Bonjour tout le monde voici la suite! J' espère que ça vous plaira!
Enfant des fées
Chapitre 1
Percy marchait dans la forêt tout en jetant des regards inquiets autour de lui. Il avait su qu' il faisait une bêtise à l' instant où il y était entré. Pourquoi n' en était-il pas sorti immédiatement alors ? Parce qu' il voulait prouver à Bill et Charlie que lui aussi était assez courageux pour aller à Gryffondor. Résultat ? Il était perdu. Au bout d' un moment il s' arrêta peu sûr de la direction qu' il suivait depuis qu' il s' était rendu compte qu' il ne savait pas où était la sortie. Il poussa un soupir à fendre l' âme et s' assit entre les racines d' un énorme chêne avec l' idée que si il ne bougeait pas ses parents le retrouveraient plus facilement.
Mais alors qu' il attendait tout en observant le soleil se coucher le son d' une flûte commença à résonner dans l' air. Curieux, Percy oublia toute prudence et se dirigea vers la source de la douce mélodie qu' il entendait. Au bout de quelques minutes il arriva dans une petite clairière remplie de toutes sortes de fleurs. En son centre se tenait une enfant à laquelle Percy donnait environ sept ans. Elle avait le visage fin, de long cheveux noirs et lisses qui lui arrivaient jusqu' au bassin et portait d' étranges vêtements bleus qui semblaient flotter autour d' elle. Percy pensait identifier une sorte de chemise et de pantalon mais il n' en était pas sûr à cause de leurs formes peu conventionnelles. Il se rendit compte que c' était elle qui était à l' origine de la mélodie lorsqu' il vit la petite flûte dans laquelle elle soufflait. Cette dernière mesurait une trentaine de centimètres et était en bois doré. Tout au bout une tresse de fils colorés et une plume blanche pendaient, doucement secoués par le vent. Les dizaines de petites spirales gravées dans le bois reflétaient la lumière du couchant et dessinaient des arabesques compliquées sur les arbres alentours. Un léger éclat doré aveugla Percy pendant une seconde lui permettant d' apercevoir les petites chaînes dorées qui parsemaient les cheveux de l' enfant. Il ne sut jamais vraiment combien de temps il resta là à écouter la mélodie qui emplissait la clairière. Il avait l' impression qu' un seul geste pourrait tout faire disparaître y compris l' enfant.
Au bout d' un moment qui lui sembla une éternité la musique s' arrêta et la petite baissa les bras tout en ouvrant les yeux. Il fut alors certain d' avoir trouvé les plus beaux yeux du monde. Ils étaient du vert le plus profond qu' il ait jamais vu et leurs iris semblaient remplies de petites paillettes dorées. Ils restèrent là à se regarder pendant un long moment avant que la magie de l' instant ne soit brisé par la petite voix douce de la fillette.
-Tu es perdu ?
Percy sursauta surpris par l' enfant et s' empressa de répondre.
-Ou-Oui.
-C' est bien.
-Tu trouves ?
-Oui.
-Pourquoi ?
-Si tu t' es perdu c' est parce que tu cherchais un chemin.
La petite s' assit dans l' herbe et commença à réunir des fleurs.
-Bah… Sinon je ne me serais pas perdu.
-Tu peux te perdre sans chercher un chemin.
-Ah bon ?
-Oui.
-Je ne suis pas sûr de te comprendre. Au fait ! Tu t' appelles comment ?
-Yphgrid. Et toi ?
-Perceval mais appelles moi Percy.
-Pourquoi ?
-Hein ?
-Pourquoi tu ne veux pas que je t' appelle Perceval ?
-Et bien… À la maison tout le monde m' appelle Percy alors je demande aux autres de m' appeler comme ça.
-C' est bizarre.
-Tu trouves ?
-Bah oui. À quoi bon te donner un nom si c' est pour t' appeler autrement ? Si ta famille trouve ton nom trop long alors tes parents n' auraient pas dû t' appeler comme ça.
-Tu crois ?
-Oui.
-Au fait. Qu' est-ce que tu fais dans la forêt ?
-J' attends.
-Et tu attends quoi ?
-Que ma sœur revienne.
-Elle est partie faire quoi ?
-C' est un secret.
-Je vois. Et tu as des frères ?
Yphgrid lui sourit tout en commençant à tresser les fleurs autour de plusieurs brindilles.
-Je suis le seul garçon de la famille.
-Tu-Tu es un garçon ?!
Percy n' y croyait pas. Un garçon ?
-Oui. Pourquoi ?
-Et bien…
-Je ressemble à une fille ?
-Ou-Oui.
-Je vois…Je suis le seul de la famille alors je ne me rends pas vraiment compte de ce à quoi est sensé ressembler un garçon. Bah ! C' est pas grave.
-Mais… Tu n' as pas de problème avec les autres enfants ?
-Là où je vis il n' y a que ma famille. Tu es la première personne que je rencontre en dehors d' elles.
-Elles ?
-Je te l' ai dis : il n' y a que des filles dans ma famille. Et la tienne ?
-Quoi ?
-Ta famille. Elle est comment ?
-Et bien ma mère est surprotectrice, mon père travaille beaucoup du coup je le vois pas souvent, j' ai deux grands-frères, trois petits-frères et une petite sœur.
-Je vois.
-Tu ne trouves pas qu' on est nombreux ?
-Non. Vous l' êtes ?
-On est neuf quand même.
-Dans ma famille on est vingt-huit.
-Comment c' est possible ?!
-Ma famille n' est pas humaine.
-Tu-Tu n' es pas un être humain ?
-Si.
-Mais…Tu as dis que ta famille…
-J' ai été adopté.
-Ah. Et ta vraie famille ? Il lui est arrivé quoi ?
-Tu penses que ce n' est pas ma vraie famille ?
-Hein ?
-Je considère celles qui m' ont adopté comme ma famille. Si tu veux parler de ceux qui m' ont donné la vie ils sont morts pendant la guerre.
-Oh. Je-Je suis désolé. Je ne voulais pas être blessant. C' est logique que la famille qui t' a adopté soit ta vraie famille. Pardon.
-C' est pas grave. Je n'aurait pas dû te répondre aussi durement. Au fait. Pourquoi tu es entré dans la forêt Perceval ?
-Je voulais prouver à mes grands-frères que moi aussi j' étais courageux.
-Ils ne le savent pas déjà ?
-Pardon ?
-Ce sont tes frères non ? Si tu es courageux ils devraient déjà être au courant non ?
-Ils ne font pas vraiment attention à moi.
-Pourquoi ?
-On est sept enfants alors si on veut de l' attention il faut se démarquer.
-Tes frères se démarquent ?
-Bill n' en a pas besoin puisqu' il est l' aîné, Charlie passe son temps à parler de dragons, Fred et Georges font des blagues tout le temps, Ron suit maman partout et Ginny n' en a pas besoin puisque c' est la seule fille de la famille.
-Et toi ?
-Moi ?
-Tu fais quoi pour te démarquer ?
-Pas grand chose. Je préfère lire.
-Alors tu te démarques non ?
-Comment ça ?
-Si tu n' essaie pas de te démarquer comme tes frères ça veut dire que tu es le seul à ne pas faire ça et donc indirectement ça te démarque de ceux qui font tout pour se démarquer.
-Peut être. Et pour toi ? Vu que vous êtes vingt-huit tu n' as pas se genre de problème ?
-Non. Dis Perceval. Le soleil est en train de se coucher. Tu devrais rentrer chez toi.
-Mais je suis perdu. Comment tu veux que je rentre chez moi ?
-Quand tu te lèves tu as le soleil dans les yeux ?
-Oui. Ma fenêtre donne sur les champs de blé. Pourquoi ?
-Pour sortir de la forêt en direction de ta maison tu as juste à tourner le dos au soleil.
-Ah ! Tu as raison ! Je n' y avais pas pensé.
Yphgrid se leva un fin sourire aux lèvres. En quelques pas il se retrouva face à face avec Percy et, tout en continuant de sourire, il se hissa sur la pointe de ses pieds pour poser la couronne de fleurs qu' il venait de fabriquer sur sa tête. Ensuite il détacha une chaîne de ses cheveux et lui fit faire plusieurs tours autour du poignet de Percy avant de l' attacher.
-Ça te va bien.
-M-Merci. Mais je n' ai rien pour toi.
-Pas besoin. Tu es le premier être humain avec lequel j' ai pu parler. C' est déjà beaucoup pour moi.
-Mais…Quand même…
-Tu devrais y aller avant que le soleil ne disparaisse Perceval. Sinon tu vas être obligé de dormir dans la forêt.
-O…K… Alors au revoir Yphgrid.
-Au revoir Perceval. Je suis sûr que nos chemins se recroiseront un jour.
-J' espère.
Percy se retourna et commença à marcher dans la direction indiquée par Yphgrid.
-Au fait !
Il se retourna pour voir Yphgrid lui sourire de toutes ses dents.
-Tu ne devrais pas faire autant attention aux avis des autres. Ils ne te connaîtront jamais aussi bien que toi et ils n' ont pas à décider de ce que tu es. Quand bien même il s' agit de ta famille.
Percy allait répondre lorsqu' un rayon de soleil l' obligea à fermer les yeux. Il les rouvrit assez rapidement pour se rendre compte que la clairière était vide. Il fixa pendant quelques instants l' endroit où s' était tenu Yphgrid tout en portant sa main droite à son poignet. La chaînette y était toujours. Il n' avait pas rêvé. Il se retourna et quitta la clairière en se promettant qu' Yphgrid resterait son secret. De toute façon sa famille n' avait pas à connaître l' existence de l' étrange petit garçon qu' il avait rencontré. En souriant il fini par atteindre la lisière de la forêt. Il savait qu' il allait avoir des problèmes mais le poids de la couronne sur sa tête lui donna une idée. Sa mère serait sûrement moins dure si il s' était perdu en cherchant des fleurs pour lui faire une couronne. Non ?
Poudlard était un lieu absolument incroyable. Percy en avait été certain rien qu' en voyant l' immense château avec sa multitude de lumières allumées lui donnant comme une aura dorée dans la nuit noire. Debout avec les autres élèves de première année il attendait patiemment son tour pour être réparti dans l' une des quatre maisons de l' école.
Lorsqu' il avait pénétré dans la Grande Salle il avait vu les grands sourires confiants de ses deux grands frères qui lui avaient montré la place qu' ils lui avaient réservé à la table des Gryffondors. Percy n' avait rien contre cette maison puisqu' absolument toute sa famille y était allée mais il ne pouvait s' empêcher de douter. Est-ce que la maison des lions lui apporterait vraiment ce dont il avait besoin ? Inconsciemment il porta sa main droite à son poignet gauche comme il le faisait à chaque fois qu' il se lançait dans une introspection de lui-même.
Malheureusement pour lui son nom fut appelé avant qu' il n' ai pu statuer sur ce qu' il ressentait. La dernière vision qu' il eut avant que le chapeau ne lui cache la vue fut celle de ses deux grands frères souriants comme jamais.
-Et bien et bien. Je vois beaucoup de choses très intéressantes. Mmm… Voyons où donc aurais-tu ta place ? Peut-être à Gryffondor comme le reste de ta famille ? Je vois beaucoup de courage et de noblesse. Cela pourrait te convenir. Mais t' y épanouirais-tu vraiment ?
-Vous ne venez pas de dire que j' y avais ma place ?
-Non. J' ai dis que tu avais les qualités recherchées par feu Godric Gryffondor. Mmm… Dis-moi mon jeune ami. Veux-tu aller à Gryffondor ?
-Vous me proposez une autre maison ?! Toute ma famille va à Gryffondor depuis toujours. Pourquoi irais-je ailleurs ?
-Parce que Gryffondor n' est pas un lieu ou tu trouveras ta place. Je le vois. Tu as les qualités d' un Gryffondor mais pas la manière de penser d' un Gryffondor. Tu n' auras jamais ta place dans cette maison. Alors ? Veux-tu aller ailleurs malgré le fait que tu possèdes toutes les qualités d' un Gryffondor ?
Percy allait répondre que si il en avait les qualités alors c' était là qu' il devait aller lorsque les paroles d' Yphgrid lui revinrent en mémoire. Ce n' était pas à sa famille ou aux autres de décider de sa place.
-Envoyez moi dans une maison où j' aurais ma place s' il vous plaît.
-Bon choix jeune sorcier. Je suis sûr que tu feras de grandes choses et pour cela tu dois aller à… SERDAIGLE !
J' espère que ce chapitre vous aura plus!
