Titre : Pour toujours, mon Ange.
Auteur : Patpat
Beêta-lectrice : Shizuka Kurai
Source : Gravitation
Genre : Shonen-aï, Yaoi, Lemon
Rating : M (vous allez bientôt savoir pourquoi )
Paring : Yuki Eiri / Shindô Shûichi
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont partie intégrante de l'œuvre de la grande et vénérée (j'abuse un peu mais c'est tout de même un génie ) Maki Murakami.
Special Thanks to : Shizuka Kurai qui a accepté de relire et de corriger mes lemons! A Fllay Alster qui m'a encouragée depuis le début… Et à une amie Guadeloupéenne qui se reconnaîtra forcement pour son soutien à toutes épreuves et pour ses compliments très gentils !
Notes : Voici venir mon second chapitre. Je sais qu'en le lisant vous penserez que je vais vite en besogne mais la fic est très courte contrairement aux autres histoires que j'ai l'habitude d'écrire ! Et puis, l'amour c'est l'amour, hein ! Et on sait tous que Yuki n'aime pas prendre de gants ; il n'est pas du genre à tourner autour du pot. Il est comme César : « Je vois, je veux, je prends ! ». Bonne lecture !
Pensées en italique. Dialogues en gras.
Chapitre 2 : Premier baiser.
A 8 heures ce matin-là…
Uesugi ! appela Hiro en venant s'asseoir à la place à côté d'Eiri.
Qu'est-ce que t'as, Nakano ? grogna le blond.
T'es vraiment d'une humeur à chier aujourd'hui. Qu'est-ce qui te prend ?
Rien, rien, t'inquiète… Alors ?
Alors quoi ?
Tu voulais me dire un truc non ?
Ah oui, c'est vrai ! Koteishi, le prof de sport, veut que toi et moi on refasse partie de l'équipe d'Aïkido.
Je déteste l'Aïkido, trancha le chef des Saïans.
Il a dit « L'Aïkido ou les serviettes » et franchement, j'ai pas envie de passer mon temps à ramasser et laver des serviettes trempées de sueur à la puanteur insoutenable. Et puis, c'est pas comme si on était nuls en arts martiaux… Tu te souviens quand nos pères nous avaient inscrits de force à des cours de judo y'a 5ans ?...
Ouais… C'est vrai que ça ne nous a pas était inutile de savoir nous battre… Bon, ok.
Il veut nous voir juste après le repas, ce midi.
Mmmh… acquiesça Eiri.
Dis, t'es sûr que ça va ? T'as l'air un peu… dans la lune, demanda Hiro d'une vois taquine. Tu serais pas amoureux par hasard ?
Le blond leva un regard meurtrier vers lui. Aussitôt, son ami se rapprocha et murmura :
Qui est l'heureuse élue ?
C'est un mec, lâcha Eiri dans un murmure rauque.
Quoi ! s'exclama aussitôt Hiro.
T'as bien entendu alors me fais pas répéter !
Hiro resta silencieux un long moment avant de reprendre tout bas :
Tu savais que le cousin de Seguchi est dans la classe de ton frère ?
Vraiment ? demanda Eiri soudain très intéressé.
Ouais. C'était pas évident à savoir car ils n'ont pas le même nom. Lui c'est Fujisaki Suguru. D'après ce que j'ai entendu dire, il refuse d'avoir à faire avec Seguchi, alors qu'il essaye par tous les moyens de le faire entrer chez les Graspers.
On pourrait le recruter au nez de Seguchi… Ca le ferait bien chier j'en suis sûr… ricana Eiri.
C'est aussi ce que je me disais, affirma Hiro en riant avec lui.
C'est toi qui t'en chargera alors, ordonna le blond.
Uesugi ! Nakano ! Le cours a commencé depuis 5 minutes ! Je ne veux plus être interrompue sinon je vous envoie chez le directeur ! gronda leur professeur de maths.
Pas besoin de vous énerver, miss Chotsi, dit Eiri d'une voix innocente et séductrice. Une femme avec de si jolies fesses ne devrait pas avoir à crier sur ses élèves… Ce serait plutôt à ses élèves de la faire crier…
L'allusion perverse du blond ne passa pas inaperçue et tout le monde dans la classe se mit à rire à gorges déployées, Hiro le premier.
Uesugi ! Hors d'ici tout de suite ! Allez au bureau du directeur !
Avec plaisir…Miss Chotsi… susurra-t-il en la frôlant pour quitter la salle après avoir rassemblé ses affaires dans son sac à dos.
Le contact de sa main sur la taille de sa jeune prof l'avait faite rougir et il le savait bien. Aussitôt dans le couloir, il alluma une cigarette avec un sourire satisfait sans se soucier de l'interdiction de fumer dans l'enceinte du lycée. Voilà l'art et la manière de se débarrasser d'un cours soporifique ! (Niak Niak !)
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L'heure du rendez-vous au gymnase avec Mr Koteishi était arrivée. Eiri et Hiro avaient revêtu leurs kimonos, prêts pour le premier entraînement de l'année. A peine sortis des vestiaires, ils tombèrent nez à nez avec Seguchi et deux mecs de son gang.
Hé ! Uesugi ! Nakano ! Vous aussi vous avez rejoints le club d'Aïkido ? C'est fantastique ! s'exclama Seguchi avec une voix hypocrite et un large sourire malsain.
T'as raison ! J'me ferai une joie de t'exploser la gueule dans les règles de l'art ! répliqua Eiri sans détours mais avec un joli sourire bien mauvais.
Les deux malabars de Seguchi firent un pas en avant d'un air menaçant lorsque Koteishi et d'autres élèves en kimonos firent leur entrée dans le gymnase. Dommage, j'aurai bien voulu leur en coller une sans vraiment respecter les règles, m'enfin je suppose que c'est mieux comme ça : au moins maintenant j'ai un public devant qui lui foutre sa raclée… Mais très vite, Eiri remarqua Shuichi et il rougit légèrement. Hiro fut, heureusement pour lui, le seul à s'apercevoir de ce bref et léger changement de couleur. Le blond fixa un instant le garçon dont il avait rêvé, remarquant qu'il ne portait pas de kimono mais un simple jeans avec un débardeur noir et un bandana de la même couleur autour de son cou. Puis il détourna le regard et observa le prof.
Content de voir que, contrairement à Shindo, vous avez préféré le sport aux serviettes, lança Koteishi aux deux Saïans. Bien, tous autour des tatamis, on va commencer. Dans deux semaines, c'est la première rencontre inter-écoles avec le lycée Kito, alors il va falloir vous bouger le melon et me donner de bons résultats et très vite !
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L'entraînement s'était bien passé, très bien même. Non seulement Eiri et Hiro avaient gagnés tous leurs matches mais en plus ils avaient eu l'occasion de combattre les trois Graspers. Bien sûr, ils n'avaient pas retenu leurs coups… Eiri devait cependant admettre que Seguchi s'était bien défendu. Il était donc dans les vestiaires en train de se changer. Etant donné qu'il sortait des douches, il ne portait qu'une serviette nouée à la taille, ses cheveux dorés relevés en arrière pour éviter que des mèches de sa chevelure encore trempée ne lui cache la vue. Soudain, des éclats de rires moqueurs s'élevèrent du coin du vestiaire que les Graspers s'étaient réservés (tout comme les Saïans et les Vipers, l'autre gang le plus important du lycée, avaient leur coin réservé). A en juger par le nombre de voix différentes, Seguchi devait avoir été rejoints par d'autres Graspers qui étaient inscrits à d'autres clubs sportifs et qui étaient venus se changer aussi.
Héhéhé ! T'as oublié ma serviette, petit cœur ! Viens donc la chercher ! lança la voix de Aizawa Taki ; une voix que Eiri reconnaîtrait entre mille au même titre que celle de Seguchi.
Ouais ! Vas-y Taki, attrape-le ! s'exclama une autre voix.
Mais dis-moi, petit cœur, c'est quoi ce foulard autour de ton cou ? Tu te la joues mistinguette ?
Un foulard autour du cou ? réfléchit Eiri.
Ayant peur d'avoir trop bien compris, il se décida à aller jeter un coup d'œil.
Non ! s'exclama la voix de Shuichi.
Ma parole ! Mais c'est un bien joli suçon que tu as là ! Qui te l'a fait, hein ?
Sa copine ! lança un Grasper.
Mais non ! Son copain, bien sûr ! ricana Aizawa. Alors ça ne te dérangera pas si je t'en fais un autre… demanda celui-ci d'une voix dangereusement basse et pleine de sous-entendus.
Eiri arriva au moment où le Grasper aux yeux tombant empoignait violemment les avant-bras d'un Shuichi terrorisé.
Lâche-le ! ordonna le chef des Saïans.
Qu'est-ce que tu fous là, Uesugi ? Tu connais les règles pourtant… demanda Seguchi, calmement.
C'est vrai, ici c'est le coin des Graspers. Et le chef des Saïans que tu es n'a rien à faire sur notre territoire, approuva le numéro 2 des Graspers : Aizawa Taki.
Pour ta gouverne je connais très bien les règles ! Et puisque toi aussi, Seguchi, dis donc à ton caniche de lâcher Shindo.
Et pourquoi ça ?
Parce que c'est un des miens.
Quoi ! Tu plaisante, Eiri ! Depuis quand tu recrutes dans les tailles fillette ! s'exclama Seguchi à la fois surpris et amusé.
Le fait que ce dernier l'ait appelé par son prénom ne plaisait pas du tout à Eiri qui tira instantanément une grimace en l'entendant prononcé par la bouche de ce connard.
Depuis que toi aussi, Tohma, rétorqua-t-il en insistant bien sur le prénom de son adversaire.
Devant l'expression de surprise et d'incompréhension de son rival, Eiri expliqua :
J'ai entendu parler de tes vaines tentatives de rallier un certain Fujisaki aux Graspers. Il est pas bien grand non plus mais je suppose que tu cherches une mascotte…
C'est ce qu'est Shindo pour les Saïans ? Une mascotte ?
J'te pose pas de questions sur ta hiérarchie, ne m'en pose pas sur la mienne. Maintenant, laisse partir Shindo.
Mmh… Très bien. Tatchi ! Lâche-le !
Aussitôt, Aizawa obéit, bien qu'à contrecœur, c'était évident. Shuichi se hâta de récupérer le tas de serviettes tombés à ses pieds et rejoignit Eiri. Tous deux partirent vers le côté Saïan du vestiaire.
Quand t'as fini avec tes serviettes, tu me rejoins ici, compris ! ordonna le blond au garçon qui s'empressa d'acquiescer timidement devant le ton autoritaire et dure d'Eiri.
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T'inquiètes pas, mon frère ramènera ta sœur chez vous, ok, promit le blond d'un ton rassurant en marchant une fois de plus aux côtés de Shuichi sur le chemin de leurs maisons. Maintenant, tous les deux vous allez faire partie de ma bande, à moins que vous ne préfériez vous faire agresser tous les jours.
Pourquoi tu fais ça ? demanda simplement Shuichi.
Parce que vous êtes bizarres, toi et ta sœur, et que les bizarres sont les cibles préférées des gangs, répondit Eiri sur un ton d'évidence, comme s'il expliqué à un abruti fini que 1 et 1 égal 2. En faisant partie des Saïans, tu pourras rester auprès de moi sans que ça paraisse bizarre et je pourrais m'assurer que ce genre d'incidents ne recommence pas.
Pourquoi ?
Parce que je ne reste qu'en compagnie des mecs de mon groupe.
Ce que je te demande c'est pourquoi nous ? Pourquoi moi ? Il y a d'autres « bizarres » au lycée que tu ne défends pas comme tu l'as fait avec moi tout à l'heure. Au contraire puisque tu les raquettes, tu les agresses même.
Sur le coup, Eiri ne sût trop quoi répondre. Puis…
Je ne sais pas.
Menteur.
Tu vas arrêter de me traiter de menteur ! s'énerva soudain le plus âgé des deux, faisant sursauter l'autre.
Shuichi s'arrêta net, la tête basse. Cette attitude craintive surprit un peu Eiri. Je n'y suis pas allé si fort que ça… Si ? En y réfléchissant bien, il avait été assez dur avec le jeune garçon… Alors il se mit face à lui et posa une main sur son épaule. C'était leur premier vrai contact et pourtant, Eiri fut comme électrisé. Shuichi avait exactement la même carrure fluette que dans ses rêves. Le blond réprima avec quelques difficultés les souvenirs de ses deux dernières nuits pour murmurer d'une voix plus douce qu'il ne s'y était lui-même attendu.
Je suis désolé, Shuichi.
Au bout d'un instant, le jeune homme aux cheveux roses acquiesça de nouveau et ils reprirent la route. Un long silence pesant s'installa. Soudain, la scène du vestiaire revint à l'esprit d'Eiri. Un suçon, hein ?... Il se sentit alors envahi par deux sentiments bien distincts : d'une part une jalousie sans bornes pour celui ou celle qui avait osé toucher à SON Shuichi et d'autre part une crainte quant à la réponse que lui donnerait le garçon s'il lui posait la question. En effet, il avait le pressentiment que la réponse apporterait d'autres questions… Mais il se décida à demander.
Qui t'a fait ce suçon ?
Pourquoi tu me poses la question si tu connais déjà la réponse ?
Ta copine ? tenta Eiri, feignant de ne pas savoir de quoi voulait parler Shuichi.
Puisque c'était vrai qu'au fond de lui, il connaissait déjà la réponse…
Toi.
Le blond resta sans voix, même s'il ne le montra pas. Mais quand il s'apprêta à demander « Comment ? », Shuichi s'arrêta. Ils étaient déjà arrivés chez les Shindo. Le plus jeune ouvrit le portillon et saisit le plus âgé par la main, le faisant entrer dans le jardin entouré par les hautes haies. Il l'entraîna jusque sous un gros saule pleureur dont le branchage richement fourni en feuilles vertes touchait le sol. Là, à l'abri de tous les regards, Shuichi glissa ses mains dans la nuque d'Eiri, l'obligeant à se pencher vers lui. Le blond sentait le souffle chaud du garçon sur son visage et son regard doré se noyer dans l'océan de couleur lavande des iris de Shuichi. Lentement, leurs visages se rapprochèrent encore et Eiri glissa ses mains sur la taille de son compagnon. Bientôt, leurs lèvres se rencontrèrent. Ce fut un baiser tendre et chaste ; un baiser dont Eiri n'aurait jamais voulu voir la fin. Pourtant, ils s'écartèrent l'un de l'autre. Ce baiser était le plus beau, le plus doux, le plus agréable et le plus parfait qu'il ait échangé avec quelqu'un. Il lui en fallait encore ! Il se pencha de nouveau sur Shuichi, saisissant cette fois son doux visage entre ses mains, et déposa un autre baiser sur ses lèvres fines. Cette fois, il prit le temps de savourer les lèvres du garçon : elles étaient légèrement sucrées avec un petit goût de… Fraise ? Il met du gloss ou quoi ! s'étonna intérieurement Eiri en titillant les lèvres de Shuichi du bout de sa langue pour qu'il puisse la glisser entre. Lorsque le jeune garçon entrouvrit la bouche, sa langue et celle du blond commencèrent à danser au rythme du désir. A l'appel de l'air, les deux garçons se séparèrent, mais restèrent un long moment dans la même position, leurs visages à quelques centimètres d'écart, leurs yeux clos, tous deux profitant de la promiscuité de l'autre. Eiri aurait pu demeurer ainsi jusqu'au prochain millénaire…
A ce soir, Shuichi… susurra-t-il s'une voix séductrice qui fit violemment rougir le jeune homme. Il le quitta sur une petite caresse sur la joue.
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Comme promis, ils se retrouvèrent cette nuit-là… Cette fois-ci, la scène se déroulait sous les douches du gymnase. L'eau tiède avait laissée de la buée sur les carreaux glacés du carrelage blanc recouvrant le sol et les murs. Ils étaient enlacés l'un contre l'autre, totalement nus. Shuichi avait passé ses bras autour de la taille d'Eiri, et reposait sa tête contre son torse. Le blond, lui, enlaçait les épaules de son compagnon de son bras gauche tandis que sa main droite parcourait la chevelure rose et trempée. L'eau vaporisée par les jets des douches les couvrait de gouttelettes de cristal argenté et ils étaient entourés par la brume de la vapeur chaude.
Fais-moi l'amour… demanda Shuichi dans un murmure à peine audible.
Eiri esquissa un sourire et fit glisser ses mains le long du corps fluet de son amant onirique (1). En même temps, il avançait doucement, obligeant Shuichi à reculer. Très vite, il se retrouva coincé entre Eiri et le recoin de la salle des douches. Sa peau était si douce qu'en la caressant, le blond avait presque l'impression que ses mains en étaient presque rugueuses. Il passa une de ses mains sur le visage de Shuichi et s'approcha de lui pour l'embrasser. Après quoi, il prit les mains du jeune homme et les plaça derrière sa nuque et fit descendre les siennes jusqu'au niveau de ses hanches. Comme d'habitude, Shuichi se laissait faire. Puis, pris d'une soudaine pulsion, Eiri plaqua son compagnon contre le mur et d'un mouvement brutal, l'empoigna avec force pour le surélever. Le garçon aux cheveux roses s'agrippa aux hanches du blond en l'encerclant avec ses jambes. Eiri sentait le désir le gagner de plus en plus. Il avait besoin de Shuichi. Il avait besoin d'être en lui. Et il en avait besoin maintenant. Suçant son index et son majeur, il saisit de sa main gauche la cuisse de Shuichi pour se donner une meilleure prise. Puis, aussi délicatement que possible, il glissa un doigt dans l'intimité du jeune homme, commençant un petit mouvement de va et vient qui le faisait gémir de plaisir. Enfin, il introduisit le second, allant de plus en plus profondément dans ses caresses. Jugeant que c'était suffisant, il retira ses doigts et sans crier garde, il fit pénétrer sa virilité dans le fourreau de chair de Shuichi qui poussa un petit cri de douleur (2). Mais comme la fois précédente, la douleur laissa place au plaisir… Après quelques instants de va et vient de plus en plus violents, Shuichi poussa un long soupir rauque tandis qu'il se laissait gagner par le summum du plaisir après avoir libéré sa semence. Eiri vint quelques secondes à peine après lui, donnant par la même occasion une seconde vague de plaisir à son amant. Après ces instants de pur bonheur, Eiri s'écarta légèrement pour observer Shuichi. L'expression d'extase et de totale plénitude sur son visage angélique le fit sourire. Il était si beau… S'en rendait-il au moins compte ? Le blond se retira délicatement, laissant Shuichi reprendre pied. Il glissa ses doigts dans les cheveux fuchsia du garçon et murmura :
Est-ce que tu m'aimes Shuichi ?
L'interrogé leva les yeux, se rapprochant d'Eiri, et sourit, ses grands yeux violets brillant de mille feux. C'était la première fois qu'Eiri pouvait le voir sourire. Dieu qu'il était beau…
Apprends-moi à aimer et je t'aimerais, répondit Shuichi.
Lui apprendre ? s'étonna le blond en enlaçant son amant encore plus fort. Ce garçon était vraiment étrange…
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Le lendemain matin, Eiri se hâta de partir de chez lui. Il voulait voir Shuichi avant d'aller au lycée. Il arriva juste au moment où les jumeaux Shindo quittaient leur maison.
Shuichi ! appela-t-il.
L'interpellé se retourna, ses grands yeux violets brillant au soleil levant. Eiri le rattrapa, fit un petit sourire à Maïko en guise de bonjour puis pris la main de Shuichi et l'entraîna avec lui.
Tu peux… venir avec moi ce soir ? demanda-t-il tout bas, juste assez fort pour que le jeune homme face à lui l'entende.
Devant son expression d'incompréhension, il ajouta :
Pas dans un rêve, Shu. Dans la réalité.
Où ?
C'est une surprise.
Mais… Pourquoi ?
Tu m'as demandé de t'apprendre, alors c'est ce que je vais faire… Dorénavant, tu es mon petit ami… (3)
…
Quoi ?
Tu n'as pas peur que ça se sache et que tes rivaux…
T'occupes pas d'eux, du moment qu'on s'embrasse pas en public on n'a rien à craindre.
…
Quoi encore ?
Pourquoi tu n'arrêtes pas de te battre ? C'est dangereux…
Tsss… N'importe quoi !
Seguchi a une arme.
Et alors ? Moi aussi.
Shuichi écarquilla les yeux un bref instant avant de baisser le regard vers le trottoir et de murmurer :
Tu vas en mourir. Sauf si…
Sauf si quoi ? De quoi tu parles ?
Rien.
Tu penses vraiment que Seguchi veut me tuer ?
Il n'aurait pas d'arme sinon.
Je sais me défendre, assura Eiri en caressant inconsciemment la joue de Shuichi.
Il se pencha et déposa un baiser sur la tempe de son compagnon et lui chuchota à l'oreille :
Retrouve-moi ce soir à la sortie du gymnase et toi et moi on va passer la soirée ensemble. Tu diras à ta sœur de prévenir tes parents que tu passes la nuit chez un ami.
Je vais passer la nuit chez toi ?
Peut-être pas chez moi, mais avec moi, c'est sûr.
Là-dessus, il déposa un vif baiser sur les lèvres de Shuichi et partit. Ce qu'il ne savait pas c'est que quelqu'un les avait vu.
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Aizawa ?
Qu'est-ce que tu me veux ? demanda Seguchi Tohma, assis derrière le bâtiment des sciences.
J'ai une bonne nouvelle pour toi…
Et bien vas-y, je t'écoute.
Tu cherchais un point de pression sur Uesugi et j'ai trouvé ce qu'il te fallait, répondit tout fièrement Aizawa Taki.
Vraiment ? Une petite amie ?
UN petit ami. Tu sais, le suçon dans le cou de Shindo… M'est avis que c'est Uesugi qui l'y a laissé.
Comment peux-tu en être si sûr ?
J'ai vu ses deux pédales pas très loin de chez Shindo en train de se caresser. C'était dégueulasse.
Mmmh… Je vois… Il semble que j'ai enfin de quoi me venger… On va garder ça pour nous jusqu'à ce que la meilleure occasion d'utiliser cette info s'offre à nous. Si t'en parles, je te tue.
Aizawa tenta de cacher sa soudaine crainte. Même si Seguchi avait dit ça en souriant, il tenait toujours ses menaces et ça, tout le monde le savait.
Ndla : (1) Je trouvais ce mot très romantique surtout dans ce contexte… Je voulais à tout prix le placer là ! (2) Très jolie expression empruntée à Shizu… Désolée mais j'étais à court de périphrases ;p (3) Yuki est vraiment comme César : il veut, il prend.
Notes : C'est fini ! Je veux des review, des review, pleins de review et encore des review ! Kissous.
