Titre : Nuit Blanches à Selsey (Sleepless in Selsey)

Rating : T

Pairings : HPDM.

Spoilers : Jusqu'à tome 7. Prend plus au moins en compte l'épilogue.

Disclaimer : Harry Potter appartient à J.K. Rowling et l'histoire à Cheryl Dyson.

Note de la traductrice : Cette histoire est une traduction de Sleepless in Selsey de Cheryl Dyson. La fic est terminée et se compose de 4 chapitres (un peu moins de 20 000 mots).

Je m'excuse pour le temps qu'il m'a fallu pour poster ce deuxième chapitre. J'espère tout de même qu'il vous plaira autant que le premier.

Je vous remercie sincèrement pour les reviews et les followings. N'hésitez pas à partager votre avis sur cette histoire en laissant une review à l'auteur originale.

Voici donc le deuxième chapitre.


Nuits Blanches à Selsey

Chapitre 2


La chouette arriva une heure plus tard avec un large paquet. Albus laissa entrer par la fenêtre la bête qui semblait perdue avant de lui donner quelques friandises pour hibou tandis que l'oiseau se reposait sur le perchoir. Son père était dans la chambre de Lily, essayant de ranger la pièce pour une raison que Al n'arrivait pas à comprendre. Dix minutes après qu'elle soit de retour à la maison, ce serait comme si un ouragan avait eu lieu, l'eau en moins. Sa sœur était un vrai souillon.

Albus chassa la chouette puis ferma la fenêtre avant que le vent froid ne puisse remplacer la chaleur de la maison. Il attrapa le paquet et grimpa les escaliers. La chambre de Lily était la première, donc Albus cacha les lettre derrière son dos avant de jeter un coup d'oeil à l'intérieur de la pièce.

Son père était à quatre pattes et regardait sous le lit de Lily tout en envoyant des sorts afin d'en sortir quelques nombreux objets, y compris quatre petites cuillères, une assiette avec ce qui semblait être la moitié d'un sandwich un peu ancien, un nombre impressionnant de chaussettes dépareillées et le t-shirt préféré de James. Albus eut un sourire suffisant. Lily allait avoir de gros problèmes lorsque James aurait connaissance de cette histoire.

Son père murmurait entre ses dents, donc Albus se glissa dans le couloir et entra dans sa chambre. Il défit les ficelles entourant le paquet et laissa le contenu se déverser sur son lit. Il y avait des lettres et des cartes de toutes sortes, tellement qu'Albus n'était pas sûr de savoir par où commencer. La moitié des lettres semblait avoir été trempée dans du parfum et toutes ces odeurs mélangées étaient presque insupportable.

Albus fronça le nez avant de détacher la latte de son plancher qui masquait sa cachette afin d'en extraire la baguette. Albus l'avait trouvé au milieu des affaires de son père environ sept mois plus tôt et il s'était depuis secrètement entraîné avec dès qu'il le pouvait. Le garçon n'avait pas encore sa baguette officielle – il ne l'aurait pas tant qu'il ne serait pas prêt à rejoindre Poudlard – mais il s'était rendu compte que la vieille baguette marchait bien assez pour la poignée de sorts qu'il connaissait.

Les sortilèges de Rafraichissement d'Air était une nécessité quand vous aviez un frère comme James, Albus était donc plutôt doué avec ceux-là maintenant. Il marmonna un merci à sa cousine Rose pour lui avoir appris tous les sorts qu'il connaissait tandis que le parfum se dissipait. Albus cacha de nouveau la baguette avant de jeter une couverture sur la pile de lettre. Il piocha une enveloppe au hasard, l'ouvrit, puis commença sa lecture.

Cher James,

J'ai entendu ton histoire déchirante sur RI-10 et elle m'a honnêtement brisé le cœur. Ton pauvre père semble avoir besoin d'une nouvelle femme pour le ramener vers le droit chemin [1]. (Ton père comprendra ce que je veux dire par droit chemin.) J'aimerai vraiment être celle qui

Albus jeta la lettre, les sourcils froncés. Il avait beaucoup pensé à ce que ça voulait dire, que son père aime autant les hommes que les femmes, et il en avait discuté avec sa cousine Rose, qui était la personne la plus intelligente qu'il connaissait. Rose avait été catégorique quant au fait que les gens aimaient qui ils aimaient et s'ils étaient attirés par quelqu'un du même sexe, alors ce n'était pas plus de leur faute que le parfum de glace qu'ils préféraient. Il n'avait aucune idée de pourquoi il préférait le parfum Mélange Mentholé [2] plus que le préféré de Lily, Pincée d'Arc-En-Ciel [2], mais le fait était que si quelqu'un lui avait dit qu'il était anormal [3]de préférer Mélange Mentholé et qu'il ne devrait manger uniquement que de la glace Pincée d'Arc-En-Ciel pour le reste de sa vie... eh bien, ça serait vraiment nul, parce que Pincée d'Arc-En-Ciel, c'était dégoûtant.

Du coup, si le père d'Albus aimait les hommes, il devrait chercher un nouveau mari et non pas une nouvelle femme. Le garçon pensait que ça pouvait être cool d'avoir deux papas, surtout si le nouveau aimait le Quidditch autant que son père. Albus fronça les sourcils lorsqu'une nouvelle idée se présenta à lui. Il se leva et rapporta un morceau de parchemin et plume de son bureau. Il reprit sa place sur son lit et écrivit.

CONDITIONS NÉCESSAIRES :

- Doit aimer le Quidditch, ou au moins voler.

- Doit être beau (vérifier ce point avec Rose)

- Quelqu'un de riche serait cool PAS QUELQU'UN D'INTÉRESSÉ PAR L'ARGENT

- Qui aime les enfants.

Il examina sa liste avant d'acquiescer. Il ajouterait d'autres points plus tard, si nécessaire. Accompagné d'un nouveau sentiment de détermination, il saisit la lettre suivante.

Dix lettres et six cartes plus tard, la pile contenant celles qui ne lui avaient pas plu avait grandi et Albus n'avait qu'une seule lettre représentant un 'Peut-être'. La plupart provenaient de femmes semblant désespérées qui voulaient le câliner contre leur poitrine (il frémit) et aider son père à sortir de son triste passage à vide à l'aide de choses auxquelles Albus préférait ne vraiment pas penser.

« Albus ? Qu'est-ce que tu fais ? » lui cria son père.

« Je lis ! »

« Oh. James et Lily reviennent ce soir. Pizza pour le dîner ? »

« Papa. On devrait toujours manger de la pizza. Tu le sais. »

Le rire de son père résonna dans le couloir. Il devait en avoir fini avec la chambre de Lily. « Désolé, j'avais oublié à qui je parlais. Soirée pizza, alors. Je vais prendre une douche et me frotter la peau pour essayer de faire disparaître le parfum de Lily. Elle est obligée d'en mettre sur tout et n'importe quoi ? »

« Je suis sûr qu'elle trempe certaines de ses affaires dedans. »

« Il va falloir que je parle à Hermione pour qu'elle arrête de lui acheter cet horrible parfum... » La voix de son père fut étouffée alors qu'il s'enfonçait dans le couloir vers la suite parentale. Albus entendit une porte se fermer suivit du son lointain de la douche. Le garçon retourna à ses lettres.

Il en ajouta sept autres à la pile négative et une de plus sur le tas 'Peut-être', avant de découvrir la perle rare.

Cher Monsieur,

Bien que je ne suis pas de ceux qui écoutent frivolement les programmes radio, il s'avère que j'ai surpris votre fils l'autre soir sur RI-10. Je vous prie d'accepter mes condoléances pour la mort de votre femme. Je sais combien une telle chose peut être particulièrement dur pour les personnes ayant des enfants. Mon fils (qui a le même âge que le votre) a aussi perdu sa mère, quoique à cause d'un divorce plutôt que quelque chose de plus permanent. Elle a quitté le continent et il ne la voit qu'en de rares occasions à présent. Cela le rend très triste parfois. Mais je m'égare. Nous n'avons pas divorcé parce que je préfère la compagnie des hommes, bien que cela fut un facteur. Je souhaiterai vous présenter une liste de mes meilleures qualités, au cas où vous chercheriez quelqu'un qui pourrait vous assister afin de soulager votre peine, ou du moins compatir autour d'un ou deux verres de brandy de temps en temps. Je suis grand, en forme, et beaucoup de mes connaissances me disent souvent être 'extrêmement beau'. Je suis auto-entrepreneur et financièrement stable. J'ai un fils (comme mentionné ci-dessus) qui entrera à l'École de Magie et de Sorcellerie de Poudlard l'année prochaine. Si vous décidez de m'écrire, veuillez envoyer un hibou à S.M. chez P.P., A300 Widbrook Hill, Bradford-on-Avon. J'espère avoir vite de vos nouvelles.

Albus relut la lettre deux fois avant de la serrer contre sa poitrine. L'auteur semblait parfait. 'Financièrement stable' voulait dire riche, ou du moins quelqu'un avec un bon métier qui ne courrait pas après l'argent de son père. Et il était 'extrêmement beau' selon ses propres mots. Et il avait un fils de l'âge de Al, donc il aimait très certainement les enfants. Albus était partagé quant à l'idée d'avoir un autre frère. S'il s'avérait être gros crétin, comme James, ça serait une catastrophe. Mais s'il était calme et intelligent, comme Hugo, ça serait génial.

Albus regarda sa liste de 'Conditions Nécessaires' et fut satisfait de cocher chacun des points excepté le Quidditch, et ça allait être facile de s'occuper ça. Il courut à son bureau, s'assit, et commença à écrire.


Scorpius était une boule de nerfs. Il était plutôt fier de la lettre qu'il avait rédigé. Enfin, la lettre qu'il avait partiellement rédigé. Le contenu était principalement ce que Tante Pansy lui avait dit d'écrire. Elle était la meilleure co-conspiratrice du monde, même si elle n'avait pas arrêté de marmonner : « Je ne devrais pas faire ça » tout en barrant les mots de Scorpius avant de rajouter des choses comme 'condoléances' et 'connaissances'. Scorpius savait ce que ces mots signifiaient, bien-sûr, mais il n'était pas certain de savoir les épeler correctement. Et il devait admettre que la lettre donnait maintenant plus l'impression d'avoir été écrite par son père que lorsqu'il avait rédigé le brouillon.

Scorpius avait été obligé d'aller chercher l'aide de sa tante et de lui révéler la vérité quand il avait réalisé que sa lettre ne pourrait jamais passer pour celle d'un adulte. Il était intelligent et loquace, mais il n'avait que dix ans.

Un elfe de maison apparut dans la pièce. « Maître Scorpius, Maître Draco vous demande de descendre pour dîner maintenant. »

« Est-ce que William est là ? »

« Oui, Maître Scorpius. »

Le garçon soupira profondément et ses lèvres s'étirèrent en un pli d'irritation. William Stebbins était la raison principale pour laquelle Scorpius avait écrit à l'homme inconnu de la radio. « Dis à Père que j'arrive. » Il ouvrit la porte de sa penderie et se demanda jusqu'où il pouvait pousser sa rébellion avant de perdre ses importants privilèges.

Six minutes plus tard, Scorpius entra dans la salle à manger et se laissa tomber sur sa chaise.

« Qu'est-ce que tu portes ? » demanda son père sur un ton saccadé.

« Chemise moldue » répondit Scorpius avant d'attraper le jus d'orange.

« Et où l'as-tu eu ? » Du coin de l'oeil, Scorpius pouvait voir que le léger tic nerveux crispant la mâchoire de son père.

« Par correspondance. Salut William. » ajouta-t-il à contre-coeur.

« Bonsoir, Scorpius. Voyons, ne sois pas en colère contre lui, Draco. C'est normal pour les jeunes d'essayer de nouvelles choses et d'être différent. Je suis sûr que tu as fait des choses farfelues quand tu étais plus jeune. » Le gloussement de William donnait l'impression d'être du papier de verre sur les nerfs de Scorpius. Il n'avait certainement pas besoin de l'approbation condescendante de William quand il était en train d'essayer de faire passer un message.

Le regard noir de son père aurait pu faire bouillir les couleurs criardes de la chemise de Scorpius si elle n'avait pas été faite d'une matière Moldue non naturelle. Le garçon haussa les épaules et l'une d'elle glissa à travers un trou stratégique du tissu. La chemise était hideuse, Scorpius devait l'avouer. Elle était composée d'une multitude de cercles de couleurs vives et était fermée par des anneaux dorés et des chaines. Elle semblait crier Influence Moldue et s'il y avait bien une chose que William méprisait, c'était les Moldus.

« Non, » dit le père de Scorpius « Je n'ai jamais fait aucune chose farfelue. Même lorsque j'étais jeune. »

William soupira, visiblement ravi. « Oh, Draco. C'est ce que j'aime chez toi. » Il offrit un regard tendre au père de Scorpius et la main du garçon se serra si fort autour de son verre qu'il fut surpris qu'il n'explose pas avant d'enfoncer des morceaux de verres dans sa paume. Il voulait cogner le verre contre la table, ou peut-être même le lancer au visage de William.

« Ce n'est sûrement pas la seule chose. » ajouta son père sèchement tout en se servant du thé.

« Eh bien, non. » gloussa William et Scorpius ferma les yeux, se souvenant que le rire agaçant de l'homme n'était qu'une chose de plus qui le rendait détestable.

« Où est Tante Pansy ? » s'enquit bruyamment Scorpius avant de se servir une pleine cuillère de pommes de terre. Il n'avait pas faim, principalement à cause de la présence de William, mais il préférait s'épargner une autre leçon de morale. Il ajouta un peu d'oie rôtie et quelques pois.

« Elle ne vit pas ici, Scorpius. Elle est rentrée chez elle. »

« Et grand-mère ?

« Elle était fatiguée de sa journée shopping, elle s'est couchée tôt. »

Traitresses, pensa Scorpius. Aucune des deux n'appréciait William, mais les grands pouvaient trouver des excuses et ainsi éviter sa compagnie déplaisante. Scorpius était coincé avec lui.

« Ce soir, c'est juste nous, les hommes. » dit William « N'est-ce pas formidable ? »

« Une joie de tous les instants. » murmura Scorpius avant de planter son couteau dans l'oie, imaginant le front de William à la place tandis que les dents s'enfonçaient dans la viande.


24 décembre 2016

Harry sourit à Lily tandis qu'elle secouait systématiquement chacun de ses cadeaux pour la centième fois. « Celui-là, c'est des vêtements. » dit-elle avec un soupir. « Les vêtements devraient être interdits en tant que cadeaux. »

« Mais tu aimes avoir de nouvelles tenues ! » s'exclama Harry.

« C'est vrai. Mais c'est des cadeaux de Noël ennuyeux. Je préfère les jeux et les jouets. »

« Je suis trop vieux pour les jouets. » dit Albus de son perchoir habituel sur le bord de la fenêtre. Un livre était ouvert sur ses genoux mais il ne cessait de regarder par la fenêtre. Harry ne l'avait pas vu tourner une seule page en une demi-heure. Albus semblait plus pensif que d'habitude, et l'était depuis l'incident de la Radio Indépendante.

« Ah bon ? » répondit Harry feignant la surprise. « Oh non ! Je devrais probablement ramener celui-là au magasin pour me faire rembourser alors. » Il marcha jusqu'au sapin et fit mine d'attraper un paquet.

« Non ! » s'écria Albus en se redressant. « Je plaisantais ! Je suis encore totalement assez jeune pour les jouets ! »

Lily gloussa et James renifla bruyamment de mépris avant de répliquer : « Fais attention à ce que tu dis, abruti. »

« James ! » réprimanda Harry en lui adressant un regard sévère.

«Pardon. » James ne semblait pas le moins du monde désolé.

Albus se réinstalla confortablement tout en tirant la langue à son frère. James lui offrit un doigt d'honneur en échange, que Harry fit semblant de ne pas voir. Il faut savoir choisir ses batailles, se rappela-t-il en soupirant mentalement.

« A quelle heure arrive Mamie Molly ? Et est-ce que tout le monde vient ? » demanda Lily.

« A six heure. » répondit Harry. Il n'était pas spécialement pressé de se retrouver envahi par les Weasleys, mais la maison de Harry était devenue l'endroit de réunion de plus populaire, et tout cela grâce à sa propriété donnant sur la plage et à sa grande cuisine. Les matchs de Quidditch nocturnes au-dessus de la mer était devenu un 'truc' même lors des plus froides soirées d'hiver. George avait trouvé comment utiliser la Poudre d'Obscurité Instantanée du Pérou [4]afin de créer un brouillard anti-Moldu et les anneaux étaient programmés pour briller et léviter sur place. James était assez âgé pour y jouer cette année et il était excité comme une puce depuis un mois.

« J'ai trop hâte de manger les tartes à la citrouille de Mamie. » dit James tout en frottant une tâche sur son balais avec un léger tissu.

« Et moi de manger de la purée de cranberry. Pourquoi on n'a de la purée de cranberry qu'à Noël ? »

« Pour que ça reste quelque chose de spécial. » répondit Albus en tournant enfin une page de son livre.

« Ça resterait spécial même si on en mangeait plusieurs fois dans l'année. »

Quelque chose à l'extérieur attira l'attention d'Albus et il referma son livre dans un bruit sourd. « Je reviens. » dit-il avant de se diriger vers les escaliers. James et Lily ne semblèrent se rendre compte de rien. Albus marcha tranquillement, mais dès qu'il atteignit les marches, Harry l'entendit les monter en courant. Où allait-il ?

Harry fut tenté de le suivre, mais Albus avait toujours été le plus secret de ses trois enfants et son fils ne prendrait pas très bien de voir son père fouiner dans ses affaires, et ce même si cela partait d'un bon sentiment. Harry se réconforta en pensant que l'attitude secrète Albus ne l'était pas au point d'en devenir nuisible. Si quelque chose en venait à l'ennuyer, Albus finirait par rompre le silence. Le processus prenait simplement plus de temps qu'avec James et Lily.

« Est-ce que tu crois que Mamie Molly a compris quand j'ai laissé entendre que cette année je préfèrerais avoir un bonnet tricoté plutôt qu'un pull-over ? » s'enquit Lily, détournant son attention.

James ricana. « Bonne chance avec ça. »

« J'ai commencé à faire des sous-entendus en mars. »

Harry laissa échapper un petit rire. Ses enfants étaient géniaux.


À l'étage, Albus décachetait la lettre avec des mains tremblantes. Avec l'aide de Rose, il avait répondu au mystérieux prétendant. Voici ce qu'il avait écrit :

Cher S. M.,

Je vous remercie pour vos gentilles paroles. J'ai reçu beaucoup de lettres grâce à cette émission de radio idiote et j'admets les avoir toutes jetées à la poubelle à l'exception de la votre. Je souhaiterai vraiment vous prendre au mot au sujet de ce brandy et si possible apprendre à vous connaître un peu mieux. Peut-être pourrions-nous organiser une rencontre lorsque nous serons tous les deux disponibles ? Autrement, vous pouvez passer quand il vous plaira. Mon fils, Al, sera heureux de vous faire visiter notre maison. De plus, il est curieux de savoir si vous êtres ou non un fan de Quidditch. Mon adresse est sur l'enveloppe et j'espère vous voir bientôt.

Sincèrement,

H.

Albus avait été impressionné par tous ces grands mots, même s'il pensait personnellement que son père n'utilisait jamais un ton si formel. Il pensait que S.M. devait apprécié, alors il les avait laissés. Il pensait aussi que l'idée de Rose concernant la proposition de simplement 'passer à la maison' était super. De cette façon, Albus pourrait ne pas avoir à révéler sa campagne de correspondance secrète : cela pouvait simplement être une coïncidence si un bel homme célibataire se trouvait être dans le voisinage et passait à la maison pour une tasse de thé.

Albus se mordit la lèvre, sachant que ça ne marcherait jamais et qu'il y avait plus de chances pour que cette histoire lui explose à la figure quand son père découvrirait la vérité, mais avec un peu de chance ça aurait lieu après que les deux hommes se soient tapé dans l'oeil avant de tomber immédiatement amoureux l'un de l'autre.

Il secoua la tête et essaya d'oublier le fait que ce genre de choses stupides n'apparaissaient que dans les romans d'amour que Lily piquait à Tante Fleur. Il préféra s'intéresser à la lettre qu'il tenait entre ses mains.

Cher H.P.,

Je vous remercie pour votre invitation. Je vais voir ce que je peux faire au sujet de l'organisation de cette rencontre. Le Quidditch est le meilleur sport de la planète et j'espère que votre fils est d'accord avec moi. J'étais l'attrapeur de mon équipe à l'école et je vole encore régulièrement avec mon fils.

Cordialement,

D.M.

Albus se retint de bondir et de faire une petite danse au milieu de sa chambre. L'homme aimait le Quiddich ! Et il avait été attrapeur, tout comme son père ! Ils étaient fait l'un pour l'autre, Albus le savait ! Et peut-être que tous ces romans romantiques n'étaient pas que des bêtises, après tout. Il remarqua que les initiales de l'homme avaient changé, mais peut-être était-il l'une de ces personnes avec plusieurs noms.

Il se figea. Et si l'homme passait à l'improviste ? Qu'est-ce que son père porterait ? Putain, et si son père était vêtu d'un t-shirt délavé et de jeans moldus. Ça ne marcherait pas. Albus secoua la tête. Sans rire, son père était désespérant parfois.

Il laissa échapper un soupir de soulagement quand il réalisa que l'homme ne viendrait jamais le jour du réveillon de Noël. Et demain était probablement hors-de-question. Albus avait quelques jours de répit. Mais quand même. Il devait faire quelque chose.

Il glissa la lettre en lieu sûr et se mit au travail.


Scorpius avait l'estomac noué. Il avait à peine touché à son assiette, les pétards de Noël ne lui avaient arraché qu'un mince sourire, et il avait joué du piano avec sa grand-mère et chanté les chansons traditionnelles avec peu d'enthousiasme. Normalement, Scorpius adorait Noël et se jetait à corps perdu dans cette fête, mais cette année il était trop préoccupé par de potentiels futurs soucis pour vraiment en profiter.

Le seul point positif était que William était absent pour quelques jours. Il était dans le Shropshire ou le Hertfordshire ou quelque chose-shire à amuser 'sa mamounette et son papounet' pour les vacances et il ne prévoyait pas de revenir avant le jour de l'An.

Scorpius jeta un coup d'oeil à son père avant de détourner le regard. Sa propre supercherie le rongeait, non pas parce qu'il était étranger au mensonge et à la manipulation, mais parce qu'il ne l'avait jamais fait en allant contre la volonté de son père. Du moins, jamais à ce point.

Sa grand-mère se baissa et déposa un baiser sur son front. « Je vais me coucher. Scorpius, s'il-te-plaît, ne nous réveille pas à une heure ridicule, si cela ne te dérange pas. Tu as attendu longtemps pour ouvrir tes cadeaux, quelques heures de plus ne vont pas changer grand chose. »

Scorpius acquiesça. En réalité, ses cadeaux étaient la dernière chose à laquelle il pensait cette année. Bizarre, compte tenu du fait qu'ils avaient eu une importance considérable encore quelques semaines plus tôt. Cela voulait-il dire qu'il était en train de grandir ? Si c'était le cas, grandir était complètement exagéré et ça ne l'intéressait pas vraiment. « Oui, Grand-Mère. Bonne nuit. Joyeux Noël. »

« Joyeux Noël, Scorpius. Draco. » Elle offrit au père de Scorpius le même baiser sur le front et ébouriffa ses cheveux avant de partir, laissant Scorpius seul avec son père et cette tension à couper au couteau.

Au bout d'un moment, son père laissa de côté le livre qu'il était en train de lire. « Est-ce que tu vas me dire ce qui ne va pas ou vas-tu simplement resté assis et fixer les décorations pour le reste de la nuit ? »

Scorpius le regarda du coin de l'oeil, déglutit difficilement, puis sortit les lettres d'une des poches de sa robe de sorcier. Il les tendit à Draco.

« Je lui ai écrit. » dit Scorpius.

Son père fronça les sourcils et attrapa les lettres. « Ecrit à qui ? »

« L'homme de la radio. Il m'a répondu et il veut te rencontrer. Il a dit que tu pouvait passer chez lui sans problème. Ou alors tu pourrais... » Scorpius s'interrompit. Sa gorge était si sèche qu'il était étonné d'avoir pu en sortir quelques mots.

Son père le regarda, bouche bée, avant de lire les lettres en diagonale. Elles n'étaient pas vraiment longues, et l'homme n'avait pas donné beaucoup d'informations sur lui-même. Il avait seulement évoqué un intérêt pour une rencontre, et, franchement, où était le mal là-dedans ?

« Scorpius, tu... Pourquoi ? »

Le garçon avait rarement vu son père à court de mots. Il aurait pensé aimer le voir comme ça, mais en réalité son estomac se serra encore plus douloureusement. Il haussa les épaules et détourna le regard.

Son père posa les lettres sur le canapé près de lui et prit une profonde inspiration qui se termina en soupir. « Ecoute, je sais que tu n'aimes pas William... »

« Je déteste William. » le corrigea Scorpius avec colère.

Les yeux de son père se plissèrent. « Mais le fait est que William et moi sommes ensemble et notre histoire est sérieuse. Cette, » il agita la main au dessus des parchemins « affabulation que tu as eu n'est que ça, une affabulation. Si ce pauvre homme, ce veuf, est aussi charmant que tu le dis, eh bien il trouvera certainement quelqu'un qui le comblera. Ce quelqu'un, néanmoins, ce ne sera jamais moi. Je suis complètement heureux avec... »

« Tu ne l'es pas ! »

Son père cligna des yeux.

« Tu ne l'es pas. » répéta Scorpius . « Je te vois quand tu penses que je ne te regarde pas. Je te vois marcher dans le jardin, et je t'entends errer la nuit dans les couloirs. Quand tu es avec William, tes sourires n'atteignent pas tes yeux et tu lui retournes à peine ses câlins. Si tu t'es convaincu que tu étais amoureux de William, eh bien tu te mens à toi-même ! Je n'ai que dix ans, mais je ne suis pas stupide ! » Scorpius était à bout de souffle lorsqu'il cria ces derniers mots. En réalité, il n'avait jamais réussi à mettre des mots sur le sentiment négatif qu'il ressentait au sujet de la relation de son père avec William, mis à part ce dont il avait été témoin une fois lors d'une dispute entre Pansy et Blaise alors que son père les avaient abandonnés pour partir faire quelque chose avec William. Il avait sans faire exprès entendu leur conversation irritée, et ce fut à ce moment-là que tout avait pris sens. Tante Pansy avait eu raison : son père n'aimait pas William. Il ne pouvait pas.

Plutôt que de s'énerver, son père se contenta de soupirer tout en lissant le tissu de sa robe de sorcier qui couvrait ses cuisses. « Une relation, c'est plus compliqué que ça, Scorpius. Les adultes ne peuvent pas toujours penser à l'amour et aux idées stupidement romantiques. Tu dois prendre en considération des intérêts communs et un compagnon mental. William et moi avons énormément de choses en commun, et ça n'a pas d'importance pour moi si la passion est quelque peu... inexistante. »

Scorpius lui lança un regard noir. « C'est important pour moi. Tu peux discuter de littérature et d'affaires et de politique et de d'autres trucs stupides et ennuyeux comme ça avec Grand-Mère et Oncle Blaise et tes autres amis. Franchement, je n'arrive pas à imaginer ce que vous avez d'autre en commun. Le sexe ne peut pas être si bien. »

« Scorpius !» Le visage de son père était déformé par l'indignation et Scorpius ne l'avait jamais vu prendre cette teinte particulière de rouge.

Le garçon fit un geste de la main et leva les yeux au ciel. « Je sais ce qu'est le sexe. » Il ne le savait pas, pas vraiment, mais il savait qu'il y avait des choses que les adultes faisaient lorsqu'ils allaient dans leur chambre et qui incluaient de la nudité et des parties du corps habituellement couvertes le reste de la journée, et il n'avait vraiment, vraiment pas du tout envie de penser à ça en imaginant son père, et surtout pas en imaginant William. Il fit la grimace.

« Oh vraiment ? » demanda son père sur un ton glacial, ce qui signifiait qu'il allait s'entretenir avec Tante Pansy très bientôt.

« Ce n'est pas de sa faute. » répondit rapidement Scorpius.

« Bien-sûr. » Son père secoua la tête. « Fais ce que tu veux, Scorpius, je ne rencontrerai pas ton homme de la radio, et c'est mon dernier mot. Malgré ce que toi et mes traitres d'amis semblent penser à tord, ma vie me satisfait et je n'ai pas envie d'y ajouter davantage de complications. Les choses sont enfin devenues... gérables. Je ne m'attends pas à ce que tu comprennes, tu es encore trop jeune, mais je ne veux rien de plus que la relation calme et paisible que j'ai avec William. »

Scorpius eut envie de donner un coup de poing au canapé. « Rencontre le au moins ! »

« Non, Scorpius. » Son ton prouvait que la décision était définitive.

Le garçon se mit debout. «Très bien ! » dit-il d'un ton sec, se sentant frustré malgré ses dix ans. « Epouse William ! Je te souhaite une vie ennuyeuse et stupide avec quelqu'un que je hais ! Je m'en fous ! » Après ces derniers mots, il se retourna et se dirigea vers sa chambre, ignorant les appels de son père. Contre sa volonté, il sentit des larmes de rages dévaler ses joues et il les essuya, ennuyé.

Que William aille se faire foutre. Que son père aille se faire foutre. Que Noël aille se faire foutre et... que l'univers aille se faire foutre !

Scorpius claqua la porte de sa chambre et se mit au lit.


Draco se pencha en arrière et laissa sa tête reposer contre le canapé. Il soupira et se frotta les yeux. Ça c'était bien passé...

Il fit venir un verre de brandy du buffet et le vida en une gorgée. La brûlure n'aida pas à diminuer la migraine qui était apparue durant la conversation avec son fils. Scorpius pensait bien faire, mais il était beaucoup trop jeune pour comprendre les implications d'une relation amoureuse. Très franchement, Draco n'avait aucune idée d'où son fils avait pu aller chercher tant d'inepties. Cela ne pouvait pas venir de Pansy : elle était encore plus cynique que Draco pour plein de choses. Et ça ne pouvait certainement pas être Blaise.[5]

Il jeta un coup d'oeil aux lettres. Elles étaient inoffensives, n'offrant pas grand chose de plus qu'une adresse. Selsey. Draco eu un grognement méprisant. Pratiquement le bout du monde. Draco repensa à la conversation radiophonique de l'homme. Il lui avait paru gentil et sa voix profonde et grave, presque sexy. Et il doit aussi être chauve et avoir un ventre bedonnant, il doit ronfler comme un éruptif [6], et doit avoir une mauvaise haleine et/ou une odeur corporelle nauséabonde, pensa Draco avec dédain. Se rendre à Selsey pour rencontrer cet homme serait de la folie.

Il quitta le canapé et marcha jusqu'au buffet pour remplir son verre, choisissant de le faire manuellement plutôt qu'à l'aide de sa baguette. Il aimait la sensation de la carafe en cristal contre ses doigts et la façon dont les illuminations des fées se reflétaient dans la surface à multiple facettes quand il la tournait vers la lumière.

C'était assez incompréhensible, vraiment, la façon dont Scorpius pouvait détester (haïr) William à ce point. Honnêtement, qu'y avait-il à déplorer ? William était quelqu'un de tout à fait respectueux et un partenaire parfaitement convenable. Pour être honnête, il pouvait parfois être quelque peu ennuyeux, et manquait cruellement d'imagination au lit, mais Draco avait eut assez d'histoires explosives dans sa jeunesse. Il était un adulte, maintenant, et ses aspirations romantiques avait été balayées par la dure, froide réalité. Sans quelqu'un de stable et de solide, comme William, Draco était condamné à mourir vieux et seul. Et, franchement, il préférait que ce ne soit pas le cas.

Scorpius finirait par comprendre, avec le temps. Draco soupira et avala une nouvelle rassade de brandy. Il essaya d'imaginer l'homme mystérieux à travers les yeux de Scorpius. Son fils pensait très certainement que l'homme était grand et beau, avec des cheveux noirs épais et des yeux perçants, possédant un physique d'Apollon et un sourire qui pouvait illuminer une pièce. Draco gloussa bruyamment pour couvrir son lourd sentiment de déception. Il n'y avait personne comme ça pour lui.

Scorpius finirait par passer à autre chose et il s'habituerait à William. Il n'avait pas d'autre choix.

Draco reposa le verre, éteignit les lumières et alla se coucher.


Pendant que son père était occupé à amusé ses tantes, oncles, grand-parents et le reste de la famille Weasley, Albus se faufila dans sa chambre et s'empara de tous les vieux t-shirts en lambeaux soit-disant 'confortables' que possédait son père. Après réflexion, il ajouta quelques jeans démodés, plusieurs paires de chaussettes élimées et deux vieux gilets qui avaient connu des jours meilleurs.

Avec un peu de chance, son père recevrait des nouveaux vêtements en cadeau à Noël et ne remarquerait pas ce dont Albus venait de le débarrasser. Du moins jusqu'à ce qu'il ait rencontré M. Parfait.

En utilisant la baguette cachée dans sa chambre, Albus rétrécit les vêtements et les enfouit dans un coin caché de sa penderie avant de retourner en bas pour rejoindre les festivités. Il avait fait tout ce qui était en son pouvoir afin préparer son père pour la visite surprise de l'inconnu. Maintenant, il n'y avait plus qu'à attendre.


Draco dut prendre sur lui pour ne pas grincer des dents et il envisagea même d'entamer le lait de poule de Noël bien plus tôt que prévu.

« Scorpius, es-tu sûr que tu te sens bien ? » demanda sa mère pour la quatrième fois.

« J'vais bien. » marmona Scorpius.

La mère de Draco lui jeta un regard soucieux. « Il va bien. » dit Draco d'un ton sec. Elle haussa un sourcil.

Scorpius sauta sur ses pieds. « Je vais aller ranger mes nouvelles affaires. » D'un mouvement rapide de sa baguette, il rassembla ses cadeaux récemment ouverts en une soigneuse pile et fit léviter le tout. Malgré son agacement, Draco ne put s'empêcher de ressentir de la fierté face aux prouesses de Scorpius en ce qui concernait la magie. Il allait être absolument brillant l'année prochaine lors de sa première rentrée à Poudlard.

Scorpius s'échappa de la pièce.

« Veux-tu me dire ce qui se passe ? » demanda sa mère.

« Pas particulièrement, non. » répondit Draco.

« Et pourtant, tu n'as pas le choix... »

Draco lui lança un regard noir, ayant quelque peu l'impression d'être le pré-adolescent irascible qui venait de sortir de la pièce. « Très bien. » dit-il à contre-coeur, sachant qu'elle ne le laisserait pas tranquille tant qu'elle ne connaitrait pas toute l'histoire. « Scorpius veut que je rencontre un homme dont il a entendu l'histoire larmoyante à la radio l'autre soir. Scorpius lui a écrit une lettre. »

Comme il fallait s'y attendre, sa mère sembla déconcertée. « A la radio ? Quel homme ? »

« Je ne sais pas ! Un auditeur quelconque. Scorpius a décidé que nous étions des âmes sœurs, ou une autre bêtise de la sorte. Je lui ai dit qu'entre William et moi, c'était sérieux et qu'il devait arrêter ses bêtises et accepter ce fait. »

« Je vois. » dit sa mère. « Que sais-tu au sujet de cet homme ? »

« Mère ! »

« Je demande juste. »

Draco souffla bruyamment. « Rien. Uniquement qu'il vit à Selsey, qu'il a un fils de l'âge de Scorpius qui s'appelle James et qu'il a perdu sa femme il y a trois ans à cause d'une quelconque maladie. Oh et que bien qu'il aimait véritablement sa femme, il est très probablement gay. Ou du moins il joue sur les deux tableaux. »

« Selsey ? » répéta-t-elle, le regard perçant.

« Oui. Pourquoi ? »

« C'est... Ce n'est pas très loin d'ici. »

« Qu'est-ce que ça change ? »

« Je faisais juste une simple constatation, Draco. Veux-tu que j'aille parler à Scorpius ? »

Draco eut un geste de la main, irrité sans vraiment savoir pourquoi. « Si cela te fait plaisir. »

Elle se mit debout, lui offrit un regard énigmatique avant de partir dans un tourbillon de soie.

À suivre...


Une fois encore, n'hésitez pas à me donner votre avis. A très vite pour le prochain chapitre.

NOTES :

[1] « pour le ramener vers le droit chemin » : 'to bring his lift back onto the straight and narrow' dans le texte original. 'Straight' signifie 'droit', mais également 'hétéro'. Nous n'avons pas vraiment l'équivalent en français, donc je n'ai pas pu garder le ton original du texte.

[2] Mélange Mentholé et Pincée d'Arc-En-Ciel : 'Minty Mashup' et 'Rainbow Sprinkle'dans le texte original. J'ai traduit au mieux.

[3] « qu'il était anormal » : ' he was wrong' dans le texte original. 'Wrong' ('faux' ou 'qu'il avait tord') a une connotation très forte en ce qui concerne l'homosexualité. C'est plus dans le sens 'anormal' ici.

[4] Poudre d'Obscurité Instantanée du Pérou : 'Peruvian Instant-Darkness Powder' en anglais. Il s'agit, selon Le Wiki Harry Potter, d'une 'poudre noire que Fred et George Weasley importent du Péru et vendent dans leur boutique. Elle produit une obscurité dense qu'il est très difficile de percer.'

[5] 'And it certainly could not have been Blaise, for whom robes were more carefully selected and longer-lasting' : Je n'ai pas réussi à traduire la deuxième partie de la phrase. J'ai retourné ça dans tous les sens, je n'ai rien trouvé. Si quelqu'un a une idée, je suis preneuse !

[6] Eruptif : 'Erumpent' dans le texte original. Selon le Le Wiki Harry Potter, c'est 'un grand animal africain de couleur grise, doté d'un pouvoir considérable. D'un poids qui atteint parfois une tonne, il peut être confondu, de loin, avec un rhinocéros'.