu auras fini…
Grégory ne put finir sa phrase car Sirius lui avait flanqué un coup de poing.
- Ne parles plus d'elle ainsi ! Et ne t'avises pas de l'approcher encore une fois !
- Tu me le paieras Black ! cria Grégory avant de partir en courant.
- Est-ce que ça va ? demanda Sirius en s'approchant de Maïra.
Elle tenait fermement ses livres contre elle et avait reculé jusqu'au mur.
- Noui… bafouilla-t-elle.
- Ça veut dire oui ou non ça ? lui demanda-t-il avec un sourire.
- Je ne sais pas.
- Allez viens, je te raccompagne jusqu'à ta salle.
- Je voulais aller à la bibliothèque.
- Qui voudrais aller à la bibliothèque le jour de la sortie à Pré au lard ?
- Et bien une personne qui n'a rien d'autre à faire. Répondit-elle en se dirigeant vers la dite bibliothèque laissant Sirius. Mais celui-ci n'avait pas abandonné la partie.
- Mais il y a toujours pleins de trucs à faire à Pré au lard. Dit-il en la suivant.
- Je te ferais remarquer que tu n'y es pas non plus.
- C'est vrai, mais je cherchais une personne pour m'accompagner, et je crois que je viens de la trouver.
- Je ne voudrais pas te vexer mais tu n'as pas des amis pour ça ?
- Et bien, ils m'ont tout laissé tomber alors il faut bien que je trouve quelqu'un d'autre.
- Et pourquoi pas une de tes groupies je suis sûre qu'elle serait ravie de te servir de bouche-trou.
- Alors c'est pour ça que tu ne veux pas m'accompagner. Tu crois que je veux me servir de toi pour ne pas être seul.
- Quand bien même, je ne veux pas aller à Pré au lard, un point c'est tout.
- Pourquoi ? On pourrait bien s'amuser.
- Pourquoi tu fais ça ? lui demanda-t-elle en s'arrêtant devant la bibliothèque.
- Quoi ? Qu'est-ce que je fais ?
- Tu fais semblant de vouloir passer du temps avec moi. C'est un pari, c'est ça ? Après tu vas aller voir tes copains et m'humilier devant toute l'école. Et bien sache que je n'ai pas besoin de toi pour ça, je me débrouille très bien toute seule.
- Tu te trompes Maïra rien ne m'oblige à vouloir passer du temps avec toi, j'en ai envie c'est tout. Je me suis dit que ça pourrais être sympa si on se connaissait mieux, expliqua-t-il.
- Et bien moi j'ai pas envie qu'on me connaisse. Dit-elle en entrant dans la bibliothèque.
Maïra avait les larmes aux yeux. Pourquoi fallait-il que tout cela lui arrive à elle ? Silencieusement, elle s'installa à la table la plus reculée. Elle retenait ses larmes. Il ne fallait pas qu'elle s'apitoie sur son sort. Elle voulait pleure mais elle se l'interdisait, elle n'avait de réelle raison de pleurer. Black avait juste voulu s'amuser un peu, rien de plus.
Alors qu'elle pensait qu'il avait abandonné, elle vit Sirius s'asseoir en face d'elle.
- Je suis désolé Maïra.
- Pourquoi ? s'étonna-t-elle.
- Je ne voulais pas te faire de mal. Je voulais juste apprendre à te connaître ?
- Je préférais que tu partes.
Sans rien dire de plus, Sirius se leva et sortit de la bibliothèque. Lorsqu'il fut hors de vue, Maïra éclata en sanglots.
- J'ai passé la plus merveilleuse de toutes les journées, dit Abbie en entrant dans le dortoir un sourire aux lèvres.
Elle s'approcha du lit de Maïra et s'assit à coté d'elle.
- Norton et moi, on sort ensemble, annonça-t-elle.
- Mais c'est super, dit Maïra, quand est-ce que ça c'est passé ?
- On était aux Trois Balais avec plusieurs de ses copains lorsqu'il m'a demandé si je voulais aller faire une promenade avec lui. Bien sûr j'ai accepté. Et c'est là qu'il m'a demandé si je voulais sortir avec lui.
Abbie passa de nombreuses minutes à lui parler de sa journée avec Norton. Mais elle dû partir, elle avait rendez-vous avec Norton.
Une fois seule, Maïra éclata en sanglots pour la deuxième fois de la journée.
Elle ne descendit pas pour le dîner préférant se promener dans les couloirs pour se changer les idées. C'est là qu'elle croisa les Maraudeurs, discutant joyeusement de leur journée. Maïra n'y fit pas attention et continua son chemin lorsqu'elle entendit :
- Dis Sirius, c'est pas la fille qui t'a embrassé hier ? cria presque Peter.
En entendant cela Maïra accéléra le pas afin de mettre le plus de distance entre elle et les Maraudeurs.
- Tu aurais pas pu fermer ta grande gueule ! gronda Sirius avant de partir à la suite de Maïra.
- Bah quoi ? c'est vrai, dit faiblement Peter, qu'est-ce qu'il lui prend ?
Peter était le seul du groupe à ne pas avoir compris la réaction de Sirius. James et Remus avaient très bien remarqué le changement de comportement de leur ami depuis que cette fille l'avait embrassé sans le prévenir.
- Maïra, attends ! cria Sirius derrière elle, mais la jeune fille ne l'écoutait pas et poursuivait son chemin.
- Maïra, ce n'est pas ce que tu crois.
Il était à présent à sa hauteur et l'obligea à s'arrêter.
- Peter est un idiot, dit-il. Il ne sait pas ce qu'il dit.
- C'est pourtant la vérité. Je t'ai embrassé et je me fiche de ce que les autres peuvent penser.
- Alors pourquoi tu réagis comme ça ?
Maïra resta silencieuse. Elle ne savait pas elle-même pourquoi cela la faisait réagir aussi violemment.
- Et toi, pourquoi tu m'as embrassé ? lui demanda-t-elle subitement.
Ce fut alors au tour de Sirius de rester silencieux. Depuis qu'il en avait parlé à James et à Remus, il savait ce qui l'avait poussé à embrasser la jeune fille à son tour. Mais il ne pouvait pas lui dire qu'en la voyant rouge de honte tentant de lui expliquer son geste, il n'avait eu qu'une seule envie, l'embrasser et la prendre dans ses bras. Il ne pouvait pas lui dire qu'à ce moment il avait eu un pincement au cœur et que la seule chose qu'il voulait c'était de sentir de nouveau ses lèvres sur les siennes. Il ne pouvait pas lui dire qu'il était tombé amoureux d'elle à cet instant.
Sachant qu'il ne dirait rien, Maïra se retourna et repris son chemin.
Lorsqu'il s'aperçut du départ de Maïra, Sirius la rattrapa rapidement. Et avant qu'elle puisse dire quoi que ce soit, il l'embrassa. Ce n'était pas un baiser furtif comme la dernière fois mais c'était un baiser profond et passionné.
D'abord surprise, Maïra finit par répondre au baiser de Sirius.
- J'en avais envie tout simplement. Dit-il en mettant fin à leur étreinte.
- De quoi ? demanda Maïra ne comprenant pas.
- Ce jour-là, dans le couloir, si je t'ai embrassé c'est parce que j'en mourrais d'envie.
Maïra se mit à rire. Sirius Black avait eu envie de l'embrasser elle, Maïra Winters, la fille la plus exclue de toute l'école.
- Qu'est-ce qui te fait rire ? lui demanda-t-il.
- Je trouve ça très drôle.
- Quoi donc ?
- Que tu ais eu envie de m'embrasser. Je trouve ça très drôle.
- C'est si inconcevable que ça pour toi ? lui demanda-t-il sérieusement.
- Je suis la dernière fille au monde qu'un garçon aurait envie d'embrasser.
- Pourtant je l'ai fait. Deux fois.
- Mais dans mon esprit mal tourné je continue à croire que si tu fais ça, c'est parce que tu as une bonne raison. Et que ça va forcément mal se finir pour moi, dit-elle en baissant les yeux.
- Qu'est-ce qui pourrais te faire changer d'avis ? demanda-t-il en lui prenant le visage entre ses mains l'obligeant ainsi à le regarder. Maïra croisa alors le regard bleu de Sirius.
- Je n'en sais rien. J'ai tellement été rejeté par tout le monde pendant tant de temps que j'ai du mal à accorder ma confiance à présent. Dit-elle tristement alors que les larmes lui montaient aux yeux.
- Mais je veux faire partie de ton monde à présent.
- Ce n'est pas aussi simple Sirius. Je ne sais plus comment faire pour y faire entrer quelqu'un. Et la seule personne qui en fait partie n'a qu'une seule envie aujourd'hui, c'est d'en sortir.
Les larmes coulaient librement sur ses joues, et brusquement sans que Sirius ne put rien faire, Maïra se détacha de lui et se mit à courir le plus loin possible du jeune homme.
- Alors Sirius ? lui demanda James, alors que son ami s'asseyait à la table des Gryffondors.
- Elle s'est enfuie, dit tristement Sirius.
- Comment ça enfui ? l'interrogea Remus.
- Elle ne veut pas de moi, je crois que c'est clair.
- Qu'est-ce qu'elle t'a dit exactement ? lui demanda Remus.
Sirius leur expliqua tout du début à la fin. Une fois qu'il eut fini son récit, il ne laissa le temps à personne de faire un commentaire car il se leva et se dirigea vers la sortie. Seulement quelqu'un lui sauta dessus.
- Sirius, tu m'as manqué aujourd'hui. Dit la jeune fille en tentant de l'embrasser.
- Pas toi, dit-il sèchement en s'écartant d'elle. D'ailleurs j'en ai marre de toi, Kate, alors fiche-moi la paix, cria-t-il presque avant de sortir.
- Et bien on peut dire qu'il est d'humeur massacrante aujourd'hui, constata Lily en s'asseyant près de James.
- Il s'est juste fait jeter et ça ne lui a pas plus, dit James.
- Je crois que c'est plus subtil que ça mon cher Cornedrue, ajouta Remus avant de se lever à son tour et de sortir de la grande salle à la recherche de Sirius.
Il le retrouva dans une salle vide où il se défoulait en tapant dans tous les meubles.
- C'est pas comme ça que tu vas la faire venir vers toi, intervint Remus.
- Elle n'a pas envie de venir vers moi au cas où tu n'aurais pas compris.
- Je crois que tu as mal interpréter sa réaction et ses paroles ?
- Bien sûr toi tu les as compris.
Remus ne tint pas compte du ton sec et agressif de son ami.
- Si tu te calmais, on pourrait peut-être parler.
- De quoi veux-tu parler, Remus ? Il n'y a rien à dire.
- Moi je crois qu'il y pleins de choses à dire et à expliquer.
- Et bien vas-y explique-moi ! dit Sirius en se plantant devant Remus, qui ne se démonta pas.
- Elle a peur, tout simplement.
- Qu'elle continue à avoir peur moi j'en ai rien à faire !
- Durant 7 ans, tous les élèves de l'école l'ont rejeté, elle n'a qu'une seule amie. Et voilà que toi tu arrives avec tes grands sabots. (je sais ça veux rien dire mais j'aime bien) Tu crois que c'est facile pour elle d'accepter que quelqu'un comme toi puisse vouloir d'elle. Toi, le grand Sirius Black, que tout le monde adore et admire. Toi, qui t'es souvent moqué d'elle comme tout le monde alors qu'elle faisait l'une de ses nombreuses gaffes. Comment veux-tu qu'elle s'ouvre à toi aussi facilement ?
A mesure que Remus parlait Sirius s'était calmé et se sentait coupable. C'est vrai qu'il s'était souvent moqué d'elle lorsqu'elle tombait de sa chaise comme ça lui arrivait si souvent. Il avait cru que s'il lui disait ce qu'il ressentait pour elle, elle l'accepterait et qu'ils vivraient heureux jusqu'à la fin de leurs jours.
- Mets-toi à sa place Sirius ! Elle a été si souvent exclue qu'elle s'est forgé une carapace sans aucune faille afin d'éviter de souffrir.
- Mais je ne veux pas lui faire de mal.
- Je le sais Sirius mais elle non.
C'est calmé et avec un peu plus d'espoir que Sirius se rendit dans la salle commune des Gryffondors en compagnie de Remus. En entrant, une jeune fille lui sauta dessus pour la deuxième fois de la journée.
- Sirius chéri, tu vas mieux ? lui demanda Kate en l'embrassant sur tout le visage.
- Kate, tu n'as pas entendu ce que je t'ai dit tout à l'heure.
- Si mais tu n'étais pas toi-même.
- J'étais plus que moi-même, Kate. Je veux que tu me lâches les baskets. Est-ce que c'est compris ? lui cracha Sirius avant de la repousser et de rejoindre James.
- Tu n'as pas intérêt à faire ça demain sinon je ne te donne pas longtemps. Lui conseilla Remus.
- Je sais, Remus. Mais cette Kate ne comprend jamais rien. Je suis sûr que demain elle va encore me sauter dessus.
- Sirius mon frère tu as fais le bon choix, lui dit James.
- Oui, elle m'énerve et en plus elle est laide. Bon moi je vais me coucher. A demain les mecs.
Alors que Sirius montait vers le dortoir, James se rapprocha de Remus.
- Alors on fait quoi pour demain ? demanda James en chuchotant.
- Voici mon plan.
A bientôt pour la suite et fin.
