Chapitre 1 : Ne pleure plus, tu n'es plus seul
Depuis la fenêtre de ma chambre, je pouvait voir la rue, les passants, les voitures, les immeubles. Seattle. Cette ville était le nom d'où j'étais. L'orphelinat.
'' La maison des enfants abandonnés '' était mon lieu d'habitation. Et oui, depuis maintenant 6 ans, je suis orpheline.
L'orphelinat était loin d'être du luxe. Mais c'était toujours mieux que ma maison d'enfance, où tout mes mauvais souvenirs y sont logés. Dans mes mains, j'avais le dossier que l'orphelinat avait depuis mon entrée dans l'établissement. Je n'avais pas le droit d'allez le chercher dans le bureau de la principal, mais pourtant prendre mon dossier en cachette était une habitude. Je connaissais le contenue du dossier par cœur, et malgré que les premières pages étaient très douloureuses, j'aime pouvoir y lire. C'est un peu comme une drogue, j'en ait besoin. J'aime ouvrir mon dossier et avoir toutes ces pages blanches qui résument ma vie, en main. Cela me montre qu'elle n'était pas de mon imagination. Qu'elle existait vraiment. Mais cela me montrait qu'elle n'avait pas réussie à tenir le coup et qu'elle était morte. Morte.. Ce mot, bien que cela fasse 6 ans, a encore du mal à sortir de ma bouche ou même de mes pensées. J'ai toujours l'impression qu'elle est là, près de moi. Mais elle est partie, à cause de lui.
Je passai ma main gauche sur la couverture jaune de mon dossier, jusqu'à ce que ma main touche la vieille étiquette blanche, où en italique, était inscrit : Isabella Swan.
Plus personne ne m'appelait Isabella. Et ce, depuis sa mort. Depuis maintenant 6 ans, depuis qu'elle est partie, je préfère que l'on m'appelle Bella. Le diminutif de mon vrai prénom. Cela m'a permis de tourner un peu la page, bien que j'ai encore du mal. Isabella, dans la bouche des gens, me faisait trop penser à quand elle m'appelait. Et cela faisait beaucoup trop mal.
C'est les mains tremblantes que j'ouvrais mon dossier. Comme d'habitude, en première page, il y avait les infos sur mon entourage. En gras, italique, je pouvais lire :
Renée Swan
Décédée à 36 ans.
Renée Swan est décédée suite à un suicide. Avant sa mort, elle avait laissée une lettre pour sa seule et unique fille : Isabella Swan.
Je me suis toujours demandée quelle était cette lettre. J'ai cherché dans le dossier, de partout, rien. Sur le lieu de l'accident, je n'avais pas vue de lettre. Je n'ai jamais osé demander à Hélène, la gérante de l'orphelinat, si elle savait où se trouvait la lettre. Si elle savait où était la lettre, ou bien où elle se trouvait, elle me le dirait.
Malgré moi, les larmes coulèrent d'elles-même, sans que je ne puisse les arrêter. Cela faisait tellement mal. Et puis, ma mère était tellement jeune, tellement.. Mais je ne lui en veux pas. Sur le moment, je lui en voulais de m'avoir abandonnée. Mais j'ai grandit depuis. 6 ans ont passés. J'ai mûri. Ma mère souffrait, elle voulait juste apaiser ses souffrances. Je la comprends. Elle ne pouvait plus garder tout pour elle, et le suicide lui est venue de pleine face. Tout ce qu'elle voulait, c'est être apaisé. Chose que je comprends complètement. À la suite de sa mort, je voulais mourir moi aussi. Mais de quoi ? Je n'avais aucune maladie, je n'étais pas vieille, je n'avais que 12 ans. Me faire tuer par quelqu'un ? Qui voudrait ma mort ? Pour mourir, c'était par un suicide. Or, je refuse de mourir comme ma mère. Et j'ai décidé de me battre jusqu'au bout. Les années ont passés. L'envie de mourir me venait moins à l'esprit, jusqu'à ce qu'un jour, je me dise : '' Je vais rendre ma mère fière de sa fille. Je suis une battante. Alors, je me battrai jusqu'à ce que je meurs de vieillesse. ''
C'était une promesse. Et j'allais tout faire pour pouvoir la tenir.
-Bella ?
Je sursautai, fermai le dossier, essuyai mes larmes et me tournai vers Hélène.
-Bella, tu as encore pris ton dossier ? Me demanda-t-elle en soupirant.
-Oui je.. Excuse-moi Hélène.
-Ce n'est rien ma chérie. De toute façon, tu vas pouvoir le garder. Je te rappelle que demain est un nouveau jour pour toi.
Je soupirai. Demain j'allais devoir quitter l'orphelinat. Étant majeur, je n'avais plus le droit de rester à l'orphelinat. J'allais sûrement me trouver à la rue, sans travail. Je ne pourrais pas aller au lycée, car je n'aurais pas d'argent, et je n'avais pas beaucoup de vêtements, bien que j'aime la mode. Hélène vint se mettre devant moi. Elle s'accroupit pour se mettre à ma hauteur car j'étais assise par terre.
-Bella, sache que si j'en avait le droit, je t'aurais gardée s'en problème. Mais si je te garde..
-Tu devras fermer l'orphelinat. Je comprends. Dis-je en la coupant.
-Après le repas de ce soir, vient me voir dans mon bureau, d'accord ?
Je hochai en signe de réponse, alors qu'elle embrassa mon front avant de quitter ma chambre. Hélène était une deuxième mère pour moi. Elle était âgée de 56 ans. Elle était plutôt grande, de longs cheveux blonds qui lui arrivaient au milieu du dos. Elle avait de magnifiques yeux verts. Elle m'avait prise sous son aile dès que j'avais pénétré l'orphelinat. Si je devais me confier, elle était toujours là pour moi. Et puis, elle me comprenait. Elle aussi, alors qu'elle avait 12 ans, elle avait perdue sa mère. Mais aussi son père. Ses parents étaient en voiture, avec Hélène derrière. Mais d'un coup, le père d'Hélène est entré dans une voiture. Ses parents sont morts sur le coup. C'est son père qui avait grillé le feu rouge car la mère d'Hélène était enceinte et qu'elle allait accoucher. Le bébé et les parents moururent sur le coup et Hélène fut vivante, malgré que sa main gauche n'était plus. Maintenant, elle possède une fausse main en plastique. C'est pour ça qu'elle garde toujours ses gants. Elle en possède une collection. De ce faite, les gants sont toujours assorties à sa tenue.
Je sortis de mes pensées à cause de la porte de ma chambre qui s'ouvrait. Je me levai, posai mon dossier sur mon bureau et me tournai vers la porte. C'était Léo, un petit garçon blond aux yeux bleus, âgé de 7 ans. Il était orphelin, sa mère est morte il y a deux ans, par une tumeur au cerveau. Son père ? Il avait refusé ses droits de père. C'était vraiment affreux pour Léo. Ce garçon, c'était le seul qui me parlait. J'étais la plus grande. Le deuxième enfant le plus grand, était Ty, un garçon âgé de 10 ans. Conclusion, tout les enfants me craignaient un peu, bien que je n'ai jamais fait de mal à quelqu'un, même pas à une mouche. Je ne sais pas pourquoi, mais Léo m'adore. Il est venu souvent dormir avec moi, car il faisait des cauchemars. D'ailleurs, il en faisait moins, mais il en faisait toujours.
-Bella ? Dit-il d'une petite voix.
-Oui mon chéri ?
-Tu peux m'emmener avec toi ? Me demanda-t-il.
C'était la question que je redoutais le plus. Si je pouvais, je l'aurais adopté, mais je ne savais même pas comment j'allais pouvoir vivre, alors si j'avais un enfant de 7 ans avec moi, je n'imaginais même pas la situation.
Je fis signe à Léo de s'approcher. Il vint vers moi, non sans avant avoir fermer la porte. Arrivé vers moi, je m'accroupis, pour être à sa hauteur. Je posai mes mains sur ses épaules et lui dis :
-Léo, j'aimerais beaucoup que tu viennes avec moi. Mais je ne peux pas. Je ne sais pas moi même comment je vais vivre.
-Mais.. Tu ne m'aimes pas ?
-Si, bien sûr que si. Qui ne pourrait pas t'aimer ?
-Maman.. Murmura-t-elle.
-Léo ! M'exclamai-je. Je ne veux plus jamais entendre cela sortir de ta bouche ! Si ta maman est partie, c'est parce qu'elle était malade et qu'elle était obligé de partir aux étoiles pour ne plus avoir bobo. Poursuivis-je en le grondant. Tu comprends ? Continuai-je plus doucement.
Des larmes coulaient sur son beau visage. Je le pris dans mes bras, me levai et m'installai sur mon lit. Doucement, je berçai Léo.
-Ne pleure plus, tu n'es plus seul. Je ferais tout pour que tu viennes avec moi. Mais pas maintenant. Il me faut du temps pour que je trouve comment je vais vivre moi-même, d'accord ?
-Merci Bella ! S'exclama-t-il en embrassant ma joue.
Je souris, heureuse de lui avoir redonné le sourire.
A samedi ( 15/12/12 ) pour le chapitre 2 :)
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