Bonjour à tous, merci à ceux qui ont lu et ceux qui ont commenté (les réponses seront à la fin du chapitre, désolée je ne sais pas faire autrement) mon premier chapitre et j'espère qu'il vous a plu tout comme j'espère que ce sera le cas de celui-là.
Comme la question m'a été posée, je pense que je posterai les chapitres le samedi et je pense faire un peu plus de chapitres que ce que j'avais prévu bien que cette fiction ne devrait quand même pas dépasser les 10 chapitres. Et je suis désolée si quelques fautes d'orthographe subsistent, j'essaye de faire attention mais je pense qu'il y en a qui doivent m'échapper.
Pour terminer je n'ai qu'une chose à dire, nous sommes dans un pays libre, chacun a droit à la liberté d'expression. JE SUIS CHARLIE.
Alors que je gardais mon regard ancré dans le sien, je pu distinguer ses sourcils se froncer légèrement et j'eu l'impression que ses yeux s'obscurcissaient dans le même temps, bien qu'à la distance où il était de moi je ne pouvais pas en être sûr. Je pense que seulement quelques secondes sont passées avant qu'il ne retrouve le sourire et se désintéresse de moi.
- Ah Stiles, je m'inquiétais presque de ne pas encore t'avoir vu aujourd'hui.
- Pourquoi tu dis ça Scott, je suis pas si collant que ça…si ?
- C'est une question piège ?
- Alors là tu me vexes !
- Déjà d'habitude tu peux être lourd quand tu t'y mets, mais depuis deux jours tu me harcèles pour rentrer dans cette chambre Stiles et le pire c'est que tu t'en rends pas compte.
- Oui mais…tu m'aimes comme ça, dit-il avec un grand sourire.
- Si ça te plait de le croire.
Stiles ouvrit la bouche en grand et pris un air outré qui était assez comique. Je ne sais pas quelle était leur relation mais ils avaient l'air d'avoir un lien très fort. Cependant je ne me questionnais pas trop là-dessus car une partie de la discussion m'avait fait tiquer, et apparemment je n'étais pas le seul.
- Excusez-moi mais pourquoi voulez-vous voir ma nièce ? Demanda Peter d'un ton suspicieux.
- Laura est une amie à moi. On devait profiter de sa visite pour se retrouver et donc j'essaye de la voir depuis que j'ai appris ce qu'il lui était arrivé.
Pardon ? Laura et Stiles sont amis ? Je ne savais même pas qu'elle le connaissait. En passant j'étais aussi étonné que mon oncle n'est pas encore fait de remarques, il était impossible qu'il ne l'ait pas reconnu.
- Et puis j'essaye d'apporter ma contribution à l'enquête à mes heures perdues.
- Vous travaillez avec le shérif vous aussi ? Demanda Peter.
- Non pas du tout.
- Alors là, j'avoue que je ne comprends pas.
- Moi non plus pour le coup, ajoutais-je.
- Stiles ici présent, a décidé de faire comme vous Derek, il fait ses petites recherches de son côté comme à chaque fois qu'une enquête qui l'intrigue se présente.
- Merci de ne pas me comparer avec des inconnus Scott, je suis unique en mon genre.
- Tu ne devrais pas en être si fier, rappelle-moi qui te sors des problèmes dans lesquels tu te mets à cause de tes «recherches » ?
- Mon meilleur ami préféré !
- C'est pas comme si t'en avais plusieurs malheureusement pour moi, soupira Scott.
Leur joute verbale semblait amuser l'infirmière McCall, elle devait être habituée. Par contre je restais perplexe encore une fois face à certaines paroles de Stiles. Il savait qui nous étions, tout du moins qui j'étais, la réaction qu'il avait eue en me voyant me le prouvait.
- Enfin bref pour répondre à ta demande Stiles, les coupa la mère de Scott, comme son état s'est améliorée depuis son arrivée ici, il a été décidé que seule sa famille peut la voir.
- Oh je vois. Bon vous me préviendrez quand les autres visites lui seront autorisées.
Il commençait à faire demi-tour quand je décidais d'intervenir, je ne pouvais pas le laisser partir, je devais avoir une petite discussion avec lui.
- Attendez, si on est d'accord pour qu'il la voie c'est bon aussi ?
Tout le monde me regarda bizarrement, surtout Stiles et Peter.
- Derek, on ne peut pas laisser une personne que l'on ne connait pas la voir. Ce n'est pas parce qu'il dit être son ami que c'est le cas.
Le regard noir et les lèvres pincées de Stiles, répondirent pour lui.
- Je peux me porter garant pour lui, nous dit Scott, je peux même rester dans la chambre avec lui si ça peut vous rassurer.
- Ça ne nous dit toujours pas qui il est.
- Stiles Stilinski, mon meilleur ami qui comme vous l'avez peut-être compris a décidé d'apporter sa contribution à l'enquête.
- Voici Cora, Peter et Derek, respectivement la sœur, l'oncle et le frère de Laura, nous présenta Mélissa
- On se connait…, commençais-je.
- Enchanté, Laura m'a beaucoup parlé de vous, me coupa Stiles.
Je le regardais alors assez stupéfait, geste qu'il me rendit sauf que je ne lut aucune émotion sur son visage. Alors c'était ça sa stratégie face à moi, adopter une indifférence qui malgré moi me fit mal, même si je l'avais bien cherché et mérité. Mépris ? Colère ? Haine ? Je ne sais pas si j'aurais préféré un de ces sentiments par rapport à ce qu'il s'est passé réellement.
- Ah bon ? Parce qu'elle pas du tout.
Je ne savais pas à quoi Peter jouait, mais en voyant l'œil de Stiles tiquer, j'eu l'impression que la réconciliation que j'aurais voulu tenter avec lui était très mal partie.
- Bon Laura on la voit quand dans tout ça ? S'impatienta Cora. Votre conversation est absolument passionnante mais je suis pas venue ici pour ça.
- Vous allez y aller. Je dois juste vous prévenir, Laura va mieux mais ses blessures sont encore douloureuses et bien qu'elle n'ait aucun souvenir de l'attaque, la vue de ses blessures l'a choqué et elle est un peu fragile pour l'instant. Ne la brusquez pas trop, nous ne savons pas comment elle pourrait réagir, nous informa l'infirmière.
Suite à ces dernières informations, nous avons enfin pu rentrer dans la chambre de ma sœur. J'oubliais momentanément Stiles pour me concentrer uniquement sur elle.
Elle tourna la tête vers nous et eut un sourire ravi en nous voyant. Cora se précipita sur elle pour la prendre dans ses bras. Elle avait beau avoir 22 ans, j'avais toujours l'impression de voir une enfant quand elles avaient des moments dans ce genre-là. Peter et moi imitions rapidement ma petite soeur puis nous nous installions tous près du lit, ou sur le lit dans le cas de Cora. Je pouvais voir des bandages le long de ses bras et je devinais que d'autres devaient se cacher dans des zones qui nous étaient invisibles.
- Je suis tellement contente de vous voir, mais vous n'auriez pas dû faire le déplacement.
- Tu plaisantes, on allait pas te laisser seule ici alors que tu t'es faite agresser.
- Attaquer Derek, jusqu'à preuve du contraire c'est l'œuvre d'un ou de plusieurs animaux.
- Et je te l'apporterais cette preuve.
- Derek s'il te plait laisse les autorités faire leur travail et ne t'en mêles pas.
- Non.
- Je ne veux pas me disputer avec toi alors s'il te plait écoute moi. Je veux juste profiter de votre présence jusqu'à ce que j'aille mieux et qu'on puisse rentrer chez nous.
Je n'ajoutais rien pour ne pas trop la contrarier mais je n'en pensais pas moins. J'étais assez borné et quand j'avais décidé quelque chose je m'y tenais et ça allait être le cas avec cette affaire. D'ailleurs je pourrais trouver quelqu'un pour m'aider…enfin rien n'était moins sûr.
- Tu dois avoir mal avec tous ces bandages, remarqua Cora
- Je crois que l'on m'administre des antalgiques donc la plupart du temps c'est supportable.
- Et tu as beaucoup de marques ? Osa demander Peter
- …Oui, répondit ma sœur après un long moment, certaines griffures sont plus profondes que d'autres aussi.
- Que des griffures ? Demandais-je étonné.
- Oui je pense que dans un sens je peux m'estimer heureuse que les parties les plus visibles comme mon visage ou mon cou n'aient pas été touchés.
Peut-être que je me posais trop de questions mais un animal qui ne laissait que des griffures et laissait intact une partie du corps qui devait être exposé lors de l'attaque, ça me semblait louche.
- Et tu n'avais rien perçu de bizarre les jours avant ? Demandais-je à ma sœur.
- C'est un interrogatoire ? Me demanda-t-elle en se refermant d'un coup.
- Non, je veux juste comprendre. Si t'as été voir le manoir peut-être que tu as vu quelque chose de suspect, un animal qui rodait ou je ne sais quoi.
- Non rien du tout, à part si tu considères qu'une randonneuse c'est quelque chose de suspect !
- Une randonneuse ?
- Oui Derek ! J'ai vu une fille près du manoir un jour, elle m'a avoué s'être perdue et était étonnée de tomber sur une maison calcinée.
- Une randonneuse dans une réserve ?
- Derek arrête, me prévint mon oncle.
- Oui Derek ! Cria ma sœur. Y a des pistes de randonnées maintenant qui passent en dehors de la zone de la réserve et qui sont sécurisées ! Notre ancienne maison fait partie de cette zone, je l'ai su en allant à la mairie donc non je n'ai pas été étonnée de la voir ! Si tu veux tout savoir elle était blonde cette fille par contre tu m'excuseras mais je lui ai pas demandée ses papiers d'identités ! C'est bon t'as fini maintenant ?!
Un silence pesant s'instaura dans la chambre jusqu'à ce que je reprenne la parole.
- ….Excuse-moi Laura, je m'inquiète c'est tout.
- Je le sais bien, désolée d'avoir criée sur toi. Excusez-moi de vous demander ça mais vous pourriez me laisser, je suis fatiguée je pense que je dois avoir des sédatifs en plus des antalgiques, je passe la moitié de mes journées à dormir.
- Pas de problèmes on reviendra plus tard ma nièce préférée.
- Eh ! Cora frappa Peter pour se venger ce qui fit rire Laura.
- Par contre il y a un énergumène qui veut te voir. Il dit que vous êtes amis.
- Stiles ? Il est ici ? Bien-sûr laissez-le rentrer même si ce n'est pas longtemps ça me ferait très plaisir de le voir.
- Bien on fait la commission.
Nous la saluions chacun notre tour avant de quitter la chambre pour laisser Stiles y entrer. Ce-dernier fit un sourire victorieux à Peter et profita qu'il lui tourne le dos pour lui tirer la langue. Un vrai gamin…comme dans mes souvenirs. Je décidais que l'occasion était vraiment trop belle pour que je passe à côté, même si j'allais en prendre pour mon grade, il fallait que je parle à Stiles.
- Derek, tu viens on y va.
- Tiens prend les clés, partez sans moi, j'ai quelque chose à faire.
- Derek, c'est une mauvaise idée je sais ce que tu veux faire.
- Peter, tu m'as convaincu il y a cinq ans de faire quelque chose que j'ai souvent regretté. Et tu me connais pourtant quand je prends une décision c'est toujours sans regret. J'ai besoin de cette entrevue. Faire comme lui ou toi à nous ignorer et nier la vérité n'arrangera rien.
- Tu es sûr que tu vas bien ? Depuis quand tu fais des discours pareils ?
- Va-t'en, Cora doit déjà être près de la voiture.
- Cette fille est vraiment trop impatiente et impulsive, je me demande de qui elle tient ça. Bref je t'aurais prévenu mais puisque ça va me permettre de conduire la Camaro…
- Peter si je retrouve une seule rayure, je ne donne pas cher de ta peau tu peux me croire.
Il me sourit narquoisement avant de partir. Je me postais dans le hall de l'hôpital en attendant que Stiles revienne de son entrevu avec Laura.
Une demi-heure passa avant que l'objet de mon attente se montre enfin. Il me vit et détourna rapidement le regard avant d'accélérer le pas.
- Stiles attend s'il te plait !
Il m'ignora royalement et accéléra encore pour atteindre une Jeep bleue que je supposais être sa voiture.
- Stiles s'il te plaît !
Il avait presque atteint sa portière et il continuait à ignorer mon existence.
- Stiles je veux juste qu'on discute.
Il s'arrêta net et se retourna en me jetant un regard meurtrier.
- Tu veux qu'on discute ? T'es sérieux là ?
- Ecoute j'imagine bien que tu m'en veux mais je veux m'expliquer.
- Mais y a rien à expliquer Derek, tu m'as tout dit il y a cinq ans dans ton courrier assassin. Ou alors tu as la mémoire courte et tu t'en souviens plus ! T'es atteint de sénilité précoce peut-être ? Ou alors je t'importais tellement peu que tu t'en fou de l'impact que ta lettre a eu sur moi ?
- Si c'était le cas, je ne serais pas là devant toi et j'aurais adopté la même attitude que toi.
- Je me demande bien pourquoi tu l'as pas fait ! Peter, ce cher tonton Peter qui est si sage l'a bien fait lui. En plus tu me fais bien marrer ! Tu veux discuter ? Et moi quand je voulais le faire il a quelques années, tu m'as écouté peut-être ? Non ! Monsieur était aux abonnés absents !
Si j'avais encore un doute sur le fait que lui parler était en fait une mauvaise idée, j'en avais la confirmation car il était sans aucun doute dans une colère noire et elle était entièrement dirigée sur moi.
- Tu ne sais pas ce qui a motivé mon acte !
- Oh si je le sais, Peter t'a monté la tête à l'époque et toi tu l'as cru. Je pensais que tu me connaissais mieux que ça mais je me suis rendu compte de ta vrai nature ! Tu es un vrai con Derek !
- Stiles…
- Et tu veux savoir le plus ironique là-dedans ? C'est que Peter avait raison sur la raison de mon attachement à toi mais pas sur le reste.
- Comment tu sais que…
- Laura. Elle au moins m'a raconté la face cachée de cette histoire puisque c'était silence radio de ton côté.
- Stiles…
Je le vis ouvrir sa voiture et monter à la place du conducteur. Je bloquais sa portière avant qu'il n'ait le temps de la claquer.
- Tu ne veux pas m'écouter soit, mais je voulais te parler pour autre chose.
- A la bonne heure !
- La défense par le sarcasme hein ? Tu n'as pas changé.
- Ne prétend pas me connaître Hale !
- …Tu nous as dit mener ta propre enquête sur l'agression de ma sœur.
- Oui et ?
- Je veux t'aider. J'ai l'intention de faire la même chose de mon côté mais je ne connais plus assez le coin et à deux il sera plus facile d'avancer.
- J'ai pas besoin de ton aide.
- Tu l'as dit à Laura que tu veux découvrir la vérité ?
- Non elle me défendrait de le faire…et malheureusement je n'arriverai pas à l'ignorer j'ai trop de respect pour elle, en plus elle au moins m'a soutenu quand j'en ai eu besoin…Tu n'oserais pas Hale !
- Oh que si, tu l'as dit je suis un con de toute façon. Soit tu acceptes mon aide soit que la préviens de ton projet. Comment penses-tu qu'elle réagira sachant qu'elle m'a formellement interdit de m'en mêler ?
Son regard noir était de retour et je pouvais aisément deviner toutes les insultes qu'il brûlait d'envie de me lancer. Ce procédé n'allait pas m'aider à plaider ma cause mais au moins j'aurais l'occasion de le voir souvent et de résoudre cette affaire plus facilement.
- Puisque c'est si gentiment demandé, comment pourrais-je refuser ? Seulement je t'interdis de me parler d'autres choses que cette affaire quand on se verra.
- Tu sais aussi bien que moi que je ne le ferai pas. Tu n'es pas le seul à être obstiné Stiles.
- Je n'ai pas fini, alors tais-toi un peu. Reprend donc cette bonne vieille attitude de loup grincheux que tu avais déjà adopté à l'époque ! Donc je continu, je peux arrêter ce « partenariat » quand je le veux et sans protestation de ta part bien entendu.
- …Très bien.
- On le fera à ma façon et si ça ne te plaît pas je t'inviterai cordialement à aller voir ailleurs.
- …Ce sera tout ? Lui demandais-je exaspéré.
- Une dernière chose, comme j'ai pu constater que la fourberie ça te connais, on se verra en terrain surveillé.
- C'est-à-dire ?
- Quand on se verra, Scott sera systématiquement présent. En plus de nous aider ça permettra d'éviter des débordements de ta part. Scott sait ce qu'il y a eu il y a cinq ans, il ignore juste l'identité de la personne coupable mais il est prêt à lui foutre une raclée, pas que je ne sois pas capable de le faire.
- …Parfait. On se voit quand ?
- Disons dans deux jours ici, vers 10 h.
- Pourquoi deux jours ?
- Tu crois que je vais te mâcher le travail ? Essaye de trouver des éléments, après on pourra commencer à travailler. Essaye de m'épater, crois-moi quand je te dis que c'est mal barré.
Il récupéra sa portière et démarra sans tarder. Malgré tout ce qu'il m'avait dit j'arriverai à m'expliquer avec lui que ce soit de gré, ce dont je doutais, ou de force. Je voulais réparer mon erreur à tout prix bien que j'ignorais sincèrement pourquoi ça me tenait tant à cœur. J'entamais le trajet jusqu'au loft où j'allais habiter pendant mon séjour et après une longue marche, je m'installais dans ma chambre et me plongeais dans mes pensées, sur tout ce qui m'avait mené à cette situation.
Merci de votre lecture.
Réponses aux reviews :
Tokajiloveizaki : Merci, j'espère que ce chapitre t'a plu tout comme le précédent.
Arm des McD : Tu as déjà quelques éléments de réponse dans ce chapitre, mais leur passé commun fera l'objet du chapitre 3. En espérant que l'histoire te plaise toujours.
Bendied : Merci de m'avoir fait remarqué cette erreur, ma mise en page Word a été effacée sur le site et je ne m'en été pas aperçue. Contente que pour l'instant ça te plaise.
Rosedeschamps : J'espère que tu n'as pas été déçu e par la suite et que la fin de ce chapitre ne te frustre pas trop.
