Chapitre 1 :

Je ne me suis pas présenté, Naruto Uzumaki et j'ai 17 ans. Autrefois, mes cheveux pouvaient rendre jaloux le soleil et mes yeux était aussi bleu qu'un ciel d'été. Mais aujourd'hui, tout est terne. Le blond à pali et le bleu à déteint. Tout ça est le résultat de leur « je t'aime »

Pour les autres, je suis quelqu'un de sexy : ni trop grand, ni trop petit, musclé mais tout en finesse. Mes yeux, bien que ternes, très expressifs. Un visage fin, légèrement androgyne. Je ne parle pas beaucoup, mais d'après les dires des filles, ça me rend mystérieux, irrésistible. Enfin… Quand je dis les autres, je parle surtout de ma meilleure amie et de mon prof de théâtre. A part eux, personne ne voit à quoi je ressemble vraiment. Que se soit en classe ou dans la rue, je porte toujours un pull difforme mais qui cache mon visage grâce à une capuche. Même en été, période où nous sommes en ce moment. Je crève de chaud, mais pour rien au monde je ne l'enlèverai.

Aujourd'hui, ce n'est pas un jour comme les autres au lycée. Aujourd'hui, c'est la kermesse de l'école, et je suis obligé d'y participer. Ma classe a tenu à organiser une sorte de petit café, mais j'ai refusé d'y servir. On ne m'en a pas voulu, on m'a même ignoré. Cependant, on m'a demandé de collaborer avec une autre classe. Je suis donc allé aider ma meilleure amie et sa classe qui montait une pièce de théâtre. Mais je n'ai fait que m'occuper des décors. Toutefois, un des acteurs principaux s'est blessé pendant une répétition et j'ai été obligé de le remplacer car je connaissais son rôle.

C'est malgré moi, et sous l'insistance de ma meilleure amie, j'ai accepté mais j'ai demandé à répéter le texte seul, chez moi. Ils ont acceptés, mais je devais être prêt coûte que coûte le jour J.

Et là, c'est le grand soir. Pour le moment, je suis dans les coulisses, finissant d'enfiler mon costume. Les costumes, c'est ma meilleure amie qui les a conçus. Elle est d'un naturel timide mais a beaucoup d'imagination et a donc un véritable talent pour créer des vêtements. Bref, elle m'a assuré avoir passé beaucoup de temps sur mon costume. C'est ce qui m'a d'ailleurs fait bien rire. Je porte une chemise froissée, normalement blanche, mais noircie par la saleté des rues où je traine dans les débuts de la pièce. Un simple pantalon en toile noire avec des trous aux genoux. Et une vieille paire de baskets grise, complètement usé.

C'est l'heure. Les lumières se sont éteintes, les gens ne font plus un bruit, le rideau vient de se lever. Lorsque j'entre en scène, je suis sûr de moi. Je connais mon texte sur le bout des doigts et je n'ai pas peur de me rater. Je suis trop différent de d'habitude pour que les gens me reconnaissent.

L'acte I, scène 1 se déroule sans aucun accro. Je suis seul et je parle de moi et de ce que j'ai vécu. Dans la scène 2, une villageoise me surprend et m'ordonne de déguerpir car ils n'aiment pas les étrangers. Dans la scène 3, je monologue à nouveau et me plains de l'accueil. Dans la scène 4, mon ange gardien apparait.

Ayant lu et relu le script, je savais que quelqu'un allait jouer l'ange gardien. Toutefois, comme moi, il a refusé de répéter avec les autres. Je ne sais donc pas qui il est, mais j'espère qu'il connait bien son texte. Lors de son apparition, il y eut une lumière blanche et le bruit du vent. Lorsque je rouvris les yeux, un ange se tenait devant moi. Des yeux onyx impénétrable et des cheveux aussi noirs que de l'encre. Il portait un pantalon en toile blanche ainsi qu'une chemise de la même couleur, ouverte sur son torse musclé. Il était pieds nus et deux immenses ailes blanches étaient attachées dans son dos. Ma meilleure amie s'était vraiment surpassée.

A peine était-il apparut qu'une grande partie des spectatrices hurlèrent, l'acclamant. L'ange rougie mais se reprit très vite et lança sa tirade. J'ai eut du mal à sortir ma réplique après cela. Premièrement parce que j'étais troublé parce ce garçon : son visage me dit quelque chose, mais je n'arrive pas à m'en rappeler. Et deuxièmement parce que sa tirade me mets mal à l'aise.

« Je serai toujours là pour toi »

Cette phrase je l'ai mainte et mainte fois entendu, mais jamais personne n'a tenu cette promesse.

Cependant, je me reprends bien vite et débite ma réplique. L'ange me regarde d'une façon que je n'arrive pas à interpréter mais il ne laisse rien paraitre dans sa façon de jouer et j'oubli très vite que son regard me transperce la peau.

Pour la dernière scène, une fois de plus, je suis seul sur scène. Mon ange gardien a disparu, les villageois ne font pas attention à moi. Une fois ma tirade fini, je m'incline et sort de la scène. A peine le rideau se baisse que les acclamations éclatent et que tous les acteurs sont rappelé sur scène pour le salut final.