Bonjour ! Je tiens tout d'abord à vous adresser un ENORME merci pour toutes reviews : elles me donnent à chaque fois le sourire, et l'envie d'écrire. Merci, merci, merci !
Donc voici le deuxième chapitre : je n'ai pas encore vu l'épisode 14 de TVD, et je vais essayer de ne pas me laisser influencer par ce qu'il se passe dans la série en suivant le cours de mon histoire...
N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce second chapitre :)!
Please enjoy ;) !
Caroline sentit son cœur s'accélérer, ses joues s'empourprées. Les lèvres de Klaus étaient à quelques centimètres d'elle, et elle voyait dans ses yeux le même désir qui devait brûler dans les siens…
Même si son esprit s'embrouillait, elle pensa à Tyler, qui même s'il n'était pas venu, l'aimait de tout son cœur. Et elle l'aimait aussi, bien sûr. Mais elle savait pertinemment que ce qu'elle ressentait pour Klaus, quel que soit le sentiment qu'elle éprouvait, était beaucoup plus fort que ça. Elle sentit que Klaus attendait qu'elle se décide, qu'elle prenne une décision. Mais la vérité était qu'elle ne savait absolument pas ce qu'elle faisait, encore moins ce qu'elle devait faire. L'hybride l'envoutait. Elle le fixait, droit dans les yeux, et rien que de le regarder lui procurait un immense plaisir. Elle vit des cernes sous ses yeux. Sa peau était plus pâle que d'habitude. Devait-elle… ? Oh et puis tant pis ! Elle n'avait plus envie de réfléchir : pour une fois, elle voulait faire ce dont elle avait envie.
La vampire blonde mordit son poignet : le sang perla, et des gouttes rouges commencèrent à rouler le long de son bras. Les yeux de Klaus s'illuminèrent, Caroline en fut heureuse. Elle lui donnait enfin quelque chose de son plein gré. Elle voulait lui offrir son sang. Elle voulait… le sauver ! Klaus était aux anges : il prit le petit poignet de Caroline, en douceur, comme s'il avait peur de le briser. Il posa ses lèvres sur la plaie, et sentit le sang de sa chère et tendre emplir sa bouche. Il ne pensait plus à rien, plus qu'à l'extase qu'il ressentait, et à la connexion qui se créait entre elle et lui. Tout en continuant d'aspirer, il posa une main sur la taille de Caroline, et la poussa jusqu'à ce que son dos heurte un mur. La blonde agrippa la nuque de Klaus de sa main valide, dans un état second, complétement envoutée. Elle remonta sa main dans ses cheveux blonds foncés. Elle sentit ses forces commencer à la quitter. L'Originel le comprit, comme s'il avait lu dans ses pensées. Il s'arrêta, essuya sa bouche d'un revers de main, puis offrit son poignet à Caroline. La jeune fille fut surprise : son sang pour le sien. Cela se valait. Elle prit le poignet qu'il lui offrait, et elle retrouva toutes ces sensations qu'elle avait ressenties la veille, à la minute même où la première goutte de sang toucha ses lèvres.
Lorsqu'elle sentit qu'ils étaient tous les deux dans le même état de forme, elle arrêta (même si elle n'en avait aucune envie) et lâcha le poignet de Klaus. Elle reprit son souffle peu à peu. Klaus la contemplait : il était si près qu'il pouvait sentir sa poitrine se soulever contre son torse. Si près qu'il sentait la chaleur qui émanait d'elle, et ce parfum fruité mais légèrement fleuri qui lui était si particulier. Il pouvait voir toutes les nuances de couleurs dans ses yeux, tous les infimes détails de sa peau claire. Il vit qu'il restait un peu de son sang sur la lèvre inférieure de Caroline. Il hésita une seconde, puis enleva doucement et délicatement le sang avec son pouce. Il n'enleva pas sa main, il la glissa sur la joue de Caroline, tendrement, espérant qu'elle ressentirait en cette douce caresse tout l'amour qu'il lui portait.
Caroline crût mourir une deuxième fois. Comment était-il possible qu'un être capable de tuer, de massacrer, de torturer sans scrupules, soit aussi capable de tant de douceur et de tendresse ? Il était tellement beau, qu'elle en avait le souffle coupé. Ce n'était pas bien… Pourquoi fallait-il que ces choses-là lui arrivent toujours à elle ? Le bien, le mal. La facilité, la difficulté. Une amourette, l'Amour. Apprécier, désirer. Tyler, Klaus… Elle ne voulait pas trancher, elle voulait que tout cela soit simple, mais ça ne l'était pas. Elle voulait Klaus… Mais elle ne pouvait pas oublier. Pourtant, elle décida que pour le moment, plus rien d'autre au monde ne pouvait la tirer de ce moment, de cette proximité qu'elle avait avec lui, de ces sentiments qu'elle ressentait pour lui, cette attirance, cette envie.
Elle ne pouvait pas lutter plus longtemps : elle attira Klaus à elle, en finissant avec ce long suspens, et les quelques centimètres qui les séparaient ne furent plus. Elle sentit, pour la première fois, la douceur des lèvres parfaites de l'Originel. Elle sentit la boule qui s'était formé dans son ventre pendant toute cette attente exploser et répandre une immense chaleur dans tout son corps, dans tout son cœur, elle sentit des milliers de frissons. Et son esprit n'était focalisé que sur une seule et unique chose : Lui. Leurs lèvres se mouvaient avec douceur, puis la passion et la douceur prirent le dessus. C'était comme si tout ce qu'ils avaient vécus jusqu'à présent, tout ce qu'ils avaient enduré jusque-là, n'avait existé que pour les amener à ce moment, pour les réunir ici tous les deux.
Klaus n'en revenait pas : enfin, enfin, il la tenait dans ses bras, enfin elle l'embrassait. Il avait attendu toute sa vie, toute sa très longue vie pour qu'un moment comme celui-ci arrive. Tout son être vibrait pour elle. Il resserra son étreinte, il voulait que cet instant dure éternellement. Les mains de Caroline agrippaient ses cheveux, l'un et l'autre se tenait mutuellement, comme s'ils avaient peur que quelque chose ou quelqu'un viennent les séparer.
Leur désir était brûlant, tous leurs sens étaient en éveille. Caroline, grâce à sa force vampirique, retourna la situation (elle plaqua Klaus contre le mur). Elle se demanda comment le mur avait pu résister, puis se rappela qu'elle embrassait Klaus, et ses pensées se perdirent une fois encore : ses cheveux, sa bouche, sa langue, son odeur, ses mains, son torse…
Klaus avait attendu ce moment depuis si longtemps, il l'avait imaginé des millions et des millions de fois : et pourtant, ce baiser n'était pas à la hauteur de ses attentes : il était bien plus haut que ça, bien plus fort, bien plus doux et brûlant à la fois. Il sentit quelque chose qu'il n'avait jamais vraiment ressenti, du moins pas pour les bonnes causes : du bonheur. Du bonheur à l'état pur. Il n'avait jamais cru qu'un simple baiser lui procurait bien plus de joie et de plaisir que tous ces complots et meurtres qu'il avait accomplis. Mais ce baiser n'était pas simple, puisque c'était Caroline qu'il embrassait. Il ne put s'empêcher de sourire rien qu'en y pensant : Caroline Forbes.
Tout se déroulait comme dans un rêve, quand un grand bruit les fit sursauter. Un grand « clac » résonnait encore dans le salon des Gilbert, et les deux jeunes gens ne bougeaient plus.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Caroline, repoussant l'hybride à son grand dépourvu.
- Aucune idée, Love, répondit Klaus, frustré et en colère que leur moment soit ainsi dérangé.
Klaus voulut la reprendre dans ses bras, mais la blonde sentait que quelque chose avait changé, dans la pièce.
Elle dégagea de son emprise et arpenta le grand salon. Klaus resta assis un moment, attendant qu'elle revienne, mais comme ce ne fut pas le cas, il soupira et partit à sa suite.
- Qu'est-ce que c'était, alors ? demanda-t-il lorsqu'il la trouva dehors, dans le jardin.
- Je ne sais p…
Caroline s'interrompit, et regarda Klaus, bouche bée, qui s'approchait d'elle sur la pelouse humide du matin. Il était sorti dehors ! Le sort de Bonnie avait été rompu ! Comment était-ce possible ? Qu'était-il arrivé à Bonnie et, donc aussi, à ses amis ? Avait-elle perdue des forces, perdue conscience ? Caroline ne pouvait formuler la dernière pensée qui l'assaillait : Bonnie était-elle au moins… Toujours en vie ? La blonde fut prise de panique, elle sentit son souffle se bloquer, son ventre se contracter. Elle en vint même à oublier que Klaus la regardait sans comprendre. Elle repartit à l'intérieur.
Klaus la suivit et lui lança :
- Qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
Caroline sursauta en entendant sa voix : elle rougit en pensant à ce qu'ils venaient de faire. C'était mal. Et Tyler, oh, Tyler ! Elle venait de le tromper avec son pire ennemi. Ses pensées se bousculaient, trop nombreuses. Elle devait s'en aller, oui, c'est ça, c'est ce qu'elle devait faire.
- Je dois y aller. C'était mal, je… Je dois y aller, répéta-t-elle en se dirigeant vers la porte pour sortir.
Klaus l'attrapa par le bras avant qu'elle ne franchisse le palier.
- Pourquoi ?
Caroline se retourna : il avait l'air tellement blessé que cela lui fit un pincement au cœur. Sa bouche s'entrouvrit et ses yeux semblaient humides. Caroline regarda ailleurs pour ne pas faillir et finalement rester avec lui, et elle lui dit, de la voix la plus froide qu'elle put et en essayant de ne pas bafouiller :
- Je ne peux pas rester. Mes amis ont besoin de moi.
Mais comme elle ne put se résoudre à le laisser ainsi, elle murmura :
- Je suis désolée…
Et elle se dégagea de son étreinte, sentant déjà les larmes coulées sur ses joues. Où allait-elle aller ? Tyler. Oui, elle devait trouver Tyler, et voir ce qu'ils pourraient faire (s'ils pouvaient faire quelque chose). C'était la meilleure solution. Elle devrait cacher ce moment qu'elle avait passé avec l'hybride à son petit copain, car s'il l'apprenait, il deviendrait fou et pourrait s'en prendre à Klaus… Elle s'attrista encore un peu plus lorsqu'elle remarqua qu'elle s'inquièterait plus pour Klaus, que pour Tyler.
Niklaus la regarda s'en aller. Il se sentait détruit. Comment pouvait-on passer du plaisir absolu à un néant parfait en aussi peu de temps ?
Ce n'est que lorsqu'il ne vit plus sa bien-aimée, qu'il remarqua qu'il était sorti de la maison, et que de ce fait, il était libre du sort de la sorcière…
To Be Continued.
Voilà, j'espère qu'il vous a plut ! Il est un peu plus long que le premier, j'essaierais de faire en sorte que le prochain chapitre soit encore plus long ! ;)
