Rating : M

Pairing : SS/OC

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Joe K. Rowling, mis à part l'OC dont je suis propriétaire (il est à moi, mais je l'offre à Snape).

Note de l'auteur : Je ne prends pas en compte les tomes 6 et 7. Voldemort est… a passé l'arme à gauche, Snape n'est pas un traître (heureusement) et Dumbledore est vivant (malheureusement).

L'homme, considéré comme le plus grand sorcier des temps moderne, se posait mille et une questions concernant le jeune inconnu. Qu'y était-il ? D'où venait-il ? Etait-il un sorcier ? Un moldu ? Etait-il mangemort ? Cracmol ? Voyant que celui-ci commençait doucement à paniquer, il lui intima d'une voix qui se voulait rassurante de s'approcher vers lui. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque l'étrange inconnu s'exclama :

-Qui êtes-vous et où suis-je ?

Un brouhaha de murmure provenant des élèves, des enseignants et des fantômes envahit la Grande Salle. Tous les regards étaient rivés sur le curieux personnage. Seul Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore resta impassible. Ainsi, ce jeune homme ignorait totalement où il se trouvait. Calmement, le vénérable directeur se lança un Sonorus afin de se faire entendre et ainsi, couvrir tout ce bruit parasite. D'un puissant et tonitruant « Silence ! » il réussit à faire taire tout ce vacarme. Alors, il rendit sa voix à la normale grâce à un Sourdinam et entreprit de répondre à la question du jeune homme.

-Vous êtes à l'école de sorcellerie nommée Hogwart et j'en suis le directeur. Je me nomme Albus Dumbledore. Ces jeunes gens que vous voyez là, sont des élèves et ces personnes à mes côtés, sont les professeurs. Et vous, mon enfant, qui êtes-vous ?

Il pensait l'avoir rassuré, lui faire comprendre qu'il ne courait aucun risque, mais il se désappointa lorsqu'ils entendirent l'étrange individu émettre un rire que l'on a lorsque nous sommes au bord de la folie. Ils le virent porter une main à son visage, tentant de reprendre ses esprits et ils l'entendirent assurer d'une voix forte :

-C'est totalement faux. La magie n'existe pas. Vous n'existez pas ! Je suis entré dans des ruines. Ce château était une ruine !

Et le jeune inconnu s'enfuit sans attendre de réplique. Aussitôt qu'il eut disparu, le brouhaha des élèves, des fantômes ainsi que des enseignants reprirent de plus bel. Seul un moldu ne pouvait voir que des ruines à la place de l'école. Comment aurait-il fait pour passer outre le sort puissant lancé par les fondateurs, eux-mêmes ? Etant l'un des premiers à se poser cette fatale question, Dumledore se tourna aux quatre directeurs des maisons et leur dit d'une voix calme, pressante et que ne souffrait d'aucune discussion.

-Professeurs, cherchez le dans le château. Empêchez-le de s'enfuir. Retrouvez-le absolument.

-Est-ce un moldu, Albus ? Demanda la directrice des Gryffindor.

-Je ne sais guère, Minerva. Voilà pourquoi il nous faut le retrouver au plus vite avant qu'il ne lui arrive malheur.

-Et… s'il se trouvait que, par le plus grand des hasards, ce garçon se retrouvait récalcitrant à nous suivre docilement ? Questionna le sombre directeur des Slytherin.

-Ne lui faites aucun mal. Si vous n'arrivez pas à le convaincre, lancez-lui un sort inoffensif, mais ne le blessez pas. Dès que vous l'aurez retrouvé, amenez-le-moi dans mon bureau, je vous prie.

Ainsi, sans alerter les autres enseignants, les fantômes et les élèves, les quatre professeurs partirent à la recherche du jeune homme étrange. Minerva McGonagall se chargerait de fouiller le rez-de-chaussée ainsi que le premier, le second et le troisième étage. Pomona Chourave inspecterait le quatrième, cinquième et sixième étage. Elle n'oublia pas également de penser à sonder ses précieuses serres. Filius Flitwick scruterait le septième étage, les tours ainsi que les autres pièces voisines. Severus Snape, quant à lui, examinerait minutieusement les cachots ainsi que le sous-sol. Ils le savaient pertinemment, ils en auraient presque pour toute la nuit. Mais ils pouvaient toujours demander l'aide des tableaux, des fantômes ainsi que de Peeves s'ils le devaient. S'il n'était pas dehors, l'étrange inconnu était fait comme un rat.

Il ne voyait rien, mais il ne pensait pas à cela. Il était effrayé. Il ne retrouvait pas le chemin vers la sortie. Où était-il ? Il voyait des armures vides tourner leurs têtes vers lui. Il courait aussi vite qu'il pouvait. Il n'avait pas hurlé lorsqu'il avait vu des tableaux s'animer et gronder comme s'ils étaient des êtres à part entière. Il ne savait guère où il se dirigeait, mais le fait était là, il se dirigeait quelque part et il espérait ardemment qu'il s'agisse de la sortie. Le jeune homme descendait escalier sur escalier, ignorant de l'endroit où il se trouvait. Les couloirs étaient sombres et humide, il n'y avait rien pour éclairer son chemin. C'était à cause de ce manque flagrant de luminosité qu'il ne vit des petites marches raides qui s'enfonçaient encore dans le sol et qu'il tomba de tout son long, retenant à grand peine un mince cri de surprise et de douleur sortir de sa bouche.

N'osant regarder l'état de son genou meurtri et douloureux, le jeune pianiste se releva non sans l'aide d'un mur et continua d'avancer à pas rapide. Il devait se cacher, il le savait. Il n'avait pas le droit de se blesser, ses parents le lui avaient formellement interdit. D'ailleurs, où étaient-ils ? Etaient-ils toujours dehors ? N'ayant plus la force de marcher, le jeune homme ouvrit la première salle qui se trouvait à sa droite et pénétra dans l'étrange pièce plongée dans la noirceur. Se dirigeant à tâtons, il se recroquevilla dans un coin de la salle dont il pouvait distinguer des chaises ainsi que des tables. Le vieil homme avait affirmé qu'il se trouvait dans une école, était-ce vrai ? Impossible, il était entré dans des ruines, ce ne pouvait être vrai. La tête lui tournait quelque peu, mais il ne devait faiblir, il devait tout d'abord s'occuper de sa blessure, il n'avait pas le droit de se blesser.

La directrice de la maison du Lion fouilla de fond en comble toutes les classes de du rez-de-chaussée ainsi que des trois étages qui lui étaient assigné. Elle ne trouva rien, hormis des toiles d'araignée et Peeves qui s'apprêtait à faire une plaisanterie de mauvais goût. Elle lui demanda s'il avait vu un étranger dans le coin, mais la réponse fut négative. Alors, le professeur de métamorphose lui ordonna de le chercher dans tout Hogwart sous peine d'en avertir le Baron Sanglant pour ce qu'il s'apprêtait à faire. L'esprit farceur obéit sans plus attendre, grommelant injures et surnoms concernant Minerva McGonagall qui préféra l'ignorer.

La directrice de la maison du Blaireau inspecta les trois étages qui lui avaient été confié, mais toutes étaient vide d'étrange inconnu. Terrifié à l'idée qu'il puisse être dans ses précieuses serres et abîmer ses plantes si chère à son cœur, elle utilisa moult passages secrets afin de s'y rendre en un temps record. Quelle ne fut pas son soulagement lorsqu'elle vit qu'il ne s'y trouvait pas et qu'aucun pot n'était tombé, qu'aucune plante n'avait été déraciné, que rien n'avait bougé de sa place. Elle fut rassurer de toujours entendre, dans la serre numéro trois, les mandragores pousser leur cri qui pourrait vous faire exploser les tympans s'ils se trouvaient à l'air libre. Se souvenant des directives que lui avait confiées le directeur d'Hogwart, elle reparti sans plus attendre à la recherche de l'étrange inconnu.

Le directeur de la maison de l'Aigle scruta expressément le septième étage, mais ne le trouva aucunement. Sans plus s'attarder, il partit inspecter les six tours du château. Il ne trouva rien dans la dans la plus haute tour, soit celle d'Astronomie. Sachant pertinemment que le directeur se trouva déjà dans sa propre tour, il ne prit pas la peine de s'y attarder. Il se rendit dans la tour Nord et sonda toutes les classes qui s'y trouvait, mais il ne découvrit qu'un amas de poussière, une horrible odeur surchargée d'encens et un flagrant mauvais goût de la part de la voyante, mais rien qui pourrait prouver la présence de l'étrange inconnu. Il inspecta de la même manière les trois autres tours. Malheureusement, il ne détecta personne dans la tour de Gryffindor, pareillement dans la tour Ouest où se trouvait la volière. D'ailleurs un hibou avait volé son chapeau pointu et bleu nuit. La recherche se retrouva tout aussi infructueuse dans la tour de sa maison.

Le directeur de la maison du Serpent sillonna les couloirs de ses cachots. L'étrange inconnu n'avait aucune chance, l'homme connaissait ses lieux comme sa propre poche. Il descendit une volée de marche et ouvrit doucement la porte qui se trouvait à sa gauche. Sondant la pièce minutieusement, il referma doucement la porte afin de ne pas trahir sa présence. Une à une, il ouvrit toutes les salles traquant comme un chasseur traque sa proie. L'étrange inconnu ne lui échappera pas. Marchant à pas vif mais silencieux, il dévala de traîtres marches qui, si on ne se souvenait pas de leurs présence, pouvait être dangereux. Aussi silencieusement que puisse l'être une porte abîmée et non huilée depuis fort longtemps, il examina la pièce avec son Lumos et fit une heureuse trouvaille. Il avait trouvé l'étrange inconnu.

Il n'y arrivait pas. Cela ne voulait pas s'arrêter et pourtant, cela devait se stopper. Le jeune homme avait la tête qui lui tournait. Encore quelques minutes et il s'évanouirait. Il ne devait pas défaillir, cela serait sa perte. Le pianiste sursauta lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir lentement. Il leva les yeux, craintif. Il vit une douce lumière provenant d'un bout de bois pénétrer dans la pièce. Un homme portant une robe sombre entrait lentement. Malgré la noirceur ambiante des lieux, il pouvait discerner en plissant légèrement les yeux que l'homme avait une peau pâle comme une personne qui ne rencontre presque jamais les rayons du soleil. Ses cheveux mi-long étaient sûrement aussi foncé que ses yeux froid qui n'étaient guère réconfortant.

L'homme s'avança vers lui et pencha son morceau de bois vers l'étrange inconnu afin de mieux le distinguer. Il voulait ardemment lui lancer un sort de son cru afin de lui faire comprendre son désappointement. Il n'aimait pas partir à la recherche de quelqu'un. Mais avant qu'il eu le temps de décider quel sort il allait utiliser que l'étrange inconnu prit la parole.

-S'il vous plaît, cela ne veut pas s'arrêter, supplia le jeune homme.

-Quoi donc ? Demanda Severus Snape qui restait sur la défensive.

Ne savait-on jamais, peut-être n'était-ce qu'un fourbe piège. Il préférait rester prudent. Dans sa jeunesse, il s'était déjà fait maintes fois avoir. On ne l'y prendrait plus à présent. D'autant plus qu'il ne se laissait plus marcher sur les pieds. Mieux valait même n'esquisser le geste sous peine de terrible représailles.

-Mon sang, il ne cesse de couler de mon genou et je n'arrive pas à le stopper, expliqua le jeune pianiste.

-Cela ne doit être qu'une simple égratignure. Cessez de geindre pour si peu, rétorqua l'homme visiblement agacé.

-Mais cela saigne abondamment depuis dix minutes ! Voyez par vous-même, répliqua l'inconnu d'un ton pressant.

Méfiant plus que nécessaire, le professeur de potion se pencha lentement et inspecta la blessure que lui désignait l'étrange inconnu. Il avait raison, ce n'était qu'une petite blessure située au genou. Mais comment une simple plaie pouvait autant saigner ? D'un sort informulé, il invoqua un morceau de tissu qu'il attacha juste au-dessus du genou et serra de toutes ses forces afin de couper la circulation en attendant de l'amener à l'infirmerie. Il voulait lui intimer l'ordre de se lever, mais son élan fut coupé lorsqu'il vit l'étrange inconnu s'écrouler doucement sur lui. D'abord surprit, il ne mit que quelques secondes avant de se rendre compte que le garçon venait de perdre connaissance. Les ennuis ne faisaient que commencer.