Merci pour toutes vos reviews ! J'étais super contente de les recevoir. j'arrive à les recevoir ! Happy ! Merci aux guests. Je pense que j'ai répondu à tous les autres.
Je poste un peu en avance, parce que demain, je vais écrire des drabbles à la soirée de la FA "Plaisirs d'automne" et vous poster le premier. J'essaie d'espacer mes publications d'au moins un jour. La suite d'Eclipse ne devrait pas tarder non plus. Donc, je case comme je peux. Après, j'aurais moins ce souci, parce que j'ai un job. En théorie, je devrai écrire moins. En théorie... je me connais.
Pour ceux qui ont suivi sur AO3, Parfum de Lys, je rattrape ici jusqu'au chapitre trois et je continue ensuite, sinon je vais m'embrouiller dans les publications. Et ainsi, vous saurez quand je mets à jour sur AO3. Ce sera plus simple pour tout le monde.
Lovi-chou, la terreur des océans
Après avoir bien profité des services du bordel, Arthur déambula sur les quais de Kingston.
Son odeur de mâle alpha récemment rassasié empêchait quiconque de venir lui chercher querelle.
Juste par intimidation.
De toute manière, la nouvelle ne s'était pas encore assez répandue pour que sa légende flanche et arrête de le protéger.
Juste par précaution, Arthur passa au Unicorn.
Par sa présence, il tenait à rappeler à Alba, son grand-frère, qu'il était toujours vivant et susceptible en cas de mutinerie injustifiée. Il l'avertit que des affaires très importantes l'attendaient en ville et qu'il pouvait donc se brosser pour profiter de sa permission et se taper des putes.
Arthur adorait l'emmerder !
Apparemment, Alba n'avait pas encore appris pour Bonnefoy, sinon cette information serait sortie lors de leur dispute fraternelle.
Arthur Kirkland se méfiait toujours d'une mutinerie générale à bord de son navire car ses bêtas de frères et sœurs composaient les principaux postes-clefs de son équipage. Heureusement, il était le seul alpha et le meilleur navigateur de la fratrie, des qualités reconnues par l'ensemble des membres du Unicorn.
Le seul poste important non occupé par un Kirkland était celui de cuisinier.
Ils ne seraient pas allés loin sans le coup de poêle d'Elizabeta et seraient morts d'intoxication alimentaire, tous seuls comme des grands.
D'ailleurs, leur cri de guerre se résumait à : « Protéger la gazinière ! », une phrase que leurs ennemis n'avaient jamais réellement comprise à leur plus grand bonheur.
Après cette engueulade bonne pour le moral, Arthur Kirkland se dirigea vers le Conquistador.
Voir Lovino en action lui rappelait les bienfaits du célibat et les méfaits du couple en quelques minutes et le confortait dans son idéal de vie.
L'oméga italien était monté sur une caisse avec ses trois enfants pour organiser le ravitaillement du navire.
En fait, il aboyait des ordres à tous les pirates du Conquistador et éduquait ses trois petits omégas dans le sens qu'il lui plaisait.
Les pauvres bêtas et alphas, fidèles à Antonio, subissaient cette humiliation publique sans broncher.
Il fallait dire qu'Antonio armé de plusieurs fusils à la vigie avait de quoi justifier leur obéissance forcée.
« Qu'est-ce que tu fous là, Kirkland ? »
Le frère d'Antonio, Horus, croisa les bras sur sa poitrine pour l'intimider. Ce mâle alpha en chiait tous les jours à cause de son beau-frère, se détestait d'avoir des instincts surprotecteurs pour Lovino et ses neveux et nièces et maudissait tous les jours Antonio d'être tombé amoureux.
Il fallait ménager sa susceptibilité.
Par politesse d'alpha, Arthur se grandit et le toisa du regard.
« Je dois parler à Lovino.
- Pourquoi tu ne vois pas directement avec Antonio ?
- Je me suis déjà entretenu avec lui.
- Même pas vrai.
- Mais si ! Il est venu me rejoindre au bordel ! »
Immédiatement, Horus lui mit la main sur la bouche pour le faire taire.
« Quoi qu'il ait fait là-bas, Lovino ne doit pas l'apprendre.
- Il n'a fait que regarder, s'en amusa Arthur.
- Ne dis rien. Repars d'où tu viens, grogna Horus. Je tiens à mes oreilles.
- Ce n'est pas ce sujet qui m'amène. De plus, j'aimerais rester dans les petits papiers de Lovi-chou… »
Profitant de sa visite, Paolo vint se joindre à la conversation et calmer les esprits.
« Bonjour, Arthur ! Tu viens faire affaire avec nous ? »
De nature bêta, Paolo se révélait plus facile d'abord que son grand frère Horus et ne cherchait pas l'ascendant.
« On commençait à en parler avec Antonio. Je pense que ce serait préférable d'en discuter aussi avec Lovino.
- Bonne chance, alors. Je crois qu'il est encore en cloque. Il est insupportable.
- Non, se plaint Horus. Pas encore un bébé à bord ! »
Arthur jeta un coup d'œil au ventre légèrement rebondi de Lovino. L'oméga italien tenait son dernier-né, encore nourrisson dans les bras, tout en continuant d'invectiver les pirates. Sa fille avait pris sa jambe comme doudou, alors que son aîné restait sagement assis sur la cale qu'il leur servait d'estrade. Les quatre omégas formaient un étrange spectacle dans une ville pirate où les omégas étaient encore plus rares que dans les sociétés civilisés. Lovino donnait d'ailleurs une image fausse des omégas et terrorisait toute la population. De plus, l'effluve de ses hormones excitait tout un chacun, malgré qu'il soit lié à Antonio.
Tous les habitants des ports fréquentés par le Conquistador avaient compris le danger de s'approcher de trop près de la bombe sexuelle italienne.
Antonio devenait fou quand il s'agissait de protéger son chéri et ses bébés d'amour.
« Pour le bien de ton équipage, ne te lie jamais à un oméga, Arthur. Quoi qu'on en dise niveau sexe, c'est intéressant un bêta, lui signifia Horus.
- Je ne te permets pas, râla Paolo. Je suis très bien niveau sexe.
- C'est pas pareil avec un oméga, trancha Horus. Toute la ville a déjà le feu aux fesses ! Pourtant, je trouve l'odeur de la sauce à la tomate pas du tout sexy.
- Antonio adore ça. On les entend quasiment toutes les nuits, se plaint Paolo.
- Heureusement, on a les quarts décalés avec Antonio… Saleté d'alpha en rut et d'oméga en chaleur…
- D'ailleurs, en parlant d'omégas…
- Paolo, grogna Arthur.
- Bonnefoy est l'un d'entre eux ! »
Horus parut aussi choqué qu'effondré par la nouvelle.
« Putain ! Il m'a capturé ! Et tout le monde le sait, parce que vous avez monté une expédition pour me sauver ! Non ! Non ! Non ! Qu'ai-je fait dans une vie antérieure !
- Ou dans celle-ci, plaisanta Arthur. Tu comprends l'ampleur du problème qu'est Bonnefoy.
- Arthur, je pense qu'on nous fait croire que les omégas sont des petites choses fragiles, alors qu'ils projettent la conquête du monde autour d'un thé et pondent des omégas en attendant leur heure. Lovino est leur chef et Bonnefoy, l'un de leurs agents infiltrés ! »
Horus avait vraiment l'air à bout.
« Ta théorie du complot est intéressante. Seulement, nous sommes tombés sur les deux exceptions qui confirment la règle en matière d'oméga soumis et obéissants. Et nous allons en pâtir dans les prochaines années. Laisse-moi parlementer avec leur chef », ironisa Arthur.
Leur discussion prit brutalement fin quand l'oméga italien se tourna vers eux et leur gueula dessus.
« Qu'est-ce que vous glandez, bordel ! Horus ! Paolo ! Héraklès ! Putain ! Tu fais la sieste ! Si personne ne supervise la mise en cale à l'intérieur, tout ceci n'aura servi à rien ! Faîtes chier !
- J'y retourne, Lovi-chou, se dévoua Paolo. Quelqu'un veut te voir. Profites-en pour souffler un peu !
- Ouais ! J'ai besoin de souffle pour gueuler sur des incapables ! »
Lovino descendit précautionneusement de son estrade, suivi de sa petite famille. Il refila les enfants à Horus et se planta devant Arthur.
Arthur se félicita d'avoir déchaîné ses hormones ce matin. De toute manière, c'était le minimum syndical pour se contenir face à un oméga bourré d'hormones et fréquemment enceint. Bien que la personnalité de Lovi-chou ne l'intéresse pas, sa prestance d'oméga titillait forcément ses instincts d'alpha. Le fait d'être lié à Antonio et de porter les vêtements de son conjoint recouvrait quelque peu son odeur aux forts accents de la cuisine de la Méditerranée. Mais pas assez.
Heureusement, Kirkland tenait plus à la vie qu'à un plaisir éphémère.
« Quel bon vent t'amène, Kirkland ? Aurait-il pour nom Bonnefoy ?
- Tu as tout pigé, Lovi-chou. J'aimerais monter une expédition commune pour le délivrer de son triste sort d'oméga maltraité par cette société indigne.
- Mais jamais de la vie !, s'indigna Horus.
- Pense à ta dignité d'alpha capturé par un vulgaire oméga, l'embêta Arthur.
- Ne soyons pas fermé à ce genre de proposition, cher beau-frère. Eloigne-toi un peu qu'on discute seulement entre adultes.
- Antonio a pointé la carabine vers vous.
- J'ai l'habitude, dit Kirkland. Il n'oserait pas.
- Kirkland ne m'a jamais sauté dessus. Horus, tu peux t'éloigner. »
Avec un grognement, le mâle alpha se déplaça assez pour pouvoir intervenir quand même.
« J'en déduis que tu es intéressé.
- Seulement si tu as un plan qui déchire sa race, râla Lovino.
- Pour l'instant, j'ai juste le projet de me lancer dans l'aventure. Je profite que vous soyez à quais pour négocier votre intervention.
- Je ne suis pas aussi con que mon alpha. On te sert à chaque fois de diversion et on risque notre peau pour tes beaux yeux. Putain ! OK ! On a un pourcentage assez cool, mais là, y a pas de fric en jeu. Je pense que Bonnefoy sera bien escorté jusqu'à l'échafaud. C'est trop risqué ! »
Arthur n'aurait pas pensé que l'oméga serait aussi réticent à l'idée. En même temps, Lovino avait un habitant dans le tiroir et pensait certainement à protéger son fœtus de toute violence inutile.
« Le sort de ton compatriote ne te laisse pas indifférent, tenta Arthur.
- Qu'il meure ou qu'il vive, il va inspirer d'autres omégas. Il risque de toute façon d'y avoir des révoltes. Ils sont cons de ne pas le maintenir à son poste. Même s'il ne t'a pas choppé, il a arrêté plusieurs pirates. Tu vas en faire quoi de Bonnefoy ?
- Un pirate.
- Ouais, la bonne blague. Y en a plein qui ont une dent contre lui.
- Je sais.
- Je suis sûr que tu vas le vendre à un bordel, pour qu'il se fasse bien niquer sa race et qu'on se souvienne de toi comme un pirate impitoyable. »
Arthur eut un sourire à l'idée. On souhaitait toujours le pire à son meilleur ennemi.
« Ce serait tentant. Je n'y avais pas pensé tout seul.
- Putain ! Je devrais me la boucler.
- Ma légende est en train de couler à l'eau, parce qu'il est un oméga. Il faut qu'on le considère comme quelqu'un qui marque durablement l'Histoire et qui fut un digne adversaire du grand Captain Kirkland…
- Les alphas et leur mégalomanie, soupira Lovino.
- Ça peut sauver les fesses d'un oméga.
- J'imagine que t'as besoin de moi pour sortir l'oméga de la prison, parce que je suis le seul oméga de confiance que tu connaisses…
- Pourquoi ? »
Arthur Kirkland savait qu'il n'avait pas peaufiné les détails et sentait qu'un élément de base lui avait échappé.
« Putain ! Je croyais que mon premier cours d'éducation sexuelle serait pour mes enfants... Bonnefoy doit avoir arrêté de prendre des substances illégales, comme mentionné dans son annonce d'arrestation, et doit être putain d'attirant dans son cachot. S'il ne s'est pas encore fait démonter par tous ses geôliers, c'est déjà un miracle d'organisation oméga. Tu n'as pas envie que ton équipage et le nôtre lui passent dessus en cadeau de bienvenue ? Réponds, bordel !
- J'arrive à supporter ta présence.
- Je suis lié à Antonio, j'ai porté ses enfants et je m'habille avec ses vêtements quand je sors en public. Et tout le monde craint la fureur d'Antonio. Bien sûr, j'arrive à exciter tout le patelin en sortant à l'air libre quelques minutes, mais je ne déclenche pas de partouze géante.
- Ça dépend les quartiers, Lovi-chou.
- C'est pas drôle ! Merde ! Bonnefoy n'a pas de partenaire connu au bataillon. Il doit être terriblement bandant sans ses pilules miracles. Donc, je suis la seule personne que tu connaisses qui soit capable de l'approcher sans lui faire de mal. S'il m'arrive quelque chose en étant enveloppé des hormones de ton Bonnefoy, Antonio va te buter dans d'horribles souffrances.
- Bonnefoy va sûrement revenir en France par voie maritime. Je n'ai pas l'intention d'attaquer un fort. On n'aura pas de personnes extérieures à gérer. Je ne suis pas idiot non plus. J'avais souvenir que Bonnefoy n'était pas particulièrement attirant, même pour un alpha tel que moi. »
Lovino caressa son bas-ventre nerveusement. Il fallait qu'il tombe enceint maintenant. Antonio n'était certainement pas encore au courant, mais il deviendrait encore plus protecteur envers son chéri de manière inconsciente. Arthur savait maintenant qu'il avait besoin d'un oméga et qu'il mettrait celui-ci en danger. Il devrait peut-être en chercher un autre dans ses lointaines connaissances.
« Mouais…J'ai des infos sur son transport, l'informa Lovino. Un bâtard aux patates doit le ramener à bon port. D'après mes souvenirs, ce Capitaine Beilschmidt…
- Comme Gilbert Beilschmidt ? », s'affola Arthur.
Gilbert Beilschmidt était un mercenaire réputé. Ses principales occupations dans la vie résidaient à faire la fête avec de la bière et assassiner des pirates sous contrat. Arthur ne l'avait pas souvent croisé dans sa vie à son grand bonheur. Depuis leur première rencontre, il se méfiait de sa propre ombre. Il avait installé un système d'alerte magique pour le prévenir de la présence de cet infâme ventre à bière. Antonio avait même réussi à lui extorquer des foulards pour sa famille équipés de cette protection.
« T'inquiète, s'en amusa Lovino. C'est la version plus jeune et timorée. Très droit dans ses bottes. Je pense que ton Bonnefoy est entre de bonnes mains.
- Ah, bon ? On lui est certainement déjà passé dessus, comme t'as dit.
- Je l'aimais pas des masses, ce Lulu, mais c'est un gars honnête, prévoyant et maniaque. Il n'autorisera jamais ça ! C'est un bêta. Il n'impressionne pas au premier abord. Il faut se méfier quand même.
- Parce que c'est un Beilschmidt.
- Le petit bâtard aux patates douces. C'est plus facile à dire, même si c'est plus long. Ensuite, il est possible qu'il y ait un oméga lié sur le bateau pour s'occuper de Bonnefoy. En tout cas, la rumeur prétend qu'ils ont engagé un oméga. Donc, tu n'as pas un, mais deux omégas à gérer dans ton plan de bataille à la con. T'es sûr de vouloir te lancer là-dedans ? T'as pas un autre oméga en vue ?
- Les autres omégas que je connaisse sont des putes, dit Arthur qui faisait mentalement sa liste de connaissance oméga depuis cinq minutes.
- Je m'en doutais, râla Lovino.
- Ce Bonnefoy est un très bon navigateur. Il est le premier oméga, Capitaine officiel d'un navire de la monarchie française, et certainement la personne qui m'a donné le plus de fil à retordre. Il doit faire honneur à ma légende en allant jusqu'au bout de sa destinée.
- Ton égo sera ta perte, bordel, soupira Lovino. T'as de la chance qu'Antonio ne sait pas que je suis en cloque.
- L'équipage s'en doute déjà.
- Antonio s'en aperçoit vers le cinquième mois… quand le bébé donne des coups de pied dans mon ventre et qu'il passe la main à ce moment-là… idiota… Je ne lui dis pas avant, parce qu'il est encore plus collant que d'habitude quand je suis sur le point d'accoucher.
- Mais tu n'accouches qu'au neuvième mois !
- Ouais. Je n'ai que quatre mois de calvaire. Le dernier, je l'ai eu au huitième mois. Heureusement, bastordo est doué pour m'accoucher… Seulement, ça ne peut plus durer. C'est le quatrième enfant en cinq ans, bordel !
- L'abstinence…
- Putain ! On voit que t'es pas maqué avec un oméga. Je veux bien être de la partie, si ton plan est super travaillé.
- Pour quelle raison ?
- Ton Bonnefoy a sûrement un très bon contact dans le milieu des substances dites illicites. Son dealeur doit être supra méga fort pour avoir réussi à le faire passer pour un alpha durant toutes ses années. Alors, je crois que ce ne serait pas difficile pour cette personne de me fournir en contraceptifs ! On ne veut pas que la terre entière soit envahie par ma descendance. Et il faut calmer un peu sa joie à bastardo. Bordel de merde !
- Je suis totalement d'accord avec toi.
- Je veux le nom, la localisation ou le moyen de contacter ce dealer, putain !
- On fera tout pour vous mettre en contact.
- Bonté du ciel ! Je pensais que bastardo me ferait clamser, putain ! Je te donne notre réponse officielle demain, mais sache que c'est déjà dans la poche.
- Merci, Lovi-chou. »
Satisfait, Arthur repartit en direction de son navire. Le plus difficile s'annonçait. Il devait expliquer à son équipage que leur prochaine expédition aurait pour but de délivrer l'oméga qui les avait bernés pendant de nombreuses années et qui ternissait leur réputation.
Arthur vérifia que ses armes étaient chargés au cas où il serait obligé de ramener calme et discipline sur son navire.
