Auteur : antinea85
Source : Gundam Wing
Genre : ...
Disclamer : sont pas à moi. Gagne pas d'argent avec. Mais je m'amuse bien quand même, niarf, niarf, niarf...
Remarques : merci à Misao girl pour ses reviews . . .
Soldats d'élite.
Chapitre 1. . .
- Tu vas me dire ce qu'il t'arrive, oui !
Heero était très irrité. Ce baka d'amerloque était de plus en plus lunatique ces derniers temps, et ça commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs...
- Rien que tu trouverais intéressant, répliqua Duo, agacé par l'insistance du japonais.
- T'as tes règles où quoi ?
- Ouais, un truc dans ce genre là !... Et il s'enferma à double tour dans la salle de bain.
Heero fronça les sourcils, considéra un instant l'idée de défoncer la porte de la salle de bain, puis, sachant que ce serait certainement à lui de la réparer, y renonça. Il attendrait que l'autre sorte, tout simplement... Retournant dans le salon, il fut accueillit par trois regards plus ou moins interrogateurs. Il haussa les épaules en réponse, signifiant par là qu'il n'avait rien pu soutirer du natté.
- Laisse-moi lui parler. Tu n'es pas vraiment un maître en matière de diplomatie... fit Quatre.
- A chacun sa spécialité, grogna le japonais dans sa barbe.
En silence chacun reprit son activité. Heero s'installa devant son ordinateur, Wufei continua à vérifier leurs armes, les démontant puis les remontant les unes après les autres, Quatre réfléchissant sur l'objectif de leur prochaine mission, et Trowa étudiant un rapport quelconque. Scène faisant partie de leur quotidien. Ce dernier était depuis quelque temps perturbé par les sautes d'humeur du cinquième membre de leur équipe. Au début, ils avaient juste été un peu étonnés du comportement du Duo, toujours si joyeux et dynamique habituellement. Même s'il faisait hurler Wufei, grincer des dents Heero, hausser les sourcils à Trowa et soupirer Quatre, son attitude de joker était indispensable à l'harmonie du groupe. Or, voilà que depuis peu, Duo prenait la mouche pour un rien, se levait de table ou boudait sans raison apparente, passait de la joie la plus folle à la mélancolie la plus profonde, bref, changeait d'humeur comme de chemise. Et cela s'en ressentait sur tout le groupe. Agacement, colère, incompréhension, exaspération, inquiétude... Heero considérait que toutes ces émotions étaient non nécessaires, et ne feraient que leur nuire. Objectif : les éliminer. Moyen pour atteindre ce but : régler le problème de Duo, quelqu'il soit. Obstacle à franchir : trouver ledit problème. Donc faire cracher le morceau à l'américain. Ils avaient mis l'américain au pied du mur, mais ce dernier était d'une obstination sans bornes...
Le bruit d'une clé qu'on tourne indiqua qu'il sortait justement de la salle d'eau. Avec un regard significatif aux autres, Quatre partit le rejoindre.
- Duo ?
- C'est Heero qui t'envoie ?
- Non, je me suis dit que tu préfèrerais m'en parler, s'il s'agit d'un sujet délicat.
- Hum.
- Duo, c'est pas qu'on veut se mêler de ce qui ne nous regarde pas. Mais tu comprends tout de même qu'on a des raisons de se poser des questions...
Duo resta un moment silencieux, tandis que le blond le laissait réfléchir, en l'observant discrètement. Quand Duo était tourmenté, cela se voyait à au pli entre ses sourcils. Finalement, semblant prendre une décision, le natté se tourna vers son coéquipier et lui dit :
- J'ai besoin de marcher un peu, tu viens ?
- Je prends une veste et j'arrive...
En moins de deux ils étaient dehors. Leur planque se trouvait en pleine nature, éloignée de tout. Idéal pour ceux qui aimait les balades en forêt... Après quelques minutes de silence, l'arabe lança les hostilités :
- Alors, qu'est-ce qui te tracasses ?
- Si je te le dis, tu n'iras pas le répéter aux autres, n'est-ce pas ?
- Tout dépend de ce que c'est, répondit prudemment le blond.
- Et bien, crois-moi sur parole, c'est quelque chose qu'ils n'ont pas du tout envie de savoir... Même toi, je ne pense pas que ça te ravira...
- ...
- Très bien. Alors, comment te présenter la chose ? Ca s'embrouille un peu dans ma tête.
Ils s'assirent sur un tronc d'arbre couché, dans une petite clairière.
- J'ai 19 ans. Tout comme vous, enfin à peu près, je suppose. Je suis un garçon....
- ... et ?
- Et j'ai besoin d'avoir une vie sexuelle. Je suis frustré.
- ... Attend... tu me dis que tu nous fait tout ce cirque parce que tu es sexuellement frustré ? (il est sûr d'avoir un don pour la diplomatie, Quatchan ?^__^)
- NON, JE TE DIS QUE J'EN PEUX PLUS PARCE QUE JE SUIS JEUNE, JE SUIS GAY, CONSTAMMENT ENTOURE DE QUATRE BEAUX GOSSES, AVEC INTERDICTION DE FREQUENTER D'AUTRES GENS, FAISANT UN METIER PROPICE AUX DEFERLEMENTS D'ADRENALINE, ET RIEN QUE MA MAIN DROITE POUR M'AIDER A FAIRE BAISSER LA PRESSION !...
Duo s'était levé et faisait face à son coéquipier, essoufflé par son coup d'éclats. Il attendait que toutes les informations qu'il venait de livrer fassent leur chemin...
Ce qui ne tarda pas à être le cas au vu des rougeurs prises par Quatre.
- Tu vois, je t'avais dis que tu voulais pas savoir...
- Je... c'est vraiment pour ça ? Je veux dire... ton comportement bizarre...
- Comme je viens de te le dire. Je ne suis pas une machine, moi, je suis humain. Et j'y peux strictement rien si des fois j'ai l'impression d'être en chaleur... Toi ça va encore, mais t'as vu la pudeur des trois autres ? Ils en n'ont rien à battre de se balader à poil sous mon nez.
- T'exagères.
- Oui, bon. C'est juste au sortir de la douche ou pour d'autres trucs, je sais bien que c'est jamais gratuit. Mais moi, ça m'aide pas du tout. J'ai jamais été attiré par les filles, et là on me cloîtres avec des mecs super canons 24 heures sur 24. Je vais devenir dingue. Si seulement Heero me laissait sortir de temps en temps, j'aurais aucun mal à trouver un partenaire juste pour une fois...
- C'est pas très sérieux...
Duo lui lança un regard noir.
- T'imagines quoi de toute façon, tu crois qu'on peut se permettre de nouer des relations durables, nous ? Et puis je me suis engagé comme soldat, pas comme moine. Et l'abstinence ça n'a jamais été mon fort. Tu vois un peu les effets que ça donne ? Je me comporte comme une gonzesse indisposée, j'arrive plus à contrôler mes réactions, j'ai des érections à des moments pour le moins inopportuns, et avec vous c'est la galère pour trouver le plus petit moment d'intimité...
Il soupira.
- Et c'est décidément pas un problème que j'ai envie d'exposer aux autres... Comment tu fais, toi ?
- Moi ?
- Ben oui. T'es peut-être pas gay mais tu dois bien avoir des envies de temps en temps, nan ?
Malgré sa gêne, Quatre répondit :
- Je les refoule.
- Ah ouais ? Tu dois avoir plus de volonté que moi alors. Voilà, maître Winner, vous connaissez mon problème. Des solutions à proposer ? fit ironiquement le brun.
- Je ne m'attendais pas à ça...
- Je m'en doute. T'inquiète, t'as qu'à dire à Heero que le problème est presque réglé. Je trouverais bien une solution. Je sais pas encore quoi, mais bon... En attendant, je vais essayer de retrouver mon comportement d'avant...
.......................................
Ils avaient profité que Duo soit parti faire les courses pour le coincer dans une chambre. Quatre s'en voulut de s'être fait avoir si facilement. Mais aussi, comment y échapper ?... De retour à la maison, Quatre avait dit à Heero et aux autres de ne plus s'en faire. Que c'était –presque- réglé. Il n'avait pas voulu en dire plus, bien que les autres aient tenté de le faire changer d'avis. Visiblement, ils avaient fait mine d'abandonner la partie pour mieux revenir à la charge plus tard...
- Crache le morceau tout de suite, Winner, ça vaudra mieux pour toi.
Assis sur son lit, celui-ci lisait un livre lorsque les trois soldats étaient entrés, se plaçant stratégiquement dans la chambre pour lui couper toute retraite. Ils n'abandonneraient apparemment pas avant qu'il ait parlé. Avec résignation, Quatre pria alors pour que Duo lui pardonne, et pour que ses révélations ne jettent pas un froid entre les membres de l'équipe.
- Alors ? fit Heero.
- C'est un problème personnel, commença le blond.
- Qui altère trop son comportement pour qu'on laisse couler.
Les deux autres étaient d'accord avec lui.
- Je vais vous le dire, mais après, je vous conseille d'en parler avec Duo.
..............................
- Je suis rentré, et je meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuurs de faim ! J'ai ramené des pizzas pour ce soir, ça vous dit ? Ben, z'êtes où ?
Après avoir balancé les courses sur la table de la cuisine, le jeune homme partit à la recherche de ses compagnons. Il les trouva réunis dans le salon, apparemment en pleine conversation que son retour avait interrompu. Un regard lancé au blond lui suffit pour comprendre. Levant les yeux au ciel et grimaçant, il alla se vautrer sur le fauteuil resté libre et dit :
- Quatre, rappelle-moi à l'occasion de ne jamais plus te faire de confidences.
- Je suis désolé, Duo...
- Moi aussi.
- Ne t'en prends pas à Quatre, nous avons tous insisté pour qu'il nous le dise, fit le chinois.
- J'aurais du me souvenir que vous avez tous assisté au séminaire : mille et une façon de faire parler l'ennemi... comme l'ami.
Un ange passe dans la pièce (en fait l'auteur sait pas quoi mettre)
Duo s'appliquait à ne croiser aucun regard. Celui de Quatre parce qu'il lui en voulait, et ceux des autres parce qu'il ne savait pas comment ils avaient pris la nouvelle. Qui sait, ils étaient peut-être homophobes, et dégoûté que quelqu'un de leur connaissance ait pu pensé à eux de cette manière-là... Sans aller jusque là, de toute façon, il n'était pas très fier de lui. Un soldat doit savoir se contrôler quelque soit la situation c'est probablement ce qu'ils pensaient tous...
- Physiologiquement c'est tout à fait normal. Ca prouve que tu es en bonne santé... déclara Trowa.
- A mon niveau, c'est à se demander si j'ai pas des ancêtres chez les bouffeurs de carottes, marmonna le natté en réponse. Ecoutez, reprit-il, je vois pas trop ce que vous pouvez y faire, vous, alors Heero, si tu voulais bien reconsidérer ma demande de sortir la nuit, seul, je...
- Non.
- Non. Il soupira. Bon, ben, je crois que le débat est clos, c'est officiel, je vais mourir de frustration... J'aurais du en profiter pour prendre des magazines de cul...
Il s'apprêta à se lever pour quitter la pièce, mais un geste d'Heero le fit rester sur place. L'humiliation n'est pas encore finie ? songea t-il, mécontent.
- Je ne te laisse pas fréquenter des inconnus parce qu'on ne sait jamais à qui on peut avoir à faire.
- Oh, tu t'inquiètes pour ma sécurité ?
- Baka. Ce pourrait être un ennemi qui cherche à te soutirer des infos, te tuer, où à ce que tu l'amènes à nous...
- Je sais faire attention, tu sais...
Heero continua sans tenir compte de l'interruption.
- ...alors il faut limiter au maximum nos rapports avec des étrangers. Donc, quand tu auras tes envies, tu les feras passer avec l'un de nous.
- ...
Considérant la conversation terminée, il sortit de la pièce, rapidement suivit par Trowa et Wufei. Quatre était déjà sur le pas de la porte quand Duo lui demanda :
- Attend, j'ai bien compris ce qu'il a voulu que je comprenne ?
- Je crois que oui.
- Mais qu'est-ce qui lui est passé par la tête ?
.......................................
- Que penses tu de la solution de Yuy ?
Trowa haussa les épaules.
- Il fallait faire quelque chose pour Duo. Si on laisse la situation s'empirer, il finira par péter un plomb. Le sexe est un besoin fondamental chez l'homme.
- Chez nous aussi, alors.
-... Je suppose, oui.
Wufei réfléchit sur les implications de cette information.
.......................................
- Tu sais, Heero, j'ai du mal à voir où tu veux en venir.
Le japonais, occupé devant son écran, ne répondit pas. Il était 22 heures, et las de se prendre la tête avec les questions qui dansaient la lambada dans son esprit, Duo était venu rejoindre Heero qui travaillait au salon, seul.
- Tu m'as dit, texto, de « passer mes envies avec l'un de vous », non ? Ca implique quoi, au juste ?
N'obtenant toujours aucune réponse, Duo se la joua provocateur :
- Et si je te dis que là, maintenant, tout de suite, je suis en manque de sexe ?
Calmement, le leader du groupe rabattit l'écran de son portable, se leva de sa chaise, prit la main de son subordonné, l'amena dans sa chambre et ferma la porte à clé.
- Qu'est-ce qu...
Duo fut bâillonné par la bouche d'Heero. Celui-ci se mit en devoir d'ôter tout souffle des poumons de son partenaire. Quand, essoufflés, ils se séparèrent, le japonais le fixa droit dans les yeux, et lui dit :
- Ca veut dire ça.
Et sans autre préavis il souleva l'américain pour le balancer abruptement sur le lit. Et entreprit de se déshabiller sous les yeux plus qu'ahuris de Duo... Il avait ôté sa chemise lorsque le natté se reprit et lui dit, étrangement sérieux :
- Arrête. Je n'ai jamais demandé à ce que vous payiez de votre personne pour satisfaire mes envies.
- Tu as pensé que nous aussi, on pouvait avoir des « envies ».
Duo le regarda d'un air sceptique.
- Bizarrement, non. Et sans vouloir te vexer, t'as pas vraiment l'air chaud.
Il lança un regard éloquent vers l'entrejambe du brun, qui ne présentait aucun signe d'une quelconque excitation.
- Essaie de me chauffer, alors.
C'était clairement, nettement, définitivement, un défi. Et il était dit que Duo Maxwell ne pouvait pas résister aux défis...
A suivre... Enfin j'espère. Je sais pas encore comment la continuer. Des idées ? Si ça vous a intéressé, bien sûr...
Source : Gundam Wing
Genre : ...
Disclamer : sont pas à moi. Gagne pas d'argent avec. Mais je m'amuse bien quand même, niarf, niarf, niarf...
Remarques : merci à Misao girl pour ses reviews . . .
Soldats d'élite.
Chapitre 1. . .
- Tu vas me dire ce qu'il t'arrive, oui !
Heero était très irrité. Ce baka d'amerloque était de plus en plus lunatique ces derniers temps, et ça commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs...
- Rien que tu trouverais intéressant, répliqua Duo, agacé par l'insistance du japonais.
- T'as tes règles où quoi ?
- Ouais, un truc dans ce genre là !... Et il s'enferma à double tour dans la salle de bain.
Heero fronça les sourcils, considéra un instant l'idée de défoncer la porte de la salle de bain, puis, sachant que ce serait certainement à lui de la réparer, y renonça. Il attendrait que l'autre sorte, tout simplement... Retournant dans le salon, il fut accueillit par trois regards plus ou moins interrogateurs. Il haussa les épaules en réponse, signifiant par là qu'il n'avait rien pu soutirer du natté.
- Laisse-moi lui parler. Tu n'es pas vraiment un maître en matière de diplomatie... fit Quatre.
- A chacun sa spécialité, grogna le japonais dans sa barbe.
En silence chacun reprit son activité. Heero s'installa devant son ordinateur, Wufei continua à vérifier leurs armes, les démontant puis les remontant les unes après les autres, Quatre réfléchissant sur l'objectif de leur prochaine mission, et Trowa étudiant un rapport quelconque. Scène faisant partie de leur quotidien. Ce dernier était depuis quelque temps perturbé par les sautes d'humeur du cinquième membre de leur équipe. Au début, ils avaient juste été un peu étonnés du comportement du Duo, toujours si joyeux et dynamique habituellement. Même s'il faisait hurler Wufei, grincer des dents Heero, hausser les sourcils à Trowa et soupirer Quatre, son attitude de joker était indispensable à l'harmonie du groupe. Or, voilà que depuis peu, Duo prenait la mouche pour un rien, se levait de table ou boudait sans raison apparente, passait de la joie la plus folle à la mélancolie la plus profonde, bref, changeait d'humeur comme de chemise. Et cela s'en ressentait sur tout le groupe. Agacement, colère, incompréhension, exaspération, inquiétude... Heero considérait que toutes ces émotions étaient non nécessaires, et ne feraient que leur nuire. Objectif : les éliminer. Moyen pour atteindre ce but : régler le problème de Duo, quelqu'il soit. Obstacle à franchir : trouver ledit problème. Donc faire cracher le morceau à l'américain. Ils avaient mis l'américain au pied du mur, mais ce dernier était d'une obstination sans bornes...
Le bruit d'une clé qu'on tourne indiqua qu'il sortait justement de la salle d'eau. Avec un regard significatif aux autres, Quatre partit le rejoindre.
- Duo ?
- C'est Heero qui t'envoie ?
- Non, je me suis dit que tu préfèrerais m'en parler, s'il s'agit d'un sujet délicat.
- Hum.
- Duo, c'est pas qu'on veut se mêler de ce qui ne nous regarde pas. Mais tu comprends tout de même qu'on a des raisons de se poser des questions...
Duo resta un moment silencieux, tandis que le blond le laissait réfléchir, en l'observant discrètement. Quand Duo était tourmenté, cela se voyait à au pli entre ses sourcils. Finalement, semblant prendre une décision, le natté se tourna vers son coéquipier et lui dit :
- J'ai besoin de marcher un peu, tu viens ?
- Je prends une veste et j'arrive...
En moins de deux ils étaient dehors. Leur planque se trouvait en pleine nature, éloignée de tout. Idéal pour ceux qui aimait les balades en forêt... Après quelques minutes de silence, l'arabe lança les hostilités :
- Alors, qu'est-ce qui te tracasses ?
- Si je te le dis, tu n'iras pas le répéter aux autres, n'est-ce pas ?
- Tout dépend de ce que c'est, répondit prudemment le blond.
- Et bien, crois-moi sur parole, c'est quelque chose qu'ils n'ont pas du tout envie de savoir... Même toi, je ne pense pas que ça te ravira...
- ...
- Très bien. Alors, comment te présenter la chose ? Ca s'embrouille un peu dans ma tête.
Ils s'assirent sur un tronc d'arbre couché, dans une petite clairière.
- J'ai 19 ans. Tout comme vous, enfin à peu près, je suppose. Je suis un garçon....
- ... et ?
- Et j'ai besoin d'avoir une vie sexuelle. Je suis frustré.
- ... Attend... tu me dis que tu nous fait tout ce cirque parce que tu es sexuellement frustré ? (il est sûr d'avoir un don pour la diplomatie, Quatchan ?^__^)
- NON, JE TE DIS QUE J'EN PEUX PLUS PARCE QUE JE SUIS JEUNE, JE SUIS GAY, CONSTAMMENT ENTOURE DE QUATRE BEAUX GOSSES, AVEC INTERDICTION DE FREQUENTER D'AUTRES GENS, FAISANT UN METIER PROPICE AUX DEFERLEMENTS D'ADRENALINE, ET RIEN QUE MA MAIN DROITE POUR M'AIDER A FAIRE BAISSER LA PRESSION !...
Duo s'était levé et faisait face à son coéquipier, essoufflé par son coup d'éclats. Il attendait que toutes les informations qu'il venait de livrer fassent leur chemin...
Ce qui ne tarda pas à être le cas au vu des rougeurs prises par Quatre.
- Tu vois, je t'avais dis que tu voulais pas savoir...
- Je... c'est vraiment pour ça ? Je veux dire... ton comportement bizarre...
- Comme je viens de te le dire. Je ne suis pas une machine, moi, je suis humain. Et j'y peux strictement rien si des fois j'ai l'impression d'être en chaleur... Toi ça va encore, mais t'as vu la pudeur des trois autres ? Ils en n'ont rien à battre de se balader à poil sous mon nez.
- T'exagères.
- Oui, bon. C'est juste au sortir de la douche ou pour d'autres trucs, je sais bien que c'est jamais gratuit. Mais moi, ça m'aide pas du tout. J'ai jamais été attiré par les filles, et là on me cloîtres avec des mecs super canons 24 heures sur 24. Je vais devenir dingue. Si seulement Heero me laissait sortir de temps en temps, j'aurais aucun mal à trouver un partenaire juste pour une fois...
- C'est pas très sérieux...
Duo lui lança un regard noir.
- T'imagines quoi de toute façon, tu crois qu'on peut se permettre de nouer des relations durables, nous ? Et puis je me suis engagé comme soldat, pas comme moine. Et l'abstinence ça n'a jamais été mon fort. Tu vois un peu les effets que ça donne ? Je me comporte comme une gonzesse indisposée, j'arrive plus à contrôler mes réactions, j'ai des érections à des moments pour le moins inopportuns, et avec vous c'est la galère pour trouver le plus petit moment d'intimité...
Il soupira.
- Et c'est décidément pas un problème que j'ai envie d'exposer aux autres... Comment tu fais, toi ?
- Moi ?
- Ben oui. T'es peut-être pas gay mais tu dois bien avoir des envies de temps en temps, nan ?
Malgré sa gêne, Quatre répondit :
- Je les refoule.
- Ah ouais ? Tu dois avoir plus de volonté que moi alors. Voilà, maître Winner, vous connaissez mon problème. Des solutions à proposer ? fit ironiquement le brun.
- Je ne m'attendais pas à ça...
- Je m'en doute. T'inquiète, t'as qu'à dire à Heero que le problème est presque réglé. Je trouverais bien une solution. Je sais pas encore quoi, mais bon... En attendant, je vais essayer de retrouver mon comportement d'avant...
.......................................
Ils avaient profité que Duo soit parti faire les courses pour le coincer dans une chambre. Quatre s'en voulut de s'être fait avoir si facilement. Mais aussi, comment y échapper ?... De retour à la maison, Quatre avait dit à Heero et aux autres de ne plus s'en faire. Que c'était –presque- réglé. Il n'avait pas voulu en dire plus, bien que les autres aient tenté de le faire changer d'avis. Visiblement, ils avaient fait mine d'abandonner la partie pour mieux revenir à la charge plus tard...
- Crache le morceau tout de suite, Winner, ça vaudra mieux pour toi.
Assis sur son lit, celui-ci lisait un livre lorsque les trois soldats étaient entrés, se plaçant stratégiquement dans la chambre pour lui couper toute retraite. Ils n'abandonneraient apparemment pas avant qu'il ait parlé. Avec résignation, Quatre pria alors pour que Duo lui pardonne, et pour que ses révélations ne jettent pas un froid entre les membres de l'équipe.
- Alors ? fit Heero.
- C'est un problème personnel, commença le blond.
- Qui altère trop son comportement pour qu'on laisse couler.
Les deux autres étaient d'accord avec lui.
- Je vais vous le dire, mais après, je vous conseille d'en parler avec Duo.
..............................
- Je suis rentré, et je meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuurs de faim ! J'ai ramené des pizzas pour ce soir, ça vous dit ? Ben, z'êtes où ?
Après avoir balancé les courses sur la table de la cuisine, le jeune homme partit à la recherche de ses compagnons. Il les trouva réunis dans le salon, apparemment en pleine conversation que son retour avait interrompu. Un regard lancé au blond lui suffit pour comprendre. Levant les yeux au ciel et grimaçant, il alla se vautrer sur le fauteuil resté libre et dit :
- Quatre, rappelle-moi à l'occasion de ne jamais plus te faire de confidences.
- Je suis désolé, Duo...
- Moi aussi.
- Ne t'en prends pas à Quatre, nous avons tous insisté pour qu'il nous le dise, fit le chinois.
- J'aurais du me souvenir que vous avez tous assisté au séminaire : mille et une façon de faire parler l'ennemi... comme l'ami.
Un ange passe dans la pièce (en fait l'auteur sait pas quoi mettre)
Duo s'appliquait à ne croiser aucun regard. Celui de Quatre parce qu'il lui en voulait, et ceux des autres parce qu'il ne savait pas comment ils avaient pris la nouvelle. Qui sait, ils étaient peut-être homophobes, et dégoûté que quelqu'un de leur connaissance ait pu pensé à eux de cette manière-là... Sans aller jusque là, de toute façon, il n'était pas très fier de lui. Un soldat doit savoir se contrôler quelque soit la situation c'est probablement ce qu'ils pensaient tous...
- Physiologiquement c'est tout à fait normal. Ca prouve que tu es en bonne santé... déclara Trowa.
- A mon niveau, c'est à se demander si j'ai pas des ancêtres chez les bouffeurs de carottes, marmonna le natté en réponse. Ecoutez, reprit-il, je vois pas trop ce que vous pouvez y faire, vous, alors Heero, si tu voulais bien reconsidérer ma demande de sortir la nuit, seul, je...
- Non.
- Non. Il soupira. Bon, ben, je crois que le débat est clos, c'est officiel, je vais mourir de frustration... J'aurais du en profiter pour prendre des magazines de cul...
Il s'apprêta à se lever pour quitter la pièce, mais un geste d'Heero le fit rester sur place. L'humiliation n'est pas encore finie ? songea t-il, mécontent.
- Je ne te laisse pas fréquenter des inconnus parce qu'on ne sait jamais à qui on peut avoir à faire.
- Oh, tu t'inquiètes pour ma sécurité ?
- Baka. Ce pourrait être un ennemi qui cherche à te soutirer des infos, te tuer, où à ce que tu l'amènes à nous...
- Je sais faire attention, tu sais...
Heero continua sans tenir compte de l'interruption.
- ...alors il faut limiter au maximum nos rapports avec des étrangers. Donc, quand tu auras tes envies, tu les feras passer avec l'un de nous.
- ...
Considérant la conversation terminée, il sortit de la pièce, rapidement suivit par Trowa et Wufei. Quatre était déjà sur le pas de la porte quand Duo lui demanda :
- Attend, j'ai bien compris ce qu'il a voulu que je comprenne ?
- Je crois que oui.
- Mais qu'est-ce qui lui est passé par la tête ?
.......................................
- Que penses tu de la solution de Yuy ?
Trowa haussa les épaules.
- Il fallait faire quelque chose pour Duo. Si on laisse la situation s'empirer, il finira par péter un plomb. Le sexe est un besoin fondamental chez l'homme.
- Chez nous aussi, alors.
-... Je suppose, oui.
Wufei réfléchit sur les implications de cette information.
.......................................
- Tu sais, Heero, j'ai du mal à voir où tu veux en venir.
Le japonais, occupé devant son écran, ne répondit pas. Il était 22 heures, et las de se prendre la tête avec les questions qui dansaient la lambada dans son esprit, Duo était venu rejoindre Heero qui travaillait au salon, seul.
- Tu m'as dit, texto, de « passer mes envies avec l'un de vous », non ? Ca implique quoi, au juste ?
N'obtenant toujours aucune réponse, Duo se la joua provocateur :
- Et si je te dis que là, maintenant, tout de suite, je suis en manque de sexe ?
Calmement, le leader du groupe rabattit l'écran de son portable, se leva de sa chaise, prit la main de son subordonné, l'amena dans sa chambre et ferma la porte à clé.
- Qu'est-ce qu...
Duo fut bâillonné par la bouche d'Heero. Celui-ci se mit en devoir d'ôter tout souffle des poumons de son partenaire. Quand, essoufflés, ils se séparèrent, le japonais le fixa droit dans les yeux, et lui dit :
- Ca veut dire ça.
Et sans autre préavis il souleva l'américain pour le balancer abruptement sur le lit. Et entreprit de se déshabiller sous les yeux plus qu'ahuris de Duo... Il avait ôté sa chemise lorsque le natté se reprit et lui dit, étrangement sérieux :
- Arrête. Je n'ai jamais demandé à ce que vous payiez de votre personne pour satisfaire mes envies.
- Tu as pensé que nous aussi, on pouvait avoir des « envies ».
Duo le regarda d'un air sceptique.
- Bizarrement, non. Et sans vouloir te vexer, t'as pas vraiment l'air chaud.
Il lança un regard éloquent vers l'entrejambe du brun, qui ne présentait aucun signe d'une quelconque excitation.
- Essaie de me chauffer, alors.
C'était clairement, nettement, définitivement, un défi. Et il était dit que Duo Maxwell ne pouvait pas résister aux défis...
A suivre... Enfin j'espère. Je sais pas encore comment la continuer. Des idées ? Si ça vous a intéressé, bien sûr...
