Je suis de retour avec le chapitre deux ! Haha, oui, il a pris plus de temps que prévu (marmonnement d'excuses minables, rentrée, boulot, métro, dodo, pensées très prises, agenda très chargé, moi me sentir ministre de l'intérieur). Alors voilà, l'histoire commence à prendre une tournure nette dans mon esprit : ce chapitre 2 va contenir plein de nouvelles choses, surtout la première partie totalement délirante, et la réponse à tout ce suspens est en cours d'écriture !
Je voudrais vous annoncer que je dédie ce chapitre à Deep Ocean de son nom de plume, dont l'anniversaire est le 29 novembre. Je m'excuse pour le retard (à ce stade là c'est PLUS qu'un retard haha), et j'espère que tous les bouquins que tu as eu pour ton anniversaire vont t'occuper. Je voudrais rajouter que le Bad' c'est trop bien et je suis hyper contente d'y aller avec toi ! Je t'aime, sourire tordu. BONNE ANNEE DE SEIZE ANS, ALLEN-KUN !
Je n'ai plus qu'à dire… Bonne lecture !
Chapitre 2. Komui, la rechute.
C'est la nuit.
Au cinquième étage de la Foxhouse, Reever quitte la chambre de Komui : il est alors 3 heures du matin.
Le directeur pose ses lunettes sur sa table de nuit en soupirant et tente de remettre un peu en ordre les draps déjà défaits puis se glisse dedans, avant de s'endormir presque directement.
Son rêve est noir… mais n'est pas lugubre. Une mélodie retentit dans ses oreilles… Il sent des pieds nus danser sur de l'herbe fraiche. Dans son lit à baldaquin, Komui fredonne presque indistinctement une musique, et ses pieds s'agitent en rythme dans son sommeil. La mélodie, la mélodie, il l'entend, il l'écoute toute la nuit, et ses pieds, puis ses jambes, s'agitent sur le matelas. Jamais, au grand jamais, une mélodie comme ça ne devrait se terminer…
Maitre… Maitre ! Il est 8h, vous avez rendez-vous dans une heure avec les inspecteurs de l'hygiène, vous vous souvenez ? Réveillez vous.
Komui se redressa brusquement, le dos raide et les yeux grands ouverts, faisant sursauter Reever. Comme une furie, il bondit hors des couvertures et empoigna ses lunettes qu'il enfila de travers, avant de s'effondrer par terre en grognant. De toute évidence, la chute n'était pas prévue.
Oh ! Vous êtes blessé Maitre ?
Non, laisse, idiot !
Puis, en se relevant péniblement, il ajouta :
J'ai des courbatures…
Reever prit un léger teint rose, et articula en gloussant :
Ah, votre soirée n'a pas été de tout repos, je vous l'accorde et plaide coupable, hihihi… J'espère au moins que vous vous êtes amusé…?
Pas toi, crétin ! Ces courbatures, je… je ne les ais pas eus depuis…
Komui fit volte face. Sa bouche était entre ouverte, ses yeux écarquillés et ses lunettes se balançaient à présent à une de ses oreilles ses cheveux noirs étaient dressés sur sa tête et sa chemise de nuit lui donnait l'air d'un malade mental échappé d'un asile. Il se rua sur sa table de nuit, et en arracha tous les tiroirs, qu'il faisait valdinguer à travers la pièce si le contenu ne semblait pas le satisfaire. Enfin, alors que Reever était recroquevillé derrière le bureau en essayant de sauver le plateau du petit déjeuner, le possédé sembla sortir de sa fureur, bien que toujours en transe : dans ses mains tremblantes, qu'il levait à présent en signe de triomphe, reposait une petite boite ouvragée en cuivre.
Elle est là… Je la sens… C'est donc toi. Tu m'as torturée pendant des années, mais ça ne t'a pas suffi. Et bien, tu sais quoi ? Tu m'as manquée. Oui, tu m'as bien entendue, tu m'as manquée…
Puis il se mit en position de fœtus sur le tapis, en cajolant la boite. Il chantait faiblement :
La lalala, la la lala… Plus jamais, mon amour, plus jamais je ne t'oublierais.
Maitre, je… vous parlez bien de ce que je crois…?
Qu'est ce que tu crois ?
La boîte… votre voyage en Chine…
Ouiiiii ! Elle est là, elle est de retour ! La clé de la boite, je la sens !
Il s'était levé et dansait comme un hystérique. Il rangea ensuite soigneusement la boite dans un petit secrétaire, puis alla se contempler dans le miroir. Peu à peu, son regard qui était jusque là hagard et fiévreux se précisa. Il aplati ses cheveux, remit en place ses lunettes. Tout en s'habillant, il parlait à Reever, bien que ses paroles semblaient en vérité s'adresser à lui-même.
Cette vieille chinoise m'avait vendu la boîte pour une bouchée de pain, de toute évidence elle voulait s'en débarrasser. « Malheur, cette boîte être grand malheur ! » Haha ! Je dirais plutôt : cette boîte être grand bonheur. Ils m'ont traité de fou… J'ai raté quelques missions, d'accord, mais de là à m'accuser d'être accro… Ils ont cru bon d'envoyer Cross me confisquer la clé de la boîte. Mais ils ne comprenaient pas, non, ça, ils ne comprenaient pas. Quand j'ouvrais la boîte, quand j'entendais cette musique… Personne n'avait le droit de me priver de mon seul bonheur ! Personne. Et quand j'entendais cette musique… Je m'allongeais, et en même temps j'étais autre part : un endroit paisible, merveilleux, un endroit, avec… avec… Lui.
Komui marqua une pose. Il boutonna son veston, et dit d'une voix glaciale :
Je vais retrouver la clé. Et avec la clé, je vais retrouver Kanda.
Allen se réveilla lentement, et tourna ses yeux fatigués vers sa montre. 8 heures pile. En baillant, il se remémora son rêve. Rien de très intéressant : il avait déjà eu le même à plusieurs reprises cette semaine… Une silhouette floue marchait avec rapidité dans une clairière. C'était un jeune homme, grand, avec de longs cheveux noirs, et il ne faisait rien de spécial il allait et venait. Ses gestes n'avaient pas de sens : il semblait danser, mais Allen n'entendait rien, ne sentait rien sous ses pieds, n'était même pas certain d'être réellement présent dans ce lieu.
Le blondinet secoua la tête : évidemment qu'il n'était pas vraiment présent : ce n'était qu'un rêve. Et puis le brun ne semblait pas se soucier de lui.
Tu penses à quoi ?
Allen se retourna. Dans le lit d'à coté, Lavi sortit de son lit, tout habillé.
Rien… ça t'arrive de te laver ou de te changer ?
Pour quoi faire ? Enfin oui, pour noël, ou quand y'a une épidémie de poux, mais sinon je vois pas l'utilité.
Laisse tomber… On doit se dépêcher de descendre, Monsieur Komui veut nous voir dans 15 minutes dans le réfectoire pour nous le faire laver : il y a des inspecteurs de l'hygiène aujourd'hui.
Bah tiens ! Je te parie que c'est la seule journée de ma vie où je ne croiserais pas une colonie de rats en allant chercher les balais ! Quel faux cul avec les types de l'administration, ce salaud d'Komui…!
En bas, l'agitation était à son comble. Au fond de la grande pièce, Reever hurlait sur des enfants qui frottaient le sol, tandis que les femmes de cantine, au lieu de distribuer leur bouillasse immonde comme d'habitude, distribuaient des seaux et des éponges à tout le monde.
Et vous mangerez quand je verrais mon reflet dans ces bancs sur lesquels vos petits culs de paresseux se posent tous les jours, vous m'entendez ? Je veux voir mon reflet ! Une, deux, une deux, du nerf !
Soudain, la salle se fit silencieuse, et tout se figea. Les têtes d'une petite centaine de gamins se tournèrent lentement vers la porte où Komui venait d'apparaître, puis ils se remirent tous à frotter tellement frénétiquement qu'on aurait dit une armée de mites crasseuses s'attaquant à tous ce qui leur passait sous la main.
Le nouvel arrivant avait foncé vers Allen, et l'attrapa par sa montre attachée autour du cou, l'étranglant à moitié et l'entrainant dans un endroit plus calme.
Désolé, je t'ai fait mal.
Il n'avait pas le moins du monde l'air désolé. Il continua, avec une voix mielleuse :
Ton début à la Foxhouse se passe bien, mon enfant ?
Heu, oui, à ce propos, je...
A la bonne heure ! Mon lapin, tu voudrais diner avec moi ce soir ?
Pa... Pardon ? Mais, je, enfin, je ne voudrais pas bénéficier d'un traitement de faveur…
Mais pas du tout, quelle drôle d'idée, hahaha ! J'invite toujours à diner les nouveaux arrivants !
Il avait rit bruyamment. Puis, il ajouta sèchement, comme un ordre :
Ce soir, 7h30, cinquième étage, salle d'apparat. Reever nous fera son poulet au vinaigre.
Il partit aussi vite qu'il n'était arrivé.
Voilà, j'ai déjà plus écrit mais je préfères m'arrêter là et mettre le reste dans l'autre chapitre.
Ce chapitre n'était pas encore M du tout, d'ailleurs je pense que je vais mettre un rating K au final pour cette histoire, mais pas plus. Enfin, OUI, bon, D'ACCORD, il y a quelques sous entendus sur des parties de jambe en l'air entre Reever et Komui. Mais pas de quoi en faire tout un plat ! (Hehehe… -w-).
Je sais que vous voulez me communiquer votre amour pour ma Fanfic, je le SAIS. J'ai (ou plutôt les créateurs de ) donc créé, pour toi, lecteur, lectrice, un bouton review. Fais toi plaisir.
