Rappel concernant la fanfiction

MAFIA

Slice of life, drame, Romance, O.O.C, UA, Lemon

Rating : M (Public Averti)

J'espère que ce tout premier chapitre saura vous plaire !

Bonne lecture.


Les derniers paquets du déménagement venaient d'être posés dans son salon vide. Après avoir eu quelques heures d'avion elle avait enfin débarqué dans la grande ville dynamique de Tokyo dans le quartier de Shinjuku. Son appartement était situé dans les hauteurs d'un building de haut standing, au dixième étage, ascenseur et balcon privatif, disposant de deux chambres, une cuisine, un grand salon et une salle de bain spacieuse. Elle avait tout de suite craqué sur l'appartement, il était proche de tout et surtout, il n'était pas très loin du cabinet où elle venait d'être employé.

Elle posa le dernier carton de sa chambre et commença à déballer ses affaires. Son appartement commençait à prendre vie et lui rappelait ses origines chinoises. Elle avait grandie entre les deux pays de ses parents, sa mère, Mebuki Haruno, était japonaise et tenait un cabinet médicale dans le district de Minato, son père, Kizashi Haruno, était hongkongais et travaillait pour une grande entreprise de prêts bancaire hongkongaise. Elle dépoussiéra le salon avant de se laisser choir quelques longues minutes sur le canapé ; c'était grâce à l'aide d'un des déménageur, elle avait pu monter convenablement le canapé d'angle et les deux lits qui occupaient l'habitation.

La sonnette retenti dans tout l'appartement, la jeune femme se précipita sur la porte en posant le plumeau et l'ouvrit après avoir vérifié par le judas l'identité de l'individu. Dans un large sourire elle salua sa meilleure amie, Tenten Wong, puis elle se baissa au niveau d'un enfant qu'elle serra dans ses bras. Il ne dépassait pas les cinq ans et arborait une tunique noir à motifs rouges en formes de nœuds porte-bonheur chinois. Ses yeux étaient aussi noirs que ses cheveux : sombres que la nuit. Il tendit ses bras vers le visage de la rose et l'enlaça tandis qu'elle le serrait fort dans les siens et le portait jusqu'au salon, le faisant s'asseoir sur le canapé aux côtés de Tenten.

La jeune brune était sa meilleure amie depuis le primaire. Elles avaient toutes les deux fréquentées les mêmes classe jusqu'au lycée où Sakura a été contrainte de partir avec sa mère pour Tokyo suite au divorce de ses parents. Mais le lycée n'était pas une période dont elle aimait se souvenir et avant la fin de sa troisième année, elle était repartie pour Hong-Kong finir sa scolarité. Sa mère et elle n'était plus en bon terme, elle ne la voyait que de temps à autres pour des occasions importantes comme les fêtes quelles soient chinoises ou japonaises. En revanche, elle était très fusionnelle avec son père pour qui elle avait un immense respect.

- Maman, regarde ce que Tenten et moi on a acheté.

Le jeune homme tendit un petit sac vert flashy à la Rose qui lui embrassa la tempe et remercia la brune. Elle sortit trois pâtisseries d'une boulangerie française qui était non loin de leur nouvel appartement, sur la rue principale de Shinjuku.

- Et si je faisais du thé avec ça ? demandait la jeune mère en se levant toute souriante.

- Attends, je vais t'aider, avait simplement déclaré Tenten en la suivant vers la cuisine.

Sa longue qipao blanche aux bordures rouges épousait les moindres de ses formes, sa chevelure brune était relevée en deux chignons tressés tandis que ses yeux en amandes étaient de la couleur du topaze luisant dans la nuit.

- Je suis vraiment heureuse que tu aies été accepté dans le cabinet de Shikamaru, la félicitait-elle en prenant trois assiettes et cuillères.

- Oui, je n'aurais jamais cru une telle chose envisageable. Son cabinet est quand même l'un des plus réputés de Shinjuku.

La bouilloire en fonte commençait à siffler et Sakura ne tarda pas à verser le liquide dans trois tasses également en fonte, y incorporant le thé vert au jasmin que son père lui avait offert avant qu'elle ne parte.

- En y réfléchissant bien, ce n'est pas si étrange que ça, Sakura. Les yeux intrigués de son amie se posèrent sur son visage, il a été là pour t'épauler pendant ta grossesse et il aime énormément ton fils. D'ailleurs ! s'exclama-t-elle en claquant des doigts, tu as pu l'inscrire dans cette école primaire ?

- Oui ils l'ont acceptés, merci beaucoup sans toi et Neji, il n'aurait surement pas été inscrit. Et puis, elle n'est pas très loin de mon appartement une dizaine de minutes je dirais et à une quinzaine du cabinet.

Les deux jeunes femmes posèrent sur la table basse les assiettes et le plateau contenant le thé. Le petit garçon assit sur le canapé tenait dans ses mains une temari, une petite balle brodée japonaise que sa mère lui avait confectionné. Sa grand-mère était une des rare japonaise à connaître encore les secrets de cet art ancien et avait su l'inculqué à sa petite fille qu'elle voyait beaucoup plus souvent que sa mère. Si les petits enfants de son âge avaient constamment avec eux un doudou, le jeune homme avait avec lui cette balle nuit et jour.

- Fais très attention mon chéri, c'est très chaud.

Le petit dodelina de la tête en prenant soigneusement la tasse des deux mains et la porta à ses lèvres en soufflant sur la surface de l'eau. Le thé avait le goût de celui qu'ils avaient l'habitude de dégusté chez le père de Sakura, il avait l'odeur de la maison familiale et la quiétude du jardin de la cour intérieure.

- Dis maman, est-ce que grand-père va venir habiter avec nous ici ?

Tenten regarda Sakura tristement, le petit était très attaché à son grand-père et toute l'après-midi, la brune avait tenté de faire comprendre au jeune homme que pour l'instant il ne pourrait plus voir son grand-père. Sakura s'agenouilla face à son fils, posant sa main droite sur sa joue et son front contre le sien.

- Chéri, à partir de maintenant maman va prendre soin de toi. On ira voir grand-père pendant les vacances car à moi aussi, il me manque.

Le noiraud opina et dans un grand-sourire il embrassa le front de sa mère. Tenten était légèrement rassuré même si le doute persistait encore un peu dans son esprit. Elle quitta l'appartement après avoir pris le double des clefs, au cas où il arriverait un jour quoique ce soit à son amie et rejoignit son petit-ami qui l'attendait en bas de l'appartement.

La chambre de son fils était entièrement rangée et montée. Il ne lui restait plus que la sienne à faire. Tout l'appartement mêlait modernité et tradition chinoise, elle ne voulait pas que son fils oubli ses origines mais elle voulait aussi qu'il s'habitue à la vie à Tokyo alors elle avait établi des règles dans l'appartement, elle ne lui parlait qu'en japonais mais chaque dimanche, il passait la journée à parler chinois. Egalement, la jeune mère avait inscrit son fils dans une école chinoise qui dispensait des cours à la fois en chinois et japonais.

Elle souffla longuement en se rendant compte que sa chambre était finalement terminée. Le lit double était proche du sol, les bordures blanches ressortaient du drap rouge bordeaux où un large cercle blanc représentant le clan de son père était dessiné au centre de la couette. La baie vitrée laissait voir un balcon large d'où elle pouvait admirer les lumières de la ville perdue dans les ténèbres. Une commode en forme d'escaliers montait sur le mur en face de la baie vitrée, à côté d'une penderie. Des décorations chinoises en formes de nœuds ornaient la chambre et quelques cadres photos de sa famille paternelle et maternelle étaient posés sur la commode et sa table de chevet.

- Luoyue ? interrogea la Rose en marchant dans le couloir, le petit noiraud passa la tête par la porte de sa chambre en la regardant, viens voir la chambre de maman.

Il arriva en courant et en tombant lentement au sol, la jeune mère lui tendit les bras tandis qu'il relevait la tête les yeux légèrement larmoyant. Il passa un coup sur sa tunique et marcha en essuyant ses yeux en direction des bras de sa mère.

- Je suis fière de toi mon chéri, tu es un grand garçon. Lui disait-elle en le cajolant.

Il agrippa le col rouge de la qipao de sa mère en regardant la chambre et d'une petite voix il lui dit qu'il la trouvait très jolie. La rose lui embrassa une nouvelle fois la tempe en l'amenant dans le salon, ils s'allongèrent dans le canapé, le petit sur son ventre écoutait les battements de son cœur. La fatigue les gagnait après le déménagement d'Hong-Kong pour Tokyo, la longue journée d'emménagement et puis surtout les heures d'avion et de transport qu'ils avaient fait. Luoyue commençait à s'en dormir dans les bras de sa mère, elle le posa à côté de sa balle brodée et se lança dans la composition d'un repas simple et rapide pour leur première soirée. La nuit commençait à tomber un peu plus lentement en ce mois d'avril, elle posa son fils dans la baignoire alors qu'elle nettoyait la mousse de ses longs cheveux roses puis elle entra à son tour dans la baignoire, s'y laissant choir, son fils toujours près d'elle.

Ils avaient une relation très fusionnelle c'était notamment dû au fait que Luoyue n'avait pas de père, Sakura ne parlait jamais de lui, dans sa famille, le père de ce petit garçon était devenu un tabou. Le père de Sakura lui avait proposé à de nombreuse fois de retrouver « cet abruti fini » pour l'obliger à se soumettre à son obligation de père, mais la jeune fille avait toujours décliné. Sa dernière année au lycée avait été l'une des pire qu'elle ait connu et c'était essentiellement à cause de ça que son père avait demandé le divorce ainsi que la garde exclusive de sa fille. Sakura ne s'appelait Haruno que sur les papiers scolaires, son père ayant pris le nom de sa femme pour faciliter la scolarité de sa fille mais dans la vie courante depuis qu'elle avait terminé ses études, elle était connu sous le nom de Sakura Yang.

La rose s'était levée aux aurores pour préparer à son fils son bento, un petit panier repas pour qu'il puisse manger le midi à l'école avec ses camarades de classe. Elle mélangeait petit à petit les ingrédients chinois et japonais pour que Luoyue s'habitue progressivement à ce nouvel endroit. Elle nettoya les accessoires tout en se faisant couler une café avant de s'avancer dans le couloir et entrer doucement dans la chambre du bel endormi. Sakura le réveilla tendrement, lui embrassant la tempe puis ses joues rondes d'enfant. Il s'étira longuement en la saluant en chinois sans s'en rendre compte. La rose le foudroya gentiment du regard en lui faisant une grimace et lui mordilla la joue. Le noiraud se corrigea rapidement en souriant en voyant la moue que faisait sa mère et sorti de son lit rapidement en tenant la main de sa mère.

Assit à la table de la cuisine, il écoutait les instructions que sa mère lui donnait. C'était sa première fois à l'école ; à Hong-Kong, un instituteur venait lui faire des cours particuliers afin qu'il puisse passer du temps avec sa mère. Son grand-père pensait que c'était la meilleure chose pour son petit-fils qui déjà n'avait pas de père, si en plus de ça le système scolaire lui enlevait sa mère, il craignait que ce soit un choc pour le plus jeune. La rose expliquait sagement comment allait se dérouler la journée et que malheureusement, ils ne se reverrait que le soir vers seize heure trente. Le petit était peiné, Sakura le voyait bien, mais elle savait aussi qu'ils n'avaient pas le choix tous les deux. Le point positif dans cette affaire était que dans cette école, Luoyue avait déjà deux amis qui y étaient inscrits mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'avoir peur.

Elle l'habilla de son uniforme scolaire, un short noir et un pull bleu foncé avec le blason de l'école où il allait travailler. Quant à Sakura elle venait de finir de passer son tee-shirt rouge en forme de qipao dont les boutons tombaient sur la droite au-dessus de sa poitrine. Elle attacha ses cheveux roses en un chignon puis vint maquiller son visage d'un rouge à lèvre rouge.

La montre à son poignet indiquait sept heure et quart. Elle attrapa le cartable noir de Luoyue, le lui mis sur les épaules après lui avoir fait enfiler un manteau puis elle attrapa son manteau rouge, son sac à main et ses clefs. La porte se referma lentement sur un petit sourire satisfait de Sakura, c'était enfin chez eux, ce foyer qu'elle avait tant désiré pour eux deux était enfin réel. L'appartement repris son calme quotidien, seul le bruit de quelques goûtes d'eau résonnaient dans la cuisine.

L'école était à moins d'une quinzaine de minutes de l'appartement et à peu près la même distance jusqu'au cabinet où la jeune femme allait débuter. Arrivés devant les grilles de l'école maternelle, les petites mains de Luoyue s'agrippèrent un peu plus à la main de sa mère et elle l'entendait dire en chinois qu'il ne voulait pas y aller. Sakura se baissa à son niveau, lui remettant en place ses cheveux qui avaient tendances à partir dans tous les sens puis elle sorti la petite balle brodée qu'il gardait précieusement dans son sac à dos. La jeune mère lui murmura des mots réconfortants, et lui assura qu'il ne serait pas seul. Elle le laissa à l'institutrice qui lui paraissait agréable puis partie sans se retourner elle savait très bien que si elle se retournait, Luoyue l'appellerait avant de se mettre à pleurer.

La rose traversa la rue principale de Shinjuku puis continua à avancer le cœur serré. Elle sorti ses clefs et passa son badge avant d'entrer dans un gratte-ciel. Le hall était vaste et sécurisé, un vigile la fit passer sous un portique lui demandant de sortir ce qu'elle avait dans les poches et d'ouvrir son sac à main. Elle récupéra ses affaires et se présenta à l'accueille afin d'y retirer des documents concernant son affectation. Dans l'ascenseur, elle analysa les documents relatifs à ses premiers clients au sein du cabinet Nara et souffla longuement, elle allait commencer par de gros poissons. Elle ouvrit la porte du cabinet en se présentant à la secrétaire, une jeune femme d'environ vingt-huit ans au cheveux court et aux yeux noirs. La pancarte sur le bureau affichait son prénom en lettres dorées : Shizune Kato, cette femme à la peau blanche portait un haut violet rappelant le kimono, un habit traditionnel japonais, et un collier de perles autour du cou. La noiraude se leva en s'inclinant respectueusement avant de l'amener au bureau directorial où le nom de Nara Shikamaru figurait autant en kanji qu'en lettre romaine.

Tout était bien ordonné, chaque dossier en instance de jugement était sur un côté de l'étagère tandis que tous ceux qui étaient classés étaient de l'autre. La Rose laissa un petit sourire naître sur son visage en reconnaissant bien là son ami. Shikamaru était ce que le commun des mortels appelait un génie ou un surdoué, qualificatif qu'il détestait car il estimait qu'il avait encore beaucoup de chose à apprendre et qu'il y avait beaucoup qu'il devait faire apprendre aux gens. Après avoir passé ses examens terminaux à quinze ans, il avait été accepté sans aucune difficulté à Todai, son petit cabinet juridique servait différentes entreprises tantôt amis tantôt ennemis. Le cabinet Nara était réputé comme intolérable, Shikamaru n'acceptait aucune pertes, il ne prenait qu'un dossier que s'il était sur de réussir et jamais il ne perdait.

D'après Shizune, la secrétaire, Shikamaru n'allait plus tarder, la noiraude offrit un café à la jeune femme qui attendait patiemment dans ce grand bureau. Ses yeux de jades faisaient des allers-retours entre la baie vitrée qui offrait une vue à cent quatre-vingt degré de la ville et la bibliothèque derrière le bureau d'angle qui détenait un certain nombre de codes et de jurisprudences. La porte du bureau directorial s'ouvrit dans un long souffle d'exaspération tandis que l'homme aux cheveux attachés en une queue de cheval raccrochait son téléphone. Il embrassa la joue de Sakura et dans un sourire s'assit sur son siège en cuir relativement confortable et dans lequel il aimait -par moment- s'assoupir après une grosse affaire résolue.

- Je suis heureux de te voir ici, Sakura, commençait-il dans un sourire, comment s'est passé le premier jour de Luoyue ? Ça n'a pas été trop difficile ?

- Merci Shikamaru, je tenais à te remercier pour l'offre d'emploi du fond du cœur, elle marqua une courte pause en sortant de son sac à main différents sachets de thé qu'elle lui tendit en cadeau de remerciement. Sinon, pour Luoyue... ça va être une épreuve pour lui aujourd'hui mais je suis sûre que ça va aller ! Après tout, il est avec Ran et Shu Hei, tentait-elle de se rassurer.

Il prit les sachets en la remerciant, un large sourire sur le visage. A chaque fois qu'ils se voyaient, elle lui offrait des sachets de thé comme elle connaissait parfaitement les goûts de Shikamaru, elle était sa fournisseuse en matière première depuis leur première rencontre il y a environ six ans quand il était en première année de master en droit privé alors que la rose s'apprêtait à entrer en terminal.

Il tendit à la rose un dossier qu'elle avait déjà lu dans l'ascenseur et commença à lui expliquer comment fonctionnait son cabinet juridique. Celui-ci était occupé par sept personne, trois bureaux cloisonnées, chacun disposant de sa zone de travail, un avocat à obligatoirement un assistant qui vient en aide au premier afin d'alléger sa tâche et de permettre une vérification de chaque dossier pour éviter les erreurs juridiques ou personnelles. Il se leva en ouvrant la porte à la jeune femme et commença à lui faire voir les locaux. Le bureau directorial était dans le fond d'un couloir, en face à l'autre bout se trouvait le bureau Uchiha-Uzumaki, puis le long à droite se trouvait deux autres bureaux, Yang-Yoshino, et un bureau plus petit n'accueillant qu'une personne No Sabaku, la femme de Shikamaru qui avait conservé son nom de jeune fille pour travailler. Sakura sourit doucement à Shikamaru qui avait eu la gentillesse de ne pas mettre son nom maternelle sur la porte mais bien celui de son père. Elle s'appelait Sakura Yang, elle avait jeté celui de sa mère depuis bien longtemps maintenant.

Le brun lui ouvrit la porte de son bureau afin qu'elle y entre et discute avec son associé, Saï Yoshino, un jeune homme aux yeux et cheveux d'encre. Il venait de raccrocher le téléphone quand son patron entrait dans le bureau spacieux. Il jeta un regard surpris à la jeune femme se tenant aux côtés de celui-ci avant d'esquisser un sourire et s'incliner poliment en la saluant.

- Sakura, il s'agit de ton associé, Saï Yoshino, 25 ans, célibataire, et c'est quelqu'un de bien.

La rose le regarda en comprenant ce qu'il tentait de faire. Elle le regarda déconcerté avant de se mettre à rire légèrement sous les éloges que le brun faisait de son associé.

- Sakura Yang, enchantée, Yoshino-san. Elle s'inclina à son tour tout en le gratifiant d'un sourire.

Shikamaru lui demanda de s'installer à ses aises et qu'il revenait d'ici une vingtaine de minute le temps de régler une affaire urgente avec sa femme. La blonde avait salué Sakura de loin, derrière les vitres fusées du bureau, le téléphone à la main et un dossier volumineux dans l'autre. Sai s'approcha d'elle dans son costume deux pièces, un classeur dans les mains et le posa sur le bureau de sa collaboratrice. Il commença à lui expliquer ce que son prédécesseur avait fait et avait laissé en suspens quand il avait posé sa démission. Elle prit la matinée pour s'imprégner complètement du dossier en cours parlant d'un litige sur l'utilisation d'un brevet informatique concernant un programme d'amélioration du rendement. Elle savait déjà comment tout cela allait se terminer, elle pris un calepin et commença à noircir ses idées pour chaque problème qui s'offrait à elle.

Vers quatorze heure, alors que Saï avait quitté le bureau avec la secrétaire, Temari était entrée dans le bureau sans faire trop bruit en voyant à quel point son amie était plongée dans ses réflexions. Elle posa une tasse de thé sur son bureau ce qui fit relever les yeux de la rose sur son minois et dans un large sourire elle posa ses lunettes à monture noir sur le bureau avant de la prendre dans ses bras. Quand elles étaient seules elles se permettaient d'agir de la sorte, mais il était certain qu'elle n'aurait jamais agi ainsi si une tierce personne avait été dans la pièce.

Autour de leur tasse de thé, Temari se rendit compte que son amie n'avait toujours pas déjeuner. Elle lui attrapa la main, laissant son thé non terminée sur le bureau de la rose et l'emmena non loin du cabinet, dans un petit restaurant, un self-service, ouvert toute la semaine vingt-quatre heure sur vingt-quatre. Shikamaru les rejoignit une bonne demie heure après et autour d'un repas, ils se remémorèrent le stage que Sakura avait effectué dans le cabinet du père de Shikamaru aux Etats-Unis quand elle était partie là-bas pour valider son double master en droit international privé et public. La jeune femme avait fini par faire unburn-out à cause du stresse qu'elle accumulait et le fait que Luoyue n'appréciait pas beaucoup la vie en Amérique.

- Au fait, j'ai entendu dire que ta mère voulait te fiancer ?

Sakura souffla longuement après avoir pris une gorgée de son thé vert au jasmin qui ne lui plaisait absolument pas. Oui, sa mère voulait qu'elle revienne au Japon pour pouvoir la marier à un homme relativement fortuné avec une bonne situation sociale dans la société et qui acceptait les femmes avec un enfant en bas âge mais son père s'était déjà chargé de cette réclamation et l'avait renvoyé sans demander plus. Sa mère ne voyait que l'intérêt personnel, elle pourrait demandé à sa fille des concessions en appuyant sur le fait qu'elle les avait fait se rencontrer. Sakura avait elle-même refusé toute nouvelle approche, après tout, la famille Yang l'avait déjà fiancée au jeune héritier de l'entreprise chinoise Rock, une entreprise bancaire avec laquelle son père avait eu plusieurs différends avant de réussir à établir un statut quo. Elle connaissait le jeune héritier depuis la maternelle, et même s'il s'agissait d'une initiative de ses parents, aucun des deux n'avaient envie de s'engager avec l'autre. Lee avait déjà une petite-amie et Sakura ne voulait pas donner son cœur à un homme.

Temari posa son verre sur la table en regardant sa montre avant de finir son thé Oolong et de se lever rapidement, ils avaient beaucoup trop parlé mais elle reconnaissait qu'une pause de temps à autre leur faisait du bien d'autant plus que ça faisait quelques temps qu'elle n'avait pas vu Sakura.

- Chaque chose à une fin, je dois vous quitter j'ai un rendez-vous avec un CEO. A demain Sakura ! à ce soir mon chéri. Elle embrassa rapidement les lèvres de Shikamaru et partie rapidement vers la sortie.

- On devrait y retourner nous aussi, déclara Shikamaru en payant la note pour eux trois alors que Sakura s'interposait. Les plus jeunes ne doivent pas s'inquiéter des plus âgés quand c'est eux qui les invites. Et puis, pour l'instant, je préfère que tu achètes ce qu'il faut pour toi et Luoyue. Il posa sa main dans un geste tendre sur le sommet de son crâne puis sortie du bâtiment, la Rose sur les talons.

De retour au cabinet, Shikamaru amena la nouvelle dans le bureau Uchiha-Uzumaki afin qu'elle fasse la rencontre des deux derniers membres du cabinet. L'avocat était aussi jeune que Sakura, un jeune homme de vingt-trois ans aux cheveux et yeux noirs qui portait le nom de Sasuke Uchiha, son associé était en revanche une femme aux cheveux crépusculaires et aux yeux flamboyants. Au vu de leur proximité, Sakura compris très vite qu'il y avait bien plus qu'une simple relation de travail.

Le trio se salua poliment tandis que Shikamaru dont le portable sonnait avait une nouvelle fois interrompu sa phrase et dans une lassitude palpable il décrocha en retournant dans son bureau. Karin, la jeune femme aux longs cheveux rouges, s'était approchée de Sakura pour lui parler des dernières affaires qu'ils avaient à résoudre et même si le ton de défit et de fierté dont la jeune femme utilisait pour parler avec la rose ne semblait pas l'énerver, c'est Sasuke qui l'interrompu dans sa tirade lui rappelant que c'était lui qui se chargeait des affaires et que pour l'instant elle n'était qu'une stagiaire.

Sakura souffla une nouvelle fois, il y avait des gens hautins partout surtout dans le gratin et principalement chez les avocats. Shikamaru lui avait précisé lors de son tout premier entretient que Karin Uzumaki était la fille à papa du directeur adjoint de la Namikaze corporation et qu'elle était vouée à un brillant avenir dans le département juridique de cette même entreprise. Ce genre de personne ne lui posait pas vraiment de problème, elle les laissait faire leur vie tandis qu'elle faisait la sienne.

Sakura tendit un dossier à Sasuke, après tout, c'était un dossier en commun sur la société E spécialisé en aéronautique et dont la demande de rachat de certains terrains posait quelques soucis chez les écologistes. Le noiraud la remercia en prenant le dossier, légèrement surpris qu'elle se soit déjà familiarisée avec le dossier E.

La rose quitta le cabinet vers seize heure, son sac à main était remplie de dossiers numérisés et de dossiers papiers, elle savait que maintenant qu'elle était dans la vie active, rien ne serait comme dans son stage, elle pouvait être un peu plus sereine : elle n'avait plus de rédaction de mémoire, plus de soutenance, plus de contraintes avec ses stages. Maintenant, elle pouvait profiter de sa vie de jeune mère salariée et soucieuse du bien-être de son fils. Elle réceptionna son fils qui d'après son institutrice n'avait pas lâcher ni la porte de la classe et ni sa temari et qui n'avait absolument pas pleurer de la journée. La jeune femme le pris dans ses bras, lui cajolant ses petite joues et s'arrêta devant une boulangerie, lui offrant une pâtisserie qu'il aimait beaucoup, un gâteau de lune avec de la crème de lotus. Ce qui était incroyable à Tokyo, c'était que ses pâtisseries se vendaient facilement et toute l'année alors qu'en Chine, ces dernières avaient une symbolique et ne se vendaient généralement qu'à une certaine période de l'année, enfin, c'était surtout dans certaine partie de la Chine, maintenant afin de satisfaire les demandes modernes, la majorité des boulangeries vendaient en continuité.

Luoyue coupa grossièrement en deux son gâteau et tendit un morceau à sa mère. Ses petits yeux verts étaient brillant comme s'il allait se mettre à pleurer. Sakura comprenait que cette journée avait été éprouvante pour son fils et qu'il cherchait par le partage de sa confiserie préférée recoller les morceaux de son petit cœur, si sa mère ne voulait pas manger la partie qu'il lui tendait, il prendrait surement leur séparation comme étant le fait qu'elle ne l'aimait pas, alors que l'inverse se produirait si elle acceptait. Elle ouvrit la bouche pour qu'il puisse y glisser le morceau avant de sourire chaleureusement à sa mère en posant sa tête contre sa poitrine.

Elle posa le petit devant la table basse et lui demanda de sortir son agenda. Il était encore trop petit pour avoir des devoirs à proprement parlé mais elle savait qu'il avait deux alphabets à apprendre – en apparence surtout quand on sait que le japonais comporte des Hiragana, des katakana. Elle s'assit à ses côtés, posant une main protectrice sur ses côtes et le poussant contre elle, la jeune femme avait déjà établi que le soir, quand elle rentrait elle passerait du temps avec son fils, elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle ne l'aimait plus. Après ses leçons, Luoyue pris sa balle brodée et joua avec dans sa chambre tandis que sa mère était occupée à faire la cuisine. Elle arrêta le feu brusquement en réalisant qu'il lui manquait bel et bien quelques ingrédients pour finir sa recette. Elle demanda à son fils de mettre quelques habits chauds afin d'aller au magasin le plus proche. Emmitouflé dans son écharpe verte foncée et ses gants chauds, il attendait sa mère sur le palier de l'étage où ils logeaient.

Dans le hall de l'immeuble, alors qu'elle fermait correctement le manteau de son fils, elle croisa le regard d'encre de son collègue de bureau, Sasuke Uchiha. Luoyue lui sourit timidement quand il s'approcha d'eux en les saluant tout en étant surpris d'apprendre que la jeune femme était mère célibataire mais comprenait mieux pourquoi elle partait aussi tôt du boulot.

- Un ami de maman ?

La jeune femme embrassa le nez de son fils.

- Juste un collègue de travail.

- Comment il s'appelle ? demanda Sasuke en posant un regard plein d'interrogation sur le petit comme s'il tentait d'élucider un mystère.

- Luoyue Yang, elle lui embrassa la tempe, c'est la prunelle de mes yeux. L'homme le plus important dans ma vie.

Le petit se mit à sourire à sa mère chaleureusement alors que Sasuke ne quittait pas l'enfant de ses yeux. Depuis qu'il avait rencontré Sakura, il n'arrivait pas à la cernée, lui qui avait toujours beaucoup de facilité pour comprendre les gens, cette fille était pour lui une véritable énigme. En réalité, quand elle s'était présentée dans le bureau, il avait senti qu'elle n'était pas nette, et il l'avait automatiquement prise en grippe. Même Karin -sa collaboratrice- avait trouvé qu'elle était plutôt charmante mais qu'elle n'était pas une personne dont il valait mieux être trop proche.

Il posa ses yeux sur le visage de sa collègue, cherchant à analyser ses faits et gestes qui pourraient traduire un quelconque problème. Après leur boulot, il avait déjeuner avec ses deux collègues, Karin et Saï, et ils avaient trouvé qu'elle était plutôt une femme arrogante mais Saï, qui avait été le seul à prendre sa défense, avait avoué l'avoir trouvé vraiment remarquable, surement par ce qu'il était son collaborateur et donc l'avait vraiment vu travailler toute la journée.

- C'est pas grand-père l'homme de ta vie ? avait demandé Luoyue en chinois sans s'en rendre compte, la fatigue commençait à le gagner.

- Luoyue, répéta Sasuke en regardant l'enfant puis en regardant Sakura. Dis-moi, ça fait un moment que j'y pense mais...

Son portable sonna, il s'excusa rapidement en voyant qu'il s'agissait de son associé qui l'appelait concernant un dossier en cours. Sakura s'excusa à son tour, elle devait absolument finir sa cuisson avant que la marmite qu'elle avait mis sur feu doux finisse par être trop cuite. Elle attrapa la main de son fils et rapidement, elle se rendit au magasin de proximité. Elle autorisa son fils à choisir un dessert qu'il aimerait pour après le repas, et compléta son petit panier -il fallait vraiment qu'elle trouve le temps d'aller faire les courses. Luoyue avait décidé de manger du flan au dessert de ce soir, après le petit potage que sa mère s'apprêtait à enfin terminer avec les derniers ingrédients pris à la va-vite.

En remontant l'étage, la porte de son voisin s'ouvrit brusquement sur une rousse en furie qui se calma rapidement en croisant le visage étonné de Sakura. La rose réalisa alors que Sasuke habitait le même étage, la porte à côté de la sienne. La jeune femme aux cheveux crépusculaire posa un regard choqué sur l'enfant puis sur Sakura.

- T'es mère ?

Sakura souffla brièvement en demandant à son fils de rentrer dans l'appartement pour qu'il se réchauffe correctement. Le petit opina sans broncher et pris sa balle brodée avec lui et commença à jouer dans sa chambre. Sakura se retrouvait seule, face à Karin et Sasuke dont le nombre de question semblaient défiler sur le visage.

- Mais t'as que 22 ans... souffla la rouge en la regardant de haut en bas.

- Et donc ? sa voix était assez froide pour faire confondre Karin en excuse sous sa remarque.

Sakura avait reçu énormément de jugement, une mère de dix-sept ans, élevant un petit garçon alors qu'elle était elle-même en étude, beaucoup l'avait très mal jugée. Elle avait fait face à beaucoup de difficultés et avait toujours tout fait pour épargner son fils. Quand elle était au Japon, elle avait été très souvent brimée par les autres enfants de son âge. Ses cheveux n'était pas commun et beaucoup l'enviait pour son intelligence et le fait qu'elle était assez plaisante malgré l'acné et ses petites rondeurs. Elle avait fait face à beaucoup de moqueries notamment des filles qui pouvaient être très cruelles entre elles, ainsi dans son casier de sport elle avait retrouvé un pigeon mort, ses affaires complètement déchirés, des clous dans ses chaussures d'écoles. Sa mère l'avait obligé à se teindre les cheveux en noir à ce moment-là, afin de ne plus se rappeler de son mari qui avait des cheveux roses aussi, mais aussi afin que sa fille ne ramène pas plus la honte sur le nom Haruno.

- Non rien... Juste... il a quel âge ?

- Cinq ans.

Son ton était sec. Ses bras croisés sur sa poitrine, elle la toisait d'un regard plein de défit. Elle la vit déglutir alors que Sasuke les observait dans son jogging gris, le torse dépourvu de vêtement.

- Putain... lâcha la rousse, ça veut dire que t'as eu ton gosse à dix-sept ans... non mais c'est du délire... tu te rends compte que t'as foiré ta jeunesse avec ça.

La rose frappa le mur de sa paume de main, le regard supérieur. La rousse ouvrit plusieurs fois la bouche mais ne put laisser aucun son.

- Et j'ai réussi ma vie. Mes examens d'entrée à la prestigieuse école de droit de Hong-Kong en double cursus, mon double master à Washington. Mon fils parle déjà deux langues et commence l'anglais dans la prestigieuse école Chinoise de Tokyo, j'ai un travail qui paie bien, et je suis très heureuse comme mère célibataire.

Sa voix était volontairement sèche et supérieur. Son regard était aussi froid que la glace, toute l'atmosphère qu'elle dégageait ne représentait que la rancune. Elle avait l'impression que Karin et Sasuke ne la prenait plus au sérieux au vu du fait qu'ils avaient découvert qu'elle était mère célibataire et qu'ils cherchaient les hostilités avec elle. Ses instincts de mère protectrice avaient très vite repris le dessus. Déjà à la fac, les seuls qui la prenaient au sérieux étaient les professeurs avec qui elle avait la chance de pouvoir échanger et qui connaissaient plus au moins sa situation. L'un deux lui avait proposé même d'être stagiaire professeur assistant afin qu'elle puisse percevoir une petite paie pour son fils. Elle avait toujours sus s'organiser comme il se devait pour pouvoir concilier sa vie étudiante avec son travail à temps partiel mais aussi sa vie de mère célibataire. Elle remerciait énormément son père qui l'avait énormément aidé pendant ses années d'études.

- Et le père ? Il ne vit pas avec toi ? avait demander Sasuke en finissant la bouteille d'eau qu'il avait dans la main.

Elle avait bien remarqué que Sasuke la regardait comme tous ces gamins qui la jugeait. On lui avait dit qu'elle était une fille facile, qu'elle couchait avec tout ce qu'il passait mais Sakura n'avait jamais répondu à toutes leurs conneries. Elle n'avait pas à exposer ses relations intimes à des personnes qui n'en valaient pas la peine alors, hormis son père et quelques amis, très peu était au courant de la vérité.

- Mais putain ! Pourquoi t'as pas avorté ?

Le regard de la rose était aussi tranchant qu'une lame de rasoir. Ses yeux luisaient de colère, elle avait aimé Luoyue dès le début. En réalité, elle aurait pu avorter si elle l'avait voulu mais ses instincts s'étaient éveillés très vite et elle avait protégé son ventre des coups violent que sa mère lui avait mis quand elle avait su qu'elle était enceinte. Sakura n'avait jamais pardonné à sa mère pour ses gestes, son père qui avait su quelques jours après pour le petit et pour l'état de Sakura était revenu de Chine pour voir sa fille et lui demander ce qu'elle comptait faire. Elle avait simplement dit que cet enfant s'appellerait Luoyue, spirale lunaire.

- Je ne vois absolument pas en quoi cela vous concerne Uzumaki-san, Uchiha-san. Si vous voulez bien m'excuser, j'ai encore un repas à préparer.

Elle coupa court à la discussion en rouvrant la porte et en voyant son fils attendre dans le genkan -l'entrée- la tête contre le mur, le visage baissé sur sa temari, Sakura changea rapidement son visage en un sourire sincère et pris son fils dans son bras de libre. Elle referma la porte nonchalamment d'un coup de pied, la serrure automatique s'enclencha et elle se remis à la préparation de son repas du soir.

Après leur bain du soir, Luoyue avait catégoriquement refusé de dormir seul dans sa chambre. Sakura avait cédé à ses beaux yeux et s'étaient endormie l'un contre l'autre dans son lit spacieux. Le matin fut plus compliqué, Sakura qui était réveillée depuis cinq heure pour continuer de lire certains dossiers qu'elle n'avait pas eu le temps de finir avait finalement réussi à faire sortir son fils qui refusait de retourner à l'école. Si le premier jour s'était passé sans encombre, le deuxième était plus compliqué alors il avait fait promettre à sa mère de ne jamais l'oublier le soir et de toujours venir le chercher. Elle avait emprisonné son auriculaire avec le sien et l'avait promis de la célèbre phrase « croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfers. ». Luoyue avait finalement accepté de mettre son uniforme tout en commentant les habits de sa mère qu'il ne semblait pas du tout aimé. Sakura avait tout de suite compris qu'il faisait ça pour perdre du temps et ne pas se rendre à l'école. Elle lui embrassa la joue en lui disant qu'elle le trouverait toujours beau peu importe comment il était habillé alors le petit s'était mis à bouder gentiment.

Mais elle n'aurait jamais imaginé que Sasuke sorte en même temps de son appartement, accompagné de Karin et s'étaient plus ou moins mis à la suivre. Dans un sens, l'école Chinoise de Tokyo était sur la route du bureau donc elle ne pouvait pas leur dire de changer de trottoir, d'itinéraire, ou encore de changer de boulot, même si l'idée lui était venu à plusieurs reprise. Les salutations avaient été très froides, seul Luoyue les avait gratifié d'un sourire timide avant d'enfouir son visage derrière sa mère. Sur le chemin, alors que Luoyue était un moulin à parole habituellement, il avait été très calme, un peu trop au goût de Sakura qui avait fini par le porter dans ses bras en se demandant ce qu'il avait. La Rose comprit rapidement qu'il était intimidé par Sasuke habillé de son costume deux pièces et de son manteau hivernal, alors que Karin portait un tailleur-pantalon noir et une doudoune couleur crème. Pardessus l'épaule de Sakura, le visage de Luoyue n'avait de cesse de scruter les deux personnes qui marchaient sur leurs pas et qu'il avait rencontré hier. En réalité, quand il était allongée contre sa mère, le petit avait poser des questions à Sakura qui l'avait profondément blessée et elle avait simplement répondu qu'il ne devait jamais parler avec ces deux individus.

La raison de la mauvaise humeur de Sakura était simple, Luoyue avait entendu des brides de leur conversation dans le couloir et avait fini par poser des questions comme « qu'est-ce que c'est avorter » ou encore « pourquoi est-ce qu'elle criait ». Sakura avait légèrement paniqué en comprenant qu'il avait suffisamment entendu pour qu'il s'inquiète de ce genre de question et toute sa rancune s'était tournée vers les deux individus responsable de leur altercation tendue.

Quand ils arrivèrent à l'école Chinoise, Sakura laissa son fils en l'embrassant affectueusement à plusieurs reprise et dans un grand sourire pour qu'il ne s'inquiète de rien. Elle était ressorti, elle pensait enfin être débarrasser de ces deux suiveurs mais finalement, ils étaient rentrés dans une boulangerie à la va-vite et s'étaient achetés de quoi petit-déjeuner au bureau. La rose souffla intérieurement en se demandant si elle allait avoir la paix un jour. Elle passa son badge, puis le contrôle de sécurité avant de foncer dans les ascenseurs afin d'être seule mais ils avaient eu le temps d'arriver avant que l'ascenseur coincé au neuvième ne descende.

Elle entra dans son bureau et s'installa sur sa chaise en se disant qu'elle allait se mettre à fond dans ses dossiers afin que sa mauvaise humeur serve à quelques choses et stimule sa production. Elle s'étira, faisant craquer ses articulations puis commença à pianoter sur son MacBook. Le dossier qu'elle voulait absolument terminer aujourd'hui était relativement simple et concernait des droits d'auteurs sur une œuvre protégée dont un particulier s'était approprié une grande majorité de celle-ci provoquant la colère de la maison de disque. Sakura défendait les intérêts de la société de divertissement et venait de leur envoyer un mail concernant les dernières clauses du contrat de conciliation.

Finalement, elle avait eu le temps de régler la plus par des dossiers qu'elle s'était programmée pour la semaine en réalisant qu'il ne s'agissait pas de gros dossiers comme elle le pensait au tout début. Elle avait une analyse rapide et sans faille dans beaucoup de domaine, c'était d'ailleurs pour ça qu'elle avait été accepté en master deux droit des affaires internationales publiques et privées à l'université de Washington. Elle avait eu la chance de faire un très long stage dans le cabinet prestigieux Nara, tenu par le père de Shikamaru, et un plus court au sein de l'ambassade de Chine de Washington. Elle avait dû faire jouer ses relations mais au fond, elle s'en fichait, elle était prête à tout pour assurer un avenir confortable à son fils.

Saï entra dans le bureau vers dix-heure et salua chaleureusement Sakura qui lui rendit ses salutations poliment. Sa mauvaise humeur semblait s'être concentrée sur les dossiers et ses mauvaises ondes s'étaient pleinement dissipées. Elle lui tendit deux dossiers sur des différends internationaux entres deux organisations non-gouvernementales qui s'étaient vues retirer leurs subsides par le Japon et l'autre qui ne pouvait plus venir en aide à la population du Kosovo, enclin depuis de nombreuses années suite à une grave crise étatique.

Saï la regarda légèrement bouche-bée, son prédécesseur n'avait jamais travaillé aussi vite et la rose avait déjà clôturé en l'espace de deux jours huit dossiers dont un qui était jugé dans les prochaines vingt-quatre heures. Il pouffa légèrement, elle était intéressante selon lui et il était sûr d'une chose : Shikamaru l'avait embauché non pas par ce qu'elle était une de ses très proches amies mais pour son efficacité et par ce qu'il savait qu'elle allait faire bouger les choses dans ce cabinet en déclin depuis l'affaire Namikaze que le duo Uchiha-Uzumaki avait royalement perdu en première instance. La notoriété du cabinet en avait pris un coup, si bien que le vainqueur s'était retrouvé avec presque deux-cent-dix millions de yens (1 615 110€) de dommages et intérêts.

Vers onze heure, elle sorti enfin prendre une pause et se rendit dans la salle de repos de l'étage. Appuyée contre le présentoir à côté du cendrier-poubelle, elle pris un café noir bien corsé. Ses épaules s'étaient raidie avec ses nombreuses heures de pianotage sur son ordinateur mais ça avait valu le coup. Ce matin elle avait terminé quatre dossiers, elle pouvait enfin s'avancer sur des dossiers peut-être plus épineux. Son téléphone portable dans sa poche vibra rapidement, un numéro chinois s'affichait sur son écran. Elle décrocha alors que Karin venait faire sa pause clope habituelle et que Shikamaru venait lui aussi se chercher un café.

- Bonjour Lee, avait-elle commencé en chinois.

- Bonjour, Sakura. Comment vas-tu ? Je ne te dérange pas ?

Shikamaru qui avait entendu le nom de Lee avait simplement hoché la tête dans un petit sourire en coin en signe de salutation à l'encontre du chinois. La rose avala une longue gorgée de son café avant de souffler en fermant les yeux.

- Pas du tout, je suis heureuse de t'avoir au téléphone. Je vais bien, Luoyue aussi et sinon Shikamaru et Temari te passe le bonjour.

Le jeune homme s'était mis légèrement à rire, il savait très bien la rivalité qui l'animait à chaque fois qu'il voyait Shikamaru.

- je t'appelle par ce que l'entreprise de ton père commence à alerter des clans, afin d'éviter un problème de « hiérarchie », Neji et Tenten vont être dépêché à Tokyo pour te protéger...

- Pardon ? avait demander Sakura en rouvrant les yeux brusquement. Comment ça un problème de hiérarchie ? je ne suis même pas dans l'entreprise de mon père et je ne prends pas les rennes en cas de décès du chef actuel.

- Je sais, Sakura.

La voix de Lee était douce, il aimait beaucoup sa fiancée mais pas d'une manière amoureuse, elle était spéciale à ses yeux. A l'autre bout du fil, Sakura pouvait entendre qu'on lui tendait des dossiers et qu'on lui demandait de vérifier d'autres papiers, elle comprit qu'il prenait le temps de l'appeler alors qu'il était lui-même très occupé avec ses problèmes. Elle souffla, c'est qu'en effet, une chose grave s'était passé.

- Une guerre de clan est en train de se préparer à Hong-Kong, une maîtrise de l'opium et un chamboulement hiérarchique vient de se faire hier soir quand les Ming, les chiens enragés de l'ouest de Hong-Kong ont tués l'héritier du tigre écarlate de Baoshan.

- Quoi... Pourquoi ils ont été tuer un héritier de Shanghai ?

- Par ce qu'il allait se marier avec une héritière de Hong-Kong... Tu comprends pourquoi on doit te protéger, toi et Luoyue...

Sakura souffla en finissant sa canette de café noir et en jouant légèrement avec les dernières gouttes qui résonnait dans l'enveloppe d'aluminium.

- Pas besoin de les faire venir, ils sont déjà à Tokyo... Tenten m'a aidé à m'installer et Neji s'est occupé des derniers papiers pour l'école de Luoyue.

- Sérieux ? C'est super ! je vais les appeler pour les mettre au courant. Sur ce, Sakura. Passe une bonne journée.

- Toi aussi, Lee. Passe une bonne journée et fais attention à toi.

Elle raccrocha en jetant sa cannette de café alors que Shikamaru lui agrippait le poignet.

- C'est quoi cette histoire ? lui avait-il demandé en chinois.

Karin les observait du coin de l'œil, sa cigarette dans le bec se consumait lentement. Sa chevelure rousse attachée dans une longue queue de cheval haute lui donnait un air plus strict que détachée. Ses yeux cramoisies derrière sa monture noir montrait une pleine réflexion et une pleine concentration sur leur paroles. Sakura supposa qu'elle parlait et comprenait le chinois alors répondre en chinois ou en japonais à Shikamaru ici n'était tout simplement pas possible, cette fille aurait très vite compris dans quelle genre d'entreprise son père était.

- Je déjeune vers treize heure, t'es libre, Shikamaru ?

Le brun opina en comprenant ce à quoi pensait son amie et convenu de lui donner les coordonnées par sms quand il serait l'heure.


Le petit mot de Sei Otome

Pour être tout à fait honnête avec vous, le premier chapitre à la base fait trente-quatre pages Word... J'ai donc été dans l'obligation de le couper en trois parties sinon vous auriez décroché très vite de cette histoire. Il ne fait que douze pages ici. Le suivant ferra douze aussi et le troisième dix pages. Ils sont déjà totalement écrit, j'attends vos retour pour savoir si je continue de les poster ici.

Veuillez par avance excusez les fautes d'orthographes qui ont pu s'immiscer dans mon écrit. Je suis humaine... Et j'avoue que je ne l'ai pas beaucoup relu...

A la prochaine !

Next time, I'll sleep next to you... well, maybe.

Amicalement vôtre,

Sei Otome