RAPPEL :
Comme mentionné dans la description, cette dramione est la traduction en français de la fic du même nom écrite en anglais par : IDanceToForget dont le profile se trouve ici== u/4269741/IDanceToForget
Lien vers la fic en VO : s/8937210/1/Redemancy
J'ai décidé de la traduire parce que je la trouvais trop mignonne et je voulais vous en faire profiter. C'est assez court (six chapitres), et je pense poster tous les trois jours, max.
Bien entendu, rien ne m'appartient : HP est la propriété de JK Rowling, et la trame de la fic à IDanceToForget.
Bonne lecture ;)
Chapitre 2 : In sweet slow motion
29 septembre 1992
Sang-de-bourbe.
Le mot frappa Hermione comme un millier de coups de fouets glacés à chaque fois qu'elle y pensait. La manière dont Draco l'avait dit, la bouche tordue d'écœurement, les yeux brillant d'une lueur qu'elle n'avait pu déchiffrer. Le dégoût dans sa voix faisait couler un flot de larmes à chaque fois qu'elle y pensait.
4 décembre 1994
Le bal était horrible, affreusement ennuyeux. Draco buvait lentement, très lentement son verre de jus de citrouille. Il écoutait patiemment les complaintes de Pansy, pressentant le moment où il craquerait et irait à l'autre bout de la pièce sans un mot. Il regardait les couples danser sans les envier du tout. Il lui fallut une bonne minute pour remarquer que la majorité des personnes présentes dans la pièce avait reporté son attention sur les escaliers. Il fit de même.
C'était Hermione Granger qui descendait les escaliers, plus sublime qu'il n'aurait pu l'imaginer de sa vie. Il l'observa de ses yeux grands yeux ouverts, la bouche entr'ouverte. Il ressentit une faim enragée dans son bas-ventre. Elle avait toujours été radieuse, bien qu'il ne l'eût jamais avoué publiquement, mais cette nuit-là, la vue d'Hermione lui clouait temporairement le bec.
Il la voyait, dans sa toilette rose, avec ses cheveux, sa peau, sa perfection, ses yeux bruns incandescents. Ils rencontrèrent les siens un soupçon de moquerie teinta son sourire un instant, juste avant qu'elle atteignît le bas des escaliers pour prendre le bras de Viktor Krum, qui avait été l'idole de Draco.
Mais plus maintenant.
Hermione dansait avec Viktor lentement, sans passion. Elle prenait garde à continuer de sourire, ce faisant. Elle le regarda il arborait un sourire atypique, trop large pour son expression habituellement grave. Ses yeux sombres brillaient alors qu'il lui offrait son sourire.
Surexcité, pensa-t-elle avec un léger rictus, tentant de trouver autre chose à regarder. Elle y parvint. Encore une fois, ses yeux erratiques avaient trouvé ceux de Draco, qui l'observaient avec sérieux, et quelque chose qui ressemblait à du désir. Alors, comme la première fois, il détourna les yeux.
Elle reporta son attention sur Viktor, légèrement confuse. Quelques instants plus tard, Draco tirait une Pansy Parkinson gloussante sur la piste. Il la fit pivoter sur elle-même pour la forcer à lui faire face, ce qui emplit la jeune fille de joie. Hermione ne trouva d'autre nom que pâmoison pour qualifier la dégoûtante expression de Parkinson.
Elle regarda le couple, délaissant sa propre danse, alors que Draco commençait à danser, une lueur de colère brûlante dans les yeux. Pansy se démenait pour suivre, mais Malfoy bougeait si vite et avec une telle précision qu'elle ne put qu'éviter de tomber sur la piste de marbre froid.
– Hermiôneuh ?
Hermione rit, entendant Viktor, toujours incapable de prononcer son prénom correctement. Elle était légèrement essoufflée. Draco était un danseur extraordinaire. Hypnotique.
– Oui, Viktor, désolée, dit-elle, continuant de danser en dépensant des trésors de motivation pour éviter de regarder Malfoy à nouveau.
Draco fut l'un des derniers à aller se coucher. Aussitôt Granger partie, en colère contre sa précieuse Belette, il avait balancé Pansy et était parti s'asseoir. Pour l'heure, les Weird Sisters ramassaient leur matériel. Draco se marchait tranquillement dans l'école, se dirigeant vers la tour d'Astronomie.
Il ôta ses boutons de manchette et desserra son col. Cela étant, quand il sortit de la Grande Salle, il trouva Hermione Granger, assise sur les escaliers. Sa tête, auréolée de parfaites nattes qui n'avaient rien à voir avec ses boucles désordonnées habituelles, était enfoncée dans ses genoux. Les volants de sa robe rose tremblaient au rythme de ses sanglots.
– Granger ? dit-il doucement.
Elle releva la tête, les joues inondées de larmes. Draco ressentit un étrange besoin d'aller urgemment embrasser les traces humides. Besoin qu'il ignora, évidemment.
– Quoi ? Quoi encore, qu'est-ce que tu veux, Malfoy ? Tu veux te moquer de ma robe ? Me dire que je suis moche ? Ou alors me rabaisser à cause de mon sang ? Parce que si c'est ça, tu peux y aller, je t'en prie, dit-elle en relevant le menton.
– Non. Non, rien de tout ça, répondit-il en se rapprochant d'un pas.
Elle leva les yeux vers lui, ses tristes yeux pleins de suspicion. Elle déglutit, alors qu'il observait le mouvement sur sa gorge.
– Tant mieux, dit-elle, s'apprêtant à ajouter qu'ils devraient aller se coucher, avant que Malfoy ne l'interrompît, une étrange appréhension dans les yeux :
– Tu veux aller à la tour d'Astronomie ?
Hermione en aurait presque ri.
– Quoi ? Toi et moi ?
L'incrédulité de sa voix le fit grimacer.
– D'accord.
Ils marchèrent en silence. Cela aurait pu – cela aurait dû – être bizarre. Ça ne l'était pas. Lorsqu'ils atteignirent le sommet, Hermione expira profondément, libérée. Draco nota à quel point ce son était agréable.
Il regarda les étoiles, à la recherche d'une qu'il connaîtrait. Hermione le rejoignit sur le banc quelques instants plus tard. Draco réalisa alors ce qui était en train de se passer.
Il détestait Hermione Granger, la sang-de-bourbe surdouée Gryffondor. Et elle le détestait. Pourtant, il la regarda, et s'avoua pour la première fois qu'il la voulait.
Non. C'est une sang-de-bourbe. Je suis un sorcier de noble ascendance. Ça n'arrivera pas.
Son visage se ferma, impassible. Qu'est-ce qu'elle racontait, déjà ?
– Bien sûr, on ne peut pas voir la constellation du Sagittaire cette nuit. Pas d'ici. Peut-être une prochaine fois.
Qu'est-ce qu'elle laisse entendre ? Dans quoi je suis allé me fourrer ?
– Il n'y aura pas de prochaine fois, Her… Granger, se réprimanda-t-il lui-même pour l'erreur qu'il venait de commettre.
Elle leva les yeux vers lui.
– Quoi ?
– Comment ça, quoi ? Ça ! Ça n'arrivera plus. Je ne sais pas ce que tu es allée te mettre dans la tête.
Les yeux d'Hermione s'agrandirent de rage. Draco ne put s'empêcher de remarquer qu'elle était impitoyablement attirante.
– Ce que je me suis mis dans la tête ? C'est toi qui n'as fait que me regarder, ce soir.
Elle leva la main pour l'empêcher de répondre quoi que ce fût. Elle approcha son visage du sien, la voix clame et glaciale :
– C'est toi qui m'as regardée danser, et ensuite as traîné Pansy sur la piste pour faire quoi ? Danser mieux que moi ? Ensuite, tu es venu me voir, après ça. Qu'est-ce que tu voulais ?
Ses mots étaient dégoulinants de venin. Le cœur de Draco battait à lui en exploser la poitrine. Il ouvrit la bouche pour marmotter une réponse quand soudain elle pressa ses lèvres contre les siennes. La gravité sembla disparaître.
Les mains de Draco enserraient son cou, la rapprochant de lui, alors que celles d'Hermione s'emparaient de ses mèches de platine : insondable euphorie. Après un long moment, Draco revint à lui, se remémorant qui lui faisait ressentir tout cela, qui il était, lui.
Faisant appel à des trésors de volonté, il saisit les bras autour de son cou et les rejeta loin de lui. Il rompit le baiser and regarda ses genoux, tenant toujours les bras d'Hermione au-dessus de leur tête. Respirant à grandes goulées, il les lâcha et se leva. Elle avait l'air hébétée. Pas béate, mais les yeux vitreux d'étonnement.
Alors, elle réalisa ce qu'il venait de se passer. Draco vit ses yeux s'agrandir d'horreur à l'idée de ce qu'elle venait de faire.
– Tu… Je… n'ai pas…
Il l'interrompit, murmurant de la voix la plus cruelle qu'il put :
– Je te hais.
Il quitta la tour d'Astronomie. Leurs cœurs battaient aussi fort l'un que l'autre alors qu'ils regagnaient dans leurs dortoirs, se demandant pourquoi ce qu'ils venaient de faire leur semblait si… bon.
Deux jours plus tard, en classe d'Histoire de la Magie, Dragon était occupé à s'enfoncer la pointe d'une plume mal taillée dans le pouce, au point de s'en faire mal. Il la retira, observa d'un air patient le point rosâtre que la plume avait laissé après elle. La voix nasale du professeur Binns s'éleva légèrement, lointaine, probablement pour souligner un point que Draco n'eût pas trouvé particulièrement intéressant.
La tête d'Hermione, vue de derrière, lui était plus intéressante. Ses cheveux frisés l'empêchaient d'en voir beaucoup, mais il pouvait tout de même apercevoir les doigts pâles de sa main droite tapotant la table alors qu'elle prenait de méticuleuses notes. Il la regardait depuis l'autre bout de la pièce.
Il pensait à ses cheveux, longs et indomptables, à leur douceur et à leur odeur enivrante. Ses yeux s'attardèrent ensuite sur ses bras. Sa main se mouvait au-dessus de son cahier, incessante, inquiète de manquer un mot du professeur. L'autre main avait formé un poing lâche, qui tapait maintenant, tout doucement, contre la table.
Il s'était mis à la regarder pendant presque tous les cours. Ses bras étaient pliés sur la table il appuyait son menton dessus, regardant Hermione. Ses ongles, courts, incolores, la cambrure de son pied, une cheville autour de l'autre alors qu'elle travaillait la finesse de son cou, qu'il entre'aperçut alors qu'elle se penchait pour ramasser sa plume tombée par terre. Il enfonça la tête dans le creux de son coude et soupira.
La sonnerie marquant la fin de la classe retentit plus tard que d'habitude. Mais quand elle le fit, Draco ne se sentait pas dans l'urgence de partir. Il regardait, à moitié hors de sa chaise, Hermione rassembler ses livres et les mettre dans son sac. Ses yeux sombres vérifiaient qu'il n'y avait pas d'oubli, les sourcils légèrement froncés.
Elle regarda dans son sac, et une seconde plus tard, ses lèvres se fendirent d'un sourire satisfait. Draco se leva également. Il n'eut qu'à ramasser son sac près de sa table vide. Elle le regarda. Pour un moment, ils ne firent que se regarder sans rien dire. Il la foudroya alors du regard, souhaitant qu'elle détournât le sien. Elle baissa en effet les yeux, l'expression misérable et les joues empourprées.
Il n'était pas sûr de se savoir si l'humidité qu'il voyait dans les yeux de Granger était réelle ou fantasmée. Il s'enfuit de la pièce, sentant une douleur au fond de son estomac noué, désirant qu'elle disparût. Il ferma les yeux, songeant à Hermione, à ses cheveux cachant son visage quand elle baissait les yeux.
La douleur s'accrut.
Je transmets dans la seconde les reviews à l'auteure, je vous traduirai sa réponse d'ici peu :)
