Disclaimer: L'univers et les personnages (à part quelques-uns inventés par moi même) appartiennent à J.K Rowling.
Hellow ! Vous allez bien ? ) Moi j'pète la forme ! En tout cas, merciii pour vos z'entilles reviews, ça m'a fait très plaisir !
Bonne lecture !
Chapitre2 : Du shopping pas comme les autres.
Janette courait. Enfin, ce qui s'apparentait le plus à courir pour elle, étant donné qu'elle avait des rhumatismes et horriblement mal à la jambe. Elle n'avait pas beaucoup de temps si elle voulait arriver au pub « la tête du Sanglier » sans se faire repérer par Mauricette. D'ailleurs c'était étonnant qu'elle n'ait pas prévu sa tentative de fuite à l'avance les deux femmes étaient comme reliées « télépathiquement ». Elles devinaient souvent les pensées de l'autre quoi.
Elle tourna au coin de la rue et entra dans le fameux bar dont la réputation n'était plus à faire. C'était bien pour ça que Janette s'y rendait. Elle avait interdit à ses nièces de venir ici (enfin elle leur avait parlée de plusieurs morts « suspects », client de la tête du Sanglier, ce qui les avait définitivement éloignée du bar)
La porte grinçait, la fumée de cigare rendait flou la plupart des clients et le barman était un vieil homme qui essuyait inlassablement ses verres avec un torchon sale. Bref, le summum du cliché. Janette commanda un whisky pur feu et s'installa sur un tabouret, jetant des regards suspicieux autour d'elle.
Quand le goût familier du whisky Pur feu traversa sa gorge, Janette ferma les yeux de bonheur. Quelle andouille elle avait été, d'accepter de parier avec Emy ! Elle avait promis d'arrêter définitivement de boire si elle perdait, et elle avait bien sûr perdue. Son petit verre quotidien de vin des Elfes lui manquait… (Bon OK, SES petitsverres ! On ne va pas chipoter non mais !)
…
Nolwenn et Emy pénétrèrent dans le magasin de prêt-à-porter pour mage et sorcier. La propriétaire des lieux, Mme Guipure, se précipita vers elles et les invita à s'installer sur des tabourets, pour essayer des robes de sorcier.
A côté d'eux se trouvait un garçon aux cheveux blonds et au teint très pâle. Il regardait son reflet d'un air hautain, portant avec élégance une robe noire classique.
- Miroir, mon beau miroir, dis moi qui est la plus belle ? ironisa Nolwenn en fixant le blondinet se regarder comme s'il était la huitième merveille du monde.
- Venant d'une traîtresse à son sang qui s'habille en papier toilette, je ne préfère même pas répondre, dit-il de sa voix traînante où suintait du mépris.
Son regard gris acier rencontra celui, marron chocolat de Nolwenn et la jeune fille le trouva plutôt mignon malgré son air de snobinard. Madame Guipure arriva à ce moment là et s'activa autour de l'adolescente, qui se désintéressa du blond. Après avoir effectuer une dernière retouche, la propriétaire du magasin se recula et s'occupa d'Emy (étonnamment silencieuse depuis le début de la scène).
Nolwenn s'observa brièvement la robe noire qui était l'uniforme obligatoire à Poudlard, lui allait plutôt bien au teint. Elle était pale de peau, avait des cheveux châtains foncés qui bouclaient sur ses épaules et des yeux marrons-chocolat-noisette (couleur Nutella quoi).
Emy, à côté, s'impatientait de la lenteur de la couturière, qui en plus de faire mille et une retouche inutiles, commentait tout et n'importe quoi.
- Figurez vous qu'Harry Potter est venue dans ma boutique tout à l'heure ! Ma boutique ! Vous vous rendez compte ? s'exclama t-elle d'une voix enjouée, enfonçant par la même occasion une aiguille dans le bras de la jeune Stewart.
- Aie ! Faites attention voyons ! Et puis, c'est pas comme si y'avait trente-six boutiques de vêtement sur le chemin de traverse… A pas vraiment eu l'choix, le Survivant ! répliqua Emy, agacée, arrachant des mains de Madame Guipure l'aiguille qu'elle tenait pour finir elle-même les retouches.
- Ces jeunes, j'vous jure !
Le reflet d'Emy eut un rictus moqueur tandis qu'elle repoussait les pans de la robe noire sur ses épaules. Sans son petit air moqueur, la jeune fille avait une allure angélique : Des cheveux blonds très clairs légèrement bouclés, des yeux verts, qui tirait sur le marron quand elle était de mauvaise humeur, et une silhouette fine.
Elle fut tirée de ses pensées par un cri de sa sœur, et réagit au quart de tour. Elle se mit en position kung fu et bondit, son pied gauche en avant. Emy ne s'attendait pas à ce que son pied heurte violemment la joue de Madame Guipure, qui tentait vainement de repousser une Nolwenn très très très en colère… Comment pouvait-elle savoir elle, que quiconque déchirait (sans faire exprès évidemment) une parcelle de sa si précieuse robe en PQ s'exposait à de terribles représailles ?
Les trois corps entremêlés s'effondrèrent contre une étagère remplie de vêtement, la faisant basculer contre un miroir qui se brisa en mille morceaux. Coincée ainsi sous une étagère, Emy se dit qu'elle avait vraiment une vie de merde, Nolwenn essaya d'atteindre la couturière avec sa brosse à chiotte et Madame Guipure songea à prendre sa retraite pour finir ses jours dans une île déserte des Bahamas.
Un des clients, un géant deux fois plus grand que la normal et cinq fois plus large, souleva l'étagère d'une main et releva les deux jeunes Stewart et la couturière.
Nolwenn voulut se jeter à nouveau sur elle mais heureusement, sa sœur la retint par les bras. Le géant s'était lui aussi interposer et cela faisait peur… Outre sa grande taille, il avait d'épais cheveux broussailleux et une grande barbe noir qui lui prenait la moitié du visage. Seul son regard noir n'était pas « hostile » mais simplement protecteur envers Madame Guipure.
- Sortez de ma boutique ! hurla celle-ci qui se sentait en sécurité maintenant.
- C'est bon, c'est bon…
- En quarante ans de carrière, jamais vu ça… Ah les jeunes ! maugréa la couturière en réparant les dégâts d'un coup de baguette magique.
Les deux sœurs sortirent, leur robe de sorciers neuves sur les épaules, échangèrent un regard puis éclatèrent de rire. C'était pour ça aussi qu'elles s'adoraient pour ses petits moments de complicité qui leur faisaient oublier les soucis du quotidien.
…
Justine courait à toute vitesse à travers le chemin de traverse, slalomant entre la foule. Elle se retrouva dans une ruelle sombre et retourna vivement sur ses pas (les passants de cette ruelle étaient vraiment bizarre).
Elle aperçut enfin le petit nœud bleu qui maintenait les cheveux de Lisa en tresse, et vit ladite propriétaire à l'entrée de la boutique de Farce et attrape. Elle pénétra à sa suite dans la boutique et ouvrit grands ses yeux en observant tout ces objets multicolores, bruyant ou surprenant…
Lisa se promenait dans les rayons quand elle tomba sur une grande caisse où se trouvait des Philtres d'amour à profusion. Dès qu'elle se saisit d'un petit flacon, une employée de la boutique se précipita vers elle avec un faux sourire plaqué sur ses lèvres refaites :
- Bonjour Mademoiselle ! Vous avez découvert la grande « star » de nos produits, à ce que je vois ! Seulement cinq galions le flacon ! Je suis sur que vous avez quelqu'un pour qui vous en pincez, hein ?
- Pour qui j'en pince ? demanda Lisa, en regardant l'employée avec une expression dubitative. Je croyais que les philtres d'amour, c'était pour faire tomber quelqu'un amoureux de moi, pas pour qu'il me pince…
L'employée fondit subitement en larmes en se lamentant contre ce boulot mal payé où elle n'était même pas respectée... etc, etc. Lisa se gratta le menton, puis haussa les épaules en se disant que tout le monde ne pouvait pas être pourvu de son intelligence… Elle montait à l'étage quand elle entendit hurler à pleins poumons :
- LISA STEWART ESPECE D'HYPPOGRYPHE DEPLUME ! REVIENS ICI TOUT DE SUITE !
Justine monta quatre à quatre les escaliers alors que sa sœur filait déjà se cacher derrière une étagère. Elle tournait à un rayon quand elle glissa de tout son long sur une flaque d'eau. Elle se rattrapa à ce qu'elle put, c'est-à-dire un pauvre jeune homme qui passait par là… Les deux tombèrent brutalement sur le sol, l'un sur l'autre dans une position… étrange. Justine rougit violemment tandis que le jeune homme se levait. Il s'exprima d'une voix grave et un peu en colère :
- Vous ne pouvez pas faire attention ? Déjà que vous me cassez les oreilles à crier comme un lutin dérangé, maintenant, vous me rentrez dedans !
Justine regarda le jeune homme pendant qu'il parlait, et le trouva très beau : grand, environ quinze ou seize ans, cheveux bruns et légèrement ébouriffé et des yeux gris. Le garçon semblait attendre une réponse (en même temps elle devait avoir l'air bête à le détailler comme un bout de viande…) alors la jeune fille répondit d'une voix gênée :
- Hum, oui, excusez-moi… C'est ma petite sœur, c'est une vrai chipie quand elle s'y met, figurez vous qu'une fois, ma sœur, enfin mon autre sœur, l'a quitté des yeux une seconde et… déballa Justine à toute vitesse avant de s'arrêter pour reprendre son souffle.
Le jeune homme sourit puis l'aida à se relever. Il la détailla et la trouva très jolie avec ses longs cheveux auburn et bouclés, ses yeux verts et son corps grand et fin:
- En fait je ne me suis pas présenté… Cédric Diggory, enchanté.
- Justine Stew… AAAART !
Une tornade rousse s'abattit sur Justine qui retomba une nouvelle fois sur les fesses (elle allait avoir d'énormes bleus demain…)
- OUTCH ! Mais bon sang Lisa tu ne peux pas être plus délicate ? réprimanda-t-elle d'une voix sévère a sa sœur.
- Moi pas délicate ? Mais enfin, je suis le symbole de la délicatesse telle une rose qui… OK, OK j'arrête ! s'interrompit Lisa en levant deux mains en l'air. Je voulais juste que tu m'achètes un truc, c'est super important ! S'il te plait, s'il te plait ! Ca comptera pour mon anniversaire ! Dis oui, ma Justinounette d'amour que je préfère de toutes mes soeuuuuurs…
La jeune rousse qui avait la silhouette d'une jeune gymnaste aida sa sœur à se relever et lui fit ses petits yeux de chiens battus, ce qui fit céder sa grande sœur. Elle dit ensuite à Cédric qui avait assisté à l'échange avec un air mi-ahuri mi-amusé :
- Heu… Bonjour vous ! Je vous reprends ma sœur, salut !
Justine eut a peine le temps de lancer un regard d'excuse à Cédric qu'elle se retrouva happée par sa petite sœur. Elle se fit traînée sur trois rayons et arriva devant le rayon des Philtres d'amour.
- Alors t'en dis quoi Popey' ? (Justine détestait ce surnom.)
- T'es pas sérieuse ?! Un philtre d'Amour ? T'es prête à claquer le cadeau que je devais t'offrir pour ton anniv' pour un foutu philtre d'amour ?
- Bah ouais, je vais le faire boire à un riche, et comme ça il me paiera tout ce que je veux ! Hé y'en a là d'dans ! s'exclama la petite en saisissant un flacon et de courir vers la caisse.
Justine roula des yeux puis éclata de rire en imaginant Lisa au bras d'un vieux schnock riche fou amoureux d'elle… Ah là là, qu'est ce qu'elle aimait sa petite sœur et ses plans farfelus !
…
Mauricette sortit de la boutique « Fleury et Bott », chargés comme un mulet. Pour dégager le chemin, elle donnait de grands coups de cannes autour d'elle et en redonnait d'autres quand ceux qu'elle écartait avaient le « culot » de se plaindre…
Aucun respect pour les personnes âgées, non mais j'vous jure ! songea-t-elle.
Elle arriva au point de rendez-vous et trouva ses quatre nièces qui étaient mortes de rire. Mauricette se dit que, Merlin, elle adorait ces gosses et leur joyeuse folie.
- Les filles ! J'ai vos livres, votre matériel de potion, et je vous ai acheté vos animaux… Considérez ça comme votre cadeau de noël pour les dix ans à venir !
- Quoi ?! Mais, j'voulais un trampoline portatif, c'est po zuste ! se plaignit Lisa en commençant à pleurnicher.
- Je rigole, Lisou ! Bon, Justine, je t'es pris un petit chaton tout mignon, dit-elle en tendant à l'aînée un petit chaton gris avec plusieurs taches blanches sur les pattes et le visage.
- Trop chou ! Merci Momo !
Justine prit le chaton et lui plaqua un gros bisou sur la tête. Elle déclara ensuite qu'il se nommerait Pipo puis le remit gentiment dans sa petite cage de transport.
- Ensuite, Emy, je t'ai pris un hibou… Il m'a tout de suite fait penser à toi… Et pas d'expérience bizarres, c'est compris ?
- La blonde tira la langue à sa vieille tante et prit une cage où se trouvait un hibou au pelage sombre et de grands yeux jaunes perçants… En somme, flippant, mais quand Emy tendit un doigts pour le caresser, il ferma les yeux et répondit d'un petit coup de tête affectueux.
- Je l'aime déjà… Je vais l'appeler Sacrilège !
- Je n'en attendais pas moins de toi… dit Mauricette en faisant un faible sourire avant de se tourner vers Nolwenn :
- Pour toi, j'ai trouvé une petite chouette blanche, avec quelques plumes marron…
Nolwenn regarda avec des yeux ronds la petite chouette et déclara avec un grand sourire :
- Super ! J'ai déjà un nom tout trouvé… Lotus !
- Ne me dis pas que c'est en référence à la marque de PQ ? demanda Justine d'une voix horrifiée.
- Bah si ! Ca lui va bien en plus, elle est toute douce !
- Oh My God…
Un croassement coupa ce petit dialogue et fit sursauter tout le monde d'un même mouvement. Mauricette se frappa le front avec la paume de sa main et sortit une grenouille de sa poche :
- Et enfin, voici pour Lisa ! ET NE PENSE MEME PAS À FAIRE CE QUE JE PENSE QUE TU PENSES DE FAIRE ! cria la vieille en tendant la grenouille à Lisa qui la regardait avec des yeux gourmands.
- Rho, si on peut même plus s'amuser grommela-t-elle en attrapant ladite grenouille qui laissa s'échapper de sa gorge un nouveau croassement de toute beauté. Bon, toi, tu vas t'appeler… Ketchup-Moutarde !
Soupir collectif de la famille Stewart. Janette surgit à ce moment là, le nez légèrement rouge. Elle déclara d'une voix rauque qu'il était temps de partir et marcha en zigzaguant vers le Chaudron Baveur.
Avec toutes ces fournitures faites, les choses sérieuses pouvaient enfin commencer…
Alors, ça vous a plu ? J'attend vos commentaires/avis/critiques/conseils/questions… en review !
Tchuss'
Miss-Bubulle.
