Titre: Une histoire de confiance
Couple: Clark x Lois
Genre: Romance
Résumé: Clark saura-t-il se faire pardonner sa dernière bêtise en date auprès de la pas si douce Lois Lane?
Il est bien évident que les personnages ne m'appartiennent pas, sauf l'histoire.
Fusillant du regard les personnes qui osaient la regarder, Lois Lane entra furieusement dans la grande cage dorée qui s'ouvrait devant elle. Sa journée avait mal commencée et personne ne l'aidait pour que sa aille mieux. Au contraire, tout le monde semblait s'amuser à s'acharner sur elle. Feignant de ne pas entendre les messes basses derrière elle, la belle journaliste avança la tête haute, sortant de l'ascenseur et regarda d'un air pensif la très grande salle qui s'offrait à elle. Le brouhaha ambiant du Daily Planet semblait avoir sur elle un effet positif voir calmant, mais son regard trahissait de la colère et quand Lois Lane était énervée, mieux ne valait pas se trouver sur son chemin.
Marchant fermement vers son bureau, elle ne faisait pas attention aux personnes qui regardaient bizarrement sa poitrine, où qui regardaient le sol, par crainte. Au contraire, elle jubilait des réactions des journalistes avec qui elle travaillait. Elle s'était forgé une carapace en acier auquel personne ne pouvait percer. Tout le monde l'a craignait en tant que reporter et Lois Lane.
Ignorant royalement sa rivale de tous les jours qui regardait son pull avec dédain, un rictus malfaisant aux lèvres, Lois ferma ses poings et continua son bout de chemin. Rira bien qui rira le dernier, foi de Lane.
Regardant son bureau avec dégoût, elle fouilla du regard la grande salle de journaliste. Après ce qui lui était arrivé, il avait raison de se cacher car il allait vivre ses derniers instants s'il se pointait devant elle. Son regard se posa sur un rouquin au nœud papillon et chemise à rayure jaune et verte qui portait un tas épais de papiers gris qui menaçait de tomber à tout moment. La grimace qui ornait son visage tacheté de tâche de rousseur trahissait le mal qu'il avait à porter tout ceci, faisant quelques pas de travers par moment.
-Olsen !
Surpris, le rouquin sursauta et lâcha tout ce qu'il tenait jusqu'à présent, attirant par la même occasion les regards curieux des autres personnes qui les entouraient. Honteuse, Lois se cacha le visage derrière sa main. Comment avait-elle fait pour se coltiner deux moins que rien, qui ne faisait que la ralentir dans ce qu'elle entreprenait qu'autre chose ? Avait-elle fait quelque chose de mal dans son autre vie pour que le Dieu tout puissant qu'incarnait Perry White lui fasse tant de mal en lui reléguant lui et… ce qui lui servait de photographe ?
-Mad… miss… Lane… bégaya le jeune photographe en voyant sa supérieure se tenir devant lui, une mine plus qu'effrayante sur son visage.
Il effleura du regard son pull blanc et se baissa illico presto pour ramasser les papiers en voyant le regard meurtrier de Lois.
-Où est-il ? demanda doucement mais dangereusement Lois à l'attention du pauvre Jimmy.
Evitant le regard de la reporter, Jimmy continua de faire un tas de papier dans son coin. Enervée par son comportement puéril, Lois prit le tas déjà formé par Jimmy et le posa sur son bureau.
-Je réitère ma question. Où. Est. Clark. Kent? siffla dangereusement Lois en articulant sa question.
Impressionné par la belle brune qui se trouvait en face de lui, Jimmy tripota nerveusement son nœud papillon, le trouvant trop serré à son goût.
-Je… je ne sais pas… bafouilla le pauvre jeune homme, tripotant sa chemise.
La jeune femme le scruta encore un moment avant de ricaner. Une solide amitié s'était crée entre le photographe et lui, jamais ils ne se cachaient le moindre secret. Ils se disaient tout, ne se cachaient rien.
-Ecoute Jimmy… on à très mal commencé tout les deux, mais j'aimerais vite savoir où se cache mon partenaire, car tu vois, on à vraiment, mais alors vraiment, très mal commencé notre journée et j'aimerais m'expliquer avec lui, alors si tu pouvais me dire où est allé…
-Ecoutez Mada… Miss Lane, s'exclama le jeune rouquin, stoppant Lois dans des larges gestes des mains. Il… est … allé je ne sais pas où… il m'a rien dit !
-Tu es sûr Jimmy ? demanda suspicieusement Lois, sachant qu'il lui cachait quelque chose.
Apeuré, le jeune homme préférait fuir le regard de son supérieur, celle que tout le monde surnommait « cœur d'acier ». La femme qui s'était liée avec le Diable et qui en gardait encore des séquelles.
-Jimmy ! ordonna Lois, trouvant l'attitude du jeune homme infantile.
-Je l'ai vu sortir dehors ! lâcha Jimmy d'un bloc.
-Dehors où ?
-Je ne sais pas. dit Jimmy, baissant la tête, craignant le courroux de la jeune femme.
Lois regardait longuement Jimmy qui se tenait encore debout devant elle. Sous cet angle, le jeune homme avait encore gardé des traits d'enfant perdu dans la jungle du travail. La belle brune avait pitié de lui.
-Soit. Va travailler, je t'appellerais si besoins.
Trop heureux de s'en sortir indemne, Jimmy la remercia d'un simple hochement de tête avant de prendre son tas de feuille et de ce précipité vers les archives.
Regardant avec dégoût son pull, Lois grogna. Cette journée risquait d'être mouvementée.
D'un pas hésitant, il se dirigea vers le grand hall du Daily Planet. Tout le monde le regardait d'un drôle d'air. Sur certains visages il pouvait y lire de la pitié. Il avait encore énervé Lois et ça allait être pour sa pomme. Et quand Lois était énervée, il ne fallait vraiment pas être à côté. Cette femme avait un côté sadique, qu'elle avait dû hériter quand elle était encore avec… Lui. Le Diable en personne, celui qui avait instauré la crainte. Parmi la vague humaine qui s'était formée dans le grand hall dorée, il réussi à croiser Jimmy qui abordait un visage compatissant. Son nœud de papillon était de travers et son visage jurait avec ses cheveux roux. Il avait dû croiser la jeune femme et en un regard de son ami photographe, il comprit qu'elle était vraiment de mauvaise humeur.
-Bonne chance, lui souffla son ami en passant à côté de lui.
De la chance, oui il en aurait besoins en ce moment même.
Voilà, il était enfin arrivé vers sa salle, là où se trouvaient les meilleurs journalistes du Daily Planet, là où se trouvait son bureau. Et le siens. La ribambelle de journalistes qui entraient et sortaient ne l'aidait pas à mieux voir sa coéquipière, mais avec un peu de concentration, il pouvait la voir sur un dossier, ses sourcils froncés en signe de concentration, ses boucles brunes voilant son visage. Il savait que plus rien n'existait pour Lois. Elle était comme coupée du monde extérieur. C'était ainsi qu'elle était meilleur. La belle Lane était la meilleur du Daily Planet, et tout le monde l'a voulait. Sa fougue et son envie de savoir avait séduit le grand Perry White.
Mais son mauvais caractère horripilait tout le monde. Il ne l'avait jamais vu esquisser le moindre rire, ne serait-ce qu'un rictus effrayant. Mais elle gardait pour elle un masque froid et dédaigneux. Encore un héritage de son Diable, celui qui l'avait changé.
Des murmures amusés le suivaient à chaque pas qu'il faisait. Il avait encore poussé à bout Lois et tout le monde s'avait qu'elle le haïrait jusqu'à sa mort.
Les murmures soudains des journalistes attirèrent l'attention de Lois qui leva les yeux sur la salle. Il était là, debout, deux cafés fumant dans chacune de ses mains. Son imperméable beige était mouillé tandis que ses cheveux de jais étaient perlés d'eau. Il attendait. Un signal, quelque chose qui pouvait lui permettre de continuer les derniers mètres qui le séparait d'elle. La belle brune tourna la tête et continua de lire la feuille qu'elle avait sous les yeux.
Une ombre voila son rapport et comme par magie un gobelet blanc et vert où un aigle déployait ses ails apparut devant elle. Elle ne le remercia pas, ni ne leva son visage. Lois avait trouvée un nouveau jeu. L'ignorer. Tout était préférable à l'indifférence, et bien soit, elle allait appliquer cette phrase.
L'ombre de son partenaire se déplaça pour aller vers son bureau qui se trouvait juste en face d'elle. Il ne s'attendait pas à des remerciements chaleureux, ni à un sourire. Encore moins une parole, mais malgré tout il continuait à garder espoir. Un quelconque espoir, peu importe sur quoi, mais il continuait à espérer. Imitant celle qui se trouvait en face de lui, il se plongea dans son rapport, espérant en finir pour ce soir.
Il avait essayé de lui parler, mais elle ne lui avait pas répondu, préférant écrire quelque chose sur sa feuille. Il avait continué de lui parler, essayant de la faire parler elle, mais rien n'à faire, elle gardait le silence, l'ignorant royalement, le blessant quelque part en lui.
-Lois…
-…
Elle n'allait pas l'ignorer jusqu'à la fin de sa carrière quand même ? Il voulait juste un regard, juste son attention, juste une parole d'elle. N'importe quoi, mais son indifférence le blessait.
-Lois…
Le stylo qu'avait la jeune femme dans sa main s'arrêta à quelques millimètres de sa feuille.
-Ecoutez Lois, je suis sincèrement désolé pour ce matin…
-C'est ironique quand même Kent !
-Qu… quoi ? bégaya le jeune homme en remettant ses lunettes rondes en place.
-Et bien le fait que vous me ramenez avec un café alors que ce matin vous avez tâché mon pull en cashmere avec du café ! l'accusa Lois, le tuant d'un simple regard. Mon pull à 90 dollars que j'avais acheté il n'y a même pas 2 jours !
-Je… je ne voulais pas… marmonna Clark avant de devenir rouge.
Lasse, Lois retourna à son rapport, oubliant Clark.
Les minutes s'égrènent, doucement, lentement. Avec tout ces journalistes qui entraient et sortaient, le Daily ressemblait à une fourmilière, un endroit où chacun avait son poste avec ses devoirs qui le suivaient. Et Lois avait fini son devoir.
Regardant fièrement sa feuille, elle corrigea les quelques fautes qui trainais encore avant de se lever. Elle ignora une fois encore le regard curieux de son partenaire et se dirigea vers l'ascenseur. Une fois hors de vu, Clark se leva à son tour et se dirigea vers les escaliers. Il y avait en tout 3000 marches qui les séparaient lui à Perry White, mais ça allait être un jeu d'enfant d'arriver avant sa coéquipière.
5 minutes. C'était le temps moyen que faisait l'ascenseur au dernier étage, celui du grand patron, Perry White. Le dernier étage était juste un long couloir, avec pour décoration une moquette crème et quelques chaises en osiers et une porte qui menait sur des escaliers de secours. Le long couloir au tapisserie vieillotte débouchait sur une grande porte imposante avec pour lettre dorée « Perry White ».
Lois se rappelait la première fois qu'elle était venue ici, elle admirait le long couloir qui l'entourait. Elle avait l'impression d'être entrée dans un monde à part, loin du reste du Daily Planet. Elle se rappelait d'avoir essayée d'éviter de marcher sur la moquette, de peur qu'elle ne le tâche. Mais cette peur n'était rien quand elle s'était retrouvée seule avec le plus grand des journalistes, celui qui avait marqué son époque. Perry White. Maintenant ce n'était que des brides de souvenirs, faisant partie d'un passé qu'elle essayait d'oublier. Continuant son chemin, elle marcha sans aucune pitié sur cette moquette toujours aussi propre et frappa à la porte de Perry.
Caché derrière la porte de secours, Clark en était sûr, il avait vu en elle quelque chose qu'il n'avait jamais vu auparavant. Il avait vu une autre Lois, celle qui n'existait pas devant le reste du monde. Peut être qu'il y avait toujours un espoir !
Souriant au vieil homme robuste qui se trouvait devant elle, Lois prit congé avant de fermer la lourde porte en bois derrière elle. La belle journaliste avait fini son rapport, et elle était enfin libre pour ce soir ! Une aubaine. La bonne humeur au maximum, Lois pivota sur elle même pour partir sauf que la jeune femme eu la désagréable surprise de se retrouver nez-à-nez avec…
-Kent !
-Lois, il faut vraiment qu'on parle !
-Ah oui ? Et bien je n'ai pas envie de parler Kent, maintenant en revoir !
Ne l'entendant pas de la même oreille, Clark fit barrage à Lois et l'obligea à le regarder.
-Ecoutez Lois, je suis sincèrement désolé pour ce matin, j'aurais du m'excuser pour votre pull, mais j'avoue être partie comme un lâche, comme toujours. Je vous ai blessez de cette façon et j'aimerais qu'on oublie ce moment.
-Ah oui ? Et comment ? demanda hargneusement Lois, essayant de trouver une faille pour pouvoir s'enfuir.
-Je… et bien… je voudrais vous invitez à dîner.
-Hein ?
Devant un immeuble standing, aux murs légèrement fissurés, une jeune femme tournait en rond sans vraiment savoir ce qu'elle faisait ici. Incertaine de la procédure à suivre, Lois regardait d'un œil douloureux ses hommes et femmes rentrer heureux de rejoindre les leurs après une journée de travail harassante. Lois ne regrettait pas son choix passée mais… si elle avait continuée avec lui, serait-elle heureuse et épanouie comme elle avait espérée ? Lui aurait-il prouvé son amour à partir de divers cadeaux ?
Sentant qu'elle divaguait, Lois se gratta nerveusement le crâne avant de reporter son attention sur l'immeuble. Ca lui foutait la frousse de savoir qu'elle allait dîner avec l'homme qu'elle considérait comme le plus crétin. Dire que ce matin elle était prête à tout pour le tuer personnellement et maintenant elle donnerait tout pour être loin… très loin de lui.
« Mais quelle journée de dingue ! »
Clark Kent, 8ième étage.
Lu Lois sur la boîte aux lettres. Pivotant sur elle-même, la jeune femme appuya platement sur le petit bouton de l'ascenseur malgré le petit panneau annonçant la fermeture temporaire de l'ascenseur. Croisant les doigts, et aussi les doigts de pied, Lois espérait que c'était une blague. Elle n'allait quand même pas faire à elle seule 8 étages… à pied ! Appuyant maintenant nerveusement sur le bouton, Lois désespérait. L'ascenseur ne venait toujours pas, confirmant les dires du panneau, il était bel et bien en panne et elle allait devoir faire 8 étages à pieds. Avec ses escarpins de 10 centimètres.
Si un jour on lui avait dit qu'elle allait faire 600 marches pour Clark Kent, celui qu'elle abhorrait à la vie, à la mort, son souffre douleur à lunette, son boulet, elle aurait rigolée un bon coup avant d'appeler les ambulances. Mais elle se trouvait bien en train de faire 600 marches pour Clark Kent, celui qu'elle considérait comme celui qui allait mourir de ses propres pas pour la même raison que penserait ses coéquipiers du Daily Planet. Elle était venu juste parce qu'elle était curieuse. Juste curieuse de la façon dont il allait l'excuser après la façon dont il avait fuit quand il avait renversé son café sur son pull ocre préféré.
Bien sûr elle n'allait pas lui pardonner aussi facilement, au sinon où serait l'amusement dans tout sa ? Elle ne s'appelait pas Lois Lane pour rien, il fallait le mériter pour obtenir des excuses d'elle ! Et lui annoncer que l'ascenseur était en panne aurait été point déjà obtenu pour Kent, mais non, monsieur n'a pas préféré lui dire que son ascenseur marchait pas !
« Satané Kent ! Qu'est-ce que je ferais pour toi ! » pesta la jeune femme, enlevant ses chaussures et continuant son chemin à pied.
Le couloir de l'étage 8 était un petit couloir aux couleurs chatoyant, avec des petits portraits dessinés grossièrement à la peinture. Le silence était par moment rompue par la canalisation, et pas des voix alentour, provenant des appartements.
La belle brune parcourait d'un œil distrait les noms qui défilaient devant elle, se remémorant pour la centième fois sa journée catastrophique. Comment avait elle fait pour en arriver là ? Elle aurait beau tourner la question sous tout les sens, se donnant des réponses idiotes, le fait était bien là.
Elle avait devant elle la porte de Kent !
Et une petite feuille blanche était scotchée dessus !
A l'honorable attention de Miss Lane, Lois leva les yeux en l'air
Je suis sincèrement désolé pour l'ascenseur, je n'ai su qu'en faisant notre dîné que cette maudite cage en ferraille rouillée était encore tombée en panne, mon œil oui ! se dit Lois, c'est donc pourquoi, pour me faire doublement pardonné, j'ai décidé de miser plus haut que je ne le pensais déjà. Rendez vous en haut, au dernier étage.
P.S : Je vois déjà d'ici votre regard apeuré. N'aillez crainte, cette fois-ci il y a pour la bagatelle de 20 marches, pas plus.
Votre souffre douleur, Kent.
La jeune femme souffla autant que le pouvait sa condition de femme avant de reprendre avec rage les marches. Si Cla… Kent la trouvait grosse, qu'il le lui dise ! pesta Lois en priant pour que cette soirée finisse aussi vite qu'elle avait commencée !
Une porte vert olive, avec des longues tâches de rouille. C'était le seul rempart qui la séparait de l'à « haut » comment l'avait désigné Kent. Instinctivement son cœur se mit à battre. Elle commençait réellement à avoir peur de ce qui allait se découler de cette soirée. Peut être allait être une petite soirée entre collègue, un moyen d'enterrer la hache de guerre, mais elle savait qu'il y avait de grande chance qu'il y ait peut être autre chose que cela. Elle ne se sentait pas prête. Pas encore. Pas du tout.
Et pourtant… Lois posa sa main sur le poignet dure et froide et poussa la porte qui émit une plainte aigüe. De quoi accentuer l'angoisse de la belle brune.
« Et si Kent était quelqu'un recherché par le FBI ? Et si c'était un baron de la drogue qui me mentait depuis le début ? Et si il voulait ma mort… ? » pensa avec effrois Lois.
« Arrête de divaguer Lois ! On parle de Kent là ! Impossible qu'il soit une personne de ce genre, au sinon tu n'aurais pas ta place au Daily ! » lui souffla la voix de la raison.
Dans un premier temps une lumière vive aveugla Lois l'obligeant à se protéger avec ses mains. Ensuite le bruit bourdonnant de la ville de Metropolis lui parvint à ses oreilles.
-Ah vous êtes enfin là ! s'exclama une voix lointaine.
Papillonnant des yeux pour s'habituer à la soudaine clarté, Lois s'avança au centre du toit de l'immeuble, ébahi par ce qu'elle voyait.
-Nom d'un chien Kent ! Comment… ?
Devant elle se dressait une petite table suffisamment grande pour deux personnes. Des petites bougies parfumées éclairaient l'espace et deux couverts en argent trônaient sur la table. Dos à la table, Clark s'amusait à jouer les apprentis cuisinier sur un petit barbecue rouge.
-Eh bhé Kent, vous avez mis le paquet ! assura Lois en regardant autours d'elle.
Le jeune homme se retourna, un grand sourire barrait ses lèvres. On aurait dit un gamin qui aurait enfin trouvé son cadeau le plus précieux. De doux papillons virevoltaient aux creux de l'estomac de Lois. Jamais elle n'avait tenu compte des deux fossettes du jeune homme quand il souriait.
« Et son sourire ! » bava Lois en admirant son souffre douleur.
-Vous trouvez ? Il m'a fallut toute mon après midi pour tout faire !
Rassurant Clark part un petit sourire, Lois se retourna, gênée d'avoir fantasmée pendant plus d'une seconde sur Kent. La jeune femme s'avança vers la balustrade qui protégeait les personnes d'une éventuelle chute et admira le magnifique panorama que lui offrait le toit sur la ville. Sa ville.
Fermant les yeux, Lois se laissa bercer par le doux ronronnement qu'émettait les voitures mêlé à la foule. Cela l'apaisait et la rassurait. Elle-même ne savait pourquoi, mais c'était comme sa, elle avait besoin d'écouter le son de la ville comme une douce berceuse qui l'a protégeait.
-C'est bon Lois !
La jeune femme s'approcha doucement de la table et remarqua que maintenant qu'elle était remplie de met alléchant. En bon gentleman, Clark prit la chaise de Lois pour que la jeune femme puisse pouvoir s'assoir sans problème.
Admiratif, Lois se permit de faire une œillade à son coéquipier.
-Je vois que vous ne faites pas dans la dentelle ! observa Lois en buvant son verre de vin.
-Merci ! répondit Clark, flatté.
Le reste du repas se passa en silence, chacun dégustant la nourriture du jeune homme. Tandis que Lois piochait dans son assiette, Clark l'observait en silence. La belle Lois abordait un visage serein, loin des grimaces de colère que subissait le jeune homme.
-J'ai une tâche sur mon visage ? demanda Lois en voyant le jeune homme l'observer.
Détournant le regard, le pauvre Clark bégaya un faible non avant de continuer son repas.
Ce petit jeu avait assez continué, il devait le lui dire maintenant, avant qu'elle ne parte ! Pensa Clark en buvant son café.
-Ainsi… vous… avez prit un congé… sabbatique pendant ma période de formation avec Mademoiselle Sullivan…
Par dessus la tasse en porcelaine, Lois regardait d'un air suspect Kent. Où voulait-il en venir ?
-Oui. dit simplement Lois en buvant sa dernière goutte de café.
-Sans vouloir être… indiscret… est-ce que c'est lié à…
-Vous êtes indiscret ! coupa net Lois en reprenant ses affaires. Tous ceci était bien sympa, mais la petite fête est fini, demain, première heure, on doit enquêter ! Tchao ! déclara Lois en partant.
Fini… demain… Tchao… elle était en train de partir !
-Attendez ! Miss Lane ! cria Clark en courant à sa suite. Écoutez-moi Miss Lane !
-Quoi encore ?
-Toute… cette peur est complètement… absurde !
-Je ne vois pas de quoi vous parlez Monsieur Kent, par conséquent, j'aimerais retrouver mon bras. Merci ! fanfaronna Lois en voyant Clark lâcher son bras.
-Ecoutez Miss Lane, je suis de ces personnes qui n'aiment pas parler de son passé pour de multiples raisons, mais par pitié, arrêtez d'agir ainsi vous n'oublierez pas ce que vous avez subie avec lui.
-Vous vous déclarez psychologue maintenant ? demanda hargneusement Lois en revenant vers lui. Vous avez lu le journal du dimanche donc vous pensez tout connaitre de moi maintenant ? Mais vous savez quoi Kent ? Vous êtes un idiot d'avoir gâcher ce moment ! tempêta la belle brune en écrasant son doigt sur le torse du pauvre Clark. A demain ! hurla la brune en courant vers les escaliers.
-Et me*de !
-Vous voulez tout savoir ? Et bien au début c'était fun. Chic, beau et fun. On était tout pour nous deux, on était notre propre univers, infini et immuable. Celui qu'on s'était forgé avec le temps. Nous gravitons chacun autours de l'autre. Mais avec le temps… le soleil qu'était notre amour s'éclipsa pour laisser place aux premiers nuages. Tout d'abord notre… enfin MA routine quotidienne. J'avais la prison dorée en horreur, mais je devais être patiente, attendre qu'il vienne à moi. Je n'aimais pas le brusquer, il devient violent et… je n'aime pas quand il devient violent. Ensuite, notre couple s'est déchiré, l'homme que j'aimais, celui qui devait être lié à moi, celui qui était si doux et si bon avec moi au début, à montré son vrai visage. Celui d'un homme pourrie jusqu'à là moelle, consumé par le pouvoir, détestable. Mais… quand on aime on ne voit que ce que l'on veut voir n'est-ce pas ? Alors j'ai vu que ce que je voulais voir.
Après avoir fini son monologue, Lois regarda d'un drôle d'air la bouteille d'alcool forte qu'elle tenait entre les mains. Elle suintait la vodka et son partenaire d'une soirée ramait autant qu'elle. Après sa dispute avec Kent, elle se souvenait d'être entrée dans sa voiture, avoir roulée non stop jusqu'à une petite supérette, avoir prit une bouteille et avoir refait le chemin en sens inverse. Maintenant voilà. Elle en venait aux confidences avec Kent. Son pot-de-colle personnel. Son nouveau confident. Celui qui ne l'avait pas jugé après ce qu'elle avait dit. Ne pas l'avoir jugé parce qu'elle avait aimée Alexandre Luthor. Ne pas l'avoir jugé parce qu'elle avait portée le nom Luthor pendant 3 ans.
-Comme nous en sommes aux confidences, je vais vous parlez d'un secret mais… extraaa dure ! assura Clark en bougeant mollement la tête de gauche à droite.
-Allez-y, dites le !
Le jeune homme s'approcha du visage de Lois et chuchota quelque chose aux creux de ses oreilles. Dans un premier temps elle regarda le jeune homme éberluée, pour se rouler par terre en se tenant les côtes.
-Vous… Vous… Vous avez vraiment osé ? hoqueta Lois de rire.
Le visage de Clark s'empourpra de honte. Oui il avait osé, et il en gardait… un souvenir tout de même grandiose.
-Oui !
-Vous avez réellement embrassé votre professeur de mathématique à 15 ans ?
Se posant mollement juste à côté de Lois, par terre, le visage observant les étoiles qui peuplaient le ciel par infini. Qu'il aurait aimé être une étoile, surveillant les êtres qu'il aimait le plus, protégeant de là-haut les plus faibles. Bien sûr, il était cette étoile que tout le monde attendait, mais…
-Vraiment Kent, qui aurait pensé qu'un jour, vous et moi, nous confierons sur notre vie passée ? pouffa Lois en cherchant la bouteille d'une main.
-Pas moi ! rigola nerveusement Clark en sentant la main de Lois parcourir son corps.
-Ooops ! Je… je crois que… je me suis trompée ! gloussa la jeune femme en regardant Clark.
Toujours en regardant Kent avec un drôle de sourire, Lois essaya de se lever en puissant sa force sur Clark et fit quelques pas.
-Vous savez Kent… la… la première chose qui m'a marquer en venant ici c'est qu'il vous manquait quelque chose… un petit quelque chose qui m'agaçait car je ne trouvais pas. Maintenant je sais et je compte bien graver cette image jusqu'à ma mort. ricana Lois en buvant sa vodka au goulot.
-Et qu'est-ce ?
-Vos lunettes. Vous n'en porter pas ce soir alors que je vous vois toute la journée avec. Et vous savez quoi ? Vous êtes terriblement sexy sans ! minauda Lois en tournant autours du jeune homme tout en continuant de boire.
-Lois, je crois que vous avez assez bu. rigola Clark en prenant doucement la jeune femme par la taille pour l'a ramener vers la petite table.
Se laissant aller au doux contacte des mains de son cavalier d'une nuit, Lois en profita pour se nicher au plus près.
-Vous… vous êtes le premier à prendre réellement soin de moi ! s'exclama Lois. Personne, pas même Lex ne prenait soins de moi quand je souffrais ! bégaya Lois en regardant Clark droit dans les yeux. D'ailleurs, personne ne m'a dit tout de go que j'étais une horrible mégère avec le masque stupide que je me suis forgé ! bafouilla Lois en enlevant les quelques larmes qui commençaient à descendre de sa joue.
Avec une infinie tendresse, Clark enleva les petites perles qui coulaient le long de la mâchoire de Lois. Le jeune homme se rendait compte qu'elle avait réellement souffert dans le passée avec ce pourri de Lex. Elle aussi avait souffert en se créant un caractère de cochon. Et il ne l'avait pas vu.
-Chuut Lois, je suis là, pleurez autant que vous voulez, je suis ici.
Doucement, perdue et incertaine de ce qu'elle faisait, Lois rapprocha son visage des épaules de Clark avant de le poser complètement et de pleurer toute sa rancœur. Personne n'avait fait attention a elle. Personne. Même pas Lex. Et là seule personne capable de voir en elle, était la personne qu'elle avait méprisée.
De son côté, tout ce qu'espérait Clark était que Lois Lane se souvienne de cette soirée. Celle où les langues se sont déliées et que les confidences ont fusées. Cette soirée où la confiance était le mot maître.
