Coucou,

Chose promise, chose dû... Voici le second chapitre de mon petit bébé qui a fait un énorme succès. Je n'en reviens toujours pas d'ailleurs. Un grand merci à ma Bêta Méla Nie qui a corrigé ce chapitre comme l'éclair et qui supporte mais innombrables fautes impardonnables comme toujours...

Merci aussi à : DragonCelte, Xenarielle93, littleangelordevil93, EDELA Cullen, Lili71, Odrey010', Magalie, Ludy, Love-Lena (à qui je pense très fort), Christou57, Fifer, annso601, edwardbellaamour, Catherine, Louna21 (Mais qui es-tu ? tu reste un mystère pour moi ^^), Kristen590, Nina, Tinga Bella, Lyylla, Alexandra, So, LagunaBlu, FunnyMummy, Kinoum, G6K, Nassou, aelita48, FamilyKoala, MokaHontas...

Merci aussi pour tous les mises en favorite story et en alerte story...

Vous êtes des amours...

Allez on va pas sortir les mouchoirs alors trêve de blal et voici la suite tant attendue et réclamée...

Bonne lecture :D

POV Edward

Flashback

Nouvelle ville. Nouveau lycée. Encore. Avec le boulot de Carlisle impossible de rester dans la même ville. Là, nous étions dans celle de Forks. Comment décrire cette dernière? Isolée, humide, triste et surtout verte. Je conseillerai cette ville à des personnes qui recherchent la paix pour leur retraite. Mais nous n'avions pas le choix. Des meurtres et des disparitions inexpliquées sur les terres Quileute avaient inquiété le Shérif de Forks qui ne trouvait pas d'issue à cette affaire. Alors le FBI avait été appelé à la rescousse. Et nous voilà, moi et ma famille dans ce bled quasi désertique.

Je devais déposer un dossier, que mon père avait oublié à la maison, au bureau du Shérif avant d'aller en cours. C'est là que je la voyais pour la première fois. Elle essayait avec hargne de soulever le capot de sa voiture.

- Allez, ouvre-toi, bordel de merde, ragea-t-elle. Putain, si tu ne t'ouvres pas, je t'envoie à la casse, tas de ferraille, siffla-t-elle en mettant un coup de pied au parechoc.

- Besoin d'un coup de main peut-être ? Proposais-je en me retenant de rire.

Elle fit volte-face et mon cœur eut un raté. Elle avait les joues toute rouges, en contraste avec son teint de porcelaine. Ses yeux étaient d'un vert que je n'avais jamais vu jusque-là. Ses cheveux bruns étaient tressés et retombaient sur son épaule droite. Elle était tout simplement magnifique.

- Elle ne veut pas démarrer et je pense que le capot est bloqué. Comme si j'avais besoin de ça maintenant. Je vais être en retard en cours et Jasper va me tuer parce que j'ai son livre de philo que je dois lui rendre ce matin. Connerie. J'avais dit à Charlie que cette antiquité ne tiendrait pas la route mais est-ce qu'il m'écoute ? Non, pourquoi faire ? Même quand elle démarre, j'ai peur qu'elle ne m'explose à la gueule avec le boucan qu'elle fait. Ah oui, moi c'est Bella, la fille du Shérif comme tout le monde me surnomme. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi on dit "tiens c'est la progéniture d'un tel ou d'un tel". Je trouve ça vraiment nul. Je suis juste Bella.

Je ne pouvais m'empêcher de rire. Cette fille était incroyablement belle et totalement folle. Tout ce que j'aimais.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, tu sais.

- Enchanté de te rencontrer "juste Bella". Je suis juste Edward, lui dis-je en riant et en lui tendant la main.

- Salut "juste Edward", me dit-elle en souriant en acceptant cette dernière.

- Est-ce que tu es au lycée de Forks ?

- Oui et je pense qu'ils ne me verront pas arriver avant une bonne heure le temps de m'y rendre à pied, dit-elle.

- Je peux t'y conduire vu que j'y vais aussi, proposais-je.

- Non, je ne voudrais pas t'embêter.

- C'est sûr que d'avoir la compagnie d'une jolie demoiselle pendant vingt minutes de trajet me dérange grandement, ironisais-je.

- Euh... ben merci, me dit-elle en rougissant.

Forks n'allait peut-être pas être si déplaisant que ça pour finir...

Fin du Flashback

Aujourd'hui, je la regardais comme si c'était la première fois que je la voyais. Sauf que ma Bella était dans un piteux état.

Mallory était ma Bella. Ma femme. Mon Dieu, je n'arrivais pas à y croire. J'étais toujours figé. Je n'arrivais pas à réaliser qu'elle était devant moi. Et bordel, qu'est-ce que cet enfoiré avait pu lui faire subir pour que je la retrouve si différente au bout de cinq mois de séparation ?

Elle avait les joues creusées. Elle avait la peau blafarde avec des cernes sombres sous les yeux. J'imaginais qu'elle avait perdu énormément de poids vu qu'elle flottait dans les vêtements qu'elle portait. Ses cheveux, qui étaient habituellement soyeux, avaient perdu de leur éclat. Ils étaient emmêlés et sales. C'était comme comparer Bella à un vieux meuble qu'on avait oublié à la cave pendant des années. Vieux et terne. Je sais que la comparaison était dure mais c'était exactement cette image qu'elle me renvoyait.

Comment n'avais-je pas reconnu le corps de ma femme en le tenant un peu plus tôt dans mes bras ? Ce corps que j'avais serré, aimé et vénéré si souvent.

- Edward, souffla-t-elle.

Cet appel me sortit de ma torpeur. Je me précipitais sur elle pour la prendre dans mes bras. Le corps de Bella se laissa tomber à tel point que nous glissions au sol à s'en retrouver assis. Je pris délicatement son visage en coupe dans mes mains.

- Bella. Bon Dieu, mon bébé. Tu es vivante. Putain mais qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Regarde-moi... regarde-moi mon amour. L'implorais-je.

Elle planta ses yeux dans les miens. Son regard, que je connaissais pétillant et plein de vie, était aujourd'hui vide. Cependant une faible lueur d'espoir y naissait. Elle leva sa petite main tremblante vers mon visage. Elle caressa une de mes joues du bout des doigts. Je fermais les yeux en sentant ce contact inespéré que je rêvais de retrouver si souvent.

- Dis-moi que je ne rêve pas, je t'en supplie, pleura-t-elle. Dis-moi que tu es bien là...

- Oui, je suis là mon ange, c'est bien moi. Je vais te sortir de là, mon bébé, je te le promets.

Bella passa ses bras autour de mon buste et posa sa tête sur mon torse. Je l'enfermais à mon tour dans une étreinte qui se voulait rassurante mais surtout protectrice. Comme pour former une bulle autour de nous. Une de mes mains alla se perdre dans sa chevelure emmêlée. Je pouvais sentir que ses cheveux étaient gras. Mais qu'importe, j'avais dans mes bras ma femme et c'est tout ce qui comptait. Je caressais la base de son cou. Elle en frissonna mais se laissa totalement aller dans mon étreinte. J'embrassais à plusieurs reprises le sommet de sa tête. Je resserrais mes bras autour de son corps devenu frêle en faisant attention à ne pas lui faire de mal. Ma petite puce avait perdu son odeur si fruitée et enivrante qu'elle possédait avant. Cette odeur qui m'avait si souvent fait perdre la tête.

- J'ai cru ne jamais te revoir. Tu m'as manqué. Tu m'as tellement manqué, murmura-t-elle tout en humant mon odeur.

- Toi aussi, mon amour. Je n'ai jamais cessé de te chercher. Jamais… murmurais-je, en m'accrochant à elle. Je t'aime ma princesse, je donnerais ma vie pour toi, lui dis-je ému.

- Je t'aime aussi Edward.

Je relevais son visage. Je plongeais une fois de plus dans son regard larmoyant. J'effaçais ses larmes qui coulaient sur ses joues, de mes pouces. Je me penchais vers son visage et déposais mes lèvres sur les siennes. Dieu qu'elle m'avait manqué. Je rompais le baiser pour en redéposer un autre, puis un autre. Jusqu'à ce que Bella passe ses bras autour de mon cou pour prolonger le baiser qui nous unissait enfin. J'avais retrouvé ma place dans les bras de ma femme. Ses lèvres n'étaient plus douces. Elles étaient rêches, sèches. Mais pour moi, ça n'avait pas d'importance. Je l'aimais.

Nous nous séparâmes haletants. Je posais mon front sur le sien. J'entendis des rires provenant de l'étage d'au-dessus. Il ne fallait pas que j'oublie où nous étions et ce pourquoi j'étais là. Je prenais une fois de plus le visage de Bella entre mes mains.

- Écoute, écoute-moi c'est important. Je suis en mission. Je suis ici pour t'acheter. Je suis sous couverture. Je m'appelle Tyler. Bébé, il faut absolument que tu agisses comme si tu ne me connaissais pas. Il faut que tu restes la battante que tu étais avant qu'on ne se retrouve. Tu dois continuer à être comme tu étais, même envers moi, sinon ils vont trouver ça étrange. L'assaut sera donné une fois que je t'aurais sortie d'ici. Est-ce que tu comprends, ma puce ?

- Oui, mais je suis tellement fatiguée, pleura-t-elle.

- Je sais mon ange. Tout va bien se passer. Je ne laisserais plus personne te faire du mal. Je te le jure sur ma vie, Bella.

Des pas se rapprochèrent. Cela devait être sans doute Laurent qui revenait pour nous emmener à la chambre que ce bâtard nous avait mis à disposition. Putain, James allait payer de sa vie pour ce qu'il avait fait subir à ma femme. Ce constat m'emmena dans une rage folle.

- Il va payer. Je jure qu'il va payer de sa putain de vie pour ce qu'il t'a fait, crachais-je.

- J'ai déjà commencé le travail. Je te laisse finir le reste, murmura ma petite puce.

" Elle a dit qu'elle ne donnait pas cher de sa peau quand il tombera entre certaines mains."

Cette phrase, que Jasper avait dite à la réunion, prenait à présent tout son sens. Bella savait que nous allions faire la peau de James pour avoir osé toucher à l'un des nôtres. Et je serais plus que satisfait de le voir souffrir et agoniser sous mes coups. Sa mort sera longue et extrêmement douloureuse. Foi de Cullen.

La porte s'ouvrit de nouveau sur Laurent.

- La chambre est prête Monsieur Hawkins. Si vous voulez bien me suivre.

Je relevais Bella le plus délicatement possible sauf que ses jambes la lâchèrent une fois de plus.

- Accroche-toi mon ange, lui dis-je en passant un bras dans son dos et l'autre sous ses jambes.

Les émotions que j'avais mises de côté, depuis sa disparition, revenaient en force en ayant le corps de ma belle dans les bras. J'avais retrouvé ma vie. Parce que, putain, ma vie n'était rien sans celle qui me donnait l'air pour respirer. Ma vie n'était rien sans celle qui détenait mon cœur. Non, ma vie n'était rien sans Bella à mes côtés. Ma femme nicha sa tête dans mon cou et crocheta ce dernier de ses bras avec toute la force qu'il lui restait. Ses pleurs se tarissaient peu à peu mais elle était toujours prise de tremblements.

On remontait l'escalier. Laurent nous fit traverser un long couloir où l'on croisait deux ou trois gardes armés jusqu'aux dents. Cet assaut allait être spectaculaire. Surtout quand l'équipe apprendra l'identité réelle de la fille que je devais sauver. Je serais bien sûr aux premières loges pour voir tomber l'empire que cet enfoiré avait construit. J'avais mille et un scénarios en tête pour le faire souffrir autant que nous avions souffert ces cinq derniers mois. Tout mon être criait vengeance. Ce mot que je n'associais jamais à ma vie. Aujourd'hui ce mot allait être mon allié et le pire ennemi de James. Sans le savoir, il avait fait entrer le loup dans la bergerie. J'allais bouleverser son petit quotidien paisible qu'il avait créé. J'allais graver pour longtemps un nom dans sa mémoire. Il allait se souvenir très longtemps d'Edward Cullen. Je ferais tout pour que dès qu'il entendra ce nom, un frisson de peur lui traversera tout son être vil et répugnant. J'allais devenir son pire cauchemar. J'allais l'envoyer en Enfer pour avoir brisé mon Paradis.

Je ne me reconnaissais pas. Jamais de ma vie, je n'avais eu soif de vengeance comme maintenant. Je ne savais pas qu'une telle fureur pouvait habiter un corps. J'étais devenu comme ces maris, que j'avais croisé dans ma carrière, qui hurlaient de se faire justice eux-mêmes parce qu'on s'en était pris à leurs femmes. Aujourd'hui je le sentais aussi ce besoin obsessionnel de rendre justice et je n'aurai aucune honte à l'appliquer, quitte à oublier les règles.

Nous arrivions devant une porte qui se trouvait au bout du couloir. Bella n'avait toujours pas relevé la tête de mon torse. Laurent s'effaça de l'entrée pour que je puisse passer. J'installais directement ma princesse sur le lit. Je la déposais sur les couvertures comme si c'était la chose la plus précieuse au monde et qu'elle pouvait se briser à tout moment. Bella se roula automatiquement en boule en enfouissant son visage dans la couette.

Avec la lumière, je pouvais nettement distinguer le corps de ma femme. Instinctivement mes poings et ma mâchoire se serrèrent.

Oh oui, tu vas donner de ta putain de vie James...

- Est-ce qu'il y a quelque chose que je peux faire en plus, Monsieur ? Demanda Laurent.

- Des vêtements, dis-je simplement.

- Oui, vous en trouverez dans l'armoire. La salle de bain est là, je vous ai mis à disposition des serviettes. Je me suis dit qu'une douche ou un bain lui ferait du bien. N'y voyez rien de personnel, rajouta-t-il en prenant peur, c'est juste que je m'y suis attaché. C'est moi qui m'en suis occupé depuis son arrivée. J'aurais dû la protéger plus que ça. J'espère juste qu'elle retrouvera sa famille et...

- Je suis sa famille, le coupais-je.

- Je ne comprends pas.

J'ignorais sa dernière remarque et me dirigeais vers l'armoire pour prendre des linges propres pour débarrasser Bella de ses guenilles. Quand j'ouvris les portes de cette dernière mes entrailles se serrèrent. Il y avait un tas de vêtements féminins qui ne demandaient qu'à sortir de la penderie. Je regardais de nouveau Laurent qui se dandinait d'un pied à l'autre.

- James ne voulait pas se débarrasser des vêtements des autres. Il pensait que ça pourrait servir, m'apprit-il mal à l'aise.

Putain, il en faisait des trophées. Ce qui m'amena à penser que James était obsessionnel. C'était un collectionneur. Ça passait par des objets aux femmes qu'il enlevait. L'envie de lui broyer la tête revenait encore plus brutalement.

- Je vais vous laisser. Un garde restera à votre porte. Surtout ne tentez rien tant que vous n'êtes pas sorti d'ici, me prévient-il.

J'hochais la tête et je me mis à la recherche de vêtements que Bella pourrait porter. Je dénichais un jean et un top noir ainsi qu'une culotte. Je me dirigeais vers le lit avant d'aller faire couler le bain de ma belle. Elle avait toujours la tête plongée dans les couvertures. Je caressais délicatement ses cheveux ce qui lui valut un sursaut.

- C'est moi, mon cœur. N'aie pas peur, chuchotais-je.

- Edward.

- Oui mon ange. Je vais te faire couler un bain. Ensuite, tu mangeras un peu et tu pourras dormir bien au chaud et au propre.

- Reste avec moi, sanglota-t-elle.

- Je suis là, calme-toi. Je ne te lâche. Je vais juste faire couler l'eau, je suis juste à côté.

- Tu… tu reviens ?

- Oui, n'aie pas peur, j'en ai pour deux minutes ensuite je viens te chercher.

J'embrassais son front et allais pour partir en direction de la salle de bain quand sa petite main attrapa mon pull.

- Non, ne t'en va pas. Je t'en prie. S'il te plaît Edward, reste avec moi. Je veux pas que tu t'en ailles s'il te plaît, me supplia-t-elle en pleurant. Ne m'abandonne pas, je t'en prie.

Les larmes me montaient aux yeux. J'essayais tant bien que mal de réfréner cet élan de tristesse mais je n'y arrivais pas. Voir ma petite puce me suppliait ainsi me broyer le cœur. Je me baissais rapidement à son niveau pour la prendre dans mes bras.

- Je suis là. Je suis là mon ange. Jamais, tu m'entends, jamais je ne t'abandonnerais. Accroche-toi à moi, mon amour.

Comme tout à l'heure, elle encercla mon cou de ses bras et je la soulevais pour l'emmener dans la salle de bain. Arrivés dans cette dernière, je la posais le plus doucement possible sur une chaise qui se trouvait dans un coin de la pièce.

- Je vais faire couler le bain, d'accord ? Je suis là, princesse.

- D'accord, murmura-t-elle fatiguée.

Je fis donc couler le bain et rajouter un peu de sel parfumé ainsi que du bain moussant, dont le flacon était au bord de la baignoire. Pendant que l'eau coulait et ayant vérifié la température, je retournais auprès de Bella pour la déshabiller. Je retirais d'abord le pull qu'elle portait ainsi que le débardeur. Je fis courir mes mains dans son dos pour lui détacher son soutien-gorge, ce qui lui déclencha un furieux frisson. Je fronçais les sourcils quand mes doigts frôlaient la peau de son dos.

Qu'est-ce que c'est que cette merde ?

Je levais Bella et la retournais de façon à ce que son dos soit face à moi.

PUTAIN.

JE.

VAIS.

LE.

BUTER.

Tout le dos de Bella était marqué. De longues écorchures avaient pris place sur la surface de ce dernier. Des lacérations profondes et infectées. Il l'avait battu. Ce bâtard avait battu MA FEMME. J'étais tellement obnubilé par les marques de son dos que j'avais même pas réalisé que les sanglots de Bella avaient repris. Je pris sur moi pour continuer mon travail. Même si de furieuses envies de meurtres étaient présentes dans mon esprit. Il ne fallait pas que j'oublie que je devais m'occuper de ma belle. Je détachais donc son soutien-gorge et je la fis se rassoir sur la chaise. J'essayais d'enlever le plus délicatement possible son pantalon.

Ainsi que sa culotte. Je me retournais vers la baignoire pour éteindre l'eau. J'allais pour aller chercher ma princesse mais en me retournant une fois de plus je la vis debout devant la chaise, tremblante.

Et là, je ne pus retenir les larmes que j'avais tant refoulées depuis que l'on s'était retrouvé. Bella avait tellement maigri que tous les os de son corps étaient visibles. On aurait dit qu'ils voulaient à tout prix sortir de sa peau. Ce qui me fit le plus mal c'est que j'avais devant moi un corps que je ne connaissais pas. Bella s'avança timidement, maladroitement. Elle se retrouva à mon niveau. Elle leva sa petite main pour effacer les larmes silencieuses qui roulaient sur mes joues.

- Bella, murmurais-je.

Elle prit ma main dans la sienne et m'emmena près de la baignoire. Elle prit appui sur moi pour ne pas tomber en entrant. Je la soutenais tout en essayant de ne pas lui faire de mal. Elle se retrouva allongée dans le bain où son corps fut caché par la mousse. Elle soupira d'aise. Elle n'avait pas lâché ma main et caressa le dessus en faisant des petits cercles apaisants. Elle posa sa tête sur le rebord de la baignoire en fermant les yeux. J'attrapais la petite éponge neuve qu'il y avait sur le lavabo. Je la trempais dans l'eau, je l'essorais un peu et la passais sur le visage sale de mon ange. La saleté lui avait fait une seconde peau.

- C'est la peine qu'il m'a infligé pour avoir défendu Alice, murmura Bella.

Mon mouvement se figea quelques instants avant de reprendre.

- Il voulait la battre. Tout ça parce qu'elle n'était pas ce qu'il attendait. Elle semblait si petite et si fragile. Je ne pouvais pas le laisser faire ça, siffla-t-elle.

- Il aurait pu te tuer, est-ce que tu en as au moins conscience ?

- Au moins, je serais morte en sauvant quelqu'un.

J'attrapais son menton et lui releva le visage.

- Ouvre les yeux et regarde-moi, lui demandais-je sérieusement.

Elle secoua la tête de droite à gauche en essayant de repousser ma main.

- Bella...

Elle finit par ouvrir ses yeux et plongea son regard dans le mien.

- Ne redis plus jamais ça. Rien que d'imaginer qu'il pouvait, qu'il peut ou qu'il pourrait t'arriver quelque chose me rend malade. Tu sais ce que j'aurai fait si je te savais morte...

Flashback

On était installés sur le canapé. Nos corps étaient à chaque extrémité de ce dernier. Mes jambes encerclaient Bella alors que les siennes étaient sur mon buste. Je massais ses petits pieds qui reposaient sur mon torse. On regardait pour la millième fois Roméo et Juliette. Film à l'eau de rose qui plaît tant à ma beauté. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour la femme de sa vie hein ?

- Edward ?

- Humm…

- Qu'est-ce que tu ferais si je mourrais ?

- Je te rejoindrais le plus vite possible, répondis-je honnêtement toujours en massant ses pieds.

- Quoi ?

- Je te rejoindrais...

- Non mais t'es malade, cria-t-elle en se redressant.

- Non, je suis en forme quoi qu'un peu fatigué mais sinon ça va, dis-je en riant.

- Ne joue pas à ça Cullen, tu viens de t'attirer des ennuis je te signale.

- Parce que vouloir rejoindre la femme qu'on aime qui vient de perdre la vie est signe d'ennuis ?

- T'as pas idée, ronchonna-t-elle.

Je tirais sur ses pieds pour l'allonger sur le canapé et la surplomber de mon corps.

- J'ai pas envie d'un câlin Edward. Je suis toujours en colère contre toi, m'apprit-elle en essayant de me repousser.

- J'aime quand tu es en colère. Tu es vraiment adorable. Ma petite tigresse, riais-je.

- Ne joue pas avec le feu Edward ou tu risques de te brûler les doigts en dormant sur le canapé ce soir, dit-elle en m'offrant son petit sourire en coin.

- Ah oui ? Ça ne me dérange pas de te coller pour dormir ma belle.

Je frottais mon bassin contre le sien pour appuyer mes dires. Bella plaqua ses mains sur mes fesses pour arrêter tout mouvement.

- Arrête. C'est vraiment sérieux ce que je t'ai demandé. Me dit-elle.

Je levais les yeux au ciel en soufflant. Je me relevais pour m'assoir correctement et surtout faire tomber la pression qui avait pris place dans une partie plus au sud de mon corps.

- Et ma réponse l'est tout autant.

- Tu dis n'importe quoi, souffla-t-elle.

- A quoi me servirait de respirer dans un monde où mon oxygène n'est plus ? A quoi servirait d'ouvrir les yeux sur un monde en noir si mon rayon de soleil n'est plus là ? Pourquoi vivre si mon cœur ne bat plus parce que la femme que j'aime l'aura emporté avec elle ?

Je voyais que Bella se retenait de pleurer.

- Que serais-je sans ma Juliette ? Achevais-je, la main sur le cœur avec un sourire en coin.

- Oh... mon Roméo, ria-t-elle en plongeant sur mes lèvres.

Edward - 1. Canapé - 0...

Fin du Flashback

- Mais je suis là alors...

Mon Dieu, elle n'avait vraiment pas conscience du danger auquel elle s'était exposée. Je relâchais son menton en soupirant et repris le nettoyage de son visage. J'avais des questions à lui poser. Des tas de questions. Mais avant tout, je devais m'occuper d'elle et de son bien-être qu'elle n'avait plus eu depuis je ne sais combien de temps. Une fois que son visage était lavé de toute trace de saleté, j'attrapais délicatement sa nuque pour glisser l'arrière de sa tête dans l'eau afin de mouiller ses cheveux. Bella ne quitta pas son regard du mien. Je la remontais et commençais à laver ces derniers. Je finis par laver son corps et la rincer avec la douchette. J'attrapais le peignoir qui était suspendu derrière la porte de la pièce et enfouit Bella dedans pour ne pas qu'elle attrape froid. Au moins on ne peut pas dire qu'il manque de luxe cette enflure. J'attrapais la serviette pour sécher ses cheveux. Je voyais que Bella essayait de rester debout bien que c'était difficile pour elle. Alors je la pris dans mes bras comme une jeune mariée et l'asseyais de nouveau sur le lit. Je séchais ses cheveux et les brossais délicatement. Une fois la tache finie, je l'aidais à s'habiller. La voyant trembler, j'enlevais mon pull pour qu'elle puisse le mettre et être au chaud.

- Il faut que tu manges. Tu dois reprendre des forces.

- D'accord mais ne me force pas si je n'en veux plus, murmura-t-elle.

- Le principal c'est que tu manges quelque chose.

Je rapportais le petit plateau que Laurent avait mis à notre disposition. Il y avait des fruits, des petits biscuits et du thé. Bella mangea un ou deux fruits et un petit gâteau. Je lui servis une petite tasse de thé pour la réchauffer. Une fois qu'elle eut fini, je la débarrassais de tout et l'aidais à s'installer en dessous des couettes. Je la bordais comme une mère l'aurait fait pour son enfant. Je m'agenouillais à son niveau en lui caressant son visage.

- Comment est-ce que tu te sens ?

- Propre, souffla-t-elle. Mais je suis fatiguée.

- Tu vas pouvoir dormir un peu. James compte son putain de fric. Il ne veut pas qu'on sorte de là tant qu'il ne l'a pas compté. Il pense qu'on le manipule.

- Combien ?

- Combien quoi mon ange ?

- Combien m'a-t-il vendu ? dit-elle d'un ton neutre.

- Trois cents mille dollars.

- Oh ben merde, hurla-t-elle.

- Chuttt, tu veux notre mort ou quoi ? La réprimandais-je.

- Pardon. Mais trois cents mille dollars. Waouh... Je pensais pas valoir tant, dit-elle en souriant.

- Bordel, Bella. Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Il a demandé cette somme parce qu'il te croyait mourante. Ce n'est pas un putain de jeu.

- Oh allez bébé, sois pas fâché. C'est une belle somme pour une nana comme moi, dit-elle en riant de la situation.

- Je vois pas ce qu'il y a de drôle. Putain, j'ai été privé de toi pendant cinq mois par ce putain fils de pute et toi tu en ris, sifflais-je.

Le rire de Bella s'arrêta net et ses yeux se remplirent de larmes.

- Pardon, tu as raison. Je suis désolée, c'est la fatigue ? Tenta-t-elle avec sa moue à laquelle je ne pouvais pas résister.

Je me pinçais l'arête du nez et soufflais pour tenter de me calmer. Bella pouvait jouer avec mes émotions comme si elle jouait au yoyo.

- Comment peux-tu être aussi détachée par la situation avec tout ce qu'il t'a fait vivre ?

- Parce que je sais que si un de ces monstres m'approchait de nouveau, tu lui ferais la peau. Et je sais qu'avec toi à mes côtés, je suis en sécurité, murmura-t-elle.

- Je ferais même la peau de ceux qui ont osé poser une main sur toi. Et je garde James pour la fin. Mais dis-moi où as-tu appris à te battre comme tu l'as fait ?

- Oh… tu es au courant de ça… dit-elle en rougissant.

- Oui je suis au courant. Les filles que tu as défendu, ce sont Jasper et Emmett qui les ont acheté entre guillemets.

- Elles vont bien ? Est-ce qu'elles ont pu retourner dans leurs familles ? Oh mon Dieu, Edward, ma mère, dit-elle en se redressant.

- Oh, du calme. Rallonge-toi et...

- Non, non... ma mère... il faut que je...

- Il faut rien du tout. Pour l'instant, on ne peut rien faire alors tu te calmes et tu te rallonges, ordonnais-je.

- Mais…

- Écoute, je sais que c'est difficile mon ange mais il faut d'abord que je te sorte d'ici et...

- Mais...

- Et, la coupais-je en lui lança un regard d'avertissement. Et une fois que tu sortiras d'ici, Jasper nous dira s'il a pu contacter ta mère ou non.

- Mais s'il n'avait pas réussi, me demanda-t-elle au bord de la crise de panique.

- Alors je tirerais les vers du nez de James avant de le tuer, lui dis-je sérieusement.

- C'est pas comme si j'avais le choix de toute façon, maugréa-t-elle.

- Non et tu n'as pas répondu à ma question.

- True lie et Steven Segal, dit-elle le plus simplement du monde. Et puis ça a du bon d'être mariée avec un agent du FBI, sourit-elle.

Je levais les yeux au ciel. Elle s'était défendue en refaisant ce qu'elle avait vu dans les films. C'est bien ce que je pensais depuis que je l'avais rencontré. Elle était complètement folle.

- Tu aurais pu mourir.

- Je sais.

- Tu es complétement inconsciente.

- Je sais.

- Dangereuse.

- Je sais.

- Ce que tu as fait est irresponsable.

- Je sais.

- Arrête de dire "je sais" à la fin, dis-je énervé.

- Je t'aime Edward.

Putain, elle me faisait le coup à chaque fois.

Flashback

- Bella Marie Swan Cullen, qu'est-ce que tu as fait à ma voiture, hurlais-je en entrant dans l'appartement.

- C'est pas moi, c'est les autres, dit-elle avec la tête d'un enfant qui s'était fait prendre la main dans le sac

- Putain de merde. Elle est méconnaissable.

- Oh mais t'en fais pas. Moi ça va, pas de bobos, rien de cassé, ironisa-t-elle.

- Je le vois bien vu que tu es devant moi, lui appris-je comme un idiot même si en voyant la voiture j'avais eu réellement peur qu'il lui soit arrivé quelque chose.

- Sale con.

- Chieuse.

- Emmerdeur.

- Tueuse de Volvo.

- Je t'aime.

- Et merde...

Je venais de perdre la bataille...

Fin du Flashback

C'était étrange d'ailleurs parce qu'on dirait qu'on ne s'était jamais quittés. C'était comme si tous les mois qui nous avaient séparés, toute la souffrance venait de s'envoler d'un coup.

Je rapprochais mon visage de celui de ma belle pour déposer mes lèvres sur les siennes. Bella y répondit aussitôt. Et ce baiser qui se voulait léger prit de l'ampleur. Mais un raclement de gorge nous fit interrompre le baiser aussi vite qu'il avait commencé.

- Dors un peu d'accord. Je ne bouge pas de la pièce, lui dis-je en lui déposant un dernier baiser sur les lèvres. Et moi aussi je t'aime ma petite chieuse, lui murmurais-je.

Je remontais la couette jusqu'à son cou alors qu'elle fermait ses yeux en arborant un petit sourire. Je caressais ses cheveux tendrement avant d'aller rejoindre Laurent à côté de la porte d'entrée.

- James a dû s'absenter pour un moment, m'apprit ce dernier.

- C'est quoi ce putain de plan ? Assenais-je.

- Les autres continuent de compter l'argent.

- Bordel, fais chier. Si ça dure trop longtemps, l'assaut sera donné même si nous ne sommes pas sortis d'ici. Ils vont croire qu'on est en danger.

- Je peux vous passer mon téléphone. C'est celui que j'utilise pour appeler Seth. La ligne est brouillée.

- Pourquoi ?

- Et pourquoi pas ? Vous savez ce n'est pas parce que je suis ici, que j'accepte ce que fait James.

- Pourtant vous le voyez et vous ne faites rien, lui crachais-je au visage. Il l'a battu, dis-je en pointant du doigt Bella qui s'était endormie. Il a voulu violer les autres filles qui sont sorties d'ici récemment et pourtant vous continuez à être ici et faire comme si rien ne se passait.

- Je n'ai pas le choix. C'est ça où il tuera ma fille, siffla-t-il.

Alors comme ça il faisait également du chantage à Laurent. Putain.

- J'ai rencontré James quand ma fille est née. Je lui avais emprunté du fric parce que je n'avais pas d'argent pour l'élever. Je lui avais dit que je lui rembourserais dès que je le pourrais. Mais les choses se sont aggravées. On s'est aperçus que ma fille avait une leucémie. Cette maladie m'a achevé. Quand James est venu me voir pour récupérer son fric, je lui ai expliqué que je ne pouvais pas le rembourser parce que je devais d'abord penser à soigner ma fille. Il m'a, une fois de plus, avancé l'argent. Mais en échange, je devais bosser pour lui. J'étais dans une impasse financière et il fallait que je sauve ma fille à tout prix. Alors oui, j'ai signé le pacte avec le Diable mais ma fille, au moins, est guérie et elle est en bonne santé. Le souci, c'est que quand on signe avec le pacte, monsieur Hawkins, il est impossible de briser le contrat. Quand j'ai voulu le faire, il m'a menacé d'écourter la vie de ma fille comme la maladie aurait dû le faire. Que voulez-vous que je fasse ?

Je n'avais pas de réponse à sa question. Qu'est-ce que j'aurais fait s'il m'avait fait un tel chantage ? Je lui aurais collé une balle entre les deux yeux sans plus de réflexion. Mais je n'étais pas Laurent et lui n'étais pas moi.

- Passez-moi votre téléphone, lui demandais-je en omettant de répondre à sa question.

Il le tira de sa poche et me le tendit.

- Merci.

- N'oubliez pas d'effacer le numéro avant de me le rendre, m'informa-t-il.

- Vous oubliez à qui vous vous adressez, lui reprochais-je.

Je composais le numéro de Jasper. Je savais qu'il était resté au QG et qu'il était en liaison avec les agents sur le terrain.

- Withlock, j'écoute.

- Jasper, c'est Edward.

- Putain de merde, est-ce que tout va bien ? Pourquoi t'as pas sorti encore tes fesses de cette baraque ? Et merde, as-tu au moins la fille ? Putain mais répond, bordel de merde.

- Fais chier Jazz, respire déjà, tu veux ? Ensuite, j'ai la fille avec moi. Jazz, la fille c'est...

- Il faut que tu sortes ton cul de cette merde Ed et tout de suite, me coupa-t-il.

- Quoi ?

J'entendis des coups de feu retentir au rez-de-chaussée.

- Jazz c'est quoi ce bordel, demandais-je en alerte.

- Ton père a lancé l'assaut...

Sadique ? Moi ? Jamais de la vie... ;)

Alors vous avez aimé ou pas ? On en redemande ou pas ? On poste ou review ou on poste une review ? PTDRRRR

J'espère en tout cas que ça vous a plu. On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures de l'Agent Cullen ^^

Robisous ;)