Hello tout le monde! Me revoici avec un second chapitre à dévorer! Je me suis aussi corrigée sur le précédent, il y a moins de fautes (et dieu sait combien j'en avais fait...).
Actuellement, je fonctionne en continuité, et j'ai un peu de mal à séparer en chapitre (mais bon, vous vous en fichez, tout ce que vous voulez c'est la suite, je suis sûre). Je vous adore, vous qui lisez mes histoires, vous êtes géniaux, fabuleux, fantastiques, splendidement incroyables et incroyablement splendides.
Bon, je passe ma crise de Bisounours, je vous fais un gros bisou et je vous envoie le chap que vous attendez tous, j'en suis sûre, avec une très grande impatience.
Mais avant, Disclaimer: Aucun des personnages de Rise of the guardians, Tangled, Brave ou How to train your dragon (J'aime bien les titres anglais) ne m'appartiennent , et gna gna gna...
Bref, Bonne Lecture! X)
***(*)***
Le soir venu, tout le monde était prêt. Jack avait trouvé un dragon qui avait fini par accepter, convaincu par Harold.
Raiponce était avec sa mère. Elle tenta de lui parler de l'expédition pendant le repas, mais Gothel lui assura être épuisée et elle reporta son annonce au lendemain. Elle aurait bien assez de temps le matin.
-Ma chérie, viens donc chanter pour ta mère. Lui demanda Gothel. Je me sens un peu lasse, ce soir.»
Raiponce hocha la tête. Elle se leva de table et alla chercher un pot de terre sur le buffet, à l'intérieur duquel se trouvait une jolie fleur dorée. Elle en caressa les pétales, les trouva ternis. Elle l'apporta à sa mère, qui le prit dans ses mains et caressa les pétales avec douceur. Raiponce se mit à chanter.*
Doucement, la fleur commença à luire et les rides sur le visage de Gothel disparurent. Elle se redressa, reprenant des couleurs et une peau parfaitement lisse. Avec cela, elle sera tranquille pour au moins une semaine. Raiponce s'arrêta de chanter et la fleur s'arrêta de briller. Elle la reprit et la reposa avec délicatesse sur le buffet, sachant ses gestes épiés par Gothel qui craignait qu'elle ne l'abîme. Elle retrouva son sourire dès qu'elle sut la plante en sécurité et appela Raiponce près d'elle.
-Viens donc, mon enfant. Tu ne m'as pas beaucoup parlé de ce que tu as fais cette semaine.»
Raiponce lui sourit et s'assit en face d'elle devant la cheminé s'occupa avec soin de Gothel et elles discutèrent au coin du feu de tout et de rien, comme une mère et sa fille, pendant toute la soirée. Elle dormit avec Pascal installé au pieds de son lit et Maximus sur le tapis, rêvant de voyages et de contrées inexplorées.
Mérida, avec l'aide de son père, parvint à convaincre sa mère, en utilisant divers arguments. Elle argua que Stoïck avait déjà décidé, que l'en empêcher mettrait le chef dans l'embarras, que ses voyages pourraient lui être utiles pour ses futurs devoirs de reine d'Écosse, qu'elle serait prudente, et beaucoup d'autres choses. Elle fut soulagée lorsque sa mère capitula et elle se détendit. Elle passa la soirée à écouter son père parler de ses exploits passés avec les triplés et se coucha tôt, impatiente d'être au lendemain.
Harold subit tous les conseils inquiets de son père en souriant. Après tout, Stoïck envoyait son fils unique vers l'inconnu et il était davantage stressé que si c'était lui qui partait. Ils passèrent un bon moment à quatre avec le dragon du chef et Crocmou. Les deux sauriens, sentant l'excitation ambiante, étant bien agités et s'ensuivit une certaine pagaille lorsqu'ils décidèrent de jouer à se poursuivre sous les yeux attentifs de Harold et son père. Après tout, il ne faudrait pas qu'ils mettent le feu à la bâtisse.
Tandis que les autres étaient avec leurs familles, Jack était juché sur le toit de la maison. Il observait la lune, ronde et pleine. Il lui parlait, exposant son éternel problème avec les dragons et demandant conseil. Il avait pris cette habitude, de s'adresser à l'astre. À travers elle, il s'adressait à quelqu'un d'autre. À son arrivée, comme il ne se souvenait plus de rien, il avait été incapable de donner son nom. Un homme, de passage à Beurk, lui en avait proposé un. Jack Frost. Ce nom avait grandement plus au jeune homme. C'était d'ailleurs la seule chose dont il lui eut jamais parlé, car l'homme s'était évanoui dans la nature dès le lendemain. Et l'homme lui faisait toujours pensé à la lune, et la lune à l'homme. Dans son esprit, ils étaient étroitement liés. Bientôt, n'ayant plus rien à raconter, il descendit du toit et partit se coucher.
Le lendemain, Raiponce se réveilla à l'aube. En général, les expéditions ne partaient que tard dans la matinée, mais elle commença à ressentir l'urgence d'en parler à sa mère. Elle se leva, réveillant Pascal au passage. Elle s'habilla, tressa longuement ses cheveux et descendit préparer le petit déjeuner. Elle dû attendre une bonne heure que sa mère se lève pour lui annoncer la nouvelle à table.
-Maman? Aujourd'hui, je part en expédition!» Fit-elle, tout sourire.
Elle cru que sa mère allait s'étouffer de surprise avec sa nourriture. Elle se précipita et l'aida comme elle put à reprendre sa respiration. Lorsqu'elle fut sûre que sa mère ne risquait plus rien, elle attendit la réponse avec anxiété. La réaction fut immédiate:
-C'est hors de question. Fit Gothel avec dignité et froideur. Tu restes avec moi et si tu veux voler, tu n'as qu'à me demander, nous ferons un petit tour.
-Mais...le chef à déjà décidé, insista Raiponce.
-Je le dissuaderait. Éluda-t-elle d'un geste de la main. Il te remplacera.
-Mais ils n'ont personne d'autre! S'enhardit la jeune fille en joignant les mains.
-Tu n'iras pas! Ordonna Gothel en haussant le ton. Ceci n'est rien d'autre qu'un caprice de ta part!»
Raiponce serra les poings. C'était injuste. Elle avait autant que les autres le droit de voyager! Ça n'avait rien d'un caprice, elle était dans son droit.
-Pourquoi? Interrogea-t-elle doucement. Je veux juste vivre pour de bon, mère. Je reste cloîtrée sur cette île, je n'ai même pas le droit de voler sans vous.
-Tu ne comprends pas les dangers qu'il y a hors de cette île.» fit sa mère en s'adoucissant.
Elle prit Raiponce dans ses bras et l'enlaça doucement. Raiponce lui rendit son étreinte.
-Il y a les autres vikings. Ils sont agressifs, mauvais, ils voudront sûrement tuer tes dragons.
-Je sais! Mais nous devons rester en équipe, et nous n'approcherons pas des îles habitées, argumenta Raiponce.
-Il y a beaucoup de tempêtes et d'orages! Comment pourras-tu les affronter sur un dragon, ballottée par les vents?
-Oui, mais les dragons les sentent à l'avance, et Harold saura prévoir leur réaction, on pourra les éviter.
-Il y a les autres dragons! tenta Gothel. Ils pourraient être mauvais, hostiles!
-Nous ne chercherons pas la confrontation, assura Raiponce. Si cela devenait dangereux, nous nous en irions aussitôt! Tu vois, je ne risque rien.
-Je m'y oppose! S'écria Gothel. Si je ne peux pas te convaincre toi, alors je ferais mieux d'aller voir Stoïck!
-Non, je t'en prie!» Supplia Raiponce.
Gothel se dégagea et sortit, suivit par la jeune fille qui tentait de la retenir, en vain. Elle se rendit au port au pas de course, outrée. Raiponce y vit du coin de l'œil ses trois amis parmi les dragonniers qui se préparaient et qui les observaient de loin, intrigués de voir Gothel aussi remontée.
-Stoïck! Appela Gothel. Il est hors de question que ma fille participe à tout ceci!»
Le chef soupira en entendant la voix de la femme avant de se tourner lentement vers elle. Visiblement, ils avaient déjà eu ce genre de discussion. Quelques uns se retournèrent pour observer la scène et Mérida adressa un signe de soutien silencieux à Raiponce, qui lui fit un petit sourire de reconnaissance. Elle se plaça derrière sa mère et attendit, espérant de tout cœur que le chef parviendrait à convaincre sa mère.
-Gothel, Raiponce est bien assez grande pour choisir ce qu'elle veut faire. Soupira-t-il. Elle s'est porté candidate elle-même, et il me semble que tu l'y as toi-même autorisée.»
Gothel déglutit. Elle avait effectivement accepté que sa fille se propose, mais seulement car elle ne pensait pas qu'elle y participerait réellement. Jack pouffa dans le dos de Harold en voyant la mine déconfite de Gothel.
-Et vu l'enthousiasme qu'elle a manifesté, continua Stoïck en distribuant des cartes aux voyageurs, elle en a parfaitement le droit.
-Je suis sa mère! C'est moi qui décide ce qui est bien pour elle ou ne l'est pas!
-Maman!» Intervint Raiponce d'une voix forte.
Sa mère se tourna vers elle, surprise de l'entendre s'affirmer ainsi.
-Je veux y aller. Dit Raiponce avec détermination. Je veux partir en expédition. Je t'ai déjà dit que nous ne risquons rien, nous éviterons le danger, je te le promets! Et au moindre problème, j'enverrai Pascal te prévenir. Et je reviendrais! Ce n'est pas comme si je partais pour toujours!»
Gothel regarda autour d'elle. Tous les autres vikings approuvaient les paroles de la jeune fille et hochaient la tête avec conviction. Elle vit aussi le petit groupe d'amis qui la regardait avec défi, prêts à intervenir pour que Raiponce ait le droit de partir à son tour. Elle soupira, tentant de se convaincre que Raiponce n'aurait rien et reviendrait vers elle, puis capitula.
-...Très bien. Mais tu reviens ici après, sans faute, c'est la première et la dernière fois.»
Raiponce se força à sourire. Ce n'était pas du tout ce qu'elle aurait voulu entendre, mais c'était déjà mieux que rien. Elle la prit dans ses bras pour la remercier et remonta chez elle chercher ses affaires. Pascal et Maximus l'accueillirent avec des regards interrogatifs.
-Elle a accepté.» Leur dit Raiponce.
Pascal se mit aussitôt à faire des cabrioles dans les airs et Maximus rugit, heureux de pouvoir voler avec Raiponce sur son dos.
-Raiponce?»
C'était Gothel qui l'avait rejointe. Elle avait un visage un peu triste. Elle prit Raiponce dans ses bras et la jeune fille lui rendit son étreinte.
-Je ne voulais pas que nous nous quittions fâchées. Dit sa mère. J'attendrais ton retour avec impatience, et n'oublies surtout pas que je t'aime de tout mon cœur.
-Je vous aime plus encore, mère. Assura Raiponce.
-Et je t'aime bien plus que cela.»
Elles se séparèrent et Raiponce quitta la maison tandis que Gothel la regardait partir. Raiponce rejoignit rapidement ses amis et chargea Maximus, qui était déjà prêt à partir.
-Eh ben! S'exclama Mérida. Elle est pire que la mienne, ta mère! Quand je pense que je prenais notre confrontation pour un duel à mort...»
Raiponce sourit doucement pendant que Harold et Jack ricanaient en imaginant la scène.
-Un problème, Jack? Gronda Mérida, la main sur la garde de son épée.
-Hey! Harold riait aussi! Se justifia l'albinos.
-Oui mais moi, tant qu'il y a Crocmou, je suis intouchable, expliqua Harold, le sourire aux lèvres.
-C'est marrant, j'ai cru que tu allais dire que t'étais le fils du chef, remarqua Jack.
-On se demande lequel est le plus dangereux, entre Stoïck et Crocmou.» dit Mérida.
Le furie nocturne se redressa et grogna férocement.
-Je penche pour Crocmou.» déglutit Jack.
Harold flatta le cou du saurien en souriant. Son meilleur ami avait quand même une sacré haute estime de lui-même. Stoïck s'approcha d'eux.
-Voici la carte de ce que nous savons déjà et des cartes vierges à remplir, commença-t-il. Vous devez franchir cette passe et après vous pourrez commencer votre travail.
-Entendu.» dit Raiponce en prenant les cartes.
Jack et Mérida s'approchèrent pendant que Stoïck et Harold se disaient au revoir.
-Depuis quand vous vous intéressez aux cartes? S'étonna la blonde.
-Ma mère m'en fait manger à toutes les heures de leçons, je ne fait qu'y jeter un coup d'œil, se rembrunit la rouquine.
-Et toi, Jack? Continua-t-elle vers l'albinos qui semblait plongé dedans.
-Mmmh? Oh, je sais pas, un vieux réflexe. Dès qu'on me montre une carte, faut toujours que je l'apprenne par cœur. Peut-être un vestige de ma vie d'avant.»
L'amertume dans sa voix mit les deux jeunes filles mal à l'aise.
-Jack? Hésita Mérida.
-Oui? Répondit-il en levant les yeux. Bah alors, qu'est ce qui vous fait tirer cette tronche? Vous avez vu les culottes de Gueulfor ou quoi? Ajouta-t-il en souriant.
-Non, c'est juste ta tête de désespéré qui m'afflige. Contra aussitôt Mérida.
-Tout le monde est prêt? Demanda Harold en arrivant.
-C'est partiii!» S'écria Mérida en enfourchant Angus qui fila dans les airs.
Ils montèrent tous sur leurs dragons, Raiponce notant au passage que Jack avait trouvé un bragetaure qui semblait tout de même assez réticent.
Il prirent leur envol, Harold en tête, Jack et Mérida au même niveau et Raiponce un peu en arrière, comme en losange.
-Yahou! S'écria Jack en tapotant le cou du braguetaure. Ça m'avait trop manqué!
-Ça fait combien de temps exactement que tu n'as pas volé? Interrogea Harold en échangeant un regard avec Crocmou -ils auraient du mal à ne pas voler ne serait-ce que pendant une journée, tous les deux-.
-Mmmh... je dirais à peu près deux mois. Dit Jack en comptant sur ses doigts.
-Tu m'étonnes que ça te manque! S'exclama Raiponce.
-Et toi alors?ça fait quoi de voler sans ta mère? Interrogea le jeune homme.
-C'est fantastique! S'écria Raiponce alors que Maximus rugissait de plaisir. Je me sens libre!»
Jack avait remarquer plusieurs fois en se baladant sur les toits de Beurk qu'il n'avait jamais vu la jeune fille voler seule. Sa joie faisait plaisir à voir pour tout le monde.
Passés les premiers émerveillements, la routine du voyage s'installa. La journée s'annonçaient très douce, le ciel paré de quelques nuages voyageurs. Ils avaient fait quelques courses et cabrioles aériennes avec délice, autant pour les dragons que les dragonniers, mais pour éviter de se fatiguer, ils devaient tout de même conserver leurs forces et adopter un rythme pas trop fatiguant. Ils ne parlèrent pas beaucoup, concentrés sur le vol et la direction à prendre, et quand ils le faisaient, Jack et Mérida étaient relativement calmes dans leurs confrontations, ce qui était plutôt reposant. Au départ, lorsqu'ils survolaient des îles habitées, les habitants les saluaient de la main avec bonhomie.
-Ça ne vas pas durer. Assura Harold. D'après la carte, nous atteindrons la passe demain et là-bas, personne ne voit de vikings chevauchant des dragons.
-Déjà demain? S'étonna Mérida. C'est plutôt étonnant. On est pas encore allé plus loin?
-Je crois que c'est à cause de la passe, justement. Dit Jack. C'est un très gros glacier accessible pour les dragons mais pas les hommes, donc on a reporté l'exploration des contrées derrière à plus tard.
-Récemment, on a trouvé une faille dedans, ajouta Raiponce. Elle est un peu difficile d'accès pour les vikings-types, mais nous, nous devrions passer sans problème.
-Tu viens de dire qu'on est squelettiques, en gros.
-Jack, tu ne vas quand même pas nous faire croire que tu es aussi massif que Gueulfor! Railla Mérida. On sait tous que tu es une véritable brindille.
-J'ai comme l'impression de me répéter, mais Harold aussi.» soupira le jeune albinos.
Mérida ne releva pas, mais elle se mit à rire, tandis que les deux autres souriaient, amusés.
Ils passèrent le repas sur une île minuscule et repartirent. L'après-midi passa de la même manière, entrecoupée d'éclats de rire lorsqu'un dragon faisait des siennes. Souvent celui de Jack, d'ailleurs. Le soir, ils se posèrent sur une petite île inhabitée. Ils choisirent pour monter le camp un plateau au bord de l'île dominant la mer et à quelques mètres d'une forêt.
Crocmou atterrit le premier, suivit d'Angus et Maximus. Lorsque le braguetaure de Jack atterrit, il le fit un peu trop violemment et le pauvre passa par-dessus bord, rattaché à la sangle de secours.
-Euh, mon gars, je suis suspendu, là. S'adressa-t-il au dragon tandis que ses camarades riaient aux éclats. Je peux pas descendre.»
Le dragon l'ignora et se balada autour d'eux, ballottant Jack comme un vulgaire sac de poisson.
-Un peu d'aide ne serait pas de refus, bande de faux-frères!» appela Jack en voyant Mérida se rouler par terre.
Toujours hilare, Harold s' approcha, les mains en avant, et calma le dragon d'une caresse sur le museau pour qu'il accepte de déposer Jack à terre. Celui-ci se détacha en grognant et pris son bâton qu'il avait coincé dans les selles et ses affaires et les rejoindre près du foyer qu'ils préparaient.
-Je le retiens, lui. Grommela-t-il en balançant son sac à côté de lui.
-Tu vas pas te plaindre, il t'as déjà supporté une journée entière!» se moqua Mérida.
Jack ne répondit pas et s'assit en tailleur, le visage sombre. Mérida haussa un sourcil devant son manque de réaction. Mais Harold, lui, avait deviné le fond du problème.
-Ça doit être dur d'être ignoré ainsi.» Remarqua-t-il.
Jack se tendit imperceptiblement, mais choisit de répondre franchement.
-Très. Je ne sais pas ce que je leur ai fait dans ma vie d'avant, mais ils m'en veulent.»
Il y eut un instant de flottement où ils se sentirent légèrement mal à l'aise.
-Pendant que j'y pense, ça fait combien de temps que vous utilisez l'arène pour vous entraînez?demanda Harold pour changer de sujet.
-Bientôt dix mois, réfléchit Mérida. Le terrain est vraiment très adapté et il y a tous le matériel nécessaire, je me demande pourquoi personne n'y as songé avant.
-Peut-être que ton esprit de combattante endurcie est le plus rapide. Dit Jack avec un sourire.
-Peut-être. Concéda Mérida en parvenant à allumer le feu. C'est vrai que quand je me déplace, je cherche toujours des endroits pour m'entraîner au tir à l'arc.
-Ah bon? S'étonna Raiponce. Moi je préfère les lieux où je peux peindre en toute tranquillité.
-Avec Crocmou, on cherche toujours des endroits pour faire des figures de vols. Souligna Harold.
-Moi j'aime bien les lieux où il y a de la neige. Acheva Jack. Bah quoi, on as pas le droit d'aimer la neige? Ajouta-t-il en voyant le visage perplexe des autres.
-Si, si, assura Raiponce. C'est juste que je n'aurai pas pensé que tu dirais ça en premier.
-Que pensais-tu que j'allais dire? Questionna Jack, narquois.
-Un endroit d'où tu peux sauter et t'écraser lamentablement comme un splendide gronk obèse? Suggéra Mérida en ricanant.
-Tu veux vraiment ma mort,ma parole!» s'emporta-t-il.
La jeune rousse hocha vigoureusement la tête. Jack prit son bâton juste à côté, prêt à se venger sur le champ, mais quelque chose l'attrapa par la capuche et le souleva de terre.
-Eh! S'exclama le jeune homme. Angus! Reposes-moi tout de suite!
-Il ne fait que devancer les ordres de sa maîtresse, je crois. Dit Harold alors que Crocmou se roulait par terre en ricanant.
-Dis à ton foutu lézard inflammable de me lâcher!
-Angus? Demanda Mérida. Lâche-le.»
Le dragon obéit et Jack atterrit sur les fesse à deux mètres du sol. Il se redressa en grommelant, maudissant les dragons et les écossais en frottant son derrière endolori.
-Un jour, Dunbroch, tu paieras pour tout ça. Menaça-t-il.
-J'attends toujours.»
Heureusement, ils finirent par arrêter de se chamailler. Ils mangèrent des poissons cuits à la broche avec talent par Mérida puis se couchèrent, les garçons d'un côté du feu et les filles de l'autre, les dragons ayant trouver diverses couchettes confortables à proximité.
(*)
Le lendemain, Mérida fut la première à se réveiller. Elle émergea des couvertures encore ensommeillée et observa autour d'elle. L'arrivée de l'aube l'avait réveillée d'un rayon de soleil en plein dans la figure et elle sourit largement en se rappelant où elle était. Elle observa ses compagnons de voyage. Raiponce dormait profondément à sa gauche, Pascal agréablement blotti contre elle. Plus loin derrière la jeune fille endormie elle voyait la forêt, d'où provenaient nombre de bruissements et craquements signalant la présence d'animaux. Elle jeta un œil du côté des garçons. Harold dormait comme un bienheureux. Quant à Jack, il avait repoussé les couvertures et devait mourir de froid, cette andouille. Derrière, elle pouvait voir l'océan qui se mouvait lentement. Elle se leva sans faire de bruit, prit son arc et son carquois et partit visiter la forêt. Tout était plutôt paisible, au lever du soleil. Elle s'entraîna, tira quelques flèches, les récupéra... puis elle se dit qu'un petit déjeuner bien consistant ne serait pas de trop. Elle décida donc d'aller chasser un peu.
Harold fut le second à se réveiller, le visage étrangement humide, il ouvrit les yeux sur un Crocmou à la langue baveuse qui le léchouillait avec entrain.
-Crocmou! Tu sais bien que ça ne part pas au lav... bon, d'accord, c'est mon visage, mais c'est pas une raison pour me faire prendre un bain de bave. Oh, par Odin, c'est dégoûtant...»
Il s'essuya le visage et se redressa alors que le dragon bondissait joyeusement dans tous les sens. Il jeta un œil autour de lui et remarqua la couchette vide de Mérida. Crocmou lui désigna la forêt.
-Elle est partie chasser? Comprit Harold. On a le temps de voler un peu avant que les autres ne se réveille, c'est ça?»
Crocmou hocha la tête et Harold acquiesça.
-Ça marche, allons-y mon grand! La vache, Jack va attraper la crève comme ça.»
Il remonta rapidement la couverture de son camarade et rejoignit Crocmou qui ne tenait plus en place. Il rajusta sa prothèse et ils s'envolèrent pour s'entraîner à quelques acrobaties.
Raiponce fut réveillée quelques minutes plus tard par Pascal qui se réveillait. Elle ouvrit et remarqua les deux couchettes vides et l'absence de Crocmou.
-Ahlàlà... On dirait bien qu'ils sont partis s'amuser sans nous, Pascal.»
Elle vit que le soleil avait presque finit de surgir derrière l'horizon. Elle s'étira.
-Ça te dirait à toi aussi une petite balade? Proposa-t-elle au petite dragon. On dirait que tu as besoin de te dégourdir les ailes.»
Le terreur terrible fit un petit looping. Raiponce regarda autour d'elle et se dit qu'elle verrait volontiers la plage qui existait sûrement un peu plus bas. Pascal voleta à ses côtés pendant qu'elle partait chercher un chemin pour y accéder.
La première chose que remarqua Jack en se levant en se réveillant , c'était qu'une délicieuse odeur de viande cuite flottait dans l'air. La seconde, qu'il était allongé sur de la terre et qu'il y avait de sacrés courant d'air pour l'intérieur d'une maison. La troisième, que le soleil lui tapait allégrement sur les paupières. Il grommela et se mit sur le côté pour échapper aux rayons.
-Sa majesté des glace daigne enfin manifester sa présence?» Fit une voix sarcastique.
Celle-ci lui fit instantanément comprendre qu'il n'était pas chez lui. Il ouvrit les yeux et se retourna. Trois sourires narquois le fixaient.
-Ça y est... soupira-t-il. Je suis mort dans mon sommeil et trois démons ont emporté mon âme au Niflheim.**»
Il se redressa sur le coude tandis qu'ils riaient et se pinça le nez entre son pouce et son index.
-Oooh, par les dieux, j'ai mis un temps fou à m'endormir.
-Peut-être que si tu dormais avec une couverture... avança Raiponce.
-Je n'avais pas froid, au contraire. J'avais trop chaud à cause du feu. Dit-il en se levant.
-Si tu veux, on échangera de place la prochaine fois, proposa Harold.
-Ouais, je ne suis pas contre.
-Maintenant, viens manger un morceau, ordonna Mérida. Il faut que tu te remplumes, brindille que tu es.
-... on va dire que chuis pas réveillé et que j'ai pas compris l'allusion.» lâcha-t-il en soupirant, peu motivé pour se battre dès le matin.
Cette phrase les fit à nouveau rire. Il s'asseyit près du feu et prit la broche que lui tendit Mérida, mordant dedans avec avidité. Le soleil avait définitivement achevé de se lever et c'était presque le cas du campement.
-J'ai beaucoup dormi? Questionna Jack.
-Je me suis réveillée au lever du soleil et j'ai eu le temps d'attraper ça, donc oui. Dit Mérida en achevant son repas.
-Quand partons-nous?
-Dès que tu as fini.» annonça Harold.
Jack hocha la tête et se dépêcha de finir.
(*)
Ils repartirent dans le ciel après avoir levé le camp et chargé les dragons -le plus légèrement possible, bien entendu-. Le ciel était plutôt dégagé, mais ils s'approchaient d'une zone parcourue par de fréquents courants d'air froid qui manquaient de les faire glisser au sol sans leur sangle de sécurité. Les dragons manœuvraient avec habilité pour éviter trop de turbulences à leurs cavaliers.
-À ce rythme, on sera à la passe dans l'après-midi, estima Harold.
-Si je ne me trompe pas, ça fait quelques mois que personne n'y est retourné, dit Raiponce. Vous croyez qu'elle est toujours en état?
-Bien sûr! Répondit Mérida. Elle ne va pas disparaître comme ça.
-Ce que je me demande, c'est si elle est toujours praticable.
-Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir!» Répondit Harold en accélérant l'allure, rapidement suivit des trois autres.
(*)
*Je vous épargne la chansonnette, je pense que vous la connaissez déjà. X)
**Pour ceux qui ne savent pas, c'est une sorte d'enfer dans la religion nordique.
Voilà voilà, un petit chapitre plutôt calme pour une expédition d'exploration! Mais ne vous en faites pas, je vois encore ça comme une introduction (J'ai des intros vachement longues, en fait!) et il y aura plus d'action la prochaine fois, je pense.
À la prochaine!
