Coucou! Voici le chapitre deux de cette fanfic' qui je l'espère vous plait, sachant qu'avec cette fic' j'avance "sans filet" puisque je ne m'appuie pas (pour l'instant en tout cas) sur le scénario des livres. Bonne lecture!
Petits remerciements pour une revieweuse^^ (la fic' est juste en dessous!)
Aline : Ravie que tu es été intrigué puisque c'était le but recherché. Tu as plutôt bien cerné le gentil petit tableau de famille mais d'après toi cette famille idyllique est-elle si "tranquille" qu'elle en a l'air? ^^ Merci aussi pour ta review sur l'autre fic' (tu m'as vraiment fait limite chialer... mais on ne panique pas! Leonem fait chauffer son clavier pour écrire la suite :D) Mais pour l'instant, c'est celle-ci sur laquelle tu dois te concentrer!^^ (et s'il te plait, ne réduit pas tes reviews!) Biz!
Le monde des sorciers sortant des romans Harry Potter ainsi que ses personnages appartiennent à J.K. Rowling.
Les personnages nouveaux (O.C.) que vous ne connaissez pas des livres m'appartiennent ainsi que leurs histoires. Toute ressemblance de près ou de loin avec un évènement ou une personne réel serait fortuit et non volontaire.
Adénor Harker à l'école des sorciers
Chapitre 2
Un canular très élaboré
Malgré la période estivale, la pluie tombait et rendait l'air humide et moite. Adénor avait été ramené dans sa chambre ou un médecin l'auscultait en présence de la mère de la fillette. Adénor s'était endormi sous le coup des émotions qu'elle avait subit plus tôt dans la nuit alors que sa mère essayait de garder son calme.
« Et vous dîtes qu'elle a encore eu une montée subite de fièvre il y a quelques heures sans prévenir. »
« En effet docteur. Elle s'était levé cette nuit, probablement pour aller aux toilettes ou boire un verre d'eau, nous l'avons trouvé parce qu'elle est tombé dans le couloir certainement sous le coup de la fièvre. Pensez-vous que c'est grave ? » Demanda Amandine très inquiète.
« Je ne peux rien vous dire chère madame, car en ce moment même elle se porte très bien. Son pouls est normal, sa tension aussi, et elle n'a pas de fièvre. »
« Comme les autres fois. »
« Il est vrai madame Harker que si comme vous me le dîtes, elle fait des poussés de fièvres à répétition, il risque d'y avoir à terme un problème. Je lui ai déjà fait faire une prise de sang et les résultats ne montraient aucun signe qui donnerait à s'inquiéter. » Le médecin termina de ranger ses affaires dans sa sacoche avant de sortir suivit de près par la maitresse de maison qui referma la porte en essayant de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller la petite.
Tous deux descendirent en bas dans le salon ou attendait Éric qui surveillait d'un œil son petit garçon qui regardait, allongé sur le canapé, les dessins animés à la télévision.
« Alors docteur ? » Lança-t-il en se levant de son fauteuil.
« Et bien votre fille se porte comme un charme monsieur Harker. »
« Ce n'est pas possible ! Si vous l'aviez vu il y a quelques heures je peux vous garantir qu'elle n'allait pas bien. »
« Puis-je ? » Demanda le médecin en montrant la table de la salle à manger.
« Faites docteur. » Répondit Amandine. Le médecin alla s'asseoir à une place autour de la table et sortit un carnet d'ordonnances et un stylo et commença à écrire. La mère s'approcha de l'évier en regardant le morceau brulé de torchon qui n'avait pas bougé de place depuis la montée de fièvre de la fillette.
« Je vous laisse cette ordonnance, ce sont des médicaments contre la fièvre. Acheter les au cas où, et si jamais elle refait une nouvelle montée de fièvre, donner lui en au moins deux si c'est aussi sévère que vous le dîtes. » Il glissa une autre ordonnance en dessous la première et commença à refermer sa sacoche. Éric s'avança vers lui pour lui régler ses honoraires alors qu'Amandine fixait du regard l'objet de tissu brulé.
« Je vous raccompagne docteur. » Fit le père en avançant vers la porte suivit du médecin. « Et merci d'être venu dès huit heures. » Il lui serra gentiment la main alors qu'Amandine s'approcha de la table pour lire l'ordonnance. Elle se pencha vers la deuxième qui l'interpella.
« Attendez docteur ! » Lança-t-elle alors qu'il se préparait à partir.
« Oui madame Harker ? »
« Pourquoi la deuxième ordonnance prescrit un rendez-vous chez un psychologue ? Au risque de vous paraître impoli, ce n'est pas ce qui soignera les problèmes de santé de notre fille. »
« Mais cette ordonnance n'est pas pour elle madame, elle est pour vous et monsieur Harker. »
« Je vous demande pardon ? » Rétorqua la mère se sentant froissé.
« Et bien… le fait est que vous semblez bien couver vos enfants, peut-être que vous prenez une simple goutte de sueur pour une montée de fièvre. Ce n'est pas quelque chose d'exceptionnel, beaucoup de parents couvent leurs enfants mais généralement de telles réactions sont dues à un problème d'harmonie au sein du couple parentale. »
« Comment osez-vous ? » Lança Éric se sentant comme frappé dans son orgueil.
« Je ne vous oblige à rien ! Mais c'est simplement un conseil de généraliste. Au revoir. » Termina le médecin avant de tourner les talons pour partir.
« Ouais, c'est ça, au revoir ! » Répondit froidement le père presque en claquant la porte. Il souffla fort en poussant un petit ricanement. « Des problèmes d'harmonie au sein du couple, ridicule ! »
« Peut-être pas tant que ça… » Commenta Amandine tristement en lisant l'ordonnance.
« Attend, tu ne vas pas croire ce que viens de dire ce charlatan chérie. »
« Il faut pourtant dire ce qui est, en ce moment nos engueulades sont de plus en plus fréquentes. » Répondit-elle tristement en regardant son mari.
« Elle ne le serait pas autant si tu ne cherchais pas la petite bête aussi. » Renchérit Éric.
« Moi chercher la petite bête ? » Lança fort Amandine sentant qu'elle allait une nouvelle fois finir en colère.
« Ça veut dire quoi engueulade ? » Demanda Charles, toujours allongé sur le canapé, en regardant ses parents.
« Rien de bien important bonhomme… » Répondit son père en ouvrant le placard près de l'entrée. Il en sortit un long manteau noir qui allait avec le costume qu'il portait. Il ramassa la mallette qui se trouvait sur la petite table juste à coté et se tourna vers sa femme. « Je pars au travail, on reparlera de ça plus tard. »
« Passe une bonne journée. » Répondit Amandine sans le regarder alors qu'il sortait de la maison. Elle soupira puis se dirigea vers le petit garçon. « Allez mon chérie, on va allez faire la toilette. » Charles répondit par une petite moue préférant regarder les dessins animés, ce qui fit sourire sa mère.
...
La chaleur avait disparu… La température était redevenu normal… Les paupières d'Adénor s'ouvrirent lentement pour se rendre compte qu'elle était couchée dans son lit alors que la lumière du jour passait au travers de ses volets fermés. La douleur qu'elle avait ressentie un peu plus tôt avait disparus mais elle se souvenait parfaitement de ce qui s'était passé malgré le fait qu'elle soit tombée de fatigue juste après. La petite se leva de son lit et sortit lentement de sa chambre toujours vêtue de son pyjama bleu.
« Tu es réveillé chérie ? » La petite tourna la tête vers la porte de la salle de bain ouverte ou sa mère se trouvait tenant son rouge à lèvre. « Comment tu te sens ? »
« Bien, je n'ai plus rien. »
« Ravie de l'entendre ! Le médecin nous a dis la même chose. J'espère seulement que ces états de fièvre que tu traverse ne dureront pas. » Expliqua la mère en reposant le tube dans sa trousse à maquillage.
« Je ne pense pas… » Marmonna la petite pour elle-même, en repensant à cette fièvre étrange qui la prend d'un coup et qui s'échappe tout aussi tôt. Ce n'était pas la première fois que ça arrivais mais là elle avait l'impression que c'était encore plus fort.
« Je vais partir travailler. » Lança Amandine en posant une main sur l'épaule de sa fille, ce qui la sortit de ses pensées. « Ton père est déjà partit et j'ai laissé ton petit frère chez la voisine qui le gardera pour la journée. Vu ton état je préfère que tu te repose aujourd'hui. Il y a des restes dans le frigo et j'essaierais de rentrer le plus tôt possible. »
« D'accord. » Fit la petite en acquiesçant alors que sa mère descendit l'escalier avant de sortir de la maison.
La fillette retourna dans sa chambre et pris des vêtements dans sa commode avant de se diriger vers la salle de bain. Elle mit de l'eau à couler dans la baignoire avec du bain moussant, beaucoup de bain moussant pour faire disparaître l'odeur de transpiration dont elle était imprégné à cause de cette mystérieuse fièvre. Elle se débarrassa de son pyjama et entra dans l'eau et se détendit. Rien n'était plus agréable pour Adénor que de prendre un bain, même si son petit frère aimait venir l'embêter souvent avec ses petits mots d'enfants, ce qui pour une fois n'arriverait pas. Malgré le fait qu'elle était incapable d'expliquer ces étranges cas de fièvre quelque chose l'inquiétait plus encore, ses parents. Depuis déjà un moment ses parents n'arrêtaient pas de se hurler des choses à la figure. Adénor ne comprenais pas toujours pourquoi, et il est vrai que ce sont aussi des choses de grandes personnes qui ne la regardaient pas forcément mais tout de même, elle connaissait plusieurs enfants lorsqu'elle était au primaire qui avaient des parents qui divorçaient. Divorcer… C'était un mot étrange aux oreilles de la fillette, ces enfants dont une qui était une bonne copine, lui avait expliqué que ses parents s'étaient séparés et n'habitaient plus sous le même toi. En plus, la petite copine d'Adénor était obligée de changer de maison toutes les semaines ce qui lui était très désagréable. Pourquoi est-ce que les parents font ça ? Les enfants ne peuvent jamais le dire vraiment, ils ne sont que témoins et subissent, mais en revanche une chose était sûre, c'est que les disputes étaient le premier signe de l'arrivée d'un divorce et cette idée était insupportable pour la petite qui ne voulait pas voir ses parents se séparer.
La fillette secoua la tête avant de s'asperger d'eau savonneuse et finit par se rincer assez vite. Elle ramassa une serviette et sortit de l'eau rapidement. Alors que l'eau de la baignoire s'écoulait au fond du siphon, la petite termina sa toilette et s'habilla. Descendant l'escalier, elle vit qu'il était midi passé à l'horloge ronde ornant l'un des murs du salon alors que la télévision allumé sur la chaine d'infos faisait un fond sonore dans la maison vide. Elle alla directement vers le frigo et sortit un reste d'une salade datant d'hier. Voulant prendre des couverts dans un tiroir, elle mit la main sur autre chose se trouvant sur le coté, à coté de l'emplacement pour les fourchettes. Elle en sortit un morceau de torchon à moitié brulé. Elle observa le bout de tissu en repensant à ce qui s'était passé il y a quelques heures. Sa mère a surement du faire un faux mouvement et mettre le feu au torchon. De toutes manières Adénor ne pouvait pas le vérifier puisqu'à ce moment là, la douleur l'empêchait de faire attention aux détails qui se passaient autour d'elle. Elle remit le tissu en place, ne souhaitant plus y repenser. Elle sortit des couverts et les posa sur le plan de travail ou se trouvait le saladier juste à coté.
Le bruit faible d'une clochette arriva à ses oreilles. Elle se dirigea vers l'une des fenêtres du salon pour apercevoir le facteur se trouvant chez la voisine en train de jouer avec la petite sonnette sur son vélo pour amuser son petit frère et la fille de la voisine qui se trouvaient à une fenêtre, tout sourire. Elle vit passer le facteur devant chez elle sans s'arrêter, ce qui arrangeais Adénor, comme ça elle n'avait pas à aller dehors chercher le courrier. Elle cru alors voir au loin un gros oiseau volant vers son quartier, un oiseau au plumage sombre. Sentant alors son ventre grogner, elle retourna à la cuisine pour déjeuner et prévoyait de passer son après-midi entier à lézarder sur le canapé. A la lumière du soleil provenant des fenêtres, l'ombre du bouquet de fleurs mis dans un vase posé sur la table de la salle à manger allait en direction du téléviseur.
...
L'ombre en mouvement suivant le soleil montra plus tard l'évier de la cuisine. A l'extérieur, Éric sortit d'une grande voiture blanche qu'il avait garée devant la maison. Le bruit de la portière qui claqua réveilla Adénor qui s'était assoupit sur le canapé. Elle regarda l'horloge qui annonçait quinze heures avant d'aller voir par la fenêtre du salon pour voir son père se diriger vers l'entrée. La petite alla ouvrir la porte.
« Bonjour papa ! Tu rentre tôt aujourd'hui. » Lança la fillette en le regardant entrer.
« Oui, comme tu n'étais pas bien je me suis dit que ça serais mieux de rentrer plus tôt voir comment tu allais. » Répondit-il en posant sa mallette et retirant son manteau avant de les mettre dans le placard de l'entrée. Il mit alors une main dans le dos.
« Comme tu vois je vais très bien, en plus j'ai fait une petite sieste. » Le père regarda de manière suspecte la pièce.
« Je vois, tu as flemmardé une bonne partie de la journée sur le canapé. » Dit-il sur un petit ton amusé.
« Ce n'est pas tout à fait exact. » Répliqua la petite sachant que son père ne lui en voulait pas. « Mais qu'est-ce qui te permet d'affirmer ça ? »
« C'est parce que tu n'es même pas allé relever le courrier dans la boite à lettres. » Il montra alors la main qu'il avait dans le dos, tenant une enveloppe. « En plus c'est du courrier pour toi. » Le père tendit alors l'enveloppe à sa fille.
« Mais j'ai vu le facteur passer et il n'a rien mit dans la boite. »
« Tu sais les gens déposes des lettres aussi, ça arrive, prend là, elle est pour toi. »
« Pour moi ? Mais j'ai déjà reçu plusieurs cartes postales… A deux jours de la rentrée je ne vois pas qui pourrait m'écrire. » S'étonna la petite en regardant l'enveloppe avec son adresse manuscrite.
« En attendant tu as reçu du courrier alors ne te plains pas, quand on a dix ans, on ne reçoit pas de factures. » La fillette souriait au trait d'humour de son père en retournant l'enveloppe pour voir le dos. Il y avait comme des armoiries au dessus d'un cachet de cire rouge, lui-même marqué d'un sceau. Elle essaya d'ouvrir l'enveloppe délicatement pour ne pas trop endommager la marque de cire qu'elle trouvait très jolie. Elle sortit la lettre qui se trouvait à l'intérieur et se mit à rire au bout de deux secondes.
« Papa ! Arrête de me faire des blagues ! On avait pourtant dit qu'on arrêtait les devoir de vacances en anglais maintenant que je suis à deux jours de la rentrée. »
« Hein ? » Fit le père en regardant sa fille alors qu'il se servait une tasse de café. « Mais je peux t'assurer que cette lettre n'est pas de moi. » La petite le regarda en levant un sourcil.
« Allons, le contenu de cette lettre est écrit en anglais, tu es d'origine anglaise et c'est toi qui m'oblige à être bilingue. C'est juste pour me tester voir si je n'ai pas perdu mon niveau avant la rentrée, c'est ça ? »
« Mais je t'assure que non ! » Lança Éric, surpris en s'approchant de la petite après avoir posé sa tasse de café. Il prit la lettre en lui laissant l'enveloppe et constata que le contenu était bien écrit en anglais. Il remarqua alors qu'une deuxième feuille était superposée à la première. « Regarde, il y a une deuxième lettre, et elle est en langue de Molière celle la. » Il tendit le papier écrit en français à la petite alors qu'il commença à lire celle en langue de Shakespeare. Il récupéra sa tasse de café et s'appuya contre le plan de travail pour lire la lettre manuscrite alors que la petite ne bougeait plus d'un poil, fixant la lettre.
Chère Mademoiselle Harker,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous avez été admise au collège Poudlard, l'école de sorcellerie.
La rentrée aura lieu le premier Septembre de cette année mais vous devrez vous rendre à Poudlard la veille pour des questions d'aménagements dans l'un de nos dortoirs. Nous vous informons que vos frais de scolarités pour les sept années à venir ont déjà été réglés et que vous n'aurez qu'à vous munir de fournitures scolaires ainsi que de certains de vos effets personnels pour la rentrée (reportez-vous pour cela à la liste ci-dessous).
Pour ce qui est du déplacement jusqu'à Poudlard, vous devrez vous rendre par vos propres moyens jusqu'à Londres en Angleterre ou vous y attendras un envoyé de l'école pour vous guider dans l'achat de vos fournitures ainsi que pour vous rendre au train qui vous mèneras à l'école.
En souhaitant vous voir à la rentrée, veuillez accepter nos plus sincères salutations.
Les yeux d'Adénor s'écarquillèrent devant le message, il s'agissait probablement d'une blague mais en même temps ça parait tellement saugrenus que c'est peut-être vrai. Au même moment, son père cracha la gorgée de café qu'il avait pris tout en lisant la lettre.
« Ça va papa ? »
« Oui, mais qui donc à pu s'amuser à te faire une blague pareil ? »
« Je ne vois personne m'envoyer une telle chose, si ça ce trouve peut-être que ceci… »
« Arrête ! Ta mère n'arrête pas de me rabâcher que je suis un doux rêveur n'ayant pas les pieds sur terre mais tout de même… La sorcellerie n'existe pas. La science peut même le prouver. »
« Dans ce cas qui aurait pu m'envoyer ça ? »
« Surement quelqu'un de jaloux ayant apprit que tu allais au collège Saint François. » Il prit doucement la lettre que la petite avait dans les mains pour constater que c'était la même chose écrite en langue française. Il sourit et remit le tout dans l'enveloppe et la posa sur le plan de travail. « On va garder tout ça, je suis sur que ça amusera ta mère quand elle rentrera ce soir. » La petite ne répondit pas, sonnée par les mots de la lettre.
...
Assise en tailleur sur son lit, dos appuyé contre un mur, Adénor n'arrêtait pas de se repasser en boucle dans sa tête les quelques lignes de la lettre. Une école pour sorciers… ça voudrait dire qu'elle est une sorcière, pourtant rien n'indique qu'elle le soit et comme l'a dit son père, la magie n'existe pas, c'est scientifiquement prouvé. Alors pourquoi est-ce que ça l'obsède, qu'elle a envie d'y croire alors que ça parait impossible… C'est comme si quelque chose au fond d'elle-même la poussait à y croire, quelque chose de plus fort que son esprit capable de raison.
« Nous somme rentrés ! » Lança une voix hors de la chambre de la fillette.
Comprenant que sa mère était de retour du travail, la petite mit quelques minutes avant de se décider à sortir de sa chambre ne souhaitant pas entendre sa mère rire de la fameuse lettre. Avant de descendre, la petite vit une ombre passer devant sa fenêtre, elle regarda et vit à l'extérieur une chouette au plumage marron posé sur le toit de la voiture rouge appartenant à sa mère. Adénor sortit de sa chambre et descendit la moitié des escaliers voyant son petit frère de nouveau allongé sur le canapé à regarder les dessins animés. Elle vit alors son père et sa mère dans la cuisine semblant marmonner des choses alors qu'Amandine tenait l'enveloppe et les lettres dans une main. Adénor préféra rester dans l'escalier en voyant leurs regards graves.
« C'est probablement une mauvaise farce et Adénor ne veut pas dire qui en est l'auteur probablement pour qu'il ou elle n'ait pas d'ennuis. » Lança le père un peu fort.
« Admettons, mais aucun enfant de son âge qui constitue ses amis n'auraient pu écrire ça en anglais. Et puis, tu as vu le cachet de cire, aujourd'hui il n'existe plus que quelques institutions de hautes instances qui les utilisent. Si c'est simplement un canular il faut admettre que la personne s'est donné beaucoup de mal. »
« Tu pense à quelqu'un en particulier ? » Demanda son mari.
« Non et ce n'est certainement pas le collège Saint François qui a envoyé ça, c'est une institution bien trop sérieuse. »
« Mais alors qui ? »
On frappa alors trois fois à la porte. Le bruit des coups était à la fois rapide et en même temps lourds. Les parents qui commençaient à sentir une sorte de psychose monter à leur esprit hésitaient à aller voir qui venait de frapper.
« Et si s'était eux… » Murmura avec un frisson dans la voie Amandine.
« Arrête, ne me dis pas que tu va commencer à croire à ces salades. » Lança son époux en se dirigeant d'un pas décidé vers la porte.
Il l'ouvrit pour se retrouver face à une longue robe mêlant teintes noir et rouge. Ne voyant pas de tête en face de lui, Éric commença à lever son visage pour voir la tête d'une femme châtain ayant une coupe au carré. Le père fit un pas en arrière en constatant que cette femme faisait facilement le double de sa taille. Amandine s'approcha de son mari pour comprendre la raison de son silence et laissa échapper un petit son d'effroi en face de cette femme qui ressemblait à une géante.
« Bonsoir monsieur et madame Harker. Veuillez pardonner mon manque de courtoisie, j'avais prévu de venir pour dix-sept heures et il est dix-huit heures. » Elle tourna son visage en regardant derrière elle. « La prochaine fois, vous veillerez à être plus ponctuelle miss Delacour. » Les parents regardèrent vers le bas abasourdi, voyant se montrer une petite fille blonde, les cheveux attachés en une queue de cheval, à peine plus âgée qu'Adénor portant une sorte d'uniforme bleu avec un chapeau. « Pouvons-nous rentrer ? » Demanda la grande femme aux parents qui semblaient à cour de mots.
Adénor qui était resté depuis le début dans l'escalier sans se faire voir n'en revenais toujours pas, d'abord cette lettre étrange et maintenant cette gigantesque femme que personne à la maison ne connaît. La fillette décida de rester caché dans l'escalier pour essayer de mieux comprendre ce qui se passait.
« Heu… entrer madame ainsi que vous aussi mademoiselle. » Fit Amandine un peu hésitante. Cette femme l'impressionnait mais elle désirait plus que tout connaître la raison du canular lié à la lettre et il lui paraissait évident que cette femme connaissais la réponse.
« Mais Amandine… » Commença à contester Éric. Elle le tapa rapidement du coude pour qu'il s'écarte de la porte pour laisser passer les deux personnes.
« Entrer, je vous en pris. Installez-vous dans les fauteuils, nous arrivons. » Fit Amandine en se dirigeant vers la cuisine en tenant son mari par le bras.
« Mais enfin qu'est-ce que tu fais ? On ne les connaît pas ces gens et puis tu as vu cette femme ! » Déclara-t-il en s'étouffant la voie pour que les autres ne l'entendent pas. Ils regardèrent alors la gigantesque femme qui était obligé de se pencher en avant pour ne pas toucher le plafond. Elle alla s'asseoir dans l'un des fauteuils blanc alors que la petite fille fit de même dans celui d'à coté.
« Oui je l'ai bien vu ! Mais si tu avais un peu de jugeote, tu aurais compris qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond avec cette histoire de lettre. » Chuchota-t-elle à son mari.
« Parce que tu crois qu'elle tourne rond celle la ! » Répondit-il.
« Mais justement, réfléchit, d'abord cette lettre et ensuite cette femme. Je suis persuadé qu'elle sait pour la lettre, si ça ce trouve elle en est même l'auteur. Elle pourra nous expliquer le pourquoi de tout ça. » Éric ne répondit pas, se disant que ce n'était pas faux.
« Dites madame, vous avez bu combien de litres de lait pour arriver à cette taille ? » Lança le petit Charles touchant ses cheveux blond. J'aimerais bien être aussi grand que vous.
« Mais que voila un charmant petit garçon. » Déclara en souriant la grande dame. Éric s'élança pour le prendre dans ses bras et l'empêcher de parler.
« Désolé pour ce que viens de dire notre fils mais vous savez, il est encore jeune. » Fit Éric se sentant mal à l'aise.
« Mais ce n'est rien voyons. »
« Que désirez-vous boire ? Un thé ? Un café ? » Demanda Amandine.
« Je prendrais volontiers un thé, vous aussi miss Delacour ? » La petite fille se contenta d'acquiescer en essayant de rester la plus droite que possible comme la gigantesque femme. Amandine retourna à la cuisine et sortit la bouilloire ainsi qu'un service à thé qu'elle n'avait pas utilisé depuis longtemps. Son mari s'approcha d'elle, tenant le petit garçon dans ses bras.
« Elle est marrante la dame ! » Lança le petit.
« Éric, peux-tu monter le petit dans sa chambre, il ne vaut mieux pas qu'il soit là lorsque nous allons discuter. »
« Et pour Adénor ? »
« Il vaudrait mieux qu'elle reste dans sa chambre aussi. Va t'assurer qu'elle n'en descende pas. » La fillette qui se trouvait caché dans l'escalier, avait entendu tout ce qui venait d'être dit et commença à remonter sans faire de bruit jusqu'à sa chambre.
Elle entra dans la pièce qui était encore éclairé par la lumière du soleil, elle ramassa un livre qu'elle avait laissé par terre et se jeta sur son lit en faisant mine de lire. L'on ne tarda pas à frapper à la porte.
« Oui ? » Fit la petite, tout en fixant le livre.
« Ma chérie, le repas sera prêt d'ici une heure et… »
« Ne me dis pas qu'il faut que je descende déjà mettre la table, j'arrive au meilleur moment du livre ! Il va bien me falloir encore une heure avant que je ne connaisse le nom du prince. » Son père sourit constatant qu'elle ne risquait pas de bouger de sa chambre. « Ne t'inquiète pas, tu peux lire tranquillement. A toute à l'heure. »
« Oui, à toute à l'heure papa. » Répondit la fillette sans le regarder. Une fois qu'il fut repartit, elle ferma le livre et ressortit pour retourner à sa place tranquille dans l'escalier.
En bas, sa mère était en train de poser le plateau garnis de tasses ainsi que d'une vieille théière sur la table. Derrière, Éric apporta des petits gâteaux garnissant une assiette. Amandine servit le thé, que la grande femme s'empressa de gouter malgré la vapeur indiquant la chaleur qui s'en échappait.
« Délicieux… C'est du thé vert provenant du Japon n'est-ce pas ? »
« Je constate que madame est connaisseuse. » Répondit Amandine en s'asseyant dans le canapé à coté de son mari.
« En effet, mais dites moi auriez-vous de la gelée royale pour sucrer mon thé ? Je ne mets que de la gelée royale car le sucre est beaucoup trop… trop… Enfin, je crois que vous comprenez. »
« Excusez-moi mais nous n'en avons pas. » Répondit un peu gêné Amandine en pensant au prix que coute ce genre de produit de luxe.
« Ah… Ce n'est pas grave. » Répondit la grande dame. « Je le boirais nature dans ce cas. » Elle observa les deux parents sentant le malaise qui régnait dans la pièce. Elle posa calmement sa tasse sur le rebord de la table basse alors que la petite à coté d'elle mangeait calmement un biscuit. « Je pense qu'il est temps de me présenter, veuillez m'excuser de ne pas l'avoir fait plus tôt mais j'apprécie de voir la réaction des moldus lorsqu'arrive chez eux des inconnus. »
« Comment nous avez-vous appelés ? » Lança le père se pensant insulté.
« Calmez-vous monsieur Harker, le mot moldu n'est pas une insulte. Mais avant de vous expliquer, je tiens à me présenter. Je suis Olympe Maxime, directrice de l'Académie de magie Beauxbâtons. »
« Académie de quoi ? » Lança Amandine.
« De magie madame Harker. » Les yeux d'Adénor s'élargirent. « Je me doute que vous soyez perplexe sur ce que je vous annonce et que vous devez certainement me prendre pour une folle mais ce que je viens de vous dire est vrai. D'ailleurs, pour répondre à votre question de tout à l'heure, un moldu est une personne n'ayant pas de pouvoirs magiques. »
« D'accord… elle est où la caméra ? C'est un nouveau jeu télé c'est ça ? » Déclara en se levant Éric avec un grand sourire. « On prend une personne inscrite dans le Guinness book et on envoie un courrier dans une famille ignorant le jeu pour leur faire croire n'importe quoi. C'est ça hein ? »
« Je peux comprendre votre perplexité monsieur Harker mais ce que je vous dis n'est pas une blague. » Répondit madame Maxime en gardant son calme, habitué à ce genre de réaction. « Je vous en pris, asseyez-vous s'il vous plait. »
« Et si je préférais rester debout ? » Annonça Éric avec un air de défi.
« Il vaudrait mieux pour vous que vous soyez assied car il me reste encore beaucoup de choses à vous dire. » Répondit la gigantesque femme sans le regarder avant de boire une nouvelle gorgée de thé. Soudain, le père sentit une force écrasante sur ses épaules qui le poussa à se rasseoir. Il regarda sa femme qui faisait de grand yeux ronds, ayant compris qu'il ne s'était pas assied de son propre chef. « Je suis ici pour vous parler de votre fille Adénor. Cette petite dégage une aura magique très intéressante. » La fillette se trouvant dans les escaliers n'en croyait pas ses oreilles. « Elle pourrait faire une excellente sorcière, croyez-moi elle a le potentiel. »
« Cela veut dire que c'est donc vous pour la lettre. » Déclara Amandine.
« Quelle lettre ? »
« Celle que nous avons reçu aujourd'hui. » Amandine se leva et alla récupérer l'enveloppe se trouvant sur le plan de travail. « Regardez par vous-même. » Elle tendit l'objet à madame Maxime qui la prit volontiers. Elle regarda le dos de l'enveloppe avant de lire le contenu de la lettre.
« Je comprends mieux maintenant… Je trouvais votre réaction de départ à mon endroit un peu excessive mais maintenant que je vois ceci je comprends. L'école Poudlard a été plus rapide que nous. »
« Ce qui veut dire que ce n'est pas vous pour la lettre… » Marmonna le père, un peu choqué parce qu'il venait d'entendre.
« Non, je vais vous expliquer. Je suis la directrice de l'académie de magie Beauxbâtons, école qui accueille, les sorciers et principalement les sorcières de ce pays, la France. L'école Poudlard, qui vous a envoyé cette lettre est une autre institution qui enseigne de la même façon que nous, mais qui elle se situe en Grande-Bretagne, c'est la principale différence entre eux et nous. »
« En admettant que ce que vous nous dites est vrai et que notre fille serait une… sorcière. » Commença Amandine. « Qu'est-ce qui nous empêche de décliner votre offre ou celle de l'autre école ? A vous entendre on croirait qu'elle n'a pas d'autre choix que d'aller dans l'une de vos écoles. Nous l'avons inscrite au collège… »
« Au collège Saint François. Une excellente institution pour moldus ma foi, ce qui me prouve que vous êtes des parents qui veulent le mieux pour leurs enfants. Mais cette école ne lui apportera rien à l'inverse d'une école de magie et comme vous l'avez souligné justement, je crains que votre fille n'ait pas vraiment le choix. »
« Et pourquoi ça ? » Demanda Éric.
« Vous avez eu la preuve que votre fille possède un potentiel magique important. Plusieurs fois même. Ces fièvres qu'elle a eu durant ces deux mois de vacances suivit de rien, ne me dites pas que vous ne trouviez pas cela étrange. » Le regard des deux parents s'élargirent. « Ce que vous devez savoir, c'est que les enfants sorciers nés de parents moldus comme votre fille sont des cas assez particuliers. Ils possèdent un potentiel magique qui va s'éveiller ou bien alors, dans des cas plus rares, rester en sommeil. Ces fièvres qu'elle a subit ne sont que la manifestation de ses pouvoirs, pouvoirs qu'elle ne contrôle pas. Bien sûr elle ou vous, pouvez refuser de l'envoyer dans une école pour qu'elle apprenne à maitriser sa magie. Certains refuses et vivent le reste de leur vie en faisant comme si de rien n'était. Mais ceux qui ont le plus de potentiel comme votre fille, peuvent finir par se faire déborder, et finir par provoquer des accidents. » Madame Maxime sortit alors sa baguette et la leva en direction de la cuisine. Un tiroir s'ouvrit et en sortit le torchon à moitié brulé. Essayant de ne pas paniquer à ce qui se passait Éric prit le bras de sa femme qui commençait à trembler.
« Éric… » Commença-elle d'une voix tremblante.
« Chhuuut. » Fit-il doucement pour la calmer tandis que le morceau de tissu s'approcha de la directrice qui le prit dans sa main.
« Du feu… elle a fait apparaître du feu… Ceci confirme ce que je viens de vous dire. » Dans l'escalier, Adénor n'en revenait pas et des milliers de questions commençaient à se mélanger dans sa tête. « Si votre fille ne rentre pas dans une de ces écoles, elle pourrait provoquer des catastrophes parmi les moldus et peut-être même… » Elle regarda un cadre photo sur un mur ou se trouvait Adénor plus jeune tenant son petit frère âgé de quelques mois. « …blesser quelqu'un. »
Et voilà pour ce chapitre, vraiment j'espère qu'il aura plu. Comme je l'ai dit plus haut, j'avance "sans filet" sur cette fic' et j'aimerais avoir des avis, ça m'aiderais beaucoup pour savoir s'il y aurait des choses à corriger (et il y en a surement) alors s'il vous plait n'hésitez pas et laissez-moi une review (=3)
A plus, Leonem ;)
