La ronde de nuit
Depuis la nuit qu'elle avait passée à l'auberge, Hermione n'arrivait pas à chasser Draco de ses pensées. Il occupait en permanence ses rêves et son esprit. Elle ne pouvait pas se libérer de lui. Dès qu'elle fermait ses yeux, elle revoyait son corps magnifique. Ils avaient écopé de deux semaines de retenue avec Professeur McGonagall. Elle les avait puni d'avoir quitté le château sans autorisation et d'avoir abusé d'alcool. C'était la version officielle de l'histoire. Draco et Hermione avaient décidé de mentir en disant qu'ils étaient restés à l'auberge, car ils étaient trop ivres pour marcher jusqu'au château. L'enseignante ne se doutait pas de ce qui s'était réellement passé, car elle croyait qu'ils se détestaient encore. Heureusement, leurs aventures nocturnes ne s'étaient pas retrouvées au cœur des potins. Elle marchait dans les corridors déserts du château.
Il faisait nuit et en tant que préfète elle devait faire des rondes pour s'assurer que les élèves respectaient le couvre-feu. Régulièrement, elle chassait des élèves qui profitaient des coins isolés du château pour batifoler ou pour préparer des mauvais coups. Elle aimerait bien se retrouver dans une alcôve avec Draco… Marchant dans le noir afin de pouvoir surprendre les élèves, elle poussa la lourde porte qui menait aux donjons. Elle surprenait rarement des élèves dans ces corridors, car il y faisait froid et l'atmosphère y était plutôt lugubre.
Soudainement, elle heurta quelqu'un. «Lumos» cria-t-elle. Sa baguette s'illumina et elle réalisa qu'elle se trouvait face à Draco Malefoy. Surprise, elle prit la parole :
- «Que fais-tu ici?»
- «Je fais ma ronde de préfet. Ces mon tour ce soir. J'ai presque terminé.»
- «Moi-aussi, je termine par les donjons» répondit-elle
- «On peut terminer nos rondes ensembles. Ça va être moins ennuyant» proposa-t-il.
La jeune femme hocha de la tête et ils commencèrent à marcher en silence côte-à-côte. Draco prit doucement sa main. Le cœur d'Hermion battait à la chamade. Ses souvenirs de leur nuit devenaient de plus en plus vifs. Elle ne savait pas quoi dire ou faire. Après plusieurs minutes, ils arrivèrent à l'extrémité du dernier corridor des donjons. Il menait à une pièce ronde entourée d'alcôves contenant des statues de pierres.
Sans avertissement, Draco l'attira avec lui dans une des alcôves. Il la poussa contre le mur et il commença à l'embrasser. Il prenait sa bouche avec insistance. Sa langue touchait la sienne. Elle ne pouvait pas résister, elle tira sur la cravate émeraude et argent du jeune homme pour l'attirer encore plus près d'elle. Hermione voulait sentir son corps contre le sien. Ils ne sentaient déjà plus le froid ambiant. La sorcière s'arrêta :
- «Est-ce qu'on risque de se faire surprendre?» dit-elle essoufflée.
- «Non» répondit-il. «Personne vient ici la nuit, mais il vaut mieux se dépêcher»
Le sorcier détacha ses lèvres de la bouche de la jeune pour s'attaquer à son cou. Il mordilla la peau douce entre sa clavicule et son cou. Elle frissonna de plaisir. Il commença à défaire les boutons de la chemise d'Hermione. Elle lâcha sa cravate et passa les mains sous sa chemise. Elle lui pinça doucement les mamelons. Draco grogna et la poussa plus fort contre le mur. Elle pouvait sentir son érection. Il la désirait autant qu'elle le désirait. Elle descendit ses mains jusqu'au rebord de son pantalon. Elle réalisa que sa chemise était toute déboutonnée lorsque son amant posa ses lèvres sur la peau galbée de sa poitrine. Les mains tremblantes, Hermione détacha le pantalon de Draco et descendit son caleçon juste assez pour libérer sa longueur considérable. Le jeune homme cessa d'embrasser sa poitrine et descendit. Il déposa des baisers sur le ventre plat de la griffondor. Profitant de sa position, il glissa ses mains sous la jupe grise de la jeune femme pour retirer la culotte qui bloquait son chemin. Son regard brillant de désir, il se redressa et empoigna la jeune femme par les fesses. Il la fit asseoir sur le socle d'une statue qui se trouvait à une hauteur idéale. En lui mordillant doucement l'oreille, il releva sa jupe et il pénétra la jeune femme d'un coup. Surprise, elle répondit en serrant ses jambes autour de son corps musclé. Après quelques secondes, il reprit les coups de reins. Il bougeait lentement, mais fort et profondément. Hermione sentait le plaisir l'envahir. La jeune femme gémissait et lui répondait en ondulant ses hanches. La respiration de Draco était de plus en plus saccadée. La sorcière agrippa les cheveux de son amant.
«Plus vite» dit-elle dans un soupir.
Immédiatement, le jeune homme accéléra sa cadence. Hermione atteint l'orgasme en poussant un petit cri aigu qu'elle tenta d'étouffer en mordillant son cou. Voulant augmenter le plaisir de la sorcière, il stimula son clitoris avec ses doigts. Il sentit la jeune femme se tendre encore plus. Son sexe serrait son membre à chaque spasme de plaisir. La friction était tellement délicieuse qu'il peinait à se retenir.
«Merde…» Gémit-il en jouissant en elle.
Pantelants, ils maintinrent leur étreinte quelques minutes. Silencieusement, ils se rhabillèrent. Draco raccompagna la jeune femme jusqu'à la sortie des donjons. Il lui avait proposé de la reconduire jusqu'à l'entrée de la tour de Griffondor, mais elle ne voulait pas prendre le risque de se faire surprendre à nouveau par des professeurs. Elle profita du long trajet pour réfléchir à ce qui lui arrivait. C'était la première fois de sa vie qu'un homme avait autant de pouvoir sur son corps et son esprit. Ses copains précédents ne lui avaient jamais fait autant d'effet. Détendue, elle monta silencieusement dans le dortoir des filles. Elle espérait que personne n'allait remarquer son arrivée tardive.
