Bonjour à tous, je suis désolée d'avoir publié mon premier chapitre un pe brutalement mais je ne suis pas encore bien familiarisée avec ce site. J'espère que ce debut vous plait. Je publierai une fois par semaine dans la mesure du possible. Bonne lecture!!
Chapitre 1 : Première année. ( Partie une.)
Dix ans avaient passé depuis ce triste après-midi, Edwine se tenait maintenant fièrement à coté de son grand-père à l'entrée de la gare Kingscross. Elle était déjà très grande pour son âge, mais parvenait difficilement à prendre un kilo de plus. Ses yeux étaient toujours aussi bleus, et ses cheveux, qu'elle préférait garder courts, faisaient de belles boucles blondes foncées autour de son visage. Elle allait faire sa première rentrée à Poudlard, elle était un peu nerveuse. Certes, elle connaissait déjà très bien le château car elle y avait passé toutes ses vacances de Noël et de Pâques, mais c'était différent, cette année elle allait vraiment être reconnue comme une Dumbledore.
Elle avait douze ans, soit une année de plus que les autres élèves de première. Son grand-père avait insisté pour qu'elle finisse son cursus de primaire dans son internat moldu avant d'entrer à Poudlard. D'après lui, elle aurait d'autant plus de maturité pour affronter sa nouvelle scolarité. Elle trouvait cela ridicule, elle se sentait prête depuis longtemps.
- Je ne peux pas aller plus loin avec toi, ma chérie, j'ai des choses à régler avec notre nouveau professeur de DCFM. Je dois le rencontrer au chaudron baveur pour finaliser son contrat.
- Je comprends Papy, je me débrouillerai. Ma valise n'est pas si lourde et puis Yuki m'accompagne, il veillera sur moi.
- Je ne sais pas si cela doit me rassurer ou me faire peur. N'oublie pas de le garder dans ton dortoir, ne le laisse pas sortir seul. Je ne voudrai pas qu'il mange tous les hiboux de la volière ou les chats des autres élèves. Ne le laisse pas non plus seul avec les plus petits étudiants, Merlin seul sait ce qu'il pourrait leur faire.
Albus jeta un coup d'œil inquiet vers la cage qui se trouvait sur le chariot à bagage de sa petite fille.
- Nous aurions peut-être du le laisser à la maison, il aurait eu plus d'espace.
- Mais, il aurait été malheureux, nous sommes très lies lui et moi.
Albus sourit.
- Bien sur, je m'excuse, et puis le savoir avec toi en cas de problème me rend moins nerveux. On ne retrouverait sans doute rien du malheureux qui t'agresserait.
- Il faut que j'y aille, je vais rater le train si je ne pars pas maintenant.
- D'accord, et n'oublie pas, fais toi beaucoup d'amis, mais méfies toi de tous.
Edwine leva les yeux au ciel.
- Je suis plus un bébé, je sais me défendre.
Elle embrassa son grand-père et se précipita vers la voie neuf trois quarts. La plupart des élèves étaient déjà montés dans le train, il ne restait plus que quelques retardataires. Albus avait voulu attendre la dernière minute, pour ne prendre aucun risque. Edwine se demandait bien pourquoi, Voldemort avait disparu depuis longtemps, détruit par Harry Potter. Elle se sentait proche de ce garçon, lui non plus n'avait presque pas connu ses parents, elle savait ce que l'on peut ressentir de ne pas recevoir de câlins de sa maman ou d'encouragements de son papa. Edwine se demandait à quoi il ressemblait, elle le saurait bientôt. Pour l'instant, elle tentait de trouver un compartiment libre. Il y en avait un avec seulement un jeune garçon blond, qui devait avoir, à peu près, son âge. Elle avait la main sur la poignée et s'apprêtait a le rejoindre pour faire sa connaissance quand il lui lança un regard froid et calculateur. D'un seul regard, il évaluait la marchandise, il se demandait ce que cette fille trop grande et trop mince pourrait bien lui apporter dans un proche avenir.
- N'entre pas, Humaine, lui dit une voix grave, ce garçon n'est pas encore près à te rencontrer, sa vision est encore trop obscurcie par son père.
- Il n'y pas d'autres places, il n'a pas l'air méchant, juste un peu hautain, et pas fort malin.
- Va au fond du train, il y a de la place.
Edwine soupira et continua sa route.
- Ce n'est pas comme ça que je me ferai des amis, Papy a raison, je devrais être plus autoritaire avec toi.
- Le vieil humain ne m'aime pas, moi il m'indiffère, il mange trop de sucre, pas assez carnivore pour être totalement honnête.
Edwine trouva enfin un compartiment libre. Elle parvint à glisser sa valise au dessus du siège et posa la cage de Yuki sur le siége libre.
- Tout le monde n'est pas obligé de s'empiffrer de viande rouge. Au fait tu as mangé avant de partir ? Je ne pourrai sans doute pas te nourrir aujourd'hui.
La cage lui répondit avec un rire caverneux, qui aurait fait frissonner quiconque ne connaissant pas la créature qui l'habitait.
- J'ai mange un renard imprudent cette nuit. Je suis rassasié pour quelques jours. Tu n'as pas à t'inquiéter pour tes condisciples, je saurai me tenir. Je suis bien élevé.
- Tu me rassures, je me suis portée garante pour toi. Alors, je ne veux pas avoir à justifier la disparition des élèves et de leurs animaux de compagnie.
- Les humains ont très mauvais goût de toutes façons. Ouvre moi maintenant, je veux voir le paysage.
Edwine secoua la tête de droite a gauche.
- Non, j'ai promis, tu ne sors pas avant d'être arrivé au dortoir.
- Tu crois que cette grille me retient ? J'ai accepté d'entrer dans cette prison uniquement pour t'accompagner dans cette école. Je peux ouvrir moi même si tu veux.
- Très bien, mais ne sors pas du compartiment, et si quelqu'un rentre, tu retournes dans la cage, sinon je te stupéfixie.
- Bien sur, ouvres maintenant, j'ai des crampes.
Edwine s'approcha de la grille et la déverrouilla. Une grosse boule de fourrure bleue-nuit atterrit sur le sol. Yuki devait faire à peu près vingt-cinq kilos et c'était encore peu pour un chat-garou. Il s'installa sur le siège en face de sa compagne et lui sourit.
- C'est beaucoup mieux.
- Si Papy l'apprend, il te met dans la première cheminée pour Tokyo.
- Il ne le saura jamais, rassure toi.
L'animal vint s'installer à cote de la sorcière et posa sa tête sur sa cuisse. Edwine le caressait distraitement en regardant par la fenêtre, Yuki se mit à ronronner de plaisir.
La jeune fille se souvenait de sa première rencontre avec ce gros chat.
C'était il y a deux ans, son grand-père et elle passaient leurs vacances d'été en Asie. Ce jour là, ils étaient partis en expédition pour voir les dragons dans leur milieu naturel, dans les montagnes japonaises où les moldus ne s'aventuraient jamais. Ils s'étaient arrêtés dans un petit relais de chasse avec leur guide et s'apprêtaient à y passer la nuit. Ils entendirent un hurlement bizarre, suivis de plusieurs autres. Leur guide leur expliqua que c'était la période de reproduction du chat-garou. Créature ancienne, et assez agressive durant cette semaine de l'année. Les mâles s'affrontaient durement pour leurs territoires. Il était donc déconseillé pour les humains de sortir la nuit, surtout pour un enfant qui était une proie facile. Il semblerait même que les moldus s'en soient inspirés pour créer le chat d'Alice aux Pays Des Merveilles.
Albus s'était retourné vers sa petite fille et lui avait fermement interdit de sortir du gîte. Edwine lui avait sourit et était allée se coucher.
Durant la nuit un grand cris l'avait réveillée, elle s'était levée et avait regardé par la fenêtre. Elle avait vu des ombres se déplacer et avait ouvert la lucarne. Elle avait vu un jeune faon blessé à une dizaine de mètres de sa fenêtre. Elle était sortie pour l'aider. Elle n'avait pas remarqué le regard qui la suivait.
- Tu n'aurais pas du sortir, petite humaine.
Edwine avait sursauté et regardé en direction de la voix. Il n'y avait que deux yeux jaunes et un éclat indéterminé sous des fourrés.
- Qui est la ? Cet animal est blessé, il faut l'aider.
La créature s'avança dans la lumière envoyée par la lune. Edwine avait alors pu le décrire et avait été saisie de tremblements. L'éclat qu'elle avait aperçu été en fait son impressionnante dentition. Il lui souriait mais elle se demandait comment il parvenait à fermer les mâchoires. Chacune de ses dents étaient faites pour déchiqueter. Il avait aussi de grands yeux de chat rieurs et des griffes rétractiles qu'un guépard lui aurait enviées, Edwine avait été surprise de constater qu'il avait des pouces opposables. Il semblait aussi blessé à l'oreille et la cuisse.
- Cet animal était le repas de mon adversaire mais je l'ai mis en fuite. Il me revient.
- Mais c'est un bébé !
- Il est d'autant plus tendre et facile à attraper.
Edwine s'était avancée comme pour protéger le faon. Le chat-garou avait ricané.
- Tu me plais, je ne te mangerai pas ce soir. Tu as de la chance.
Un autre bruit était sorti des arbres. Le chat ne souriait plus, et s'était tourné vers le raffut.
- Rentre tout de suite si tu tiens encore à ta vie.
Edwine s'était dirigée vers la fenêtre de sa chambre quand un autre chat garou, totalement noir, était apparu.
- Mais que vois-je ? Tu parles avec un humain, monsieur le dominant.
- Cela ne te regarde pas, va t'en si tu ne veux pas mourir.
- Tenterais-tu de la protéger alors qu'elle ferait un parfait repas pour ce soir. Je ne te savais pas si gaspilleur.
- Ne t'approche pas ! Et toi l'humaine, rentre et enferme toi !
Au moment où il finit sa phrase, l'autre lui sautait dessus et le mordait au cou. En temps normal, il l'aurait mis en pièces, mais il était déjà fatigué et blessé par son précédent combat. Le noir prit très vite l'avantage, Edwine s'en rendit compte, ne réfléchissant pas plus d'une seconde, elle prit une fourche adossée à la grange du gîte pour la planter dans le flanc de l'animal. Il fut sérieusement blessé et lâcha prise. Il fuyait déjà tant bien que mal vers la forêt.
- N'as-tu aucune fierté ? Tu as été sauvé par un humain, tu ne vaux rien.
Edwine lâcha la fourche et s'approcha de la créature blessée.
- Laisse moi. Tu en as assez fait !
- Il t'aurait tué !
- Cela aurait mieux valu, maintenant je n'ai plus d'honneur, et j'ai eu une dette à vie envers un bébé humain !
- Je vais te soigner, laisse moi faire.
- NON ! Je vais me laisser mourir, c'est ce que j'ai de mieux à faire.
- Ne soit pas ridicule, j'ai des médicaments et des pansements dans le gîte, ensuite tu retourneras dans la forêt.
- Tu ne comprends donc pas. Je ne fais plus partie de mon clan depuis que tu m'as sauvé, mon déshonneur est total.
Edwine se redressa, et réfléchit rapidement à la situation.
- Alors, viens avec moi.
- Quoi ?
- Tu as une dette à vie, non ? Tu resteras donc avec moi. J'habite en Irlande, on a beaucoup d'espace, tu pourras courir.
- C'est ridicule, les autres humains ne voudront jamais, ils me considèrent comme un monstre.
- Je m'en occupe, mon grand-père adore les êtres hors du commun. Au fait, tu t'appelles comment ?
- Yuki.
C'est comme cela qu'avait débuté leur lien. Bien sur, Albus avait été difficile à convaincre, mais il avait cédé devant l'insistance de sa petite fille. Il avait quand même continué à surveiller Yuki pendant quelques mois. Ils avaient du obtenir de nombreuses dérogations pour sortir le chat-garou du Japon, cela avait pris des semaines.
Yuki s'était adapté à sa nouvelle vie et lorsqu 'Edwine était à la maison, il dormait au pied de son lit et défiait quiconque de venir la déranger.
La jeune fille souriait à ces souvenirs.
- Pourquoi souris tu ?
- Je pensais juste que tu allais devoir retourner dans ta cage car je vais faire un tour dans le train.
Yuki renifla de mépris.
- Je peux très bien garder le compartiment. Pourquoi veux tu sortir ?
- Je veux me faire de nouveaux amis, autres qu'un vieux chat-garou ronchon.
- Très bien, j'y retourne, mais fais vite.
- Bien sur, majesté, à votre service.
Edwine se leva et sortit dans le couloir, après avoir refermé la grille de la cage.
La jeune fille trouva très vite le chariot de bonbon et acheta quelques chocogrenouilles pour Yuki. Il aimait leur courir après, pour les dévorer ensuite. Le chocolat était la seule sucrerie qu'il appréciait réellement.
Edwine continua son chemin, elle croisait de nombreux élèves. Elle leurs souriait. Aucun ne la connaissait, son grand-père y avait veillé. Personne ne savait qu'elle existait. Pour être exacte, tout le monde croyait qu'elle était morte, il y a dix ans avec son père. Ils avaient eu droit à des funérailles nationales. Son père fut considéré comme le héros qui s'était opposé activement à Voldemort. C'était évidemment faux, Brian Dumbledore avait juste été amoureux fou d'un mangemort, et en avait payé le prix fort. Cependant, Albus n'avait jamais démenti. Brian était un héros et Edwine était morte. C'était la seule solution pour la protéger de sa mère et de son amant mégalo. Il l'avait cachée pendant dix ans, lui trouvant une nouvelle identité, l'envoyant à l'étranger chez les moldus pour étudier. Par la suite, Voldemort avait été tué, mais elle était restée anonyme.
Edwine souriait, c'était fini maintenant, tout le monde allait enfin devoir la reconnaître.
Elle s'approcha d'un compartiment ou un garçon roux tentait de faire de la magie, de façon fort maladroite. Il voulait transformer son rat, mais elle ignorait en quoi, car son mouvement de baguette était très imprécis. Elle s'apprêtait à intervenir pour l'aider, quand une tornade de cheveux en folie la dépassa pour entrer avant elle. C'était une fille, en effet, elle portait une jupe. Derrière elle, suivait un garçon rondouillard à l'air triste. La furie attaqua d'emblée le rouquin.
- Salut, tu n'as pas vu un crapaud ? Neville l'a perdu.
Le roux avait l'air aussi choqué que moi.
- Nan, t'ais qui ?
Bonne question.
- Hermione Granger. Et toi ?
- Ron Weasley.
Il y avait aussi un garçon aux cheveux noirs et indisciplinés qui n'avait rien dit depuis le début de l'échange. Il était très chétif, et ses vêtements beaucoup trop larges.
- Oh, vous faites de la magie ? Tu lances quel sort ?
- J'essaye seulement. Je veux changer la couleur de mon rat.
Bien sur la tentative de Ron se solda par un échec. Dommage… Hermione sembla se désintéresser de lui et se tourna vers le garçon aux cheveux noirs.
- Tu as vu le crapaud ?
Edwine qui n'avait pas encore réagit, tenta sa chance.
- Je peux t'aider. Je connais une formule.
En effet, avec Yuki, l'été, elle aimait courir après les crapauds. Ils les attiraient grâce à ce sort.
- A oui ? Fais voir.
Elle était nerveuse, elle n'avait jamais fait de magie devant quelqu'un d 'autre que son grand-père. Mais elle sortit quand même sa baguette avec assurance.
- Comment il s'appelle ? Je dois le savoir pour éviter que tous les crapauds du train ne viennent me rejoindre.
- Trévor.
- Bien.
Ils la regardaient tous d'un air intrigué. Edwine se concentra.
- Crapodius Trevor Captent.
Le crapaud sortit à cet instant de sous le fauteuil.
- Il est là. Merci.
- C'est un sort qui les attire, c'est très simple. Je te l'apprendrai si tu veux.
Hermione regardait sa baguette.
- Tu sais déjà bien t'en servir. C'est quoi les inscriptions?
Sa baguette était en bois de cerisier du Japon, elle contenait une vibrisse de Yuki et avait été entièrement gravée.
- Ce sont des runes, elles rendent la baguette plus efficace et totalement exclusive. C'est mon grand-père qui l'a sculptée pour mon anniversaire.
- Intéressant, je n'ai encore rien lu la dessus, mais je vais me renseigner.
Puis se retournant vers les garçons.
- Vous devriez vous changer, on arrive.
Elle sortit avec Neville. Ron semblait toujours abasourdi par le sortilège d'Edwine. Elle en profita pour s'asseoir avec eux. Le plus petit lui demanda son nom.
- Edwine. Et toi ?
Elle n'arrivait toujours pas révéler son identité, elle avait passé trop d'année à la cacher.
Le rouquin se tourna vers la blonde, surpris.
- Tu ne l'as pas reconnu ? D'où tu sors ? C'est Harry Potter.
Elle le regarda plus attentivement. Ainsi, c'était donc lui. Elle ne l'imaginait pas du tout comme ça. Elle le croyais plus arrogant pour avoir réussit là où tout le monde avait échoué.
- Désolée, je ne savais pas que c'était toi. Mais bien entendu, je te connais de réputation. Ravie de te rencontrer, Harry. J'espère que nous pourrons être amis.
- Moi aussi, je suis ravi de te rencontrer. Tu peux rester avec nous jusqu'à notre arrivée si tu veux.
Elle lui sourit.
- Merci.
Ils sont resté à parler, ont appris à se connaître tous les trois. Ron avait énormément de frères et une sœur, Harry n'avait pas eu une enfance facile chez son oncle.
En descendant du train, les bagages furent emportés vers le château, les premières années devaient s'y rendre en barques.
Harry repéra Hagrid au loin et le trio l'a rejoint.
- Salut Harry, comment vas tu ?
- Bien, j'ai rencontré de nouvelles personnes. Voici Ron et Edwine.
Hagrid se baissa vers eux et sourit à Edwine. Il la connaissait déjà bien, elle passait beaucoup de temps avec lui dans le parc de Poudlard pendant ses vacances.
- Enchanté de vous rencontrer les enfants, leur dit-il en faisant un clin d'œil fort peu discret a la jeune fille.
Ils sont ensuite montés dans les barques et arrivés devant le château. Il lui avait manqué, c'était sa deuxième maison. Elle adorait passer son temps à l'explorer.
On les rangea par ordre alphabétique avant de les repartir entre les quatre maisons. Ils allaient avancer vers la grande salle quand Edwine entendit une altercation entre Harry et le garçon blond du train. Ils n'avaient pas l'air de bien s'entendre. Il lui sembla que son ami à lunettes refusait de serrer la main du blond. Le professeur Macgonagall arriva peu après pour les remettre dans le rang.
- Monsieur Malfoy, veuillez rejoindre votre place.
Malfoy ? Le fils du mangemort. Yuki avait raison de lui dire de se méfier. On n'est jamais trop prudent, c'est ce que son grand-père lui disait sans arrêt.
- Vous allez avancer et lorsque je citerai votre nom, vous vous assiérez sur le tabouret, le choixpeau choisira votre maison, vous rejoindrez ensuite votre table.
Les élèves sont ensuite entrés dans la grande salle, Edwine était dans le début de la file, le moment qu'elle attendait depuis des années été enfin arrivé. Son grand-père la regardait, anxieux. Comment allait réagir les gens après dix ans de mensonges ?
Son tour arriva, Minerva lui fit un sourire pour l'encourager. Elle l'aimait beaucoup, cette vieille sorcière avait été pour elle ce qui se rapprochait le plus d'une mère pendant toutes ces années.
- Edwine Brigitta Tamara Dumbledore.
Le silence se fit dans la salle pendant qu'elle s'avançait vers le tabouret. Tous les élèves la regardaient, les yeux exorbités. On lui posa le choixpeau sur la tête.
- Dumbledore, hein…
- Oui.
- Mais tu es aussi une Nott par ta mère.
- Ne me parlez pas d'elle, elle n'existe plus pour moi.
- Je vois, on se rebelle contre une partie de son ascendance. Pas assez studieuse pour allez à serdaigle. Tu ne feras pas les mêmes erreurs que ton père, ton grand-père y a veillé. Je ne vois qu'une seule solution. GRIFFONDOR.
Edwine se leva en souriant, elle avait évité serpentard. Albus aussi semblait soulagé et applaudissait avec enthousiasme lorsqu'elle partit s'asseoir. Une fois à table, elle fut accueillie par une nuée de questions. Mais le professeur Macgonagall demanda aux élèves de se taire jusqu'à la fin de la répartition. Ils durent prendre leur mal en patiente, mais ils la regardaient tous encore comme une bête curieuse. Elle vit avec bonheur ses nouveaux amis venir la rejoindre, et fut presque soulagée quand Harry attira lui aussi tous les regards.
Apres la répartition et le discours du directeur, le banquet put commencer. Ce fut le début de l'interrogatoire.
Ron, qui était à sa gauche, commença, tout le monde à la table tentait d'écouter.
- Tu es la petite fille de Dumbledore, celle qui sensée être morte ?
- Visiblement, elle n'est pas morte, Ron, sinon, elle ne serai pas la.
- Je te remercie Hermione, j'avais remarqué. Alors pourquoi ?
Edwine ne savait pas par où commencer.
- Je suis bien sa petite fille. Mon père était Brian Dumbledore. A la mort de celui-ci, mon grand-père a préfèré me déclarer disparue pour pouvoir me cacher plus facilement. Il ne pensait pas que Voldemort serait détruit si vite.
Inutile de préciser que tout le monde avait tressailli à son nom. Son papy ne l'avait pas élevée dans la crainte d'un simple nom. Il lui avait juste appris à se méfier de tous, à ne pas donner sa confiance.
- Ca servait a quoi de te cacher, tu étais encore un bébé à l'époque.
- Oui, mais je restais la petite fille du principal ennemi de Voldemort, une cible parfaite pour un chantage. De plus, ma mère était toujours en liberté et pouvait tenter de me récupérer.
- Mais elle est en prison, maintenant, à Azkaban. C'est bien Rébecca Nott ?
Rébecca Nott…. La femme qui avait fait basculer sa vie. Elle était passée d'enfant choyée à orpheline en quelques minutes à cause de sa folie. Edwine la détestait, elle n'avait jamais voulu aller la voir en prison, Pourtant son avocat s'était montré insistant, sa mère voulait lui parler. Elle s'était fait attraper en même temps que le couple Lestrange, juste après la chute de leur maître.
- Oui, c'est la femme qui m'a mis au monde, si ne vous dérange pas maintenant je voudrais manger.
- Bien sur, désolé, on était surpris, c'est tout.
Ils se tournèrent tous vers Harry, lui aussi fut bombardé de questions.
Elle regarda vers la table des professeurs, elle les connaissait tous. Elle fit un petit signe de la main au professeur Flitweek, qui lui répondit avec empressement. A côté de lui se tenait le professeur Snape, en grande conversation avec le nouveau professeur de DCFM. Celui-ci portait un drôle de turban sur la tête. Snape lui accorda un regard, aussi froid que d'habitude. Son jeu préféré était d'ignorer Edwine chaque fois qu'il la croisait dans le château. Il ne faisait l'effort de la saluer que lorsqu'elle était avec son grand-père. Pourtant, elle savait que c'était un homme de confiance, un fils spirituel pour Albus. Elle le respectait pour cela. Mais ce n'était, hélas, pas réciproque.
Le repas se finit enfin, les jeunes griffondors suivirent les préfets jusque leur salle commune.
Une fois rentrées, les filles furent reparties par groupe de quatre pour les dortoirs. Edwine se retrouva avec Hermione, Lavande Brown et une des sœurs Patil.
Alors que la jeune fille visitait leur salle de bain, elle entendit un hurlement provenant de la chambre. Elle accouru immédiatement vers l'origine du bruit. C'était Lavande qui tentait de se cacher derrière sa malle en regardant avec terreur un des lits. Pour être plus exact, elle regardait Yuki qui était couché de tout son long sur l'édredon d'Edwine. Il avait du sortir de sa cage, il n'était pas d'un naturel patient. Il souriait de toutes ses dents à Lavande.
- Ne t'inquiète pas Lavande, il n'est pas méchant.
- C'est un monstre, faut prévenir Macgonagall.
Hermione s'était approchée et le regardait intriguée.
- C'est un chat-garou n'est-ce pas ?
- Exact, j'en suis un, petite humaine hirsute.
Lavande poussa un autre petit cris en entendant Yuki parler.
- Il ne te fera rien, il est mon compagnon.
- Je suis sure que Macgonagall ne serait pas d'accord pour qu'il dorme ici.
- Elle est d'accord. Yuki et elle s'adorent
- Elle fait un thé délicieux. Et ses gâteaux aux chocolats sont succulents. Au fait Edwine, merci pour les chocogrenouilles, elles étaient parfaites.
- Il mange des chocogrenouilles ?
- Il boit le thé avec Macgonagall ?
Toutes les filles du dortoir semblaient abasourdies.
- Il adore le chocolat et il est vrai que Minerva fait du très bon thé.
- Tu la connais assez bien pour l'appeler Minerva ?
- Evidemment, c'est ma marraine.
- Ta marraine ? On aura tout vu. Ne me dit pas que Snape est ton parrain, je ne te croirais pas.
- Non, bien sur, c'est Flitweek qui est mon parrain. Il m'offre toujours un tas de livres sur les sortilèges pour mon anniversaire.
Les filles avaient l'air d'avoir encore du mal d'imprimer toutes les informations. C'était beaucoup pour une seule soirée. Elles allaient devoir partager leur dortoir avec la petite fille de Dumby et son chat-garou parlant, en plus elle était aussi la filleule de deux professeurs.
- Et si on allait se coucher.
- Excellente idée.
- Je suis pour.
- J'en rêve.
Edwine se mit au lit en pensant au lendemain où, enfin, elle pourrait pratiquer de la vraie magie. Elle s'endormit avec un sourire aux lèvres.
Voila, un nouveau chapitre dans la boite. Dois-je continuer? Bonne soirée.
P.S. Merci à SkadiLoki pour ses encouragements.
