Chapitre 2:

Il n'y eu pas de réponse. L'homme le poussa sur une chaise le visage fermé. Il le força à s'asseoir ce qui ne fut pas trop compliquer étant donné que Wilson ne se sentait pas trop l'envie de résister face à quelqu'un non seulement de carrure bien plus imposante que lui mais en plus armé. L'homme lui lia les mains avec le fils de fer avant de reprendre la seringue. Le cancérologue sentit sa respiration s'accélérer au fur et à mesure qu'il prenait conscience de sa situation. Il était enfermé dans une salle d'examen avec un homme armé qui en plus le menaçait de le contaminer du virus du sida et lui-même ne pouvait pas bouger. C'était sur qu'il n'était vraiment pas en bonne position. La question était maintenant qu'es ce qui allait arriver?

«C'est grâce à votre ami si tout est arrivé. La femme, c'était mon amante et ses examens ont été mal faits. Maintenant, je suis condamné. Mais ça…ça il s'en fiche non? J'ai essayé de lui parler à chaque fois il a refusé. Il a même refusé de me voire. Non mais vous le croyez ça? Maintenant, c'est finit il sera bien forcé de m'écouter ce coup-ci…»

Wilson regarda l'homme. A tous les coups il parlait de House. Le cancérologue ne bougea pas laissant l'autre parler. Il regarda un peu partout autour de lui pour trouver une manière de s'en sortir. Rien, que dalle. La salle n'offrait pas vraiment de possibilités pour une telle situation. Le docteur commençait vraiment à prendre conscience du danger et dut faire un effort pour ne pas se laisser envahir par la panique qui commençait à se faire sacrément sentir. Il se rendit compte pourtant que son rythme cardiaque avait sacrément augmenté. Il regarda l'homme toujours sans rien dire. Il avait pourtant l'irrésistible envie de lui demander ce qui allait lui arriver mais la simple idée de ce que pouvait être la réponse le retenait.

L'homme faisait les cents pas agitant son couteau. Il avait posé la seringue sur une table pas trop loin de lui et continuait sa tirade. Mais celle-ci n'avait plus vraiment de sens et il se répétait fréquemment. Sa voix passait d'un ton assez normal à un simple sifflement par vagues successives. Brusquement, comme prit d'une idée, il s'approcha de Wilson et l'attrapa par le col. Le captif eu une sorte de hoquet de douleur mêlé à de la surprise. Le cancérologue fut plaqué contre un des murs avec une assez grande force pour lui couper le souffle.

L'autre le regarda une seconde sans grand intérêt, mais quand il vit que Wilson du reprendre son souffle un sourire sadique vint se peindre sur son visage amusé. Il prit le téléphone qui se trouvait à côté de la porte d'une main avant d'attraper l'épaule de son prisonnier et de la plaquer contre le mur arrachant un gémissement de douleur à ce dernier. Le fils de fer qui avait servit à lier les poignets de Wilson avait déjà commencé à lui trancher la peau et des cercles de sang s'étaient formés là où il se frottait.

«Il faudrait que je parle à votre cher confrère le docteur House. Vous allez me donner le numéro et vous assurez que c'est bien lui à l'autre bout du fils. Ne vous faites pas remarquer c'est un conseil.»

Dit-il en faisant glisser la lame froide de son couteau sur le cou du médecin faisant perler quelques gouttes de sang sur son passage. Wilson ne dit rien mais hocha faiblement la tête. S'il avait renoncé à l'idée de dire un mot c'était maintenant car sa gorge était trop nouée pour le laisser prononcer ne serais ce qu'un son. Il dut pourtant déglutir afin de donner le numéro à l'homme. Il n'avait pas envie de mêler House à tout cela mais pour le moment il n'avait aucun moyen d'intervenir. Il ferma les yeux pour répondre afin d'éviter d'apercevoir l'air cruelle qui avait maintenant élu domicile sur le visage de l'homme. Ce dernier posa le combiné sur le visage de Wilson pour qu'il puisse parler avec celui qui décrocherait.

«Hallo Foreman.»

«Foreman? C'est Wilson il faut que je parle à House. Il est là?»

«Dr. Wilson? Es ce que ça va? Vous semblez bizarre.»

«Ne t'en occupe pas il faut que je parle à House. Il est là?»

«Non, il cherche Chase. Je peux peut être vous aidez?»

Wilson du prendre le temps de respirer avant de répondre. Foreman ne l'aidait pas beaucoup. Il ne faisait rien de mal mais vu sa situation ce n'était pas du tout ce qui l'aidait. L'homme le regardait et vu la manière dont il serrait le combiné il commençait à s'impatienter.

«C'est assez urgent il faudrait que vous le trouviez et que vous le rameniez pour que je lui parle. Ne me demandez pas pourquoi je n'ai pas le temps de vous expliquer ce qui importe c'est de faire vite vous comprenez?»

«…D'accord d'accord je comprends si vous voulez.»

Foreman posa le combiné juste à côté de son socle. Il ne comprenait pas l'attitude de Wilson. Le cancérologue était beaucoup plus calme d'habitude et ne s'énervait jamais de la sorte. Sans compter l'étrange sentiment qui se trouvait dans sa voix. Une sorte d'angoisse voilée. Le neurologue ne se posa pas trop de question la situation était urgente il l'avait comprit. Il sortit du bureau en courant presque pour retrouver son patron.

Il lui fallut bien un sacré moment à tourner dans l'hôpital pour retrouver House qui fulminait dans la chambre du gars plongé dans le coma. Il le regarda en le fusillant du regard mais cette fois, le noir ne prit même pas la peine de rétorqué bien trop occupé par plus urgent.

«Le Dr.Wilson. Il veut vous parler au téléphone de toute urgence.»

«Si c'est urgent pourquoi il ne m'appelle pas sur mon portable?»

«…Mais…les natels sont interdit dans l'hôpital!»

«Franchement qui se soucie du règlement maintenant?!»

Grogna House en partant avec sa canne. Le chemin du retour fut nettement moins long cette fois –ci. Une foi dans son bureau il prit le combiné avant de presque crier dedans avec force.

«Quoi???!!!»

«House c'est bien toi?»

«Mais oui c'est moi! Arrête de prendre cette voix de chiot battu t'as pas un pistolet sous la gorge si?»

«Non pas un pistolet mais plutôt un couteau. Je crois que nous avons à parler Dr.House.»

La voix n'était plus du tout celle de Wilson. C'était une voix rocailleuse et sombre essoufflée. Il y avait une sorte de ton de menace dans ce ton sombre et cruel. House se figea en écoutant ce que disait l'homme. Wilson, un couteau sous la gorge, il était en danger. Le diagnosticien fit signe à Foreman de rester silencieux et enclencha le haut-parleur avant de poser le combiner et de s'asseoir sur son bureau.

«Je vous écoute.»

«Il se trouve que lors d'une de vos consultation vous vous êtes retrouvé à faire des examens sanguins à une femme. Une certaine Mélinda Guirnen. Vos examens ont été mal faits. Très mal fait et vous n'avez même pas remarqué qu'elle était atteinte du virus du VIH. Vous avez bien merdé sur ce coup là Dr. Et maintenant, grâce à vous je suis dans la même situation qu'elle. Et comme c'est vous qui avez provoqué tout cela je tiens à vous rendre la monnaie de votre pièce.»

On entendit un bruit sourd comme quelque chose qui heurtait un mur. Il y eu un gémissement douloureux et la voix eu une sorte de petit rire. House serra les dents, il avait reconnu la voix de son ami. Le rire de l'homme s'estompa et on pu entendre comme s'il forçait l'homme à se redresser et il y eu soudain un cri, un vrai et non pas un gémissement. Le cancérologue semblait avoir bien souffert du coup qu'il venait de se ramasser.

«Qu'es ce que vous voulez?»

La voix de House était tendue maintenant. Il regarda Foreman qui était resté debout comme électrisé. Son visage était passé au blanc maintenant et il était aussi tendu que son chef.

«Je vous propose de faire un choix. Je suis dans une des salles d'examen. J'ai une seringue remplie de mon sang et je compte bien l'injecter à quelqu'un. Il est pile 15 h, j'utiliserais cette seringue à 16 h. Maintenant, se sera soit sur votre ami soit sur vous. Si vous venez dans la salle d'examen ce sera vous sinon le Dr. Wilson. Je vous laisse le choix. Bonne chance si j'ose dire.»

Il raccrocha sans laisser le temps à son interlocuteur de répondre. L'homme se retourna vers son captif. Celui-ci se trouvait par terre son ventre était couvert de sang. Le poignard ensanglanté était posé sur une table. Wilson faisant des efforts pour respirer. Le coup n'était pas mortel ni même trop profond mais extrêmement douloureux. Il avait fermé les yeux en serrant les dents. Ses poignets lui faisaient un vrai mal de chien et il sentait que si ça continuait trop longtemps il n'arriverait plus à bouger ses mains. L'homme l'attrapa par le col avant de le pousser sur le fauteuil de consultation. Il gémit à cause de sa blessure et ne chercha pas à se redresser.

«A votre avis, combien de temps faudra-t-il avant que la salle soit encerclée par la police et tout ce qui va avec?»

Il ne dit rien. Il préférait se taire pour éviter tout ennui. L'homme enlevait sa veste avant de la jeter sur une chaise. Il fit un peu jouer la seringue et s'approcha de Wilson. Il semblait sourire mais en une seconde, il saisit l'homme par les cheveux et le força à relever la tête avant de plaquer l'aiguille sur la peau avec juste assez de pression pour ne pas la crever. Le cancérologue voulut repousser l'objet mais son ventre lui fit trop mal pour le laisser réagir.

«Je vous ai posé une question je voudrais une réponse!»

«Je…je ne sais pas!»

«Tu n'as pas une conversation intéressante. C'est dommage je pensais que le seul ami du Dr.House serait bien plus passionnant que ça.»

Il le lâcha en enlevant la seringue. Il posa l'objet sur une table en s'asseyant à côté de son captif. Il laissa glisser ses doigts le long de la marque qu'il avait laissée tout à l'heure avec son couteau. Le sang avait cessé de couler mais une marque rouge restait tout de même. Wilson tourna la tête pour échapper au contacte mais l'homme resserra son étreinte autour de son cou de manière assez forte pour lui couper en partie la respiration. L'homme resserra encore une seconde plus fort avant de relâcher la pression. Son captif toussa pour respirer mais il n'était déjà plus le centre d'intérêt de l'autre homme. Il s'était levé et regardait maintenant par la fenêtre. Il referma le rideau en souriant avant de s'asseoir sur une autre chaise et de regarder à nouveau Wilson.

«Et bien maintenant nous sommes cernés.Il n'y a plus qu'à attendre.»