Waah, merci Alena ! Je m'attendais pas a avoir un review sur cette fic' ! Ça m'a fait très plaisir que tu ai eu le courage de la lire, et tu vois ca m'a même donné le courage de poster la suite !
Chapitre deux : I love you...
Il avait recollé ses lèvres aux miennes dans un mouvement brusque, mais le baiser n'avait plus rien de romantique : il était fiévreux et brûlant. Lorsque, tout le monde ayant déserté la salle de bal, nos lèvres toujours scellées, nous nous mîmes en route vers sa chambre, se heurtant quelques fois aux murs, je sentis que j'allais faire une énorme bêtise. Mais, malheureusement pour moi, je n'avais ni la force, ni l'envie de résister. C'est pour ça que lorsque nous atterrîmes sur le lit, je ne fus pas surprise de prendre moi-même l'initiative de glisser mes mains sous sa chemise et déboutonner un a un ses boutons. Je ne connaissais vraiment cette partie fougueuse de Tôga, et cela me surpris, mais ce fut de courte durée, car je m'abandonnais bien vite au plaisir dans ses bras.
Je me réveillais au petit matin, un faible rayons de soleil s'étant faufilé entre les rideaux tapant sur mon visage. Je fis le point sur la situation : de un, j'étais complètement nue. De deux, j'étais dans le chambre de mon professeur, le professeur en question dormant a poings fermés a côté de moi.
Je m'empourprais soudainement lorsque les souvenirs de la veille revinrent a la surface de mon cerveau encore embrumé par le sommeil.
Je me levais et enfilais doucement mes sous-vêtements traînant aux pieds du lit et entrepris de renfiler ma robe de la veille. Je sortis lentement, veillant a ne pas faire de bruit, mes chaussure a la main étant donné les petits talons qui claqueraient furieusement sur le sol.
Je marchais a pas de loup dans les couloirs de l'académie, car il était encore tôt, mais au fur et à mesure que j'approchais de ma chambre, je sentis les larmes se frayer un chemin a travers mes cils pour venir glisser lentement sur mes joues. Je rentrais doucement dans dans la chambre afin de ne pas réveiller Yûki qui devait encore dormir et la refermais tout aussi précautionneusement. Lorsque je vis l'heure au réveille sur ma table de chevet, je fus surprise par le fait qu'il soit si tôt : six heures treize ! Ainsi ne fut pas ma surprise de voir ma colocataire totalement réveillée et en pleine forme.
-Yori ! Mais où étais tu passée ?
J'ouvris la bouche et la referma, cherchant les mots pour lui avouer sans trop la 'choquer', car ce n'était pas dans mon tempérament de me jeter sur le premier homme qui me plaisait.
-Je... Enfin... bégayais-je.
Je m'assis sur mon lit et baissais la tête, abattue.
-Yori... ? Ça ne va pas ?
Les larmes, que j'avais séché, dévalèrent a nouveau mes joues. Mon amie s'assit a coté de moi et me tapota le dos gentiment.
-Ne et force pas, hein. Si tu ne veux pas me dire, je comprends, dit-elle, mais je décernais cependant une pointe d'amertume dans sa voix.
Je relevais la tête et lui fis une fiable sourire, lorsque je me rendis compte qu'elle fixait mon cou avec étonnement. Intriguée, je passais les doigts sur ma gorge mais ne sentis rien.
-Tu... tu as un suçon !
Je rougis instantanément et plaquais une main sur ma bouche tandis que Yûki s'était accroupie en face de moi et sautillais presque sur place.
-Qui ?
Je me mordis la lèvre, hésitante. J'étais un peu honteuse, mais c'était ma meilleure amie...
-Yagari-sensei..., murmurais-je d'une vois a peine audible.
-Quoi ?
Je soupirais avant de lâcher d'une voix a peine audible :
-Yagari-sensei !
Je vis alors ses yeux s'arrondir et sa bouche s'entrouvrir avec stupeur tandis que son regard passait de mes yeux mouillés à la marque dans mon cou.
-Il... Il t'as violée ?, balbutia-t-elle
Ce fut a moi de la fixer avec étonnement. Oui, quand on y pensait, c'était plausible.
-Non, j'étais parfaitement consentante, figure-toi.
Elle pâlit puis se remit a sautiller sur place.
-Mon Dieu !, s'exclama-t-elle.
Et ce fut un Zero en colère qui débarqua dans la chambre comme une furie.
-Yûki ! On avait fait un marché, le premier qui arrive en retard se coltine les corvées pour une semaine, ça t'as pas suf... Un problème, Wakaba ?
Lorsqu'il avait remarqué mes yeux bouffis et mon amie agenouillée devant moi, son air s'était détendu et il s'était calmé.
-C'est... C'est rien, merci de t'inquiéter, Zero-kun.
-C'est normal, Wakaba.
Il marqua un temps d'arrêt en me fixant longuement.
-Bon, Yûki, je t'autorise à sécher ta ronde pour ce matin, dit-il, toujours en me regardant.
Elle lui lança un éblouissant sourire.
-Merci, Zéro-koi.
Il repartit.
-Zero-koi ?!
Elle rougit.
-Bah oui. Enfin, t'as couché avec Yagari-sensei, alors hein.
J'allais répliquer lorsqu'un gros 'SHBANG' nous fit sursauter. Nous sortîmes au pas de course, Yûki devant et moi derrière, pour voir un Zero de dos se tenant l'épaule et la main contre le mur, en proie à un soudain malaise. Il tourna son visage choqué et consterné vers nous
-Elle... Elle a... Elle a couché avec... Yagari-sensei ?!
Je m'empourprais et c'en fut trop pour lui ; il s'effondra au sol puis se redressa et bondis vers moi.
-Il est encore capable de faire ça ? Ouah ! Et c'était bien ?
J'écarquillais les yeux, ne m'attendant pas a ça de sa part, puis froncés les sourcils et lui assénais une gifle magistrale, colorant sa joue blanche d'une légère marque rouge. Tandis qu'il avait plaqué sa main à l'endroit douloureux, il fut prit d'un violent fou-rire.
-Je suis jalouse.
Je me tournais vers mon amie, surprise.
-Hein ? De quoi es-tu jalouse ?
Elle fit une moue lassée et poussa un soupir avant de lâcher d'un ton morne :
-J'ai toujours rêvé de coller un fou-rire à Zero, mais rien à faire. Et toi, tu rougis et hop ! Il se tord de rire.
J'haussais les épaules.
-Je m'en serais bien passée...
Nous retournâmes dans la chambre, laissant un Zero mort de rire derrière nous. Nous nous préparâmes, ainsi que nos cahiers et Yûki se tourna soudainement vers moi avec une mine déconfite.
-Yori-chan... On commence par Education Civique.
J'affichais le même air qu'elle.
-Oh non !, gémis-je.
Mais nous nous mîmes en route vers la classe et nous rangeâmes patiemment. Je fis comme si de rien était, veillant a ce qu'aucune roseur ne colore mes joues. Nous nous installâmes et, une fois l'appel terminé, le professeur nous redonna par ordre de notes les copies de la veilles. Il rendit la mienne en dernier, avec cet habituel sourire admiratif puis, faisant demi-tour, il posa sa main sur le sommet de mon crâne et lâcha :
-Wakaba, à la fin du cours, à mon bureau.
Puis, baissant la voix, de façon a ce que seul moi et ma voisine n'entende :
-Je crois qu'il faut qu'on parle.
Il repartit sur l'estrade et commença son cours tandis que les élèves se posaient des question. Je relâchais les muscles de ma nuque et laissais mon front cogner contre la table.
L'heure, à mon plus grand désespoir, passa à une vitesse hallucinante. Zero passa près de moi et me murmura :
-Je parie qu'il va te prendre sur son bu...
Je ne lui laissais pas le temps de finir sa phrase que je pivotais sur le banc avant de lui asséner un violent coup de pied dans le mollet et il s'écrasa au sol sous le regard abasourdi de mes camarades.
-Baka.
J'étais plutôt calme et posée, mais il ne fallait pas pousser non plus.
Yûki me tapota le dos en me murmurant un 'bonne chance' et tout le monde, sauf moi, déserta la salle. Alors fut arrivé le moment que je redoutais le plus : celui où j'étais debout devant son bureau et qu'il me sondait de son oeil azur. Mes joues avaient prisent une teinte pivoine et je me tortillais un peu sur place, regardant le sol.
-Que... Qu'est-ce que vous voulez, se-sensei ? bégayais-je.
Il soupira et se leva pour contourner le meuble et se rapprocher ainsi de moi.
-Tutoies-moi en dehors des cours, s'il te plait. Et ce que je veux ? Qu'on fasse le point sur hier soi. Ce que j'ai dis, je le pensais. Je t'aime vraiment.
Je relavais mon regard vers son visage et le vis qui était souriant.
-Je... Tu m'aimes... Vraiment... Mais pourquoi moi? Tu ne devrais même pas m'avoir remarquée...
Il haussa les épaules.
-Je ne sais pas. Je t'ai vue, je t'ai trouvée banale. Puis je t'ai trouvée jolie... Intelligente... Et quand je te voyais dans le parc avec tes amis ou allongée sous les arbres avec Yûki et Zero, je ne te voyais que plus belle.
Je restai sans voix face a cet aveux.
-Je... Je...
Un sourire étira mes fines lèvres, et je lui sautais au cou pour l'embrasser avec fougue, ce qui le surprit. Je rompis le contact et enfouis mon visage dans son cou, respirant son odeur.
-Je t'aime...
A ces mots, ses bras enserrèrent ma taille et il me serra contre lui...
Je consent ce chapitre est un peu étrange, et vous ne retrouvez pas trop le caractère des personnages (surtout Zero et son fou rire *meurs*) mais vous les retrouverez plus dans les prochain chapitres. Normalement (aa)
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